Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782266198028
Code sériel : 6035
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
La Curée
Date de parution : 25/08/2009
Éditeurs :
Pocket

La Curée

Date de parution : 25/08/2009

Édition présentée et commentée par Marie-Thérèse Ligot, maître de conférences de littérature française à l’université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III).

 

Aristide Saccard est le spéculateur véreux par excellence, l’enrichi impudent...

Édition présentée et commentée par Marie-Thérèse Ligot, maître de conférences de littérature française à l’université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III).

 

Aristide Saccard est le spéculateur véreux par excellence, l’enrichi impudent né des bouleversements du Baron Haussmann, lancé à la curée du Paris du second Empire. Renée, sa femme, est la...

Édition présentée et commentée par Marie-Thérèse Ligot, maître de conférences de littérature française à l’université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III).

 

Aristide Saccard est le spéculateur véreux par excellence, l’enrichi impudent né des bouleversements du Baron Haussmann, lancé à la curée du Paris du second Empire. Renée, sa femme, est la parvenue dans toute sa splendeur, affolée de luxe, protectrice et amante de son gendre Maxime, incarnation du vice. Le mari ferme les yeux… un scandale peut toujours s’avérer bon à monnayer.

Le second volet des terribles « Rougon-Macquart » est le roman-reportage de « l’or et de la chair » selon Zola, que la justice menaçait alors d’interdiction pour pornographie.

 

Lire avec le texte intégral et la préface
Comprendre
avec Les clés de l’œuvre
44 pages pour aller à l’essentiel
73 pages pour approfondir

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266198028
Code sériel : 6035
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CamilleBook 23/06/2022
    Deuxième volet de la grande saga des Rougon-Macquart avec un récit plutôt court mais assez dense et dans l’ensemble un peu moins prenant que le premier qui m’avait particulièrement emballé. Changement de décor. Après la province nous voici en plein cœur de la nouvelle bourgeoisie parisienne qui a profité du coup d’état de Napoléon III et du Second Empire pour faire fructifier ses affaires. Nous retrouvons Aristide Rougon, entr’aperçu dans le premier volet où il fut d’abord républicain puis favorable au coup d’état, renommé Saccard à son arrivée à Paris et qui, à force de manigances assez sordides et en jouant sur la spéculation, finit par se constituer une jolie situation. La spéculation c’est le cœur de l’intrigue. La Curée c’est littéralement le dépeçage de Paris par des hommes d’affaires et des politiciens sans scrupules qui ne reculeront devant rien pour étendre leur fortune. Paris connaît des bouleversements majeurs avec les grands travaux lancés par le Baron Haussmann et c’est alors la ruée vers l’achat et la revente des biens immobiliers destinés à être détruits pour permettre la percée des grandes rues, boulevards et avenues qui changeront à jamais le visage de la capitale. Le luxe, l’endettement, la représentation à tout prix, c’est... Deuxième volet de la grande saga des Rougon-Macquart avec un récit plutôt court mais assez dense et dans l’ensemble un peu moins prenant que le premier qui m’avait particulièrement emballé. Changement de décor. Après la province nous voici en plein cœur de la nouvelle bourgeoisie parisienne qui a profité du coup d’état de Napoléon III et du Second Empire pour faire fructifier ses affaires. Nous retrouvons Aristide Rougon, entr’aperçu dans le premier volet où il fut d’abord républicain puis favorable au coup d’état, renommé Saccard à son arrivée à Paris et qui, à force de manigances assez sordides et en jouant sur la spéculation, finit par se constituer une jolie situation. La spéculation c’est le cœur de l’intrigue. La Curée c’est littéralement le dépeçage de Paris par des hommes d’affaires et des politiciens sans scrupules qui ne reculeront devant rien pour étendre leur fortune. Paris connaît des bouleversements majeurs avec les grands travaux lancés par le Baron Haussmann et c’est alors la ruée vers l’achat et la revente des biens immobiliers destinés à être détruits pour permettre la percée des grandes rues, boulevards et avenues qui changeront à jamais le visage de la capitale. Le luxe, l’endettement, la représentation à tout prix, c’est une période de tous les excès, une fois de plus admirablement décrite par Zola dont les descriptions et les esquisses de personnages font de ce récit une formidable peinture d’époque. Si le roman est parfois assez technique et globalement moins romanesque que La Fortune des Rougon, il reste très accessible et très intéressant. J’ai hâte de me plonger dans Le Ventre de Paris.
    Lire la suite
    En lire moins
  • scob 08/05/2022
    On me dit souvent que je suis fini au jus de citrouille de me lancer dans la lecture d'un roman de Monsieur Émile Zola. Que nenni ! Que nenni ! Émile a cette caractéristique de raconter la vie de ses contemporains avec une justesse, un cynisme voire une violence qui rend chacun de ses romans presque aussi palpitant qu'une série Netflix. On y trouve également le sens du détail, de la description qui frôle le sublime, voire le poil pénible de temps en temps... mais on n'est ce pas un mal nécessaire pour bien s'immerger dans l'ambiance de l'époque. On le supporte bien chez Tolkien, qui passe 150 pages à nous décrire la couleur des poils de ... pieds des Hobbits, on peut bien en passer autant à la description des soirées mondaines du Paris plein aux as en plein XIXème où ça traficotte, ça trahit et où tout le monde baizouille dans tous les sens avec tout le monde. En tout cas, La curée fait partie des romans de Zola que je n'avais pas encore lus et dont j'avais entendu du bien. Et force est de constater que bien m'en a pris de m'y atteler. L'histoire se passe sous... On me dit souvent que je suis fini au jus de citrouille de me lancer dans la lecture d'un roman de Monsieur Émile Zola. Que nenni ! Que nenni ! Émile a cette caractéristique de raconter la vie de ses contemporains avec une justesse, un cynisme voire une violence qui rend chacun de ses romans presque aussi palpitant qu'une série Netflix. On y trouve également le sens du détail, de la description qui frôle le sublime, voire le poil pénible de temps en temps... mais on n'est ce pas un mal nécessaire pour bien s'immerger dans l'ambiance de l'époque. On le supporte bien chez Tolkien, qui passe 150 pages à nous décrire la couleur des poils de ... pieds des Hobbits, on peut bien en passer autant à la description des soirées mondaines du Paris plein aux as en plein XIXème où ça traficotte, ça trahit et où tout le monde baizouille dans tous les sens avec tout le monde. En tout cas, La curée fait partie des romans de Zola que je n'avais pas encore lus et dont j'avais entendu du bien. Et force est de constater que bien m'en a pris de m'y atteler. L'histoire se passe sous le second empire avec Louis-Napoléon Bonaparte, aka Napoléon III, aux manettes de de France. Loulou confie à son pote, le Baron Haussmann, le soin de tout péter dans Paris afin de tout reconstruire en plus classe, plus aéré et plus vert (Anne Hidalgo sort de ce corps !). C'est donc ce "réaménagement parisien" qui porte le célèbre nom de "la curée". C'est dans cette ambiance qu'Aristide Rougon et une partie de sa petite famille monte de la campagne vers la capitale avec la furieuse envie de gagner plein de pognon. Et Aristide, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Déjà, il décide de changer de nom. Il s'appellera désormais Aristide Saccard, parce que ça fait moins paysan et aussi parce que son frère, qui est un ministre en vogue de Napoléon III, préférait éviter qu'on fasse le lien avec lui. Faut pas déconner, avoir un frère paysan, c'est la lose quand même... Avec l'aide de son frère, Saccard trouve un boulot à la mairie de Paris et, comble de chance, il a accès aux plans des travaux prévus par le père Haussmann. Comme c'est pas la moitié d'un honnête homme, il va se lancer oklm dans ce qu'on appellerait désormais un "délit d'initié". Il va brillamment spéculer en rachetant à des prix dérisoires des immeubles prévus pour être détruits et que la mairie de Paris a prévu de racheter à prix d'or du fait de l'expropriation des occupants. C'est malin ! C'est pas très honnête, mais c'est malin. Et surtout, ça fonctionne à merveille. Mais, il n'y a pas que dans les affaires que Saccard est un petit filou. Il arrive à Paris avec sa femme, gravement malade, et qui n'en a plus pour très longtemps. Du coup, il va en profiter pour organiser en douce son deuxième mariage avec Renée, une belle jeune fille qui doit absolument se marier pour "laver l'honneur de sa famille" après s'être fait violer et être tombée enceinte. Mais, pour être tout à fait honnête, c'est pas vraiment le côté social de l'histoire qui motive Saccard, c'est surtout la dot significativement élevée qui l'intéresse. Bref, une fois sa femme morte, ni d'une ni deux, le voilà marié à Renée : un vrai mariage de convenance sans amour, juste pour l'image. Chacun baise (on dit "courtise" à cette époque là) dans son coin et aucun des deux n'en veut à l'autre. C'est le grand luxe. L'argent coule à flot. Ça fait la fiesta, ça danse, ça mange, ça picole et ça rigole. Pour rigoler, ça rigole ! Sauf que, à force de rigoler, arrive ce qui devait arriver ... Renée tombe amoureuse de Maxime, le fils de Saccard, blondinet beau gosse petit minet et chaud comme une barraque à churros. Et c'est l'amour fou qui s'installe entre Renée la belle mère et Maxime son beau fils dans une relation passionnée semi-incestueuse. Plus rien n'a d'importance que l'amour et la passion sexuelle entre les deux que rien ne semble pouvoil arrêter. Rien ? C'était sans compter sur les stratagèmes de Saccard qui voit dans le mariage de Maxime avec Louise, une bossue un peu handicapée, une belle opportunité de faire un nouveau coup financier juteux. Il va donc convaincre Maxime de l'intérêt de cette union, quitte à se séparer de Renée qui va devenir jalouse à un niveau tel qu'elle en deviendra complètement désespérée jusqu'à sombrer dans la folie totale. Au-delà de l'histoire en elle-même, ce qui frappe le plus après avoir lu ce roman, c'est qu'elle pourrait tout à fait se passer de nos jour. Des riches qui nagent en plein conflit d'intérêt ou détournement de fonds publics avec l'aide de quelques politiciens verreux Qu'y a-t-il de moins actuel ? Un fils à moitié androgyne, à moitié gay qui couche en secret avec la femme de son père ne serait-il pas un bon scénario de base pour le prochain Houellebecq ? "Maxime fut l'amant assorti aux modes et aux folies de l'époque. Ce joli jeune homme, dont les vestons montraient les formes grêles, cette fille manquée, qui se promenait sur les boulevards, la raie au milieu de la tête, avec de petits rires et des sourires ennuyés, se trouva être, aux mains de Renée, une de ces débauches de décadence qui, à certaines heures, dans une nation pourrie, épuise une chair et détraque une intelligence". Seule évolution significative de la société française, la disparition (au moins officiellement) de cette histoire de dot que la famille de la femme doit verser au mari au moment du mariage. Oui, désormais, on peut se marier par amour et sans arrière-pensées vénales, quitte à divorcer trois ans plus tard avec deux gosses dans l'histoire. Paye ton procès et ta pension alimentaire ! On retrouve dans ce roman la qualité de téléportation de Zola, que l'on a déjà pu observer dans le "bonheur des dames" avec la critique des grandes surfaces contre les petits commerces, dans "Germinal" ou "l'assommoir" décrivant le combat de la classe ouvrière pour s'en sortir ... ou pas, ou encore de "Nana" avec la prostitution de luxe dans le Paris branchouille (big-up DSK). Et que dire de "la bête humaine", ce chef d'oeuvre de réalisme sur la décadence de la 5ème republ ... heu ... du second empire. Je kiffe Zola.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Edouard_Jhil 13/04/2022
    Lectrices, lecteurs, bonjour ! #lectureterminée : "La Curée", d'Emile Zola. #defilesrougonmacquart n°2 On est en plein "Paname" ! Et l'on suit les aventures d'Aristide Rougon "Saccard", un cave qu'a prévu de faire pleuvoir l'artiche dans ses fouilles grâce au découpage du gâteau parisien et des grands boul's qui poussent comme des champignons (...de Paris, donc), de son mouflet un tantinet tata qui compte bien boulotter l'oseille du daron en le prenant pour un jambon (… de Paris, forcément), et de la Renée, une pauvre môme complètement paumée qui ne sait même pas très bien ce qu'elle veut, je vous en fais le… pari. Tout ça se complique quand la gisquette, officiellement mariée au vieux, décide de mettre la paluche sur le rejeton, qu'y est quand même comme qui dirait son beau-fils. Le dit-branquignol, après avoir cartouché l'ensemble des greluches de "Pantin", daigne enfin culbuter la belle-doche, mais c'est qu'elle en pince vraiment pour le freluquet, la souris ! Et vous pouvez me croire quand je vous dis que ça va foutre le boxon à Pantruche (tiens, d'ailleurs, ça aurait pu s'appeler comme ça : "La Curée, ou Le boxon à Pantruche") C'est le genre de bouquin qui te défrise le palpitant, qui te prend aux... Lectrices, lecteurs, bonjour ! #lectureterminée : "La Curée", d'Emile Zola. #defilesrougonmacquart n°2 On est en plein "Paname" ! Et l'on suit les aventures d'Aristide Rougon "Saccard", un cave qu'a prévu de faire pleuvoir l'artiche dans ses fouilles grâce au découpage du gâteau parisien et des grands boul's qui poussent comme des champignons (...de Paris, donc), de son mouflet un tantinet tata qui compte bien boulotter l'oseille du daron en le prenant pour un jambon (… de Paris, forcément), et de la Renée, une pauvre môme complètement paumée qui ne sait même pas très bien ce qu'elle veut, je vous en fais le… pari. Tout ça se complique quand la gisquette, officiellement mariée au vieux, décide de mettre la paluche sur le rejeton, qu'y est quand même comme qui dirait son beau-fils. Le dit-branquignol, après avoir cartouché l'ensemble des greluches de "Pantin", daigne enfin culbuter la belle-doche, mais c'est qu'elle en pince vraiment pour le freluquet, la souris ! Et vous pouvez me croire quand je vous dis que ça va foutre le boxon à Pantruche (tiens, d'ailleurs, ça aurait pu s'appeler comme ça : "La Curée, ou Le boxon à Pantruche") C'est le genre de bouquin qui te défrise le palpitant, qui te prend aux tripes et t'arrache la larmichette, et je m'demande si je n'ai pas un peu moi-même choper le béguin pour la Renée, parce que je leur aurais bien fait bouffer les pissenlits par la racines, aux deux crevures père fils, tant ils ont quand même bien abusé de la nana, l'un par l'or et l'autre par la chair. Bon, évidemment, c'est du Emile, le Roi des baveux : on a encore le droit à des tableaux à rallonge, genre même dès fois deux ou trois fois le même (le Bois et la serre, franchement, je crois que je pourrais les dessiner de tête) mais par Saint-Michel, Saint-Germain et Saint-Denis, quel bouquin ! -Edouard Jhil- "Lisez ce que vous voulez, mais lisez !" ➡️ Retrouvez-moi également sur Insta et Facebook 😉
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bibliorium 11/04/2022
    Paris est à terre, Haussman la dépèce, servez-vous! C’est ce que fait Aristide Rougon, devenu Saccard pour plus de classe, après avoir spéculé et magouillé sur l’immobilier avec l’argent de sa femme flambant neuve, la belle Renée, vicieuse mondaine. Dans ce Paris nouveau, les nouveaux riches ne brillent qu’en façade, à l’intérieur ils sont assoiffés d’argent et affamés de chair. Roman court pour un Zola, mais ce tourbillon de vices qu’il nous décrit en sort plus percutant.
  • mapagelecture 28/03/2022
    Nous sommes à Paris, dans les années 1850. Le baron Haussmann, armé d’un crayon, décide de défigurer la ville et de tracer des boulevards. Au cœur de ces bouleversements, Aristide Sacard, avide de richesse, se lance dans la spéculation immobilière. La fortune lui sourit et ivre d’argent et de pouvoir, il élabore machinations sur machinations. Sa jeune épouse délaissée s’étourdit quant à elle dans des plaisirs plus sensuels… des plaisirs qui l’entraîneront bientôt à sa perte… Ce fut une lecture fascinante et en même temps horrible. L’avidité de l’argent du mari et le désir d’étourdissement des sens de l’épouse se confrontent et progressivement nous assistons à leur déchéance et à la perte de toutes barrières morales. Cette frénésie vers le gain, la corruption et les malversations est tout simplement captivant. Armé de descriptions toutes plus détaillées les unes que les autres, Zola nous emporte dans un Paris en travaux. Des travaux et des jeux en sous mains qui nous permettent de comprendre en partie pourquoi aujourd’hui la valeur des biens à Paris est si élevée… Zola nous apporte sur un plateau d’argent toutes les vicissitudes de la haute société parisienne de l’époque, pour qui cynisme et frivolité sont la norme.
Inscrivez-vous à la Newsletter Pocket pour trouver le livre dont vous rêvez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.