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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le Misanthrope

Date de parution : 13/06/2019
Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène,... Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène, ensorcelante veuve de vingt ans dont la frivolité mondaine et la coquetterie extrême n’effacent en aucun cas les charmes qu’il lui trouve. Mais il se heurte à bien des désillusions…

Molière se moque-t-il de ce personnage car il ressemble étrangement au spectacle grotesque de la société du XVIIe siècle ? Le ridiculise-t-il par plaisir ? L’œuvre la plus secrète de Molière garde toujours son secret…


Texte intégral
12/21


 
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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Wyndon Posté le 9 Novembre 2020
    Un peu difficile à comprendre et histoire pas terrible
  • lectiole Posté le 28 Octobre 2020
    Je garderai toujours une place particulière dans ma mémoire comme dans mes sentiments pour "le Misanthrope" de Molière, peut-être parce que j'aime les œuvres de Rousseau qui adorait cette pièce plus que toute autre parmi les pièces de Molière. "Le Misanthrope" n'est pas la comédie la plus drôle que Molière ait écrite, encore que le passage où Alceste dit sincèrement à un auteur que son sonnet est bon pour le cabinet reste encore d'actualité. Mais c'est une pièce qui vaut pour la peinture de son caractère principal, cet atrabilaire doué de sentiments, Romantique exilé parmi les classiques et amoureux d'une coquette. Chaque metteur en scène interprétera différemment la partition molieresque. Mais il sera difficile de condamner totalement Alceste, et pourtant... Actuellement, au début du 21e siècle, où Célimène et Philinte triomphent, Alceste est une figure qui semble passéiste. "Le spleen n'est plus à la mode." C'est en cela que "le Misanthrope" reste définitivement une œuvre de génie, car le chef-d'œuvre est justement ce qui nous fait réfléchir par delà les modes et par delà les siècles. Qu'est-ce que le Misanthrope sinon celui qui fustige la célébration futile mais pleine de grâce de l'éphémère ?
  • Hohenheim19 Posté le 14 Octobre 2020
    Dans mes souvenirs de collège, les pièces de Molière étaient très caricaturales. En commençant le Misanthrope je m'attendais un peu à cela et j'ai été très agréablement surpris par la subtilité de la pièce. Elle dénonce l'hypocrisie des membres de la cour du roi mais pourrait très bien être transposée à notre époque contemporaine car ce problème n'a pas d'époque! Une pièce qui se lit très bien et permet de réfléchir sur la société et le monde qui nous entoure.
  • UneVieDesLivres Posté le 27 Juillet 2020
    « Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,/On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. » Cette réplique est celle d’Alceste, le fameux misanthrope. Amoureux de Célimène, représentante pourtant parfaite de tout ce qu’il déteste chez l’être humain – le mensonge, la trahison, par exemple -, il fait s’interroger le lecteur sur la puissance du sentiment amoureux. Je dois dire qu’au départ, quand j’ai su que nous allions étudier Molière au prochain semestre, je n’étais pas franchement enjouée. Je n’y voyais qu’un avantage : le théâtre, c’est plutôt rapide à lire. Et effectivement, j’ai lu cette pièce en quelques heures, à peine. Et en plus, je l’ai énormément appréciée ! C’est une pièce très drôle, avec des situations parfois comiques. Les personnages sont plutôt intéressants : Alceste, grâce à son amour pour la sincérité pure, alors qu’il compte certains défauts non négligeables, Célimène, tout en liberté, bien qu’insincère au possible, les amants de Célimène, qui se mêlent dans nos esprits, tant ils sont nombreux. Celle qui cependant m’a le plus plu, c’est sans aucun doute Éliante, la cousine de Célimène, femme d’une grande générosité ; on part sur un coup de cœur pour ce personnage, bien qu’il... « Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,/On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. » Cette réplique est celle d’Alceste, le fameux misanthrope. Amoureux de Célimène, représentante pourtant parfaite de tout ce qu’il déteste chez l’être humain – le mensonge, la trahison, par exemple -, il fait s’interroger le lecteur sur la puissance du sentiment amoureux. Je dois dire qu’au départ, quand j’ai su que nous allions étudier Molière au prochain semestre, je n’étais pas franchement enjouée. Je n’y voyais qu’un avantage : le théâtre, c’est plutôt rapide à lire. Et effectivement, j’ai lu cette pièce en quelques heures, à peine. Et en plus, je l’ai énormément appréciée ! C’est une pièce très drôle, avec des situations parfois comiques. Les personnages sont plutôt intéressants : Alceste, grâce à son amour pour la sincérité pure, alors qu’il compte certains défauts non négligeables, Célimène, tout en liberté, bien qu’insincère au possible, les amants de Célimène, qui se mêlent dans nos esprits, tant ils sont nombreux. Celle qui cependant m’a le plus plu, c’est sans aucun doute Éliante, la cousine de Célimène, femme d’une grande générosité ; on part sur un coup de cœur pour ce personnage, bien qu’il soit peut-être moins complexe que les autres. À travers le comique, on en vient tout de même à s’interroger sur la sincérité, l’honneur, les mœurs, l’amour, ainsi que le développement de la misanthropie. On s’interroge sur soi, ses valeurs, à son rythme. Il est vrai que la misanthropie semble devenir de plus en plus forte chez certaines personnes ; ainsi, la lecture de cette pièce permet de comparer deux époques, de se demander également si les choses changent. Une pièce idéale pour ceux qui ont envie d’un petit moment de divertissement, d’une lecture plus courte, de rigoler, mais aussi pour ceux qui s’intéressent aux sujets présentés et ont envie de réfléchir. Bref, à lire ou à relire à tout instant, peu importe notre humeur.
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  • magireve Posté le 21 Juillet 2020
    Révolté par l'hypocrisie de la société, le manque de spontanéité de son entourage, et surtout, par la coquetterie de Célimène, Alceste déverse son courroux dans l'espoir de remettre les pendules à l'heure. L'objectif de la comédie est de démontrer les travers d'une catégorie d'individus. Molière s'en donne à cœur joie avec cette superbe pièce où personne n'est épargné, qu'il s'agisse des beaux parleurs, des intrigantes sans scrupules, ou encore de ceux qui prêchent le carême. Si les reproches dont Alceste accable son entourage sont justifiés, il ne faut pas perdre de vue qu'il est lui aussi représentatif d'un vice que Molière dénonce dans cette pièce ; puisqu'il a la certitude d'être irréprochable dans sa conduite, Alceste se replie sur lui-même et devient orgueilleux et narcissique, à tel point qu'il en vient à rejeter ce qui ne correspond pas à ses codes ou à ce qu'il croit juste, pour la simple et bonne raison que cela menacerait ses convictions et les mettrait à mal. Il est vrai qu'au XVIIe siècle, la société était très formatée et guindée, avec la mode des salons. Voilà pourquoi il fallait être hypocrite au sens littéral du terme, c'est-à-dire se réfugier derrière un masque (hypocrite est issu... Révolté par l'hypocrisie de la société, le manque de spontanéité de son entourage, et surtout, par la coquetterie de Célimène, Alceste déverse son courroux dans l'espoir de remettre les pendules à l'heure. L'objectif de la comédie est de démontrer les travers d'une catégorie d'individus. Molière s'en donne à cœur joie avec cette superbe pièce où personne n'est épargné, qu'il s'agisse des beaux parleurs, des intrigantes sans scrupules, ou encore de ceux qui prêchent le carême. Si les reproches dont Alceste accable son entourage sont justifiés, il ne faut pas perdre de vue qu'il est lui aussi représentatif d'un vice que Molière dénonce dans cette pièce ; puisqu'il a la certitude d'être irréprochable dans sa conduite, Alceste se replie sur lui-même et devient orgueilleux et narcissique, à tel point qu'il en vient à rejeter ce qui ne correspond pas à ses codes ou à ce qu'il croit juste, pour la simple et bonne raison que cela menacerait ses convictions et les mettrait à mal. Il est vrai qu'au XVIIe siècle, la société était très formatée et guindée, avec la mode des salons. Voilà pourquoi il fallait être hypocrite au sens littéral du terme, c'est-à-dire se réfugier derrière un masque (hypocrite est issu du grec #965;#960;#959;#954;#961;#953;#964;#959;#962; qui signifie masque) afin de sauver les apparences. Molière avait déjà eu le loisir de ridiculiser ces travers dans Les Précieuses Ridicules, puis dans le Tartuffe. Dans la scène d'exposition de la pièce, Alceste débat avec Philinte au sujet de la nécessité d'être sincère, car une société n'est respectable, selon Alceste, que si elle impose des rapports d'authenticité et d'honnêteté. Avec le personnage d'Alceste, Molière remet en question la notion de lien social et nous amène à nous interroger sur ce qui nous relie aux autres. D'autre part, l'atrabilaire amoureux (cette périphrase était le titre initial de la pièce) est un être aux multiples contradictions, puisqu'il est épris d'une femme qui représente tout ce qu'il proscrit. Alceste explique son amour de la sorte : « La raison n'est pas ce qui dicte l'amour ». Persuadé que les sentiments qu'il porte à Célimène inciteront cette dernière à adopter une meilleure conduite, Alceste croit au pouvoir bénéfique de l'amour. Toutefois, il se heurte à une dure réalité qui l'amène à comprendre ses erreurs ainsi qu'à prendre conscience de son aveuglement.
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