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Odeur du temps
Date de parution : 24/05/2007
Éditeurs :
Editions Héloïse D'Ormesson

Odeur du temps

Date de parution : 24/05/2007

« Le livre est irremplaçable. On le dit menacé par l’image et par l’ordinateur. J’espère pourtant – et je crois – que le rôle du livre est loin d’être...

« Le livre est irremplaçable. On le dit menacé par l’image et par l’ordinateur. J’espère pourtant – et je crois – que le rôle du livre est loin d’être terminé. Plus que la machine, évidemment, et plus aussi que l’image, si forte, mais peut-être justement trop forte, c’est le...

« Le livre est irremplaçable. On le dit menacé par l’image et par l’ordinateur. J’espère pourtant – et je crois – que le rôle du livre est loin d’être terminé. Plus que la machine, évidemment, et plus aussi que l’image, si forte, mais peut-être justement trop forte, c’est le livre qui permet le mieux les jeux féconds du souvenir, du rêve, de l’imagination. »

Parmi le millier de chroniques que Jean d’Ormesson a publié de 1969 à aujourd’hui, Odeur du Temps en rassemble une centaine. Plaidoyer pour la lecture mais aussi billets d’humeur, réflexions sur un monde en mutation, ces textes pleins d’esprit furent autant d’occasions de rendre hommage aux grands noms de la vie intellectuelle de la fin du XXe siècle et du début du XXIe.

Avec une jubilation communicative, Jean d’Ormesson y proclame son amour de la littérature, de l’art et de la vie. Il y parle de ses voyages, réels ou imaginaires, aux côtés de figures aussi diverses que le peintre Raphaël, l’empereur Frédéric II, le poète Charles Péguy ou le tennis-man John McEnroe.

Tour à tour érudites, enthousiastes ou polémiques, ces chroniques séduisent par leur fraîcheur, surprennent par leur actualité. Vingt, trente après, elles continuent de nous transporter tout à la fois hors du temps et au cœur de notre temps. Autant qu’une autobiographie, elles dessinent le portrait de leur auteur.


Le titre est tiré d’un vers de L’Adieu d’Apollinaire :
J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

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EAN : 9782350870588
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 475
Format : 142 x 206 mm
EAN : 9782350870588
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 475
Format : 142 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gerardmuller 26/07/2023
    Odeur du temps / Jean d’Ormesson de l’Académie française Le présent recueil est une sélection parmi les milliers de chroniques que Jean d’Ormesson a publiées de 1969 à nos jours essentiellement dans le Figaro Littéraire, Magazine et quotidien. Dans son style toujours aussi moqueur et plein d’humour, l’auteur nous fait connaître au départ ses chers ennemis qu’il aime en les ridiculisant avec cette langue dont il sait si bien user en polémiste qu’il est ; parlant par exemple du critique Bernard Frank, il écrit : « J’espère que son amitié, toujours proche de la traitrise, et son talent malheureux à force de perfidie trouveront encore souvent à s’occuper de moi. Il ne m’en voudra pas trop si je ne lui réponds guère. » Attaque mais toujours à fleuret moucheté ! Un chapitre pour Gabriel Matzneff qui pour l’auteur irrite mais séduit et prête souvent à rire, mais est rarement médiocre car il sert avec éclat la cause des lettres classiques et de la langue française. Un autre pour Patrick Besson avec pour titre « la gloire du voyou », un écrivain plein de talent. Et puis l’historien Ernst Kantorowicz, le physicien Louis de Broglie qui unifia les théories corpusculaire et ondulatoire de la lumière, le neurologue et écrivain Jean Delay, le philosophe Raymond Aron, la philosophe Jeanne Hersch, …etc. Puis il nous fait part de son amour pour la littérature, de l’art et de la vie en général. Éternel optimiste et voyageur, Jean d’Ormesson nous communique sa joie de vivre. Il nous fait partager son immense culture, et trouve les mots pour nous inciter à découvrir si ce n’est déjà fait les œuvres de ses auteurs préférés. Et pour commencer bien évidemment Chateaubriand qu’il commente avec passion ; pour lui, Chateaubriand nous offre une œuvre « qui ne périra pas tant qu’il y aura des hommes pour comprendre, pour aimer et pour lire, parce qu’elle donne à la diversité et à l’éparpillement de l’histoire et de la vie l’unité de la foi, de la beauté et de l’intelligence. » D’Ormesson cite également –Éric Orsenna, Philippe Labro, Alexandre Jardin, J.M.G. Le Clezio. Et surtout Oliver Sacks pour son roman « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau ». Sans oublier Marc Fumaroli. Et sur un ton humoristique de citer un certain Joubert, contemporain de Chateaubriand « qui a écrit une absence d’œuvre qui vaut mieux que beaucoup d’œuvres ! » En effet il a écrit des milliers de pages sans jamais terminer quoi que ce soit ! Et l’auteur de remarquer que « le grand inconvénient des livres nouveaux est de nous empêcher de lire les anciens ! » Cela ne l’empêche pas de disserter sur Balzac, Proust, Zola qu’il a lu évidemment. Et sur Mauriac, « un homme d’ordre qui n’en avait jamais fini de se pencher avec fièvre sur les désordres de l’âme. » Sont également cités et commentés Borges, Nimier, Aragon, Marguerite Yourcenar, Kleber Haedens, Pierre Combescot. Puis il évoque Juliette Récamier et Madame de Staël, ces femmes qui ont illuminé l’histoire, l’une d’une grande beauté mais quasiment muette, grand amour de Chateaubriand, l’autre femme de lettres et tournée vers le discours. Dans un chapitre suivant, Jean d’Ormesson évoque les lieux mythiques et les pays fondateurs : Istanbul, la Grèce, Rome …etc. À propos de la Grèce il écrit : « Le propre de la Grèce, c’est qu’elle est d’emblée universelle. » C’est à l’historienne Jacqueline de Romilly que l’auteur donne la parole ensuite pour parler des différents domaines où les grecs ont joué un rôle de créateurs et de pionniers, indéfiniment imités : pour l’histoire, Hérodote et Thucydide, pour la médecine Hippocrate, pour la tragédie, Eschyle, Sophocle, Euripide, pour la, philosophie, Socrate et Platon, pour le mathématiques Euclide, Pythagore, Archimède,Thalès, Hipparque, Aristarque. Jean d’Ormesson nous fait l’éloge du livre à sa façon qui serait aussi la mienne : « Dans une civilisation abrutie par une musique débile et par une télévision la plupart du temps consternante, lire et écrire restent parmi les activités les plus capables d’élever les hommes au-dessus de la banalité quotidienne...Pour le plaisir comme pour l’éducation, pour le divertissement comme pour le savoir ou la méditation, le livre est irremplaçable. » Il nous cire ensuite quelques uns des seigneurs de la littérature. Il n’oublie pas non plus les éditeurs et les libraires ainsi que Bernard Pivot à qui il rend un vif hommage pour la qualité de ses émissions télévisuelles de naguère. Le cinéma, les peintres, les grandes écoles, l’Académie Française avec l’arrivée de la première femme au Quai Conti, Marguerite Yourcenar, constituent les chapitres suivants Et puis les souvenirs de ses parents avec des lignes très émouvantes quand il parle de sa mère. L’état de la langue française est une préoccupation pour Jean d’Ormesson qui se demande ce qu’elle va devenir sous les outrages, sous l’indifférence des jeunes, sous les importations abusives, sous les emprunts continuels. Elle est loin l’époque où l’on parlait le français à la cour de Catherine II de Russie, et en Allemagne sous Frédéric II. Selon l’auteur, la source du problème vient de la qualité de l’enseignement : « On a parfois le sentiment que l’école qui n’apprend plus à écrire, n’apprend même plus à lire, ni d’ailleurs à compter, ni à comprendre, ni à penser. Les méthodes nouvelles semblent moins efficaces que la bonne vieille dictée et la poésie apprise par cœur et les tables de multiplication …etc. » Un livre de 470 pages, qui fourmille d’anecdotes, comme la girafe de Charles X ou l’élection de Marguerite Yourcenar à l’Académie Française, de faits historiques et de références de lecture, des journées à Roland-Garros, un retour à Venise et sa Douane de Mer, de voyages à Borobudur et Dubrovnic, une bible ou un livre de chevet c’est selon le goût de chacun, le tout dans un style somptueux. Odeur du temps / Jean d’Ormesson de l’Académie française Le présent recueil est une sélection parmi les milliers de chroniques que Jean d’Ormesson a publiées de 1969 à nos jours essentiellement dans le Figaro Littéraire, Magazine et quotidien. Dans son style toujours aussi moqueur et plein d’humour, l’auteur nous fait connaître au départ ses chers ennemis qu’il aime en les ridiculisant avec cette langue dont il sait si bien user en polémiste qu’il est ; parlant par exemple du critique Bernard Frank, il écrit : « J’espère que son amitié, toujours proche de la traitrise, et son talent malheureux à force de perfidie trouveront encore souvent à s’occuper de moi. Il ne m’en voudra pas trop si je ne lui réponds guère. » Attaque mais toujours à fleuret moucheté ! Un chapitre pour Gabriel Matzneff qui pour l’auteur irrite mais séduit et prête souvent à rire, mais est rarement médiocre car il sert avec éclat la cause des lettres classiques et de la langue française. Un autre pour Patrick Besson avec pour titre « la gloire du voyou », un écrivain plein de talent. Et puis l’historien Ernst Kantorowicz, le physicien Louis de Broglie...
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  • Jeanmarc30 12/04/2023
    Cet amoureux de la vie et des gens en général et des livres en particulier nous livre ses réflexions dans ce recueil qui rassemble une partie de ses écrits. Si l'homme est un érudit et un passionné, en d'autres termes un "Sage", il n'est cependant pas toujours aisé à lire ... mais quel plaisir cependant de le voir philosopher et encore plus décrire ce plaidoyer pour la lecture et l'imagination qu'elle procure. Le tout avec un style et une verve incomparables. Il s'agissait avec "Odeur du temps" de ma première lecture d'un de ses (très nombreux) ouvrages. J'ai été émerveillé par ses écrits, parfois perdu dans ses tirades lyriques ... J'ai toujours en souvenir son allocution plus que touchante lors de l'intronisation de Simone Veil à l'Académie Française, qui m'a personnellement ému. Malgré tout, j'ai pu découvrir des auteurs inconnus (Borges) ou pour les classiques (Chateaubriand notamment), un autre aspect de leur personnalité.
  • Jipi 14/09/2020
    Recueillir dans la ville éternelle le dernier soupir de Pauline de Beaumont ou dormir à la belle étoile loin de ses bases en grignotant de l'herbe pour survivre, tout en se remémorant ses premières années passées dans les coursives d'un château lugubre dominé par les apparitions soudaines d'une jambe de bois. Qui n'en a pas inconsciemment rêvé malgré certaines contraintes plutôt que de bailler aux corneilles du matin au soir dans un rationnel privé de toute transcendance bonne ou mauvaise. Une odeur du temps permettant à toute une galerie sensitive de se révéler par la parole ou l'écrit plutôt que d'être une ressource passive ne faisant que se soumettre aux concepts son temps. C'est par des décibels convaincants et une prose mordante que l'on finit par exister en devenant dans l'extase ou la douleur Sainte Beuve, Paul-Jean Toulet, Aragon, André Malraux et bien d'autres. De l'atmosphère bourgeoise et feutrée de François Mauriac en passant par la métaphysique tourmentée de Jorge Luis Borges via l'imaginaire et l'ordre de Roger Gallois tout n'est qu'une abondance de lumière et de bons mots ayant permis à des privilégiés de se nourrir de leur propre différence. Un catalogue impressionnant de critiques, d'auteurs et de poètes maintenu ou révélé par un admirable conteur profondément imprégné par la transpiration sensorielle de nombreux lettrés ayant opté pour l'élaboration d'un parcours. Recueillir dans la ville éternelle le dernier soupir de Pauline de Beaumont ou dormir à la belle étoile loin de ses bases en grignotant de l'herbe pour survivre, tout en se remémorant ses premières années passées dans les coursives d'un château lugubre dominé par les apparitions soudaines d'une jambe de bois. Qui n'en a pas inconsciemment rêvé malgré certaines contraintes plutôt que de bailler aux corneilles du matin au soir dans un rationnel privé de toute transcendance bonne ou mauvaise. Une odeur du temps permettant à toute une galerie sensitive de se révéler par la parole ou l'écrit plutôt que d'être une ressource passive ne faisant que se soumettre aux concepts son temps. C'est par des décibels convaincants et une prose mordante que l'on finit par exister en devenant dans l'extase ou la douleur Sainte Beuve, Paul-Jean Toulet, Aragon, André Malraux et bien d'autres. De l'atmosphère bourgeoise et feutrée de François Mauriac en passant par la métaphysique tourmentée de Jorge Luis Borges via l'imaginaire et l'ordre de Roger Gallois tout n'est qu'une abondance de lumière et de bons mots ayant permis à des privilégiés de se nourrir de leur propre différence. Un catalogue impressionnant de critiques, d'auteurs et de poètes maintenu ou révélé par un...
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  • liratouva2 03/06/2010
    J’aime beaucoup Jean d’Ormesson parce que j’ai l’impression de l’avoir toujours connu, parce que j’ai toujours aimé le voir et l’écouter à la télévision, parce que j’aurais bien voulu un père, un grand père, un oncle comme lui, souriant, élégant, cultivé. Cependant, à part le très joli livre pour les plus jeunes: « l’enfant qui attendait un train », je n’ai rpas lu un seul de ses livres complètement. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi. Celui-ci non plus, je ne le lirai pas en entier bien qu'il soit très intéressant. Ce n’est pas un roman mais un regroupement de ses chroniques à partir de 1969, comme un condensé de sa pensée au fil du temps., une accumulation de billets d’humeur, bref un livre que j'ai feuilleté avec attention et où j'ai picoré des idées qui me plaisent comme celle-ci par exemple: "Je surprendrai peut-être le lecteur en lui assurant que ce que je préfère, c'est me taire.J'ai parfois regretté mes paroles, je n'ai jamais regretté mon silence. Je ne participe pas volontiers aux querelles qui agitent le petit monde des intellectuels parisiens." J’ai l’impression d’une conversation avec un esprit léger et profond, qui parle de tout avec style et panache.J’aime beaucoup Jean d’Ormesson parce que j’ai l’impression de l’avoir toujours connu, parce que j’ai toujours aimé le voir et l’écouter à la télévision, parce que j’aurais bien voulu un père, un grand père, un oncle comme lui, souriant, élégant, cultivé. Cependant, à part le très joli livre pour les plus jeunes: « l’enfant qui attendait un train », je n’ai rpas lu un seul de ses livres complètement. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi. Celui-ci non plus, je ne le lirai pas en entier bien qu'il soit très intéressant. Ce n’est pas un roman mais un regroupement de ses chroniques à partir de 1969, comme un condensé de sa pensée au fil du temps., une accumulation de billets d’humeur, bref un livre que j'ai feuilleté avec attention et où j'ai picoré des idées qui me plaisent comme celle-ci par exemple: "Je surprendrai peut-être le lecteur en lui assurant que ce que je préfère, c'est me taire.J'ai parfois regretté mes paroles, je n'ai jamais regretté mon silence. Je ne participe pas volontiers aux querelles qui agitent le petit monde des intellectuels parisiens." J’ai l’impression d’une conversation avec un esprit léger et profond, qui parle de tout avec style...
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