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Nouveauté
Une femme debout
Date de parution : 04/01/2024
Éditeurs :
Les Escales
Nouveauté

Une femme debout

Date de parution : 04/01/2024
Le destin hors du commun de Sonia Pierre, fille de coupeurs de canne, qui fit de sa vie un combat pour les droits humains.
République dominicaine, 1963. Sonia Pierre voit le jour à Lechería, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle... République dominicaine, 1963. Sonia Pierre voit le jour à Lechería, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle organise, à treize ans seulement, une grève pour faire valoir leurs droits. Une des rares habitantes du batey à suivre... République dominicaine, 1963. Sonia Pierre voit le jour à Lechería, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle organise, à treize ans seulement, une grève pour faire valoir leurs droits. Une des rares habitantes du batey à suivre des études, elle devient avocate et consacrera sa vie tout entière à combattre l’injustice jusqu’à sa mort tragique.

Catherine Bardon révèle l’existence de cette femme exceptionnelle et met en lumière la condition terrible des travailleurs migrants en République dominicaine, un sujet toujours d’actualité. Bouleversant plaidoyer pour la solidarité et la fraternité, Une femme debout est un roman puissant et terriblement humain.
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EAN : 9782365698313
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm
EAN : 9782365698313
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Catherine Bardon séduit par son souci du détail. Son aisance à rendre accessible, sans la traduire, la langue créole, témoigne de son immersion dans le territoire. »
Gladys Marivat / Lire Magazine Littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Olivia-A 23/02/2024
    Une femme debout est avant tout l’histoire de l’exploitation et la privation de droits des Dominicains d’origine Haïtienne, arrivés pour travailler dans les champs de canne à sucre et relégués dans des batey sans aucune infrastructure élémentaire, considérés comme des animaux indignes de la nationalité dominicaine. C’est à travers l’histoire de Sonia Pierre, militante des droits de l’Homme décédée en 2011, que se dévoile petit à petit le destin de ce peuple maltraité par les gouvernement dominicains successifs. Issue d’une famille haïtienne, élevée dans un batey, elle réussit, grâce à l’aide précieuse d’un missionnaire venu faire la classe, à entrer dans une école digne de ce nom et à suivre des études de droit. Révoltée dès son plus jeune âge par le traitement infligé à ses pairs, elle dédia sa vie à faire reconnaître les violations de droits dont ils sont victimes – lesquelles, malheureusement, n’ont pas cessé suite à sa mort. Porté par l’élan romanesque propre aux récits de Catherine Bardon, ce récit inspiré de faits réels nous transporte au cœur de la République Dominicaine, de son histoire si particulière que l’autrice met un point d’honneur à nous faire découvrir livre après livre. Racontés avec fougue, les batailles de Sonia Pierre et du MUDHA, son association de défense des femmes dominico-haïtiennes, émeuvent profondément. J’ai été chamboulée par l’histoire de cette femme qui a tout donné à la cause qui l’animait, sacrifiant sa vie de famille et même sa santé dans des bras de fers avec le gouvernement dominicain et des recours interminables auprès des instances internationales, dans l’espoir tenu d’obtenir justice pour les siens. Le risque d’apatridie refait surface sur notre territoire français en ce moment, avec la volonté de suppression du droit du sol à Mayotte, rendant ce livre d’autant plus nécessaire pour alerter sur les dangers d’une telle politique. Grâce aux Editions Les Escales et à Caroline Laurent, j’avais déjà découvert le destin des Chagossiens, rendus apatrides par les tractations entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Il faut continuer à écrire et à lire sur ces sujets, pour éviter que se produisent partout dans le monde de telles violations des droits de l’homme, de telles abominations. Merci Catherine Bardon d’avoir porté cette cause jusqu’à nous, à travers ce superbe récit.Une femme debout est avant tout l’histoire de l’exploitation et la privation de droits des Dominicains d’origine Haïtienne, arrivés pour travailler dans les champs de canne à sucre et relégués dans des batey sans aucune infrastructure élémentaire, considérés comme des animaux indignes de la nationalité dominicaine. C’est à travers l’histoire de Sonia Pierre, militante des droits de l’Homme décédée en 2011, que se dévoile petit à petit le destin de ce peuple maltraité par les gouvernement dominicains successifs. Issue d’une famille haïtienne, élevée dans un batey, elle réussit, grâce à l’aide précieuse d’un missionnaire venu faire la classe, à entrer dans une école digne de ce nom et à suivre des études de droit. Révoltée dès son plus jeune âge par le traitement infligé à ses pairs, elle dédia sa vie à faire reconnaître les violations de droits dont ils sont victimes – lesquelles, malheureusement, n’ont pas cessé suite à sa mort. Porté par l’élan romanesque propre aux récits de Catherine Bardon, ce récit inspiré de faits réels nous transporte au cœur de la République Dominicaine, de son histoire si particulière que l’autrice met un point d’honneur à nous faire découvrir livre après livre. Racontés avec fougue, les batailles de Sonia...
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  • Squirelito 20/02/2024
    La littérature est une évasion. Certes. Elle est aussi une école perpétuelle, celle où apprend à toute âge, en tout lieu et en toute heure, ce qui a fait, fait et peut-être fera notre monde. Avant nous et après nous. Ce nouveau roman de Catherine Bardon – souvenez-vous de la saga des Déracinés – nous entraîne à nouveau sur l’île d’Hispaniola, là où se situe une histoire commune mais ô combien conflictuelle entre Haïti et la République Dominicaine. C'est celle d’une femme, trop méconnue et emportée bien trop tôt par la grande faucheuse : Sonia Pierre. Une femme née en République Dominicaine de parents Haïtiens ayant émigré sur l’île voisine pensant y trouver un refuge économique. Hélas, comme des milliers de leurs compatriotes, un enfer les accueille après les promesses d’un travail bien rémunéré comme coupeurs de canne à sucre. Des adultes, des enfants, avec comme épée de Damoclès, le risque de se retrouver apatride dans leur misère incommensurable. Très tôt, la petite Sonia surprend par son dynamisme et son esprit éveillé. Si elle partage avec son amie Kerline jeux et espiègleries malgré la désolation ambiante, Sonia semble vouloir apprendre. Grâce au père Anselme, elle va suivre une éducation de la part du missionnaire et dès l’adolescence elle prendra part aux premières révoltes des ouvriers. C’est le début d’une grande aventure de cette femme combative qui la mènera jusqu’aux plus hautes instances internationales et ne cessera au long de sa trop courte vie de défendre les opprimés et porter secours aux victimes des hommes et des éléments. Catherine Bardon retrace la vie de cette femme exceptionnelle avec une biographie romancée pour relater le sort des habitants de ces deux pays mitoyens balancés entre le pouvoir dictatorial des hommes et le déchaînement des éléments. Le résultat est efficace, brillant, méritoire. Face aux sempiternelles indignations à géométrie variable et émotions éphémères – catalysées par les écrans et la virtualité des échanges – un bon roman sans aucune date de péremption est peut-être le dernier rempart pour s’informer et ouvrir les yeux sur le monde.La littérature est une évasion. Certes. Elle est aussi une école perpétuelle, celle où apprend à toute âge, en tout lieu et en toute heure, ce qui a fait, fait et peut-être fera notre monde. Avant nous et après nous. Ce nouveau roman de Catherine Bardon – souvenez-vous de la saga des Déracinés – nous entraîne à nouveau sur l’île d’Hispaniola, là où se situe une histoire commune mais ô combien conflictuelle entre Haïti et la République Dominicaine. C'est celle d’une femme, trop méconnue et emportée bien trop tôt par la grande faucheuse : Sonia Pierre. Une femme née en République Dominicaine de parents Haïtiens ayant émigré sur l’île voisine pensant y trouver un refuge économique. Hélas, comme des milliers de leurs compatriotes, un enfer les accueille après les promesses d’un travail bien rémunéré comme coupeurs de canne à sucre. Des adultes, des enfants, avec comme épée de Damoclès, le risque de se retrouver apatride dans leur misère incommensurable. Très tôt, la petite Sonia surprend par son dynamisme et son esprit éveillé. Si elle partage avec son amie Kerline jeux et espiègleries malgré la désolation ambiante, Sonia semble vouloir apprendre. Grâce au père Anselme, elle va suivre une éducation de...
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  • hcdahlem 13/02/2024
    Sonia Pierre, une vie de combats Dans son nouveau roman, Catherine Bardon met en scène une femme au destin exceptionnel. Sonia Pierre aura lutté toute sa vie pour les Haïtiens qui ont émigré en République Dominicaine et qui étaient réduits à l’esclavage, ou presque. Un combat qui est aussi un magnifique portrait de femme libre. Une fois de plus Catherine Bardon réussit à nous entraîner vers cette République Dominicaine, où elle séjourne une partie de l'année, avec un formidable roman. C'est à Lechería, au cœur d'un bidonville où logent les travailleurs immigrés haïtiens que nait Sonia. Ses parents ont traversé l'île en 1950 dans l'espoir de pouvoir échapper à la misère régnant dans leur pays natal, mais ils ont très vite dû déchanter. Même en travaillant sans relâche, Maria Carmen et André ne pourront économiser de quoi rentrer chez eux, où les attend pourtant un fils, confié à sa grand-mère. Le temps va passer, et malgré leur vie de galériens, la famille va s'agrandir. Maria Carmen va mettre au monde un, puis deux, puis trois garçons. Des enfants qui pourront à leur tour vendre leur force de travail quand ils seront plus grands. Le 4 juin 1963 naît une fille, Sonia. Très vite, elle va faire preuve de caractère et montrer des dispositions qui impressionnent le père Anselme, un prêtre canadien qui entend offrir les meilleures chances à cette élève aussi appliquée que douée. Il va réussir à convaincre ses parents à la laisser étudier et à l'envoyer dans une "vraie" école. «Elle avait onze ans et n'avait pas imaginé que son existence pouvait se fracturer comme ça. L'école et le batey. Une vie coupée en deux. Deux vies. Deux univers qui coexistaient à quelques kilomètres l’un de l’autre, sans se rencontrer. Deux populations, deux langues, deux mondes, celui des nantis et celui de ceux qui ne comptent pas. Et elle, un funambule en équilibre sur la frontière qui les séparait.» Avant qu'il ne soit emporté par la dengue, son mentor lui fait promettre de suivre ses rêves et de ne jamais renoncer. Mes ses aspirations auraient pu être étouffées dans l'œuf puisqu'elle choisit d'aider les travailleurs dans leurs revendications, en menant la contestation et en traduisant les revendications en espagnol. Cette manifestation la conduira en prison. Cependant, grâce à son jeune âge, elle sera relâchée, forte d'une nouvelle conviction. Désormais elle défendra les opprimés. Au bénéfice d'une bourse, elle pourra étudier le droit à La Havane. C'est sous le ciel cubain qu'elle va imaginer l'association qui va lui permettre de concrétiser son combat. À son retour en Dominique, elle déposera les statuts de la MUDHA, «Movimiento de Mujeres Dominico-Haitianas», le mouvement des femmes dominico-haïtiennes. Ce sont tous les combats menés par cette femme tenace que raconte Catherine Bardon avec la plume qui avait déjà ravi les milliers de lecteurs de la saga des Déracinés. Faisant suite à La Fille de l’ogre, la romancière s’attache désormais à raconter les destins exceptionnels de femmes de cette République Dominicaine qu’elle aime tant. Ici aussi, elle s’appuie sur une solide documentation, sur un réseau d’informateurs constitué au fil des ans et sur la visite des lieux où s’est déroulée l’histoire, lui permettant d’ajouter les couleurs et les odeurs à son récit. À la touche féministe, il faut ici ajouter le combat pour le droit à la dignité des immigrés. Au moment où elle promulguée la «loi immigration», Catherine Bardon nous rappelle qu’un homme en vaut un autre, qu’il a droit à la considération et au même traitement que ceux qui abattent le même travail que lui. Un plaidoyer pour davantage d’humanité qui réchauffe le cœur. NB. Tout d'abord, un grand merci pour m'avoir lu jusqu’ici! Sur mon blog vous pourrez, outre cette chronique, découvrir les premières pages du livre. Vous découvrirez aussi mon «Grand Guide de la rentrée littéraire 2024». Enfin, en vous y abonnant, vous serez informé de la parution de toutes mes chroniques. Sonia Pierre, une vie de combats Dans son nouveau roman, Catherine Bardon met en scène une femme au destin exceptionnel. Sonia Pierre aura lutté toute sa vie pour les Haïtiens qui ont émigré en République Dominicaine et qui étaient réduits à l’esclavage, ou presque. Un combat qui est aussi un magnifique portrait de femme libre. Une fois de plus Catherine Bardon réussit à nous entraîner vers cette République Dominicaine, où elle séjourne une partie de l'année, avec un formidable roman. C'est à Lechería, au cœur d'un bidonville où logent les travailleurs immigrés haïtiens que nait Sonia. Ses parents ont traversé l'île en 1950 dans l'espoir de pouvoir échapper à la misère régnant dans leur pays natal, mais ils ont très vite dû déchanter. Même en travaillant sans relâche, Maria Carmen et André ne pourront économiser de quoi rentrer chez eux, où les attend pourtant un fils, confié à sa grand-mère. Le temps va passer, et malgré leur vie de galériens, la famille va s'agrandir. Maria Carmen va mettre au monde un, puis deux, puis trois garçons. Des enfants qui pourront à leur tour vendre leur force de travail quand ils seront plus grands. Le 4 juin 1963 naît une fille, Sonia. Très vite,...
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  • 974JerLab34 11/02/2024
    Merci à Marie-Laure alias Kirzy, précieuse aiguilleuse du ciel littéraire qui m’a guidé vers ce livre. Elle, ainsi que d’autres vigilants babéliotes, veillent à ce que, parmi les astres qui attirent facilement le regard, notre attention soit attirée vers des météores plus petits et pourtant brillants. Sonia Pierre fut une étoile. Une étoile éloignée de notre galaxie occidentale mais qui irradie le ciel caribéen. Il en est des humains comme des corps célestes, leur lumière agit encore même après leur mort, dans les souvenirs intimes ou dans la conscience des peuples. Sonia Pierre consacra sa courte vie, au prix de sa santé, à défendre les droits des travailleurs migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine. La crise migratoire que nous connaissons actuellement est le plus souvent résumée à une opposition Nord/Sud. Or, dans d’autres régions du globe, des très pauvres vont chez des moins pauvres. Mais, pauvres quand même ! Quand le gâteau à se partager n’est pas très important, la solidarité entre damnés de la terre n’est pas toujours de mise et le malheur qui frappe cette communauté haïtienne depuis des décennies est révoltant. Si l’on ajoute le poids de l’histoire compliquée d’Hispaniola, il n’est pas difficile d’imaginer le drame que représente ce destin de « déracinés ». Catherine Bardon a eu la judicieuse et salutaire idée de narrer le parcours de cette « Fanm vanyan » sous la forme d’un roman même si, parfois, elle cède à un style trop documentaire, sans doute effrayée à l’idée de trahir la mémoire de cette héroïne. Cette maladresse vénielle est pardonnée car l’essentiel est magnifiquement préservé : porter à la connaissance d’un large public le combat de cette femme épatante et ainsi perpétuer son action. Catherine Bardon imagine des personnages secondaires romanesques, mais en fine observatrice de cette île plurielle, Kerline ou le père Anselme paraissent plus vrais que nature. « Anticlérical fanatique, gros mangeur d’ecclésiastiques », j’ai pu également rencontrer certains hommes ou femmes d’église qui s’engageaient auprès des populations pauvres de cette Haïti chérie. En découvrant la prose sensible et honnête de Catherine Bardon, je songeais à ces petites sœurs du Limbé, dévouées à la cause des orphelins, aux volontaires catholiques de Corridon qui réparaient les pompes indispensables à l’agriculture, et à tant d’autres… « Que l’un fut de la chapelle et l’autre s’y dérobât » n’a que peu d’importance au regard de ces engagements louables. Catherine Bardon, en évoquant cette grande dame, entretient une flamme humaniste qui est autrement plus précieuse que son homologue olympique.Merci à Marie-Laure alias Kirzy, précieuse aiguilleuse du ciel littéraire qui m’a guidé vers ce livre. Elle, ainsi que d’autres vigilants babéliotes, veillent à ce que, parmi les astres qui attirent facilement le regard, notre attention soit attirée vers des météores plus petits et pourtant brillants. Sonia Pierre fut une étoile. Une étoile éloignée de notre galaxie occidentale mais qui irradie le ciel caribéen. Il en est des humains comme des corps célestes, leur lumière agit encore même après leur mort, dans les souvenirs intimes ou dans la conscience des peuples. Sonia Pierre consacra sa courte vie, au prix de sa santé, à défendre les droits des travailleurs migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine. La crise migratoire que nous connaissons actuellement est le plus souvent résumée à une opposition Nord/Sud. Or, dans d’autres régions du globe, des très pauvres vont chez des moins pauvres. Mais, pauvres quand même ! Quand le gâteau à se partager n’est pas très important, la solidarité entre damnés de la terre n’est pas toujours de mise et le malheur qui frappe cette communauté haïtienne depuis des décennies est révoltant. Si l’on ajoute le poids de l’histoire compliquée d’Hispaniola, il n’est pas difficile d’imaginer...
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  • quandleslivresnousparlent 10/02/2024
    Une fann vanyan, dans la culture haïtienne, est une femme courageuse, libre, indépendante, forte et combattante. Sonia Pierre est une fann vanyan. Figure emblématique de la lutte pour la reconnaissance des droits des Dominicains d’origine haïtienne, cette avocate a combattu toute sa vie. Catherine Bardon nous conte l’histoire de cette femme au parcours remarquable dans l’Histoire des années 60 à nos jours, des conflits entre la République Dominicaine et Haïti. Enfant, née sur le sol dominicain, de parents d’origine haïtienne, Sonia grandit à Lecheria, dans un batey, un campement aux maisons précaires, regroupant les familles travaillant dans les plantations de canne à sucre. Elle vit dans une grande pauvreté au milieu des familles toujours trop nombreuses, des corps vieillis prématurément par les douze heures quotidiennes de labeur, de la pâleur des soupes. Elle grandit dans l’insouciance de l’enfant grâce aux jeux inventés, aux jouets fabriqués à partir de rien et à sa meilleure amie, Kerline. Elève studieuse sur les bancs improvisés d’une classe gérée par un missionnaire, elle dévore les livres qu’il lui offre. Assise dans le fond de cette classe en plein air car dépassant tous les autres enfants, elle retient chaque leçon et apprend très vite l’espagnol. Elle sera ainsi une des premières enfants d’un batey à poursuivre ses études en ville. Combattante et habituée à l’injustice de son pays, elle organise à seulement 13 ans une grève dans la plantation pour faire reconnaître les droits de ses proches. Elle obtiendra une augmentation de salaire pour ces hommes. Devenue avocate en droit humain, Sonia continue de se battre et forme son association, le MUDHA pour poursuivre son combat dans la reconnaissance des droits humains, la dénonciation des violations des droits fondamentaux des Haïtiens et des Dominicains d’ascendance haïtienne et la lutte contre la précarité notamment des femmes. Elle recevra de nombreux prix pour son engagement et le placera toute sa vie au-dessous de tout, et surtout de sa santé. Le portrait d’une femme exceptionnelle dans un contexte toujours actuel, du statut des travailleurs migrants en République Dominicaine. Les archives, témoignages, se mêlent à des personnages fictifs pour un roman engagé. Le parcours d’une femme forte qui s’est battue jusqu’au bout et au péril de sa santé pour défendre son peuple et surtout les femmes. La narration choisie par l’auteure rend hommage au caractère discret de son héroïne. On sent l’admiration de l’auteure pour Sonia Pierre et grâce à ses nombreuses recherches, elle nous transmet sa passion et ses connaissances sur cette combattante au grand cœur. A travers ces pages, c’est la rencontre avec une militante peu connue alors qu’elle a grandement œuvré, c’est montré l’autre côté des complexes hôteliers et des plages de Punta Cana, c’est remettre cette femme engagée, à sa juste place, sur le devant de la scène. Une fann vanyan, dans la culture haïtienne, est une femme courageuse, libre, indépendante, forte et combattante. Sonia Pierre est une fann vanyan. Figure emblématique de la lutte pour la reconnaissance des droits des Dominicains d’origine haïtienne, cette avocate a combattu toute sa vie. Catherine Bardon nous conte l’histoire de cette femme au parcours remarquable dans l’Histoire des années 60 à nos jours, des conflits entre la République Dominicaine et Haïti. Enfant, née sur le sol dominicain, de parents d’origine haïtienne, Sonia grandit à Lecheria, dans un batey, un campement aux maisons précaires, regroupant les familles travaillant dans les plantations de canne à sucre. Elle vit dans une grande pauvreté au milieu des familles toujours trop nombreuses, des corps vieillis prématurément par les douze heures quotidiennes de labeur, de la pâleur des soupes. Elle grandit dans l’insouciance de l’enfant grâce aux jeux inventés, aux jouets fabriqués à partir de rien et à sa meilleure amie, Kerline. Elève studieuse sur les bancs improvisés d’une classe gérée par un missionnaire, elle dévore les livres qu’il lui offre. Assise dans le fond de cette classe en plein air car dépassant tous les autres enfants, elle retient chaque leçon et apprend très vite l’espagnol. Elle...
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