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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm
La bête humaine
Marie-Thérèse Ligot (préface de)
Date de parution : 27/03/2019
Éditeurs :
Pocket

La bête humaine

Marie-Thérèse Ligot (préface de)
Date de parution : 27/03/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d’elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à « la bête enragée qu’il sent en lui » à la seule vue de la nudité d’une femme.
Un voyage tragique commence, où la démence, la jalousie et le crime sont portés à l’incandescence dans le plus russe des romans français.
 

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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • benoitdu74 31/05/2022
    Je n'avais jamais lu "La bête humaine", le 17e de la série des Rougon Macquart. Et bien, je dois dire que j'ai pris une bonne claque. Ce livre n'est pas uniquement une formidable plongée dans une époque et dans un contexte très particulier, le développement des trains à vapeur. Ce livre est avant tout, une chronique des passions et des pulsions humaines, le désir, le sexe, la violence, la jalousie... Et cette chronique est assez brute. Très content d'avoir relu un Zola et celui-ci en particulier.
  • Vermeer 22/05/2022
    Un très bon Zola presque policier proche de Thérèse Raquin. Des meurtres, des faux accusés par une justice plus soucieuse de la préservation de la société bourgeoise et de l'ordre établi que de la recherche des vrais coupables, un Jacques Lantier, assassin malgré lui, héritier d'une famille alcoolique qui lui a vicié le sang qui tente de calmer ses pulsions meurtrières incontrôlables à la tête de sa locomotive, la Lison, personnage à part entière. Un roman sur les chemins de fer, sur la folie mécanique, symbole de la folie des hommes, de la vitesse, du progrès, sur l'instinct plus puissant que la raison, opposition que l'on retrouve jusque dans le titre oxymorique.
  • seb_sam_b 12/05/2022
    Ce dix-septième tome nous plonge dans la vie ferroviaire et le monde judiciaire vers 1869-1870. Une palette de personnages aux destins entremêlés et des descriptions savamment documentées et détaillées sont utilisées pour permettre un éventail d’émotions et de sensations. Sur la ligne Paris – Le Havre, la passion, la folie, la cupidité et le désir commandent l’ensemble des protagonistes. Jacques Lantier ; fils de Gervaise et Etienne Lantier ; est un psychopathe et l’amant de Séverine. Celle-ci abusée abusée dans sont enfance est l’épouse de Roubaud sous-chef de gare. Le roman est centré sur le meurtre de Grandmorin, président de ladite compagnie, vient se noyer dans une succession d’homicides. Au demeurant, ce drame violent est passionnant et se lit comme un véritable thriller psychologique !!
  • HundredDreams 12/03/2022
    J'ai toujours eu envie de lire « La bête humaine » d'Emile Zola, mais je ne sais pas vraiment l'expliquer, peur d'être déçue, peur de trop de longueur ou de lenteur, j'ai toujours repoussé cette lecture à plus tard. Je l'ai enfin lu et je dois dire que sur la petite dizaine de romans d'Emile Zola que j'ai pu lire, c'est mon préféré. * Avec pour toile de fond la révolution industrielle et le monde des cheminots, « La bête humaine », paru en 1890, est dix-septième roman de la série des Rougon-Macquart. C'est un récit plein de rage, de brutalité, de peur, de passion et de désir. L'auteur y explore l'esprit criminel, les pulsions les plus sombres de l'individu et ses actes les plus condamnables. « Dès qu'elle semblait se dissiper un peu, elle revenait aussitôt, comme l'ivresse, par grandes ondes redoublées, qui l'emportaient dans leur vertige. Il ne se possédait plus, battait le vide, jeté à toutes les sautes du vent de violence dont il était flagellé, retombant à l'unique besoin d'apaiser la bête hurlante au fond de lui. C'était un besoin physique, immédiat, comme une faim de vengeance, qui lui tordait le corps et qui ne lui laisserait plus... J'ai toujours eu envie de lire « La bête humaine » d'Emile Zola, mais je ne sais pas vraiment l'expliquer, peur d'être déçue, peur de trop de longueur ou de lenteur, j'ai toujours repoussé cette lecture à plus tard. Je l'ai enfin lu et je dois dire que sur la petite dizaine de romans d'Emile Zola que j'ai pu lire, c'est mon préféré. * Avec pour toile de fond la révolution industrielle et le monde des cheminots, « La bête humaine », paru en 1890, est dix-septième roman de la série des Rougon-Macquart. C'est un récit plein de rage, de brutalité, de peur, de passion et de désir. L'auteur y explore l'esprit criminel, les pulsions les plus sombres de l'individu et ses actes les plus condamnables. « Dès qu'elle semblait se dissiper un peu, elle revenait aussitôt, comme l'ivresse, par grandes ondes redoublées, qui l'emportaient dans leur vertige. Il ne se possédait plus, battait le vide, jeté à toutes les sautes du vent de violence dont il était flagellé, retombant à l'unique besoin d'apaiser la bête hurlante au fond de lui. C'était un besoin physique, immédiat, comme une faim de vengeance, qui lui tordait le corps et qui ne lui laisserait plus aucun repos, tant qu'il ne l'aurait pas satisfaite. » * Jacques Lantier est le personnage central dans cette oeuvre d'Emile Zola. Fils d'une mère alcoolique, Gervaise rencontrée dans « L'Assommoir », Jacques a grandi dans la pauvreté et la misère. Aujourd'hui conducteur de train, il est atteint d'une compulsion incontrôlable qui le pousse à vouloir posséder les femmes jusque dans la mort. Le lecteur suit toutes ses pensées car l'auteur ne dissimule rien de ses tendances psychopathiques, de ses pulsions destructrices, de sa recherche d'un plaisir malsain et brutal. Torturé par cette obsession pour le meurtre et le sang, il apparaît comme un anti-héros, à la fois terrifiant et étrangement attirant. * La bête humaine, c'est avant tout, ces hommes et ses femmes qui, par jalousie, vengeance, cupidité, vanité, obsession, fantasme, nuisent ou tuent. L'auteur met en avant leurs défauts et les dépeint comme des bêtes sauvages tourmentées sans relâche par leurs instincts. Si Jacques Lantier apparaît comme le plus malfaisant et le plus dangereux de tous, j'ai tout de même ressenti une violence dissimulée dans chaque personnage, comme si tous avaient une bête en eux. Aucun personnage n'est bon, tout est une question de circonstances. Même les femmes, malgré leur constitution plus fragile et douce, n'échappent pas à leur nature violente. Egoïstes, manipulatrices, ou jalouses, elles peuvent aussi se révéler monstrueuses et criminelles. * La bête humaine, c'est aussi la locomotive de Jacques Lantier, au nom de femme, "La Lison". Zola assimile sa férocité à celle des personnages de l'histoire. Personnage haut en couleur, elle trace son chemin, occupant la ligne temporelle, rythmant l'intrigue. « Il y avait l'âme, le mystère de la fabrication, ce quelque chose que le hasard du martelage ajoute au métal, que le tour de main de l'ouvrier monteur donne aux pièces : la personnalité de la machine, la vie. » Cette masse géante de ferraille est dépeinte comme une amante docile, soumise aux désirs de son conducteur. Jacques la domine, la dompte. Mais la machine reliée à son maître est aussi une bête vivante, capable, par sa puissance, de broyer, mutiler, détruire. Les descriptions d'Emile Zola sont époustouflantes. J'ai adoré la manière dont l'auteur personnalise la locomotive, lui donnant des émotions et des traits de caractère. Elle apparaît à la fois comme une machine de métal et de chair, de rouille et de sang. « Il l'aimait donc en mâle reconnaissant, la Lison, qui partait et s'arrêtait vite, ainsi qu'une cavale vigoureuse et docile … Et il n'avait qu'un reproche à lui adresser, un trop grand besoin de graissage : les cylindres surtout dévoraient des quantités de graisse déraisonnables, une faim continue, une vraie débauche. Vainement, il avait tâché de la modérer. Mais elle s'essoufflait aussitôt, il fallait ça à son tempérament. Il s'était résigné à lui tolérer cette passion gloutonne, de même qu'on ferme les yeux sur un vice, chez les personnes qui sont, d'autre part, pétries de qualités et il se contentait de dire, avec son chauffeur, en manière de plaisanterie, qu'elle avait, à l'exemple des belles femmes, le besoin d'être graissée trop souvent. » La dernière partie la mettant en scène est tellement effroyable, époustouflante et choquante qu'elle restera sans aucun doute, gravée dans ma mémoire, comme une des plus belles pages de la littérature classique. En voici un extrait : « Qu'importaient les victimes que la machine écrasait en chemin ! N'allait-elle pas quand même à l'avenir, insoucieuse du sang répandu ? Sans conducteur, au milieu des ténèbres, en bête aveugle et sourde qu'on aurait lâchée parmi la mort, elle roulait, elle roulait, chargée de cette chair à canon, de ces soldats, déjà hébétés de fatigue, et ivres, qui chantaient. » * Emile Zola prend son temps pour construire la psychologie de ses personnages et son intrigue. L'auteur développe toute une série de petites histoires individuelles, les enchaînant à la ligne de chemins de fer Rouen-Paris et à la saisissante locomotive « La Lison ». Il les englobe de manière plus générale à la politique de l'époque et au système judiciaire français. Je suis impressionnée par l'écriture d'Emile Zola très visuelle, voire graphique. Il écrit comme maître impressionniste, par petites touches, peignant la fragilité des êtres humains, leur côté sombre, leurs passions, leurs pulsions, leurs vices. Il jongle entre une beauté mélodieuse et une puissance évocatrice. * Magistrale étude de la nature humaine dans toute sa noirceur, « La Bête Humaine » est une oeuvre étrange, macabre et inquiétante qui m'a surprise par son côté obsédant, violent, féroce. C'est un magnifique thriller plein de meurtres et de rebondissements, une étude de caractère très sombre de la bête qui sommeille en chaque homme, et un portrait réaliste d'une société en crise. En ce qui me concerne, c'est jusqu'à présent, le meilleur roman du cycle des Rougon-Macquart d'Emile Zola.
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  • Andromeda06 05/03/2022
    "La bête humaine" est le dix-septième volet des Rougon-Macquart, se déroulant ici en Normandie, dans le milieu ferroviaire. L'intrigue est principalement centrée sur Jacques Lantier, l'un des fils de Gervaise Macquart et petit-fils d'Antoine Macquart. C'est pour le moment le roman le plus noir que j'ai pu lire d'Émile Zola. On y retrouve effectivement les mêmes éléments que dans les autres, ses intrigues sont un concentré de jalousie, cupidité, commérages et complots sociétaux. Mais c'est ici plus lugubre : il y a des crimes, des viols, des pulsions meurtrières, un sabotage causant de nombreux morts et blessés, etc. Mais tout n'est pas totalement sordide là-dedans. L'amour que porte Séverine à Jacques illumine quelque peu le récit. La relation entre Jacques et La Lison est plutôt saisissante, relation grâce à laquelle Zola nous invite subtilement à nous questionner, à savoir qui de Jacques ou de La Lison est finalement la bête humaine... Comme à son habitude, Zola dépeint tout de manière très réaliste et minutieuse. Il m'a en revanche habituée à des descriptions un peu plus lourdes et plus détaillées, sachant imposer davantage le milieu dans lequel se déroule l'action, le rendant souvent un personnage à part entière, comme les Halles... "La bête humaine" est le dix-septième volet des Rougon-Macquart, se déroulant ici en Normandie, dans le milieu ferroviaire. L'intrigue est principalement centrée sur Jacques Lantier, l'un des fils de Gervaise Macquart et petit-fils d'Antoine Macquart. C'est pour le moment le roman le plus noir que j'ai pu lire d'Émile Zola. On y retrouve effectivement les mêmes éléments que dans les autres, ses intrigues sont un concentré de jalousie, cupidité, commérages et complots sociétaux. Mais c'est ici plus lugubre : il y a des crimes, des viols, des pulsions meurtrières, un sabotage causant de nombreux morts et blessés, etc. Mais tout n'est pas totalement sordide là-dedans. L'amour que porte Séverine à Jacques illumine quelque peu le récit. La relation entre Jacques et La Lison est plutôt saisissante, relation grâce à laquelle Zola nous invite subtilement à nous questionner, à savoir qui de Jacques ou de La Lison est finalement la bête humaine... Comme à son habitude, Zola dépeint tout de manière très réaliste et minutieuse. Il m'a en revanche habituée à des descriptions un peu plus lourdes et plus détaillées, sachant imposer davantage le milieu dans lequel se déroule l'action, le rendant souvent un personnage à part entière, comme les Halles dans "Le ventre de Paris", le grand magasin dans "Au bonheur des dames" ou encore les mines de charbon et les corons dans "Germinal". Il n'en est rien ici, le monde ferroviaire n'est pas autant approfondi, et ne s'impose pas plus que ça. Il sert à la fois de décor et de balancier à l'histoire, cette dernière étant effectivement cadencée par le passage des trains. "La bête humaine" est bien différent de ceux de la même série que j'ai lu jusqu'à maintenant, notamment par son côté "roman noir", mais j'ai une nouvelle fois passé un excellent moment. C'est un Zola plein d'action, avec des protagonistes et des intrigues toujours aussi élaborés, dont le dénouement paraît prévisible de par son côté tragique mais toujours inattendu car exceptionnel.
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