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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

La bête humaine

Date de parution : 27/03/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d’elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à « la bête enragée qu’il sent en lui » à la seule vue de la nudité d’une femme.
Un voyage tragique commence, où la démence, la jalousie et le crime sont portés à l’incandescence dans le plus russe des romans français.
 

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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pluume_Lectures Posté le 26 Août 2020
    Dans ce tome 17ème volume des Rougon Macquart, Zola porte un regard très sombre sur l’âme humaine. Il décortique jusqu’au tréfonds de l’être en faisant ressortir la bassesse de l’homme, ses états les plus bruts, voire carnassiers, ses envies de meurtre et de possession, ses pulsions incontrôlables. À plusieurs reprises il évoque la bête humaine tapie dans l’ombre. Celle qui rôde plus ou moins à la surface de chacun d’entre nous. Domptable la bête ? C’est bien là le noeud du problème. Jacques Lantier essaye de l’apprivoiser depuis des années, de faire taire cette voix profonde, qui, du coeur de ses entrailles, lui crie : nourris-moi ! Nourris-moi de chaire. Tue pour moi! Il y a Roubaud aussi, cet être fade et morne mais possessif. Un homme qui ne réfléchit pas vraiment par lui-même, un peu simple d’esprit à mon sens. Lorsqu’il découvre certaines choses que sa femme a vécu dans son passé, ça réveille en lui ses instincts primaires de mâle possessif. Imaginez un homme des cavernes avec un air un peu idiot qui se mettrait dans une rage folle en se pointant du doigt : “Femme... À moOoi !” Vous avez l’image ? C’est celle que Roubaud m’évoque,... Dans ce tome 17ème volume des Rougon Macquart, Zola porte un regard très sombre sur l’âme humaine. Il décortique jusqu’au tréfonds de l’être en faisant ressortir la bassesse de l’homme, ses états les plus bruts, voire carnassiers, ses envies de meurtre et de possession, ses pulsions incontrôlables. À plusieurs reprises il évoque la bête humaine tapie dans l’ombre. Celle qui rôde plus ou moins à la surface de chacun d’entre nous. Domptable la bête ? C’est bien là le noeud du problème. Jacques Lantier essaye de l’apprivoiser depuis des années, de faire taire cette voix profonde, qui, du coeur de ses entrailles, lui crie : nourris-moi ! Nourris-moi de chaire. Tue pour moi! Il y a Roubaud aussi, cet être fade et morne mais possessif. Un homme qui ne réfléchit pas vraiment par lui-même, un peu simple d’esprit à mon sens. Lorsqu’il découvre certaines choses que sa femme a vécu dans son passé, ça réveille en lui ses instincts primaires de mâle possessif. Imaginez un homme des cavernes avec un air un peu idiot qui se mettrait dans une rage folle en se pointant du doigt : “Femme... À moOoi !” Vous avez l’image ? C’est celle que Roubaud m’évoque, en plus du dégoût. Parce qu’il y a mille façons de réagir face à certaines annonces, et la sienne m’a simplement agacée. Zola aime raconter les choses par le menu. Comme la description de sa machine infernale, sa bête sauvage, sa bête de fer lancée à toute vitesse sur les rails, rugissante et vorace,… mesdames et messieurs : le train ! Il a une véritable passion chemin de fer dans ce livre. Il va jusqu’à parler d’elle comme il décrirait une femme. J’ai beaucoup apprécié la métaphore de la bête humaine pour parler à la fois des tourments de l'âme humaine et de la machine. Cet aspect là était fort intéressant. Côté histoire, j’ai trouvé ça un peu mou. Dès le début du livre il est question d’un meurtre dont on sait très vite qui est l’auteur. J’ai parfois trouvé le temps long...
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  • Myriam3 Posté le 26 Août 2020
    Sans aucun doute le plus "noir" des Zola, noir comme l'est un roman policier, mais noir aussi comme le charbon de la révolution industrielle. On y retrouve l'un des fils Lantier, jamais mentionné jusqu'ici: Jacques. Personnellement, je l'ai trouvé attachant, Jacques, doux même. Pourtant, il a en lui la pulsion du meurtre, une pulsion qui le coupe en deux, qui le rend malade. Mécanicien, il conduit sa Lison, sa locomotive, avec amour et soin, de Paris au Havre et retour. Il passe ainsi tous les jours devant la maison de Flore, dont le père est garde-barrière, une fille grande, forte et amoureuse de lui. C'est chez elle qu'il est témoin d'un meurtre, le corps d'un homme poussé de l'un des trains qui font trembler toute la maison en passant. Sa pulsion se réveille face à ce cadavre, venant des tréfonds de son être, ancrée dans son sang comme venant du plus lointain de ses ancêtres. Son témoignage l'amènera lentement, mais inexorablement, à sa perte. Zola échafaude son récit comme un thriller, on se laisse embarquer par le noir et le sordide, on se croirait un peu chez Chabrol avec ce côté provincial et ses petites gens cachant bien des secrets. C'est... Sans aucun doute le plus "noir" des Zola, noir comme l'est un roman policier, mais noir aussi comme le charbon de la révolution industrielle. On y retrouve l'un des fils Lantier, jamais mentionné jusqu'ici: Jacques. Personnellement, je l'ai trouvé attachant, Jacques, doux même. Pourtant, il a en lui la pulsion du meurtre, une pulsion qui le coupe en deux, qui le rend malade. Mécanicien, il conduit sa Lison, sa locomotive, avec amour et soin, de Paris au Havre et retour. Il passe ainsi tous les jours devant la maison de Flore, dont le père est garde-barrière, une fille grande, forte et amoureuse de lui. C'est chez elle qu'il est témoin d'un meurtre, le corps d'un homme poussé de l'un des trains qui font trembler toute la maison en passant. Sa pulsion se réveille face à ce cadavre, venant des tréfonds de son être, ancrée dans son sang comme venant du plus lointain de ses ancêtres. Son témoignage l'amènera lentement, mais inexorablement, à sa perte. Zola échafaude son récit comme un thriller, on se laisse embarquer par le noir et le sordide, on se croirait un peu chez Chabrol avec ce côté provincial et ses petites gens cachant bien des secrets. C'est une relecture pour moi, que j'attendais de recommencer avec délice; Encore une fois, je me suis laissée emporter par la narration toujours aussi évocatrice de Zola et par la psychologie des personnages. Pour moi, il sort un peu du lot par sa modernité et son rythme. Il y a, enfin, une cruelle ironie qui emplit ce roman.
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  • Yorkchire Posté le 22 Août 2020
    Bonjour à tous...................les Rougon-M suite, que dire de cette énorme saga sur autant de volumes, Zola c'est attaqué à une fresque gigantesque, cette partie et ce livre tout particulièrement, dépeint l'âme humaine dans ce qu'il y a de plus sombre, les protagonistes sont détaillés précisément , le chemin de fer et la locomotive font partie intégrante du décor mais c'est surtout sur les personnages que Zola insiste, les amours les tromperies, la violence sont omniprésents dans cet opus, mieux vaut ne pas regarder le film ( très bon au demeurant avec Gabin ) il retranscrit mal l' histoire......A lire comme tout Zola d'ailleurs.......Amicalement Lionel
  • theoph84 Posté le 19 Août 2020
    Un superbe film à lire pour se délecter avec cette belle écriture qui nous transporte dans des scènes si vraisemblables!
  • missparker18 Posté le 5 Juillet 2020
    L'auteur nous amène cette fois dans le monde des cheminots, mais ce qui est inhabituel c'est qu'il s'agit un peu d'un thriller avec notamment dès le début un meurtre. Les descriptions de la Lison notamment sont impressionnantes, on la prendrait presque pour un personnage à part entière. On retrouve aussi la violence au sein des familles, ce qui est très bien décrit. Ce n'est pas mon roman préféré de la série, mais j'ai tout de même apprécié et notamment une certaine critique de la justice de cette époque.
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