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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le Misanthrope

Date de parution : 13/06/2019
Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène,... Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène, ensorcelante veuve de vingt ans dont la frivolité mondaine et la coquetterie extrême n’effacent en aucun cas les charmes qu’il lui trouve. Mais il se heurte à bien des désillusions…

Molière se moque-t-il de ce personnage car il ressemble étrangement au spectacle grotesque de la société du XVIIe siècle ? Le ridiculise-t-il par plaisir ? L’œuvre la plus secrète de Molière garde toujours son secret…


Texte intégral
12/21


 
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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gilliatt Posté le 28 Avril 2020
    C’est dans un siècle où règnent les apparences que se déroule Le Misanthrope. Si Alceste fustige l’hypocrisie de son époque, il ne peut s’empêcher d’aimer la plus grande représentante de ce vice : Célimène. C’est donc le drame d’une lutte entre l’extrême honnêteté, qui cause du tort et se met le monde à dos, et les faux-semblants. Molière interroge la viabilité de ses deux modes de vie. Et s’il est difficile d’envisager l’un des deux extrêmes, le dramaturge place au centre la modération de Philinte. Si la pièce prend parfois une dimension comique, on remarque que le ton sérieux domine, notamment chez le personnage éponyme. La question du genre se pose. Une comédie ? tout du moins, une tragi-comédie ou une comédie tragique. Le Misanthrope est donc éternellement moderne et pousse le spectateur - ou le lecteur - à constamment changer de position, à condamner puis défendre les personnages. Cette pièce, déjà grandiose quand on la lit, est sublimée par la représentation de La Comédie-Française, mise en scène par Clément Hervieu-Léger. Bonne lecture, ou bon visionnage !
  • Nowowak Posté le 20 Mars 2020
    Comment échapper aux questions, à l'incrédulité, comment être sociable, comment vaincre la sinistrose quand on observe avec l’œil de l'entomologiste le parcours de la race humaine ? La révolte ne peut que gronder dans le cœur de l'homme lucide qui comptabilise les guerres, les crimes, les génocides. Comment ne pas vouloir s'en retirer quand on se frotte aux billevesées de la société ? D'un autre côté la mise sur terre de l'individu dans sa quête du bonheur parfait le réduit souvent à une recherche futile de valorisation, de reconnaissance, d'existentialisme voire de narcissisme. Trouver que la société est injuste, que son cas personnel est injuste, que le regard des autres est injuste peuvent se mêler dans un même combat et arracher des larmes de lamentations à celui qui fatalement finira au mieux cynique au pire misanthrope. L'art de Molière, ce génie interplanétaire, est dans la maîtrise du langage et le sublime des joutes verbales. Ôtez un pied à un alexandrin et le monde ira en boitant. Quelle tonalité, quelle musique, quelle symphonie, quelle extase ! Les mots coulent et le propos est suave pour qui ne raffole pas du genre dit humain et se réjouit des leçons d'une philosophie qui ne fasse... Comment échapper aux questions, à l'incrédulité, comment être sociable, comment vaincre la sinistrose quand on observe avec l’œil de l'entomologiste le parcours de la race humaine ? La révolte ne peut que gronder dans le cœur de l'homme lucide qui comptabilise les guerres, les crimes, les génocides. Comment ne pas vouloir s'en retirer quand on se frotte aux billevesées de la société ? D'un autre côté la mise sur terre de l'individu dans sa quête du bonheur parfait le réduit souvent à une recherche futile de valorisation, de reconnaissance, d'existentialisme voire de narcissisme. Trouver que la société est injuste, que son cas personnel est injuste, que le regard des autres est injuste peuvent se mêler dans un même combat et arracher des larmes de lamentations à celui qui fatalement finira au mieux cynique au pire misanthrope. L'art de Molière, ce génie interplanétaire, est dans la maîtrise du langage et le sublime des joutes verbales. Ôtez un pied à un alexandrin et le monde ira en boitant. Quelle tonalité, quelle musique, quelle symphonie, quelle extase ! Les mots coulent et le propos est suave pour qui ne raffole pas du genre dit humain et se réjouit des leçons d'une philosophie qui ne fasse pas dans la réserve. Lire pour soi et à haute voix une pièce de Molière n'est pas un plaisir, c'est le plaisir. La définition même du mot, le nec plus ultra littérairement parlant. Ah ces apartés qui n'appartiennent qu'à Molière et qui nous ravissent par leurs apophtegmes merveilleux ! D'ailleurs même jouée par des tocards une représentation de l'une de ses pièces ne sera jamais mauvaise car le texte se porte seul vers les nuées sans le secours de personne et le vers supplée à la médiocrité d'un jeu amateur. Dans mille ans on parlera encore de Molière. "Le Misanthrope" est l'une de ses œuvres les plus abouties car elle est au cœur du sujet dans ce monde actuel où l'on se demande dans quel mur l'humanité va se figer. Alceste possède un caractère droit, philosophiquement peu reprochable, d'une logique implacable et rigoureuse mais ce personnage entier manque singulièrement de nuances. Il ignore la tolérance et ne supporte pas physiquement l'insupportable. Le toxique est partout et il est allergique. Comment se faire aimer, comment rayonner quand l'ombre vous cache le ciel quand la nuit vous attire plus que le jour ? Pessimiste psychorigide et asocial, sa franchise s'affranchit des convenances et hurle avec violence son manque d'indulgence. Ce déprimé déprimant ne voit partout «qu’imposture, intérêt, trahison, fourberie». Le pessimisme face au futur n'est pas chez lui un argument pour se satisfaire de l’optimisme dans le présent. Les grandes douleurs sont muettes mais Alceste s'est libéré de tous les carcans et ne nous fait pas grâce des aspérités sonores de ses frustrations. Alceste semble avoir étudié en autodidacte vertueux les intempérances de l’insociabilité et mène de front ses besoins de viduité et de vacuité. Il n’épargne personne et ne craint pas de clamer haut et fort qu’il hait tous les hommes. En mode volets métalliques pour bunker anti-cons, il est sans cesse en alerte rouge. Il rêve d’habiter une planète avec dix habitants ! Sa confrontation caricaturale avec son ami l'accommodant Philinte, le gentil Philinte, celui qui n'est l'ennemi de personne, qui déteste la médisance et craint les excès de l'ego, raffole des vertus de la justice, qui ferait le meilleur des diplomates et le plus habile des juges, offre au spectateur éperdu un contraste saisissant et de mémoire des siècles un numéro de duettiste jubilatoire gravé dans le marbre des chefs d'oeuvre. Molière ridiculise la vanité, condamne la bienveillance aveugle et prouve que l’homme le plus vertueux n’est pas exempt de petites faiblesses.
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  • fauneeeeee Posté le 7 Mars 2020
    Bon molière je vais faire un critique pour tous, m'en voulez pas. J'aime bien molière, c'est bien écrit, il a un grand génie. J'aime les adaptations au cinéma, théâtre. J'ai pas une favorite mais parfois je les relis.
  • ChristianAttard Posté le 27 Février 2020
    Qui peut croire que l'auteur du Médecin malgré lui, de l'étourdi ou de la jalousie du Barbouillé ait pu écrire ce chef d'oeuvre qu'est le Misanthrope ? Et pourtant ! Si j'aime tant cette pièce, à la relire plusieurs fois, si souvent, c'est, je crois, parce que je m'assimile assez à cet esprit « contrariant » dont parle Célimène à propos d'Alceste. « Et que Parfois il me prend des mouvements soudains de fuir dans le désert l'approche des humains. » J'ai d'ailleurs toujours entendu en Alceste, l'ascète dont c'est la parfaite anagramme à cela près que le retrait du monde qu'il désire s'imposer n'a rien de pieux. Célimène, c'est l'hymen, qu'Alceste désire tout autant, attirance des opposés. Rouerie contre sincérité. Le personnage est un total paradoxe dans une société royale où tout n'est que duplicité et art de plaire, où règnent les courtisans les plus vils. En cela, il ramènerait presque à une sorte d'attitude janséniste et il est bien possible que Molière ait encore voulu moquer cette raideur hypocrite comme il le fit dans son Tartuffe. Pourtant, même si l'on comprend qu'il y a en lui une sorte de folie à vouloir se croire seul honnête face au monde, Alceste reste aussi attachant que peuvent l'être... Qui peut croire que l'auteur du Médecin malgré lui, de l'étourdi ou de la jalousie du Barbouillé ait pu écrire ce chef d'oeuvre qu'est le Misanthrope ? Et pourtant ! Si j'aime tant cette pièce, à la relire plusieurs fois, si souvent, c'est, je crois, parce que je m'assimile assez à cet esprit « contrariant » dont parle Célimène à propos d'Alceste. « Et que Parfois il me prend des mouvements soudains de fuir dans le désert l'approche des humains. » J'ai d'ailleurs toujours entendu en Alceste, l'ascète dont c'est la parfaite anagramme à cela près que le retrait du monde qu'il désire s'imposer n'a rien de pieux. Célimène, c'est l'hymen, qu'Alceste désire tout autant, attirance des opposés. Rouerie contre sincérité. Le personnage est un total paradoxe dans une société royale où tout n'est que duplicité et art de plaire, où règnent les courtisans les plus vils. En cela, il ramènerait presque à une sorte d'attitude janséniste et il est bien possible que Molière ait encore voulu moquer cette raideur hypocrite comme il le fit dans son Tartuffe. Pourtant, même si l'on comprend qu'il y a en lui une sorte de folie à vouloir se croire seul honnête face au monde, Alceste reste aussi attachant que peuvent l'être ses frères Don Quichotte ou Cyrano. C'est donc une pièce qui nous offre bien des axes de réflexions avec une très grande intelligence psychologique qu'ont admiré nos modernes psychanalystes. Mais c'est aussi, une oeuvre magnifiquement écrite et versifiée.
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  • Hauchama Posté le 3 Février 2020
    Qui n'a jamais été tiraillé comme Alceste ? Apprécier/aimer une personne qui pourtant n'a pas les mêmes valeurs, voire une absence de valeurs ? Une pièce très intelligente qui démontre encore des travers présents de nos jours.
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