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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

La bête humaine

Date de parution : 27/03/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite.
Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d’elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à « la bête enragée qu’il sent en lui » à la seule vue de la nudité d’une femme.
Un voyage tragique commence, où la démence, la jalousie et le crime sont portés à l’incandescence dans le plus russe des romans français.
 

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EAN : 9782266295956
Code sériel : 6062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chikita84 Posté le 13 Novembre 2020
    C’est un livre que j’ai étudié au lycée, en cours de français. C’est un livre avec une ambiance spéciale, sombre. Il nous pousse à réfléchir sur nous-même et sur la morale et la psychologie humaine. C’est très bien écrit. C’est un livre que j’ai apprécié et je trouve qu’il a parfaitement sa place dans les cours de français pour les études de texte.
  • MOTUS Posté le 5 Novembre 2020
    Comme l'impressions de m'être fait écraser par un train En lisant ce livre, Comme l'impression d'être enfermé dans un asile comme un chien, En se mettant ivre, Qui sait, la bete humaine, celui qui dépeint l'âme mais qui peine, Ce brigand que l'on recherche c'est peut être bien moi ! ?
  • Sharon Posté le 22 Octobre 2020
    Il n'est pas facile de rédiger la critique d'un livre aussi connu, adapté au cinéma sans que l'on puisse imaginer quelqu'un d'autres pour tenir le rôle de Jacques Lantier que Jean Gabin. Alors, ce roman, on tente de le ranger dans des catégories. Oui, il est un roman naturaliste, un roman qui fait partie de la saga des Rougon-Macquart. Il est un roman historique, déjà, au moment où Zola l'écrit : le second empire vit ses derniers feux dans ce roman, avec ses soldats qui partent vers la mort, dans cette locomotive sans conducteur, sans chauffeur, qui traverse la campagne. Il est aussi l'histoire d'un amour fou, celui de Jacques pour Lison, sa locomotive. Il est l'histoire d'un homme qui sait qu'il n'est pas comme les autres, et qui fait tout pour ne pas se livrer à ses pulsions. C'est aussi l'histoire d'un homme puissant, Grandmorin qui lui, n'hésitait pas à satisfaire ses désirs les plus pervers, et qui sera assassiné, laissant derrière lui ses victimes, vivante (Séverine) ou morte (Louisette). C'est un roman policier, aussi, avec des procès qui montrent à quel point la justice est facile à berner. C'est une histoire qui nous emmène sur une ligne que je... Il n'est pas facile de rédiger la critique d'un livre aussi connu, adapté au cinéma sans que l'on puisse imaginer quelqu'un d'autres pour tenir le rôle de Jacques Lantier que Jean Gabin. Alors, ce roman, on tente de le ranger dans des catégories. Oui, il est un roman naturaliste, un roman qui fait partie de la saga des Rougon-Macquart. Il est un roman historique, déjà, au moment où Zola l'écrit : le second empire vit ses derniers feux dans ce roman, avec ses soldats qui partent vers la mort, dans cette locomotive sans conducteur, sans chauffeur, qui traverse la campagne. Il est aussi l'histoire d'un amour fou, celui de Jacques pour Lison, sa locomotive. Il est l'histoire d'un homme qui sait qu'il n'est pas comme les autres, et qui fait tout pour ne pas se livrer à ses pulsions. C'est aussi l'histoire d'un homme puissant, Grandmorin qui lui, n'hésitait pas à satisfaire ses désirs les plus pervers, et qui sera assassiné, laissant derrière lui ses victimes, vivante (Séverine) ou morte (Louisette). C'est un roman policier, aussi, avec des procès qui montrent à quel point la justice est facile à berner. C'est une histoire qui nous emmène sur une ligne que je connais bien, Paris-Rouen-Le Havre, et nous fait une description saisissante de celle-ci. Il est des scènes sublimes, comme celle de la locomotive prise dans la neige. Il est des scènes atroces, comme celle de l'accident de chemin de fer provoqué par Flore, dans son désespoir. Il y a aussi Cabuche, l'homme des bois, l'un des rares personnages foncièrement bons de ce roman, celui qui sera littéralement broyé par la société. Un roman sur l'homme, ou sur celui qui se dit tel, et n'en a que l'apparence.
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  • Myriam3 Posté le 26 Août 2020
    Sans aucun doute le plus "noir" des Zola, noir comme l'est un roman policier, mais noir aussi comme le charbon de la révolution industrielle. On y retrouve l'un des fils Lantier, jamais mentionné jusqu'ici: Jacques. Personnellement, je l'ai trouvé attachant, Jacques, doux même. Pourtant, il a en lui la pulsion du meurtre, une pulsion qui le coupe en deux, qui le rend malade. Mécanicien, il conduit sa Lison, sa locomotive, avec amour et soin, de Paris au Havre et retour. Il passe ainsi tous les jours devant la maison de Flore, dont le père est garde-barrière, une fille grande, forte et amoureuse de lui. C'est chez elle qu'il est témoin d'un meurtre, le corps d'un homme poussé de l'un des trains qui font trembler toute la maison en passant. Sa pulsion se réveille face à ce cadavre, venant des tréfonds de son être, ancrée dans son sang comme venant du plus lointain de ses ancêtres. Son témoignage l'amènera lentement, mais inexorablement, à sa perte. Zola échafaude son récit comme un thriller, on se laisse embarquer par le noir et le sordide, on se croirait un peu chez Chabrol avec ce côté provincial et ses petites gens cachant bien des secrets. C'est... Sans aucun doute le plus "noir" des Zola, noir comme l'est un roman policier, mais noir aussi comme le charbon de la révolution industrielle. On y retrouve l'un des fils Lantier, jamais mentionné jusqu'ici: Jacques. Personnellement, je l'ai trouvé attachant, Jacques, doux même. Pourtant, il a en lui la pulsion du meurtre, une pulsion qui le coupe en deux, qui le rend malade. Mécanicien, il conduit sa Lison, sa locomotive, avec amour et soin, de Paris au Havre et retour. Il passe ainsi tous les jours devant la maison de Flore, dont le père est garde-barrière, une fille grande, forte et amoureuse de lui. C'est chez elle qu'il est témoin d'un meurtre, le corps d'un homme poussé de l'un des trains qui font trembler toute la maison en passant. Sa pulsion se réveille face à ce cadavre, venant des tréfonds de son être, ancrée dans son sang comme venant du plus lointain de ses ancêtres. Son témoignage l'amènera lentement, mais inexorablement, à sa perte. Zola échafaude son récit comme un thriller, on se laisse embarquer par le noir et le sordide, on se croirait un peu chez Chabrol avec ce côté provincial et ses petites gens cachant bien des secrets. C'est une relecture pour moi, que j'attendais de recommencer avec délice; Encore une fois, je me suis laissée emporter par la narration toujours aussi évocatrice de Zola et par la psychologie des personnages. Pour moi, il sort un peu du lot par sa modernité et son rythme. Il y a, enfin, une cruelle ironie qui emplit ce roman.
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  • Pluume_Lectures Posté le 26 Août 2020
    Dans ce tome 17ème volume des Rougon Macquart, Zola porte un regard très sombre sur l’âme humaine. Il décortique jusqu’au tréfonds de l’être en faisant ressortir la bassesse de l’homme, ses états les plus bruts, voire carnassiers, ses envies de meurtre et de possession, ses pulsions incontrôlables. À plusieurs reprises il évoque la bête humaine tapie dans l’ombre. Celle qui rôde plus ou moins à la surface de chacun d’entre nous. Domptable la bête ? C’est bien là le noeud du problème. Jacques Lantier essaye de l’apprivoiser depuis des années, de faire taire cette voix profonde, qui, du coeur de ses entrailles, lui crie : nourris-moi ! Nourris-moi de chaire. Tue pour moi! Il y a Roubaud aussi, cet être fade et morne mais possessif. Un homme qui ne réfléchit pas vraiment par lui-même, un peu simple d’esprit à mon sens. Lorsqu’il découvre certaines choses que sa femme a vécu dans son passé, ça réveille en lui ses instincts primaires de mâle possessif. Imaginez un homme des cavernes avec un air un peu idiot qui se mettrait dans une rage folle en se pointant du doigt : “Femme... À moOoi !” Vous avez l’image ? C’est celle que Roubaud m’évoque,... Dans ce tome 17ème volume des Rougon Macquart, Zola porte un regard très sombre sur l’âme humaine. Il décortique jusqu’au tréfonds de l’être en faisant ressortir la bassesse de l’homme, ses états les plus bruts, voire carnassiers, ses envies de meurtre et de possession, ses pulsions incontrôlables. À plusieurs reprises il évoque la bête humaine tapie dans l’ombre. Celle qui rôde plus ou moins à la surface de chacun d’entre nous. Domptable la bête ? C’est bien là le noeud du problème. Jacques Lantier essaye de l’apprivoiser depuis des années, de faire taire cette voix profonde, qui, du coeur de ses entrailles, lui crie : nourris-moi ! Nourris-moi de chaire. Tue pour moi! Il y a Roubaud aussi, cet être fade et morne mais possessif. Un homme qui ne réfléchit pas vraiment par lui-même, un peu simple d’esprit à mon sens. Lorsqu’il découvre certaines choses que sa femme a vécu dans son passé, ça réveille en lui ses instincts primaires de mâle possessif. Imaginez un homme des cavernes avec un air un peu idiot qui se mettrait dans une rage folle en se pointant du doigt : “Femme... À moOoi !” Vous avez l’image ? C’est celle que Roubaud m’évoque, en plus du dégoût. Parce qu’il y a mille façons de réagir face à certaines annonces, et la sienne m’a simplement agacée. Zola aime raconter les choses par le menu. Comme la description de sa machine infernale, sa bête sauvage, sa bête de fer lancée à toute vitesse sur les rails, rugissante et vorace,… mesdames et messieurs : le train ! Il a une véritable passion chemin de fer dans ce livre. Il va jusqu’à parler d’elle comme il décrirait une femme. J’ai beaucoup apprécié la métaphore de la bête humaine pour parler à la fois des tourments de l'âme humaine et de la machine. Cet aspect là était fort intéressant. Côté histoire, j’ai trouvé ça un peu mou. Dès le début du livre il est question d’un meurtre dont on sait très vite qui est l’auteur. J’ai parfois trouvé le temps long...
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