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Le Misanthrope
Date de parution : 13/06/2019
Éditeurs :
Pocket

Le Misanthrope

Date de parution : 13/06/2019
Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour... Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène,... Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène, ensorcelante veuve de vingt ans dont la frivolité mondaine et la coquetterie extrême n’effacent en aucun cas les charmes qu’il lui trouve. Mais il se heurte à bien des désillusions…

Molière se moque-t-il de ce personnage car il ressemble étrangement au spectacle grotesque de la société du XVIIe siècle ? Le ridiculise-t-il par plaisir ? L’œuvre la plus secrète de Molière garde toujours son secret…


Texte intégral
12/21


 
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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • evalovesbooks 24/10/2022
    Livre que je viens de finir pour le lycée. Mon opinion ? Mitigée. Je suis moins fan des comédies au théâtre, mais celle-ci m’a pas mal plue dans son genre. Des personnages considérés comme "fous" (par exemple Alceste) mais qu’on parvient à très bien comprendre et à même approuver. Des questions philosophiques tout au long de la pièce, et une histoire qui se tient bien qu’un peu obsolète (mais bon comme je l’ai dit, c’est de la comédie). En revanche, Moliere a repris des passages de certaines de ses pièces, ce qui donne un mélange un peu décousu par endroits. Certaines tirades étaient aussi trop longues, j’aurais aimé que Moliere traite plus le sujet mais d’une autre façon. Cela reste une pièce plaisante à lire.
  • DELIVRE 21/07/2022
    Un véritable visionnaire ! Cette pièce de théâtre écrit il y a plus de 350 ans balaie de nombreux éléments de l'âme humaine. Les thèmes exposés restent totalement d'actualité. Je ne peux que recommander cette lecture qui nous invite à la réflexion tout en nous distrayant.
  • oiseaulire 13/03/2022
    Lire Molière est un régal, tant il sait aborder les sujets graves sans pesanteur. Mais dès qu'on y réfléchit, ses observations sont sans appel, car "Le misanthrope" n'est certes pas une pièce comique. Elle éclaire au contraire le côté obscur de la nature humaine : la cupidité, l'ambition, la flagornerie, l'arrogance, la ruse, la colère, l'orgueil, l'esprit de procédure. Même Alceste est loin d'être un personnage limpide : il croît détenir la Vérité et l'impose aux autres, tire gloire d'une raideur qu'il érige en vertu et qu'il nomme franchise, maltraite ses semblables à coups de jugements péremptoires, sans être pour autant exempt des faiblesses et des ridicules humains. C'est un atrabilaire, un écorché vif incapable de relations pacifiques. Il semble cependant prendre sporadiquement conscience du fait que son intransigeance est l'habit d'une sorte d'impuissance à faire société, quand Molière lui fait dire : " La raison pour mon bien, veut que je me retire, Je n'ai point, sur ma langue, un assez grand empire ; De ce que je dirais, je ne répondrais pas, Et je me jetterais cent choses sur les bras." On s'explique bien qu'il soit attiré, du fait d'un jeu de miroir et de rééquilibrage intérieur, par la séduisante, mondaine et rouée Célimène... Lire Molière est un régal, tant il sait aborder les sujets graves sans pesanteur. Mais dès qu'on y réfléchit, ses observations sont sans appel, car "Le misanthrope" n'est certes pas une pièce comique. Elle éclaire au contraire le côté obscur de la nature humaine : la cupidité, l'ambition, la flagornerie, l'arrogance, la ruse, la colère, l'orgueil, l'esprit de procédure. Même Alceste est loin d'être un personnage limpide : il croît détenir la Vérité et l'impose aux autres, tire gloire d'une raideur qu'il érige en vertu et qu'il nomme franchise, maltraite ses semblables à coups de jugements péremptoires, sans être pour autant exempt des faiblesses et des ridicules humains. C'est un atrabilaire, un écorché vif incapable de relations pacifiques. Il semble cependant prendre sporadiquement conscience du fait que son intransigeance est l'habit d'une sorte d'impuissance à faire société, quand Molière lui fait dire : " La raison pour mon bien, veut que je me retire, Je n'ai point, sur ma langue, un assez grand empire ; De ce que je dirais, je ne répondrais pas, Et je me jetterais cent choses sur les bras." On s'explique bien qu'il soit attiré, du fait d'un jeu de miroir et de rééquilibrage intérieur, par la séduisante, mondaine et rouée Célimène : tous les travers qu'il refoule en lui, le séduisent, le fascinent en proportion de sa répulsion envers eux. Car Alceste est fait de la même pâte que ceux qu'il condamne, son déchirement intérieur en est l'aveu. Comme l'écrivait son contemporain, "l'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête." Son amour pour Célimène n'est qu'un jeu de dupes : deux volontés de fer s'affrontent : Alceste veut fuir le monde et enterrer sa belle avec lui au fond d'une province, alors que celle-ci veut se maintenir dans le monde envers et contre tout. Ni l'un ni l'autre n'est en capacité d'aimer vraiment. --- Molière est sans illusions sur la nature humaine : le vice règne partout en maître, et la vertu pourrait n'être que le masque de l'impatience et de l'aigreur. Heureusement qu'il existe des personnages tolérants et chaleureux, honnêtes gens à la vertu raisonnable, tels Eliante et Philinte : il eût été dommage que ces deux-là n'unissent pas leurs qualités à la fin de la pièce.
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  • FabriceHatteville 11/03/2022
    Après avoir pris de front la religion et l'aristocratie dans Le Tartuffe puis Dom Juan, et essuyé les graves ennuis qui allaient avec, Molière ne renonce pas à dénoncer les travers des puissants de son temps. Mais il adopte désormais une stratégie plus subversive. Une comédie en vers, douce amère, à la subtilité tranchante et aux sous-entendus habiles, qui, sans avoir l'air d'y toucher, la rend d'autant plus cruelle pour les initiés du monde, auxquels elle s'adresse. Probablement un de ses tous meilleurs textes, dont l'actualité est déroutante dans sa dénonciation des hypocrisies de cour.
  • belcantoeu 19/01/2022
    Quel plaisir de se replonger dans Molière pour le 4ème centenaire de sa naissance ! Loin de la farce du Bourgeois gentilhomme et de L’Avare, cette comédie de Molière, la 16ème, est avec Don Juan une œuvre à part, et la plus fine de toutes. On rit moins, mais ce n’est pas le but. Le Misanthrope est la comédie où il y a le moins d’action. C’est qu’elle est intérieure, toute en manœuvres révélées par des dialogues tantôt amicaux et bienveillants, tantôt perfides et hypocrites. L’hypocrisie, et ce que Molière appelle les «vicieuses imitations de la vertu», sont pour lui des thèmes récurrents et là, il rejoint Tartuffe. Il peint les mœurs du siècle d’après nature, et approfondit la psychologie des personnages, à commencer par celle d’Alceste, le misanthrope qui déclare la couleur dès la première scène, in medias res. «L’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait» (vers 64). «Et parfois, il me prend des mouvements soudains De fuir dans un désert l’approche des humains» (vers 143-144). Alceste n’est pourtant pas un anti-héros comme l’Avare ou Monsieur Jourdain, bien au contraire. Il souffre d’un drame intérieur, et est bien plus complexe que ce que font croire le titre de la pièce et... Quel plaisir de se replonger dans Molière pour le 4ème centenaire de sa naissance ! Loin de la farce du Bourgeois gentilhomme et de L’Avare, cette comédie de Molière, la 16ème, est avec Don Juan une œuvre à part, et la plus fine de toutes. On rit moins, mais ce n’est pas le but. Le Misanthrope est la comédie où il y a le moins d’action. C’est qu’elle est intérieure, toute en manœuvres révélées par des dialogues tantôt amicaux et bienveillants, tantôt perfides et hypocrites. L’hypocrisie, et ce que Molière appelle les «vicieuses imitations de la vertu», sont pour lui des thèmes récurrents et là, il rejoint Tartuffe. Il peint les mœurs du siècle d’après nature, et approfondit la psychologie des personnages, à commencer par celle d’Alceste, le misanthrope qui déclare la couleur dès la première scène, in medias res. «L’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait» (vers 64). «Et parfois, il me prend des mouvements soudains De fuir dans un désert l’approche des humains» (vers 143-144). Alceste n’est pourtant pas un anti-héros comme l’Avare ou Monsieur Jourdain, bien au contraire. Il souffre d’un drame intérieur, et est bien plus complexe que ce que font croire le titre de la pièce et ces vers de la première scène. Il se proclame l’ennemi du genre humain mais rêve en même temps de l’améliorer, se montre pessimiste à ce sujet, et renonce car pour lui, la vertu et le siècle sont inconciliables. Alceste est bien complexe, et Lacan confirme qu’il «n’a pas cessé d’être un problème pour les beaux esprits». À la fois fou, narcissique, et «belle âme, il ne reconnait pas qu’il concourt lui-même au désordre contre lequel il s’insurge» (Lacan, «Propos sur la causalité psychique», Écrits, p. 173). Oronte, grand seigneur qui se pique de ses liens avec la cour, entre dans la deuxième scène. Le spectateur verra plus tard qu’il rivalise avec Alceste pour l’amour de Célimène, mais ici, Oronte vient demander l’avis d’Alceste sur un sonnet qu’il a écrit dans un style assez pompeux. Alceste refuse d’abord de se prononcer, conscient du fait que sa franchise, à laquelle il tient, est souvent trop directe. Tout misanthrope qu’il est, il a sa délicatesse. «… J’ai le défaut D’être un peu plus sincère en cela qu’il ne faut» (vers 299-300). Pressé par son interlocuteur, Alceste finit par se hasarder habilement dans une critique indirecte, celle des vers de quelqu’un d’autre «dont je tairai le nom», mais Oronte n’est pas dupe : Est-ce que j’écris mal ? Et leur ressemblerais-je ? » (vers 361). Fausant preuve de courtoisie, Alceste dénie par trois fois «Je ne dis pas cela» (vers 353, 358 et 362), tombant lui aussi dans l’autocensure et les arrangements avec la sincérité, avant d’y aller plus franchement, étalant tous les défauts sur le comptoir dans un troisième temps, selon une forme de crescendo que Molière apprécie. Finis, les faux semblants. Oronte a beau répondre que d’autres apprécient son sonnet, Alceste, dont une des qualités est d’être fidèle à lui-même, réplique: «C’est qu’ils ont l’art de feindre, et moi je ne l’ai pas… J’en pourrais, par malheur, faire d’aussi méchants [mauvais vers] Mais je me garderais de les montrer aux gens… Autre part que chez moi, cherchez qui vous encense» (vers 422, 429-430 et 432). Lacan observe avec finesse la parenté d’Alceste et Oronte: «Cet imbécile qu’est son rival lui apparaît comme sa propre image en miroir (Ibid., p. 174). Après le hors d’œuvre, le plat de résistance arrive au deuxième acte, fort différent, avec la montée d’un personnage tout aussi central, la jeune coquette Célimène, vingt ans, dont sont amoureux à la fois Alceste, notre poète Oronte, et deux marquis, «fort sots personnages» (vers 1094) qui symbolisent la cour. Tous se croient aimés et se disputent cette petite peste, repoussoir de la pièce. À l’opposé d’Alceste, Célimène est avide de contacts et ne peut vivre sans une guirlande d’admirateurs. Paradoxalement amoureux de son antithèse, de tout ce qu’il déteste, Alceste le lui reproche, en la pressant de se décider. «C’est que tout l’univers est bien reçu de vous» (vers 495). Au troisième acte, c’est Arsinoé qui débarque, nouveau contraste, cette fois avec Célimène. Femme «sur le retour» elle est antipathique, et méprisante sous couvert de vertu. Molière la dit prude, ce qui à son époque était cependant moins péjoratif qu’aujourd’hui. Amoureuse d’Alceste, jalouse, elle se délecte de salir Célimène aux yeux du misanthrope et à tenter de brouiller les amants pour en tirer les bénéfices, et se cueillir un mari. Elle forme avec Célimène un duo bien plus antipathique que le misanthrope. Une troisième femme, Éliante la sincère, sauve l’honneur de son sexe. Elle aussi est amoureuse d’Alceste, mais finira à par accepter Philinte, le sage de la pièce, qui sert à renforcer le contraste avec Alceste. Mais ce sage a comme Alceste son côté Janus. Dans l’épisode du sonnet d’Oronte, alors qu’Alceste est sincère et dit ce qu’il pense, Philinte flatte au contraire Oronte en rajoutant une couche à chaque réplique, dans un crescendo en miroir où l’hypocrisie et la flatterie sont à leur comble, bien au-delà ce que la politesse exigerait (vers 319, 325, 333 et 336). Tous les personnages ont donc leurs contradictions, et si on découpe attentivement les scènes des cinq actes, on découvre que tout cela est savamment structuré par Molière. Les actes III et IV précisent les intrigues des personnages dans des conversations que Voltaire trouve interminables. Il préférait Tartuffe. Mal dans son siècle, Alceste n’a donc pas qu’une face sombre. Ridicule par son manque de modération et son excès de franchise, c’est aussi un homme de bien, aimé des trois femmes de la pièce, qui porte un jugement moral sur la société et sur la nature humaine. J.-J. Rousseau écrira «une preuve bien sûre qu’Alceste n’est point misanthrope… c’est qu’il ne laisse pas d’intéresser et de plaire… Dans toutes les autres pièces de Molière, le personnage ridicule est haïssable ou méprisable» (Lettre à D’Alembert, 1758). Il est vrai qu’on retrouve de l’Alceste chez Rousseau, et on comprend donc son indulgence. Chacun des galants courtise la coquette Célimène et récolte sa part de ridicule. Lacan écrit que «c’est elles [les femmes] qui possèdent les homme» (Le Séminaire, XX, p. 109). Tous les protagonistes entrent bientôt en scène. C’est le signe qui ne trompe pas: nous entrons dans la dernière scène du dernier acte, la dernière ligne droite, moment fort du dénouement, comme dans la dernière page d’un roman d’Agatha Christie où chaque lecteur s’interroge. Que nous réserve Molière ? Cela se passe en deux temps. À la confusion de Célimène, les soupirants découvrent le contenu des billets doux qu’elle sème à tous vents. Elle rassure chaque destinataire, déclare sa flamme à chacun tout en se moquant lourdement de ses rivaux. La cruelle révélation de ces lettres dépasse l’hypocrisie que le spectateur pouvait imaginer, et les soupirants rejettent désormais la perfide. «J’aurais de quoi vous dire, et belle est la matière Mais je ne vous tiens pas digne de ma colère Et je vous ferai voir que les petits marquis Ont pour se consoler des cœurs de plus haut prix» (Acaste, vers 1495-1498). «Et votre cœur, paré de beaux semblants d’amour À tout le genre humain se promet tour à tour» (Oronte, vers 1701-1702). Grand cœur et amoureux impénitent, le misanthrope lui pardonne au contraire: «Oui, je veux bien, perfide, oublier vos forfaits…» (vers 1757). Il lui propose de l’épouser, mais à condition qu’elle le suive dans le désert, «Au dessein que je fais, de fuir tous les humains» (vers 1762). Le refus de Célimène ne se fait pas attendre: «Moi, renoncer au monde avant que de vieillir, Et dans votre désert aller m’ensevelir!» (vers 1769-1770). Après ce moment gênant pour Célimène, le rideau tombera sur une note joyeuse autant qu’inattendue. Les deux sages restés à l’arrière-plan, Éliante et Philinte que Molière avait pris soin de faire oublier, sortent de l’ombre et se marieront avec la bénédiction d’Alceste. «Puissiez-vous, pour goûter de vrais contentements, L’un pour l’autre à jamais garder ces sentiments» (vers 1801-1802). Blessé par l’hypocrisie de Célimène, mais guéri, il rompt avec elle, et pour sa sortie, ce sera avec élégance. Ce n’est pas un révolté, et il ne se pose pas en victime. Il échappera au mariage avec la coquette, et à un malheur que pourtant il pressentait dès le premier acte: «Il est vrai, ma raison me le dit chaque jour, Mais la raison n’est pas ce qui règle l’amour» (vers 247-248). Il se retirera dans le désert, loin de la fausseté du monde, ne faisant pas d’autre victime que lui-même. Qu’en est-il de ce désert ? On ne le saura pas. Son destin ultérieur se dessine en forme de point d’interrogation. Le Misanthrope a fait l’objet de nombreux pastiches, et même d’un opéra d’Ambroise Thomas centré sur la femme, La Cour de Célimène (1855). La comédie est pleine de mots, d’expressions, et de syntaxes qui sentent le XVIIème siècle, au point que certains metteurs en scène se croient obligés de la traduire en langage d’aujourd’hui, avec des costumes du XXIème, mais peut-on transposer de manière crédible une pièce en alexandrins critiquant les mœurs d’il y a quatre siècles, où l’on évoque sans cesse la cour de Louis XIV, où les prénoms n’ont rien de contemporain, et ou tout sonne faux dans ces transpositions? On y trouve aussi l’orthographe de l’époque, par exemple Je croi et je reçoi, pour je crois et je reçois, Treuve pour trouve, Monnoie pour monnaie, Avecque pour avec, Vuider pour vider, etc.
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