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Julliard
EAN : 9782260015338
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm

Néfertiti dans un champ de cannes à sucre

Date de parution : 26/08/1999

Un tête-à-tête torride, un duel sentimental et érotique d'une incroyable violence…

Comme le dit Titus, le héros de ce roman : "Pourquoi, après avoir croisé tant de filles aux attitudes si différentes, approché tant de filles aux comportements si variés, pourquoi, lorsque je me suis assis au Saxo Bar, un dimanche à la fin du mois de juin et que j'ai...

Comme le dit Titus, le héros de ce roman : "Pourquoi, après avoir croisé tant de filles aux attitudes si différentes, approché tant de filles aux comportements si variés, pourquoi, lorsque je me suis assis au Saxo Bar, un dimanche à la fin du mois de juin et que j'ai vu celle-ci qui lisait un roman de Bukowski devant un café, un verre d'eau et son paquet de Gitanes Filtre, serrée dans un anorak bleu marine et rouge aux manches trop courtes, un petit chapeau de maçon enfoncé sur la tête, lorsque j'ai aperçu cette fille bizarre à l'air si réservé, si lointain, pourquoi suis-je tombé assis sur une banquette, la bouche ouverte ? Il n'y a pas de raison à cela. Ils s'aiment. Ils s'aiment avec violence, plaisir, ivresse. Le monde leur appartient mais le monde se restreint assez vite aux limites de leur espace intime. Titus se laisse engluer dans ce tête-à-tête qui ressemble à une séquestration. Il doute. Il déraille. Son corps se détraque et son esprit se dérègle. Ses objets familiers disparaissent. Des lapins surgissent de toute part. Si l'amour fou est invivable, la vie raisonnable a-t-elle le moindre intérêt ? Philippe Jaenada s'était promis en se jetant dans l'écriture de ce roman d'aller jusqu'au bout de l'impudeur. Pari gagné !

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EAN : 9782260015338
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Clytemnestre Posté le 19 Juillet 2020
    Trois étoiles parce que c'est Jaenada et que son style d'écriture est créatif, drôle et pareil à aucun autre ! Mais j'avoue que je n'ai pas autant apprécié ce roman parce que trop cru à mon goût surtout dans sa première partie. Les références à Bret Easton Ellis et Despente ne sont pas innocentes. Ce livre rappelle par la folie de ses personnages et l'absurdité de certaines situations l'ambiance si particulière des romans de ces deux auteurs.
  • UnChercheurDOr Posté le 18 Juin 2020
    J'ai aimé la plume vibrante et crue de Philippe Jaenada que je découvre avec ce roman "de jeunesse". Je n'avais pas autant ri depuis longtemps alors que cette histoire raconte la tragique rencontre amoureuse du protagoniste. Avec humour, "Nerfertiti dans un champ de canne à sucre" raconte les blessures de l'abus et ses conséquences sur la personnalité d'une jeune femme qui a vrillé après être devenue le jouet des hommes. C'est en tout cas ainsi que j'analyse ce roman. Ainsi la violence des mots et l'érotisme diffus pourraient sembler une vision machiste de la femme mais, à mon avis, raconte, d'un point de vue masculin, la prise en conscience des ravages causés à la psychée d'une jeune femme. J'ai vraiment aimé qu'on soit du côté de l'homme qui tombe fou amoureux et ne peux pas vivre un "amour normal". Le protagoniste s'englue dans les désirs contradictoires de l'être aimé. Il perd ses repères parce que la femme aimée n'a pas elle-même de repères. C'est tragique. C'est beau. C'est drôle. C'est triste. Même si j'ai eu le sentiment que le roman s'essoufflait un peu et que l'auteur ne parvenait pas tout à fait à répondre à mes attentes de lecteur, j'ai beaucoup beaucoup aimé... J'ai aimé la plume vibrante et crue de Philippe Jaenada que je découvre avec ce roman "de jeunesse". Je n'avais pas autant ri depuis longtemps alors que cette histoire raconte la tragique rencontre amoureuse du protagoniste. Avec humour, "Nerfertiti dans un champ de canne à sucre" raconte les blessures de l'abus et ses conséquences sur la personnalité d'une jeune femme qui a vrillé après être devenue le jouet des hommes. C'est en tout cas ainsi que j'analyse ce roman. Ainsi la violence des mots et l'érotisme diffus pourraient sembler une vision machiste de la femme mais, à mon avis, raconte, d'un point de vue masculin, la prise en conscience des ravages causés à la psychée d'une jeune femme. J'ai vraiment aimé qu'on soit du côté de l'homme qui tombe fou amoureux et ne peux pas vivre un "amour normal". Le protagoniste s'englue dans les désirs contradictoires de l'être aimé. Il perd ses repères parce que la femme aimée n'a pas elle-même de repères. C'est tragique. C'est beau. C'est drôle. C'est triste. Même si j'ai eu le sentiment que le roman s'essoufflait un peu et que l'auteur ne parvenait pas tout à fait à répondre à mes attentes de lecteur, j'ai beaucoup beaucoup aimé ce roman surprenant et énergique.
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  • PeregrinateurLitteraireCompulsif Posté le 10 Octobre 2018
    Ce roman m'a récemment exalté. Oui, quand Titus (ç'aurait dû être le nom du deuxième hamster de sa soeur (idée du facteur car le premier s'appelait Bérénice) mais il n'y a pas eu de deuxième hamster, donc Titus s'est appelé Titus (merci le facteur)) tombe amoureux d'une nymphomane au moins bipolaire (et plus si affinités), ça m'exalte. Quand Titus voit des lapins partout dans sa vie, ça m'exalte. Et quand le récit est vif, drôle, direct (je me souviendrai longtemps de cette première phrase ("J'aime baiser le matin, ça me tue") qui vaut bien "Longtemps je me suis couché de bonne heure" (n'est-ce pas ?)), plein de parenthèses (simples (ou doubles (voire triples))), quand tu te demandes bien comment ça va finir entre ces deux-là (sans doute par 34 pages en un seul et unique paragraphe) et s'il est bien possible de se remettre d'une telle rencontre (non, je ne pense pas), eh bien oui, ça m'exalte. Mais je n'ai pas trop envie de rencontrer Olive malgré tout, c'est certes une fille attachante mais un peu dangereuse quand même. Bon, bien sûr, tout n'est pas parfait, j'ai préféré "Plage de Manaccora, 16h30", maîtrisé de bout en bout, tant dans le style que dans le... Ce roman m'a récemment exalté. Oui, quand Titus (ç'aurait dû être le nom du deuxième hamster de sa soeur (idée du facteur car le premier s'appelait Bérénice) mais il n'y a pas eu de deuxième hamster, donc Titus s'est appelé Titus (merci le facteur)) tombe amoureux d'une nymphomane au moins bipolaire (et plus si affinités), ça m'exalte. Quand Titus voit des lapins partout dans sa vie, ça m'exalte. Et quand le récit est vif, drôle, direct (je me souviendrai longtemps de cette première phrase ("J'aime baiser le matin, ça me tue") qui vaut bien "Longtemps je me suis couché de bonne heure" (n'est-ce pas ?)), plein de parenthèses (simples (ou doubles (voire triples))), quand tu te demandes bien comment ça va finir entre ces deux-là (sans doute par 34 pages en un seul et unique paragraphe) et s'il est bien possible de se remettre d'une telle rencontre (non, je ne pense pas), eh bien oui, ça m'exalte. Mais je n'ai pas trop envie de rencontrer Olive malgré tout, c'est certes une fille attachante mais un peu dangereuse quand même. Bon, bien sûr, tout n'est pas parfait, j'ai préféré "Plage de Manaccora, 16h30", maîtrisé de bout en bout, tant dans le style que dans le développement de l'intrigue, mais quand même, quelle aventure mes amis !
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  • chocoladdict Posté le 20 Avril 2018
    Nefertiti dans un champ de canne à sucre et Le cosmonaute faisaient partie de mes 5 prochaines lectures et comme une bonne élève, malgré la tentation d’aller piocher ailleurs, j’ai lu les 2 poches de Philippe Jaenada achetés lors de Quais du Polar. Ils ont tous les deux pour thème, le couple (avec on imagine une part autobiographique) et se suivent même si on peut lire l’un sans l’autre. Il est donc question dans Nefertiti dans un champ de canne à sucre, de Titus rencontrant Olive et comme à chaque fois que j’ai eu un livre de Philippe Jaenada entre les mains, j’ai ri. Ce n’est pas l’histoire d’amour qui m’a fait rire (ce n’est pas sensé être hilarant ce genre de choses) mais plutôt tous les tracas qui arrivent au narrateur, toutes ces choses quotidiennes qu’on a tous vécues un jour, qui sont banales, qui ne nous amusent pas du tout sur le coup, qui sont même parfois anxiogènes mais que l’écrivain, par sa plume, arrivent à rendre amusantes. Ainsi la prochaine fois que j’aurais une analyse d’urine à effectuer, la prochaine fois que j’aurais un rdv chez le médecin ou la prochaine fois que je me retrouverais sur le siège... Nefertiti dans un champ de canne à sucre et Le cosmonaute faisaient partie de mes 5 prochaines lectures et comme une bonne élève, malgré la tentation d’aller piocher ailleurs, j’ai lu les 2 poches de Philippe Jaenada achetés lors de Quais du Polar. Ils ont tous les deux pour thème, le couple (avec on imagine une part autobiographique) et se suivent même si on peut lire l’un sans l’autre. Il est donc question dans Nefertiti dans un champ de canne à sucre, de Titus rencontrant Olive et comme à chaque fois que j’ai eu un livre de Philippe Jaenada entre les mains, j’ai ri. Ce n’est pas l’histoire d’amour qui m’a fait rire (ce n’est pas sensé être hilarant ce genre de choses) mais plutôt tous les tracas qui arrivent au narrateur, toutes ces choses quotidiennes qu’on a tous vécues un jour, qui sont banales, qui ne nous amusent pas du tout sur le coup, qui sont même parfois anxiogènes mais que l’écrivain, par sa plume, arrivent à rendre amusantes. Ainsi la prochaine fois que j’aurais une analyse d’urine à effectuer, la prochaine fois que j’aurais un rdv chez le médecin ou la prochaine fois que je me retrouverais sur le siège d’un dentiste (en espérant que ce ne soit pas le boucher décrit dans Néfertiti), je penserais forcément à Philippe Jaenada : Et notre couple ? Titus et Olive c’est un peu l’Empire des sens sans le raffinement asiatique, l’amour charnel jusqu’à la destruction. On a affaire à deux adultes consentants mais à côté 50 nuances de grey c’est un peu Martine petite maman, non pas que les scènes soient particulièrement crues (quoique l’auteur ne lésine pas sur les détails) mais parce qu’Olive apparait -en tous cas à mes yeux- particulièrement maso (un peu comme les runners de mon quartier qui se tapent la montée d’escaliers la plus longue de la Croix Rousse à la montée et à la descente 10 fois de suite, juste pour le plaisir de souffrir …ça m’échappe !). Cette femme, assez timbrée de l’aveu même de l’auteur, ne s’appelle plus Olive dans Le cosmonaute mais Pimprenelle, Titus est devenu Hector, ils ne se sont pas rencontrés dans un bar mais dans la forêt allemande lors d’un mariage, toujours est il qu’on comprend qu’il s’agit bien des mêmes personnages, quelques années plus tard. Le roman débute dans une maternité pendant l’accouchement de Pimprenelle et l’auteur, qui , a écrit des papiers pour le journal Privé (des faits divers particulièrement sanglants) sait parfaitement comment installer le suspense dans un roman qui n’est pas un thriller, créer une atmosphère de plus en plus irrespirable, mettre son lecteur sous pression.
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  • Diegocuesta Posté le 11 Novembre 2016
    Un Jaenada de plus, une merveille de plus. Je ne cesserai de me répéter : écriture brillante, analyses rafraichissantes et drôlissimes, personnages paumés et attachants. Jaenada continue à romancer sa vie de roman en roman. Celui-ci est moins drôle que le Chameau sauvage, peut-être moins parfait, mais s'avère tout de même très intéressant : une histoire d'amour burlesque, originale, folle ; un roman rempli de sexualité, débridée et drôle ; une fin cependant un peu trop longue, mais on le lui pardonne, cet auteur est un génie
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