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EAN : 9782221098288
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1380
Format : 132 x 198 mm
Les Rougon-Macquart - Tome 2
La Faute de l'abbé Mouret - Son Excellence Eugène Rougon - L'Assommoir - Une page d'amour
Colette Becker (textes réunis par)
Date de parution : 14/11/2002
Éditeurs :
Bouquins

Les Rougon-Macquart - Tome 2

La Faute de l'abbé Mouret - Son Excellence Eugène Rougon - L'Assommoir - Une page d'amour

Colette Becker (textes réunis par)
Date de parution : 14/11/2002

Saint-Aubin, 3 septembre 1875.
Mon cher directeur,
Je viens de terminer un roman, Son Excellence Eugène Rougon, le sixième de ma série des Rougon-Macquart. Les personnages sont pris dans le haut monde...

Saint-Aubin, 3 septembre 1875.
Mon cher directeur,
Je viens de terminer un roman, Son Excellence Eugène Rougon, le sixième de ma série des Rougon-Macquart. Les personnages sont pris dans le haut monde politique du second Empire, des députés, des sénateurs, des ministres, de grands fonctionnaires ; et les principales scènes ont pour...

Saint-Aubin, 3 septembre 1875.
Mon cher directeur,
Je viens de terminer un roman, Son Excellence Eugène Rougon, le sixième de ma série des Rougon-Macquart. Les personnages sont pris dans le haut monde politique du second Empire, des députés, des sénateurs, des ministres, de grands fonctionnaires ; et les principales scènes ont pour cadre des séances au Corps législatif, le baptême du prince impérial, les fêtes d’automne à Compiègne, des conseils de ministres à Saint-Cloud, etc. Je crois que ce livre est un des plus curieux que j’aie encore écrits, par le côté essentiellement moderne et naturaliste des peintures, par le monde nouveau qu’il ouvre au roman. Je m’attends à un grand bruit autour de sa publication.
Or, ma proposition est celle-ci : voulez-vous le publier dans votre revue, comme vous avez publié La faute de l’abbé Mouret ? Et, dans le cas où cette affaire vous sourirait, à quelle époque la plus prochaine pourriez-vous en commencer l’insertion ?
Émile Zola, Lettre adressée au directeur du Messager de l’Europe.

Ce deuxième volume contient : La Faute de l’abbé MouretSon Excellence Eugène RougonL’AssommoirUne page d’amour.

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EAN : 9782221098288
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1380
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MarcelP 10/07/2015
    Roman très actuel (on y croise Sarko, Carla -époque Enthoven-, Tapie ou encore Lägerfeld...), c'est un petit bijou de cruauté. Les villes comme les femmes y sont dévorées à belles dents. L'explicit est atterrant!
  • Nastasia-B 24/01/2014
    La Curée constitue le second volet du fameux cycle des Rougon-Macquart où l'on poursuit, comme dans La Fortune Des Rougon, le cheminement mondain du rameau " Rougon " de la famille, avec la seconde génération, notamment trois enfants de Pierre Rougon. Il s’agit principalement du dernier fils de Pierre Rougon, Aristide, qui change d’ailleurs son nom en Saccard, pour ne pas compromettre — au cas où — la réputation du frère aîné, Eugène, impliqué en politique (voir le tome 6, Son Excellence Eugène Rougon) et second personnage masculin important, dans l’ombre du premier, à moins que cela ne soit l’inverse. On y fréquente enfin l’une des sœurs, Sidonie Rougon, personnalité ambiguë, entremetteuse, courtière, bref ombre grise très utile ou très dangereuse, c’est au choix. Émile Zola nous dépeint la farouche avidité au gain d'Aristide qui se morfond de n'être que ce qu'il est, lors de sa fort modeste arrivée à Paris et qui va encore ruminer sa pauvreté pendant un certain temps. Cependant, son frère Eugène lui ayant dégoté une place peu rémunératrice mais stratégique dans l'administration de la voirie, Aristide va vite comprendre l'intérêt que peut revêtir ce poste et les merveilleux délits d'initié qu’il autorise, à savoir, connaître avant tout le monde... La Curée constitue le second volet du fameux cycle des Rougon-Macquart où l'on poursuit, comme dans La Fortune Des Rougon, le cheminement mondain du rameau " Rougon " de la famille, avec la seconde génération, notamment trois enfants de Pierre Rougon. Il s’agit principalement du dernier fils de Pierre Rougon, Aristide, qui change d’ailleurs son nom en Saccard, pour ne pas compromettre — au cas où — la réputation du frère aîné, Eugène, impliqué en politique (voir le tome 6, Son Excellence Eugène Rougon) et second personnage masculin important, dans l’ombre du premier, à moins que cela ne soit l’inverse. On y fréquente enfin l’une des sœurs, Sidonie Rougon, personnalité ambiguë, entremetteuse, courtière, bref ombre grise très utile ou très dangereuse, c’est au choix. Émile Zola nous dépeint la farouche avidité au gain d'Aristide qui se morfond de n'être que ce qu'il est, lors de sa fort modeste arrivée à Paris et qui va encore ruminer sa pauvreté pendant un certain temps. Cependant, son frère Eugène lui ayant dégoté une place peu rémunératrice mais stratégique dans l'administration de la voirie, Aristide va vite comprendre l'intérêt que peut revêtir ce poste et les merveilleux délits d'initié qu’il autorise, à savoir, connaître avant tout le monde l’emplacements des immeubles qui seront évacués pour le percement des célèbres grands boulevards Haussmanniens. Évidemment, spéculations, magouilles et fortune seront au bout de chaque boulevard… Fortune née en un jour, croquée en deux heures, travers absolu d’un monde qui flambe sans compter. Mais rien n'eut été possible à Aristide sans les premiers capitaux indispensables aux premières spéculations mirifiques, et c'est dans la fin prématurée et bienvenue de sa première épouse que Saccard va trouver le filon par l'entremise de sa sœur Sidonie. Rattraper le crime d'une conception honteuse en dehors des liens du mariage par une jeune fille de bonne famille, voilà qui pourrait être dans les cordes d’Aristide, qu’en dites-vous ? Car ce n’est pas le tout, il faut vite, vite, vite unir la belle Renée avant que son ventre ne prenne des proportions scandaleuses... et bling ! voici la fortune de Saccard livrée sur un beau plateau d’argent par la confortable dot de l'étourdie gravide. Renée va vivre dans la débauche de millions, de toilettes inavouables et même, même, dans l'indicible inceste dont je vous laisse découvrir la nature car il ne faut point trop vous en dire… Ce livre est selon moi annonciateur de la dépravation du neuvième tome, Nana et le symétrique du volume 18, L'Argent. Ici est détaillée la vie de débauche et du grand luxe côté jardin (alors que dans Nana c'est côté cour), l'aliénation morale de la femme, mais peu les montages financiers, tandis que dans L'Argent, c'est le contraire. En tout cas, un éclairage intéressant sur cette période de création du nouveau Paris, même si certaines descriptions et certains passages sur les bals et sur le luxe des pièces ou des vêtements sont un peu longs par rapport à d'autres opus plus toniques. En outre ce n'est, encore une fois, que mon avis, dont les entrailles vacilleraient si elles étaient données en pâture à une meute d’esprits sagaces. Et que resterait-il après la curée ? Pas grand-chose…
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  • juliette2a 08/07/2013
    Je poursuis ma lecture des Rougon-Macquart, avec ma découverte de La Curée. J'aime toujours autant le style de Zola, qui relate dans cette oeuvre, les constructions et destructions dont Paris est victime sous le Second Empire, à travers le regard d'un personnage féminin, Renée. Après avoir été violée, celle-ci épouse Aristide Rougon, devenu Saccard, qui entreprend de s'enrichir en s'engageant dans un domaine important à l'époque : la spéculation... C'est l'occasion pour Zola de dénoncer le régime de Napoléon III, et, bien évidemment, la bourgeoisie. En effet, Renée, désormais admirée par tous les grands personnages du régime, et qui multiplie les amants, n'est pas heureuse...Hélas, ce qu'elle désire n'est autre que l'amour de son beau-fils, Maxime, qui, après avoir cédé à ses caprices, finit par se lasser de cette liaison. A partir de là, nous suivons la chute de Renée, humiliée, usée et isolée, qui finit tragiquement... Zola est un auteur que j'admire particulièrement, surtout parce qu'il a le don de fasciner son lecteur, à travers des personnages pourtant si communs, mais qui, sous sa plume, deviennent exceptionnels. Je vais donc continuer cette fresque avec Le Ventre de Paris, qui, j'en suis sûre, me plaira ! A lire !!
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