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            Par Gründ, publié le 11/04/2019
            7 grands films du 7ème art à partir de 7 ans

            Avec le changement de siècle, le cinéma est devenu un art ancien. Chaque décennie qui passe ajoute des centaines, des milliers de nouveaux films à son histoire. Comment faire le tri parmi toutes les œuvres aujourd’hui disponibles en quelques clics ? Comment aider les enfants à former leur goût et à identifier les images qui vont vraiment les enrichir ? Comment les initier à la cinéphilie ? C’est le défi que se sont lancés Lydia et Nicolas Boukhrief.

            Dans 100 Grands films pour les petits, ils livrent une sélection d’œuvres cinématographiques choisies parmi toutes les décennies, tous les genres et toutes les nationalités pour ouvrir les enfants à des mondes divers et variés. Ils sont classés par ordre chronologique et un index les répertorie par tranche d’âge.

            En voici 7 à regarder à partir de 7 ans. 

            King Kong, de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack

            1933 - Etats-Unis – Fantastique – Noir et blanc – 100 minutes

            Une jeune femme au chômage est engagée par un cinéaste aventurier pour interpréter le premier rôle de son prochain film. Elle embarque avec son équipe sur un navire en direction de la mystérieuse île Skull Island…

            Contrairement à la plupart des monstres légendaires, King Kong n’est pas né dans un livre mais devant une caméra. C’est Willis O’Brien, responsable des effets spéciaux sur le film, qui lui a donné vie, à une période où les scénaristes et cinéastes jouissaient d’une grande liberté d’expression. Plus de 80 ans après sa fabrication, King Kong est toujours aussi puissant auprès des enfants. Mais c’est son émotion qui les saisit dans les dernières séquences. Comme nombre des classiques du cinéma fantastique, King Kong se situe du côté de son monstre, partageant sa souffrance et sa solitude. Première des « screaming queens » du cinéma, même la belle Fay Wray qui avait tant hurlé devant la bête ressent à la toute fin combien sa destinée est tragique, terminant son incroyable aventure sur une note déchirante.

            Le roi Kong. Ou comment, avec un même film, faire ressentir aux enfants les notions d’épouvante… et d’empathie.

             

            Les Trois Mousquetaires, de George Sidney

            1948 – Etats-Unis – Film de cape et d’épée – Couleurs – 125 minutes

            A peine arrivé à Paris pour devenir mousquetaire, un jeune et fringant Gascon nommé d’Artagnan provoque en duel les trois meilleurs bretteurs de la capitale, Athos, Porthos et Aramis…

            Gene Kelly y interprète d’Artagnan et sa formation de danseur apporte au personnage une agilité et une rapidité époustouflantes. Amoureux fou de ce rôle, Kelly a effectué lui-même toutes ses cascades.  Au-delà de cette performance, le film représente pour beaucoup la meilleure illustration sur grand écran du roman d’Alexandre Dumas. La seconde moitié bascule dans le drame et lui procure une tonalité plus sombre. Suffisamment triste pour toucher profondément les jeunes spectateurs… mais selon les canons hollywoodiens où toute émotion intense, quelle qu’elle soit, se doit de rester enivrante. Surtout dans un film à grand spectacle.

             

            Chantons sous la pluie, de Stanley Donen

            1952 – Etats-Unis – Comédie musicale – Couleurs – 103 minutes

            Don Lockwood et Lina Lamont forment un couple très populaire du cinéma muet, mais ils se détestent dans la vie. L’arrivée du parlant les amène à tourner leur premier film sonore, ce qui n’ira pas sans quelques problèmes…

            Un des plus beaux films du monde, classé comme tel dans toutes les listes, officielles ou non, qu’aiment à établir les cinéphiles. Une comédie musicale qui parvient à séduire les plus réfractaires au genre. La plupart des enfants sont enthousiasmés, et même ébahis, par Chantons sous la pluie. Il faut voir leur visage lorsqu’ils découvrent la plus célèbre séquence du film où Gene Kelly se permet de chanter et danser en faisant ce qui leur est absolument interdit : sauter dans les flaques d’eau et laisser la pluie tremper ses habits. Ce moment d’allégresse communicative suffit à leur faire prendre conscience que, oui, le cinéma est le monde de tous les possibles.

             

            La Grande Vadrouille, de Gérard Oury

            1966 – France – Comédie – Couleurs – 132 minutes

            En 1942, pendant l’occupation allemande, un chef d’orchestre irascible doit faire équipe avec un brave peintre en bâtiment pour tenter de faire passer des pilotes anglais en zone libre…

            Faut-il montrer aux enfants un film qui se déroule en France durant la Seconde Guerre mondiale en atténuant très largement ce que fut l’occupation nazie et occulte totalement la persécution des Juifs et la réalité de la collaboration ? Où à l’inverse, leur montrer une farce dans laquelle ils découvriront très probablement l’existence des nazis à travers une histoire où ces derniers sont ridiculisés en permanence ? Gérard Oury répond à cette question avec La Grande Vadrouille, archétype du buddy movie à la française, mettant à la colle deux caractères totalement opposés interprétés par Bourvil et de Funès. La Grande Vadrouille contribuera même à la réconciliation franco-allemande puisqu’il cartonna également de l’autre côté du Rhin. Le public allemand préférait donc lui aussi être ridiculisé que ramené en permanence aux horreurs du passé.

             

            Mon nom est Personne, de Tonino Valerii

            1973 – Italie/France/Allemagne – Western – Couleurs – 117 minutes

            Un héros légendaire de l’Ouest veut venger la mort de son frère avant de quitter les Etats-Unis et rejoindre l’Europe. Il croise sur sa route un étrange jeune homme, fan de ses exploits, qui dit s’appeler… « Personne ».

            Tonio Valerii est entouré pour ce film d’une équipe exceptionnelle. Henry Fonda est plus tranchant et hiératique encore que dans Il était une fois dans l’Ouest et l’éternel adolescent Terence Hill trouve ici son meilleur rôle avec un personnage de cow-boy surdoué et immature dont les enfants raffolent. Derrière la caméra, les chefs opérateurs ou monteur de Visconti, Pasolini…et Leone. Ennio Morricone signe ici l’une de ses musiques les plus célèbres et enthousiasmantes. A la fois mélancolique et débordant d’énergie, Mon nom est Personne est un film qui fait grandir les petits et rajeunir les grands.

             

            Kié la petite peste, d’Isao Takahata

            1981 – Japon – Animation – Couleurs – 105 minutes

            Dans un quartier pauvre d’Osaka, une petite fille au fort tempérament partage sa vie entre son école et le restaurant de son père, un bagarreur invétéré…

            La réputation d’Isao Takahata a su dépasser le cadre des simples spécialistes du genre pour toucher un plus large public. Adapté d’un roman dont il respecte le trait simple et un peu épais, Kié la petite peste est une chronique très intimiste qui réussit à nous faire beaucoup rire en suivant la vie d’une poignée de personnages dans un quartier très pauvre d’Osaka : une petite fille au caractère très affirmé, son père immature et bagarreur, sa mère un peu paumée, un yakuza idiot et sentimental et trois chats caractériels experts en karaté ! En arrivant à rendre drôles les péripéties de ces personnages ultra populaires, le film a parfois des parentés inattendues avec le meilleur de la comédie italienne. Il est idéal pour aborder l’œuvre de Takahata avec les enfants. Et leur prouver que, oui, une petite fille peut aussi bien se défendre qu’un garçon !

             

            La petite vendeuse de soleil, de Djibril Diop Mambety

            1999 – Sénégal/France/Suisse – Chronique – Couleurs – 45 minutes

            « Ce que les garçons font, les filles aussi peuvent le faire ». Dans les rues de Dakar, une petite fille décide, contre tous les usages, de devenir vendeuse de journaux à la criée…

            « Pour faire un film, il faut voir la lumière, et pour voir la lumière, il faut fermer les yeux », disait le cinéaste Djibril Diop Mambety, se posant avant tout en poète. Il nous promène dans les quartiers populaires de Dakar dont il nous fait saisir la réalité, sans jamais se montrer misérabiliste. Il ne s’agit pas ici de s’apitoyer sur le sort des enfants des rues mais de louer leur dignité. Djibril Diop Mambety mélange sans complexe différents genres, documentaire, comédie, chronique impressionniste, drame et même comédie musicale avec une très belle séquence de ballet de petites filles des rues dansant au son d’un ghetto-blaster… Quarante-cinq minutes de pur cinéma, lumineuses et bourrées d’énergie, touchant les enfants qui y sont sensibles plus encore que les adultes.

             

            Retrouvez 93 autres chefs-d’œuvre du cinéma pour initier vos enfants au 7ème art dès le plus jeune âge dans 100 Grands films pour les petits, aux éditions Gründ.

            Gründ