RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            Les Déracinés

            Les Escales
            EAN : 9782365693936
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Les Déracinés

            Collection : Domaine français
            Date de parution : 03/05/2018
            Une fresque formidable. Une grande histoire d'amour.
            La création, durant la guerre, d'un kibboutz en République dominicaine...
            Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur idylle. Au bout de quelques années, ils n’auront plus le choix ; les voilà condamnés à l’exil. Commence alors une longue errance de pays en pays,... Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur idylle. Au bout de quelques années, ils n’auront plus le choix ; les voilà condamnés à l’exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d’illusions en désillusions. Jusqu’à ce qu’on leur fasse une proposition inattendue : fonder une colonie en République dominicaine. En effet, le dictateur local a offert cent mille visas à des Juifs venus du Reich.
            Là, au milieu de la jungle brûlante, tout est à construire : leur ville, leur vie.

            Fondée sur des faits réels, cette fresque au souffle admirable révèle un pan méconnu de notre histoire. Elle dépeint le sort des êtres pris dans les turbulences du temps, la perte des rêves de jeunesse, la douleur de l’exil et la quête des racines.

            « Incontournable. Un grand roman, absolument extraordinaire. » – Gérard Collard - Le Magazine de la santé
            « Avec des personnages attachants, un univers dépaysant et une forte tension romanesque, Catherine Bardon signe une saga passionnante qui ravive un pan peu connu de l'Histoire. » – Version Femina
            « Fresque historique haletante. » – Lire
            « Un récit dense et captivant.» - Le Huffington Post
            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782365693936
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Les Escales
            14.99 €
            Acheter

            Ils en parlent

            « Incontournable. Un grand roman, absolument extraordinaire. »
            Gérard Collard / Le Magazine de la santé

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Verdure35 Posté le 23 Février 2019
              C'est un premier roman, et c'est une réussite. Catherine Bardon a vécu et aime la République Dominicaine, et cela irradie dans tout ce texte de 600 pages que l'on aimerait lire d'une traite(ce n'est pas peu dire!) Le roman commence à Vienne en 1921 et se termine en République Dominicaine en 1961; A Vienne , Almah,jeune fille de bonne famille tombe amoureuse de Wilhelm, ils sont juifs et ils vivent l'émergence du nazisme, ils sont jeunes et vont quitter le pays en y laissant ,non sans douleur, leur famille. Commence l'itinérance, le désordre, le refus des USA de les laisser entrer, ils connaissent les camps de réfugiés aux portes de NY, et sont emmenés d'office en 1940 à La Dominique encore sous influence d'un dictateur, Trujillo. Mais un but avec leurs compagnons d'exil leur est donné, il s'agit de créer un kibboutz, la vie est très dure, l'espoir et le courage ne manquent pas. Les amoureux, en charge de famille maintenant le sont toujours,(avec quelques soubresauts tout de même) ils s'acclimatent au pays même si Willhem a quelques doutes quant à cette communauté ; il a l'impression quils servent de cobaye;l 'Etat d'Israel sera crée en1948. Ensuite c'est le déchirement, quitter... C'est un premier roman, et c'est une réussite. Catherine Bardon a vécu et aime la République Dominicaine, et cela irradie dans tout ce texte de 600 pages que l'on aimerait lire d'une traite(ce n'est pas peu dire!) Le roman commence à Vienne en 1921 et se termine en République Dominicaine en 1961; A Vienne , Almah,jeune fille de bonne famille tombe amoureuse de Wilhelm, ils sont juifs et ils vivent l'émergence du nazisme, ils sont jeunes et vont quitter le pays en y laissant ,non sans douleur, leur famille. Commence l'itinérance, le désordre, le refus des USA de les laisser entrer, ils connaissent les camps de réfugiés aux portes de NY, et sont emmenés d'office en 1940 à La Dominique encore sous influence d'un dictateur, Trujillo. Mais un but avec leurs compagnons d'exil leur est donné, il s'agit de créer un kibboutz, la vie est très dure, l'espoir et le courage ne manquent pas. Les amoureux, en charge de famille maintenant le sont toujours,(avec quelques soubresauts tout de même) ils s'acclimatent au pays même si Willhem a quelques doutes quant à cette communauté ; il a l'impression quils servent de cobaye;l 'Etat d'Israel sera crée en1948. Ensuite c'est le déchirement, quitter cette terre, cette vie, crées de toute pièce, ou rejoindre le nouvel Etat, le leur? Le roman est bâti sur un ordre chronologique, ce qui facilite la lecture documentée sur l'histoire; mais c'est avant tout un magnifique roman , d'aventures , d'amour, d'amitiés. Un vrai beau roman.
              Lire la suite
              En lire moins
            • SebastienFritsch Posté le 20 Février 2019
              Roman historique, roman d'aventures et roman d'amour : ce livre de Catherine Bardon est tout cela à la fois. Mais ces trois appellations, même associées, disent bien peu de la force qu'il porte en lui. Car s'il est question d'Histoire, c'est d'une période des plus sombres de l'Humanité dont il s'agit. Le décor initial est l'Autriche des années 1930 : montée du nazisme, début des persécutions contre les Juifs, humiliations, exclusions, privations, spoliations, destructions, meurtres gratuits, arrestations, déportations... et, pour les rares "chanceux" qui ont pu trouver à cet enfer une porte de sortie, l'exil. Ce fut le cas, notamment, des quelques milliers de Juifs allemands et autrichiens qui purent "bénéficier" de la "générosité" de Rafael Trujillo, dictateur psychopathe et sanguinaire, désireux surtout de "blanchir" la population du pays qu'il tenait sous sa coupe, la République Dominicaine. Il avait fait massacrer quelques années plus tôt 35000 Haïtiens (travailleurs agricoles (comprendre "esclaves") bien utiles, mais trop noirs à son goût) ; faire venir une poignée d'européens à la peau pale était une méthode un peu moins radicale (mais sans doute plus acceptable pour ses amis américains) de parvenir à faire évoluer la pigmentation des Dominicains. (Il est d'ailleurs à noter que Trujillo,... Roman historique, roman d'aventures et roman d'amour : ce livre de Catherine Bardon est tout cela à la fois. Mais ces trois appellations, même associées, disent bien peu de la force qu'il porte en lui. Car s'il est question d'Histoire, c'est d'une période des plus sombres de l'Humanité dont il s'agit. Le décor initial est l'Autriche des années 1930 : montée du nazisme, début des persécutions contre les Juifs, humiliations, exclusions, privations, spoliations, destructions, meurtres gratuits, arrestations, déportations... et, pour les rares "chanceux" qui ont pu trouver à cet enfer une porte de sortie, l'exil. Ce fut le cas, notamment, des quelques milliers de Juifs allemands et autrichiens qui purent "bénéficier" de la "générosité" de Rafael Trujillo, dictateur psychopathe et sanguinaire, désireux surtout de "blanchir" la population du pays qu'il tenait sous sa coupe, la République Dominicaine. Il avait fait massacrer quelques années plus tôt 35000 Haïtiens (travailleurs agricoles (comprendre "esclaves") bien utiles, mais trop noirs à son goût) ; faire venir une poignée d'européens à la peau pale était une méthode un peu moins radicale (mais sans doute plus acceptable pour ses amis américains) de parvenir à faire évoluer la pigmentation des Dominicains. (Il est d'ailleurs à noter que Trujillo, métis lui-même, se tartinait du fond de teint blanc pour effacer ses origines... Mais pour en savoir plus, lisez l'excellent livre de Mario Vargas Llosa, La Fête au Bouc, que j'avais adoré également). Ensuite, décrire Les Déracinés comme un roman d'aventure est assez juste, mais il ne faut pas y voir que l'enthousiasme de la conquête, la fierté de faire sortir de terre logements et plantations, le bonheur de la vie au grand air sous le soleil permanent (mis à part quelques ouragans). Oui, les "Déracinés" arrivés à Sosúa, sur la côte nord d'Hispaniola au début des années 40 ont connu tout cela. Mais ce fut après avoir vécu des années d'inquiétude puis de terreur sur leur terre natale, suivies de très longs mois d'errance, de camps de réfugiés en trains bondés, de passages de frontières angoissants en traversée maritime interminables. Enfin, dernière composante de ce roman : l'histoire d'amour. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont passionnés. Voilà comment ça commence souvent et voilà comment ça commence dans Les Déracinés. Mais en plus d'être beaux, jeunes et passionnés, Almah et Wilhelm sont juifs en Autriche dans la seconde moitié des années 30. Et ils vont traverser ces pages sombres, avancer en âge, partager épreuves et joies ; et donner à l'amour des significations autrement plus puissantes que celles qui nous montent à la tête lorsqu'on est beaux, jeunes et passionnés Attiré par le thème central de ce roman (dont je n'avais jamais entendu parlé mais qui me fut si bien présenté par l'auteur elle-même lors d'un salon du livre où nous nous étions rencontrés), j'ai été rapidement séduit par l'écriture, élégante, évocatrice, parsemée de comparaisons judicieuses et originales et régulièrement teintée d'humour (comme pour disséminer fugacement un peu de lumière au milieu des ombres). En somme, une plume très éloigné des platitudes stéréotypées si fréquentes dans les romans actuels. Par ailleurs, Catherine Bardon nous expose ce pan d'Histoire de manière vivante (et donc émouvante, voire éprouvante par moment), avec un vrai talent de conteuse. Pas de didactisme, ni pour le côté historique, ni pour le côté géographique : des faits, des lieux, très bien décrits et mis en scène au fil des évènements que vivent ses personnages. Des personnages auxquels, je dois bien l'avouer, je me suis fortement attaché. En partageant les épreuves, les doutes, les questions, les angoisses, les sursauts de courage et les accès de faiblesse d'Almah et Wilhelm, de leurs proches, de leurs amis, on les sent devenir nos sœurs, nos frères. Grâce à cette immersion que nous offre Catherine Bardon, on devient un Juif de Sosúa dans les années 40, archétype de ces "déracinés" de toute couleur, religion, origine, que le monde a porté, porte et portera (c'est à craindre) encore longtemps.
              Lire la suite
              En lire moins
            • AMR Posté le 19 Février 2019
              Ma dix-septième lecture de cette session Rentrée littéraire 2018 des 68 premières Fois, Les Déracinés de Catherine Bardon. Ce roman historique, véritable pavé, correspond tout à fait à une thématique qui m’est chère : des évènements historiques vues à travers les points de vue individuels, familiaux de personnages anonymes pris dans la tourmente de l’Histoire avec un grand H ; j’aime ce rapport alchimique entre la sphère publique et la sphère intime. Le volet géopolitique et économique est également très intéressant même s’il ne m’est apparu qu’aux deux tiers du livre lorsque sont mentionnés les noms de grandes entreprises à juste titre très controversées aujourd’hui. Dans Les Déracinés, tout commence par une belle romance entre deux jeunes gens de milieux différents qui sauront braver les difficultés pour se marier et fonder une famille ; il y est question de rêves et d’idéaux, mais voilà, ils sont issus de familles juives, vivent en Autriche juste avant la deuxième guerre mondiale… Ils partent donc participer à la fondation d’un kibboutz dans les Caraïbes, en République dominicaine. Ce roman est l’histoire de quelques « Juifs déracinés génération après génération, n’ayant pu faire souche dans aucun des pays qu’ils traversaient », l’histoire d’un couple à la... Ma dix-septième lecture de cette session Rentrée littéraire 2018 des 68 premières Fois, Les Déracinés de Catherine Bardon. Ce roman historique, véritable pavé, correspond tout à fait à une thématique qui m’est chère : des évènements historiques vues à travers les points de vue individuels, familiaux de personnages anonymes pris dans la tourmente de l’Histoire avec un grand H ; j’aime ce rapport alchimique entre la sphère publique et la sphère intime. Le volet géopolitique et économique est également très intéressant même s’il ne m’est apparu qu’aux deux tiers du livre lorsque sont mentionnés les noms de grandes entreprises à juste titre très controversées aujourd’hui. Dans Les Déracinés, tout commence par une belle romance entre deux jeunes gens de milieux différents qui sauront braver les difficultés pour se marier et fonder une famille ; il y est question de rêves et d’idéaux, mais voilà, ils sont issus de familles juives, vivent en Autriche juste avant la deuxième guerre mondiale… Ils partent donc participer à la fondation d’un kibboutz dans les Caraïbes, en République dominicaine. Ce roman est l’histoire de quelques « Juifs déracinés génération après génération, n’ayant pu faire souche dans aucun des pays qu’ils traversaient », l’histoire d’un couple à la recherche d’un endroit où enfin s’enraciner… Ce roman est une véritable fresque historique et familiale sur pratiquement trois générations, de 1921 à 1961 ; en effet, les parents des héros sont assez présents au début du récit jusqu’au départ de jeune couple et de leur petit garçon vers un ailleurs plein de promesses, dans un interminable voyage vers la liberté. Puis, à la fin, nous laissons leurs petits-enfants écrire l’histoire à venir. Catherine Bardon a su équilibrer et varier la narration de ce long roman ; les chapitres sont courts, les évènements s’enchainent sans temps morts, à un bon rythme qui alterne péripéties, études psychologiques des personnages et réflexion sur l’Histoire en marche. Le lecteur est emporté à la suite des héros dont il veut connaître et accompagner le destin. L’écriture est d’abord à la première personne et le reste, la plupart du temps ; c’est le jeune chef de famille qui s’exprime et, lorsque le temps traine en longueur, ce sont les carnets qu’il a tenu qui se substituent à son récit, sorte de résumés réduits aux grandes lignes de longues périodes, certes pénibles ou pas forcément inintéressantes, mais sans faits marquants. Pour ce narrateur intra-diégétique, l’écriture est aussi « un moment d’intimité, un bon dérivatif au travail physique éreintant et à la vie en communauté ». Pour le lecteur, c’est un JE à deux voies, à deux niveaux qui s’entrecroisent et se complètent. Puis, un narrateur omniscient prend brièvement le relais quand le parcours des héros principaux est noyé dans une aventure collective et se confond avec une forme d’errance presque abstraite tant elle est surréaliste ; c’est aussi le cas quand il s’agit de prendre un peu de distance pour montrer la vision du couple, lors de moments particuliers ou privilégiés... Comme pour tout vrai roman historique, je salue l’important travail de recherche et de documentation menée par l’auteure et la remercie de la richesse des notes de bas de pages, pour la chronologie historique à la fin du volume et pour les sources citées. Ce livre a une réelle portée didactique ; il s’appuie sur des évènements réels et s’échelonne tout au long de véritables jalons historiques. Naturellement, l’univers référentiel de Catherine Bardon situe son propos : Kant, Simone Weil, Stephan Zweig sont les auteurs cités en épigraphe des parties du livre que je connais le mieux… Elle évoque aussi, entre autres, Nietzsche, Dante, Schopenhauer, Montaigne ou encore Alfred de Musset... Cependant c’est bien l’ombre de Stephan Zweig qui plane sur le récit, qui l’auréole du début à la fin même au-delà de son suicide en février 1942 car il n’est jamais facile de recommencer sa vie de fond en combles. J’ai été particulièrement sensible à la thématique des lieux ; dans la première partie, la ville de Vienne est un personnage à part entière, impériale ; plus tard, cette ville et l’Autriche toute entière deviendront un paradis perdu, un symbole nostalgique de l’exil et du déracinement. Ce sont les mots empruntés par Catherine Bardon à Stephan Zweig qui la définisse sans doute le mieux : « à l’instant où le train passait la frontière, je savais comme Loth, le patriarche de la Bible, que derrière moi tout était cendre et poussière, un passé pétrifié en sel amer ». Puis, c’est un camp de réfugiés à la frontière suisse où l’attente et le désœuvrement dans des conditions de vie spartiates rythment le quotidien… De même, les bateaux sur lesquels s’effectuent les traversées deviennent des décors de huis-clos où s’exacerbent les espoirs et les désillusions. Enfin, Sosúa porte en filigrane le choix par défaut d’une communauté juive dans son ensemble mais hétéroclite dans ses individualités. C’est aussi un huis-clos « drolatique avec ses personnages hauts en couleur ». La vocation d’un kibboutz est avant tout agricole et là se retrouvent d’« indécrottables citadins », des professeurs, des médecins, des musiciens, des commerçants… plutôt démunis face à la chaleur, aux insectes, aux travaux manuels et artisanaux et à une vie particulièrement frugale. Les affaires de cœur et de cul y prennent beaucoup d’importance… À Sosúa, se développe « un condensé d’humanité, une université exceptionnelle sur la nature de l’homme, où l’idéal pionnier menace de voler en éclats ». C’est aussi un havre de paix, un « cocon tropical » loin de la guerre qui fait rage en Europe, une sorte de parenthèse avant que la structure évolue vers de nouvelles orientations. Enfin, Sosúa deviendra le lieu de la culpabilité de ceux qui sont partis avant les déportations et les chambres à gaz… Quant à l’Histoire de la république dominicaine, la dictature de Trujillo, son assassinat…, les colons juifs les verront sans se sentir concerné, comme en marge des évènements. À la fin du roman, le jeune état d’Israël essaie de construire son Histoire en évacuant l’amertume et en faisant la paix avec les souvenirs douloureux notamment à l’occasion du procès d’Eichmann. Ce premier roman m’a conquise pour toutes les raisons que je viens de développer et peut-être plus encore ; ce fut un plaisir de s’y plonger, de retrouver les personnages très travaillés plusieurs jours d’affilée car c’est une lecture qui prend un peu de temps, d’être surprise par le dénouement, de refermer les pages avec tristesse que ce soit terminé… La force tranquille de ce premier roman, sa maîtrise, son format… font qu’il est très au-dessus du lot. Bravo et merci à Catherine Bardon.
              Lire la suite
              En lire moins
            • gromit33 Posté le 6 Février 2019
              Un livre qui réussit très bien à mêler la grande Histoire avec un grand H et l’histoire d’êtres normaux qui sont pris dans la tourmente de l’histoire. Le début de ce premier roman débute dans la Vienne des années 30, avec sa vie si foisonnante du point de vue culturelle mais il y a aussi la montée du nazisme. Wilhelm et Almah vont se rencontrer, s’aimer, se marier puis vont être obligés de fuir leur pays. Ils sont juifs, même s’ils ne sont pas pratiquants. Il est journaliste culturel, fils d’un imprimeur, elle est dentiste, fille d’un chirurgien connu. Nous allons alors les suivre sur les routes de fuite, en train vers Marseille (et feront partie des exilés parqués dans des camps en France comme celui de Gurs), vers Lisbonne pour pouvoir embarquer vers les Etats Unis. Mais coincés à Ellis Island, ils vont faire partie de l’aventure d’un kibboutz en République dominicaine. Une nouvelle vie va alors commencer avec une vie en communauté et ils vont devoir apprendre les métiers de la terre. Puis, ils ne vont pas comme d’autres décider de partir vers le nouvel état d’Israël. Ils resteront sur cette île qui les a accueillis et... Un livre qui réussit très bien à mêler la grande Histoire avec un grand H et l’histoire d’êtres normaux qui sont pris dans la tourmente de l’histoire. Le début de ce premier roman débute dans la Vienne des années 30, avec sa vie si foisonnante du point de vue culturelle mais il y a aussi la montée du nazisme. Wilhelm et Almah vont se rencontrer, s’aimer, se marier puis vont être obligés de fuir leur pays. Ils sont juifs, même s’ils ne sont pas pratiquants. Il est journaliste culturel, fils d’un imprimeur, elle est dentiste, fille d’un chirurgien connu. Nous allons alors les suivre sur les routes de fuite, en train vers Marseille (et feront partie des exilés parqués dans des camps en France comme celui de Gurs), vers Lisbonne pour pouvoir embarquer vers les Etats Unis. Mais coincés à Ellis Island, ils vont faire partie de l’aventure d’un kibboutz en République dominicaine. Une nouvelle vie va alors commencer avec une vie en communauté et ils vont devoir apprendre les métiers de la terre. Puis, ils ne vont pas comme d’autres décider de partir vers le nouvel état d’Israël. Ils resteront sur cette île qui les a accueillis et où ils ont trouvé des racines. Très romanesque, ce premier roman est aussi une page de l’histoire des juifs errants. L’auteure réussit à lier les faits historiques (déclaration de guerre, exil forcé, création d’un nouvel Etat avec des espoirs et des déceptions...) et la vie quotidienne d’un couple qui va essayer de survivre. L’auteure décrit avec brio la vie quotidienne, les espoirs, les déceptions, les questionnements, les rencontres, les trahisons. On y croise aussi des personnages connus (Stefan Zweig, auteur viennois emblématique et son exil au Brésil, Trujillo le dictateur de la République dominicaine qui a « sauvé » 100 000 juifs en octroyant des visas et des terres sur son île.) Cette fresque historique et intime est l’un de mes coups de cœur de la sélection des 68premières fois 2018.2. Un livre qui se dévore malgré ses 600 pages et son univers historique si dur. Des personnages et des scènes qui restent en mémoire dès que l’on a fini ce texte.
              Lire la suite
              En lire moins
            • eugeneac Posté le 10 Janvier 2019
              "Les déracinés" est un roman basé sur des faits historiques. Menacés par une Allemagne hitlérienne une famille éclate. En effet, les parents poussent leurs enfants à fuir cette Allemagne qui ne veut plus d'eux, eux les Juifs. Commence alors pour Wilheim et Almah un voyage tumultueux avec ses incertitudes et surtout ce sentiment d'injustice car après tout, qu'ont-ils fait de mal ? Au fil des pages le lecteur est témoin de la difficulté d'être déraciné, loin de ceux qu'on aime, loin de son pays et de sa culture. Comment se reconstruire ? Comment retrouver des racines ? Tel est le drame auquel Wilheim et Almah sont confrontés. C'est finalement en République Domincaine qu'ils vont renouer des liens et fonder leur propre famille. Mais que faut-il faire une fois la guerre finie ? Beaucoup de leurs amis les quittent pour reprendre leur vie ou la recommencer ailleurs. La vie réserve encore bien des surprises à ce couple. L'amour qui les unit suffira-t-il pour surmonter toutes ces épreuves ? La fin du livrevous le dira. Et même si le roman semble parfois un peu long Wilheim et Almahsont si attachants qu'ils donnent envie de lire leur histoire jusqu'au bout!
            INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER LES ESCALES
            Découvrez la prochaine Escale de votre voyage littéraire !