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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le Misanthrope

Date de parution : 13/06/2019
Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène,... Alceste est un idéaliste bougon qui voudrait changer le monde par la seule force de son caractère et de son intransigeance envers le pouvoir et ses compromissions. Il plaide pour une sincérité absolue et critique avec véhémence l’hypocrisie de son temps. Il essaye également de se faire aimer par Célimène, ensorcelante veuve de vingt ans dont la frivolité mondaine et la coquetterie extrême n’effacent en aucun cas les charmes qu’il lui trouve. Mais il se heurte à bien des désillusions…

Molière se moque-t-il de ce personnage car il ressemble étrangement au spectacle grotesque de la société du XVIIe siècle ? Le ridiculise-t-il par plaisir ? L’œuvre la plus secrète de Molière garde toujours son secret…


Texte intégral
12/21


 
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EAN : 9782266296526
Code sériel : 17606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Magaliambra Posté le 25 Août 2020
    Pour moi Alceste et Célimène sont identiques. Elle n'est pas du tout à l'opposé de cet homme, bien au contraire. Elle fait tout ce qu'il n'ose pas faire lui-même. Mais ils ont tout en commun. Elle n'aime pas plus l'hypocrisie et le mauvais goût que lui. Elle a la même finesse d'analyse des caractères qui l'entourent et se montre cruelle et hypocrite pour ménager sa cour, bien qu'en sous-jacence elle ne se prive pas de faire siffler sa langue de vipère. Alceste croit aimer cette fille et ses charmes mais il n'est en définitive pas plus louable qu'elle à vouloir se l'accaparer totalement alors que son comportement si intelligent à cette jeune fille ne s'explique que pas sa volonté de rester jeune, et de ne pas se marier. Elle louvoie pour éviter les galants, et se laisse courtiser de toutes parts en maintenant le chaud et le froid pour ne pas avoir à se décider. Jusqu'au bout l'auteur ne peut déterminer si elle aime l'un d'entre eux. Jusqu'au bout elle ne lâche pas le morceau et n'avoue pas. Personne ne peut le savoir. Alceste qui se targue et se vante de ne pas aimer le manque de sincérité aura donc... Pour moi Alceste et Célimène sont identiques. Elle n'est pas du tout à l'opposé de cet homme, bien au contraire. Elle fait tout ce qu'il n'ose pas faire lui-même. Mais ils ont tout en commun. Elle n'aime pas plus l'hypocrisie et le mauvais goût que lui. Elle a la même finesse d'analyse des caractères qui l'entourent et se montre cruelle et hypocrite pour ménager sa cour, bien qu'en sous-jacence elle ne se prive pas de faire siffler sa langue de vipère. Alceste croit aimer cette fille et ses charmes mais il n'est en définitive pas plus louable qu'elle à vouloir se l'accaparer totalement alors que son comportement si intelligent à cette jeune fille ne s'explique que pas sa volonté de rester jeune, et de ne pas se marier. Elle louvoie pour éviter les galants, et se laisse courtiser de toutes parts en maintenant le chaud et le froid pour ne pas avoir à se décider. Jusqu'au bout l'auteur ne peut déterminer si elle aime l'un d'entre eux. Jusqu'au bout elle ne lâche pas le morceau et n'avoue pas. Personne ne peut le savoir. Alceste qui se targue et se vante de ne pas aimer le manque de sincérité aura donc passé la pièce à courir après une jeune fille qui ne lui offrait que du rêve. Et lorsqu'il le comprend enfin, le plus égoïstement et le plus profiteur du monde, il se tourne donc vers une autre qui l'aime elle, sincèrement, mais au mépris total du fait que son ami le plus proche, est éperdument épris de cette fille. Alceste est un profiteur et un hypocrite comme les autres. Et tout le propos de la pièce le mène jusqu'à cette évidence : Philinte est définitivement le plus sage des deux.
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  • UneVieDesLivres Posté le 27 Juillet 2020
    « Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,/On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. » Cette réplique est celle d’Alceste, le fameux misanthrope. Amoureux de Célimène, représentante pourtant parfaite de tout ce qu’il déteste chez l’être humain – le mensonge, la trahison, par exemple -, il fait s’interroger le lecteur sur la puissance du sentiment amoureux. Je dois dire qu’au départ, quand j’ai su que nous allions étudier Molière au prochain semestre, je n’étais pas franchement enjouée. Je n’y voyais qu’un avantage : le théâtre, c’est plutôt rapide à lire. Et effectivement, j’ai lu cette pièce en quelques heures, à peine. Et en plus, je l’ai énormément appréciée ! C’est une pièce très drôle, avec des situations parfois comiques. Les personnages sont plutôt intéressants : Alceste, grâce à son amour pour la sincérité pure, alors qu’il compte certains défauts non négligeables, Célimène, tout en liberté, bien qu’insincère au possible, les amants de Célimène, qui se mêlent dans nos esprits, tant ils sont nombreux. Celle qui cependant m’a le plus plu, c’est sans aucun doute Éliante, la cousine de Célimène, femme d’une grande générosité ; on part sur un coup de cœur pour ce personnage, bien qu’il... « Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,/On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. » Cette réplique est celle d’Alceste, le fameux misanthrope. Amoureux de Célimène, représentante pourtant parfaite de tout ce qu’il déteste chez l’être humain – le mensonge, la trahison, par exemple -, il fait s’interroger le lecteur sur la puissance du sentiment amoureux. Je dois dire qu’au départ, quand j’ai su que nous allions étudier Molière au prochain semestre, je n’étais pas franchement enjouée. Je n’y voyais qu’un avantage : le théâtre, c’est plutôt rapide à lire. Et effectivement, j’ai lu cette pièce en quelques heures, à peine. Et en plus, je l’ai énormément appréciée ! C’est une pièce très drôle, avec des situations parfois comiques. Les personnages sont plutôt intéressants : Alceste, grâce à son amour pour la sincérité pure, alors qu’il compte certains défauts non négligeables, Célimène, tout en liberté, bien qu’insincère au possible, les amants de Célimène, qui se mêlent dans nos esprits, tant ils sont nombreux. Celle qui cependant m’a le plus plu, c’est sans aucun doute Éliante, la cousine de Célimène, femme d’une grande générosité ; on part sur un coup de cœur pour ce personnage, bien qu’il soit peut-être moins complexe que les autres. À travers le comique, on en vient tout de même à s’interroger sur la sincérité, l’honneur, les mœurs, l’amour, ainsi que le développement de la misanthropie. On s’interroge sur soi, ses valeurs, à son rythme. Il est vrai que la misanthropie semble devenir de plus en plus forte chez certaines personnes ; ainsi, la lecture de cette pièce permet de comparer deux époques, de se demander également si les choses changent. Une pièce idéale pour ceux qui ont envie d’un petit moment de divertissement, d’une lecture plus courte, de rigoler, mais aussi pour ceux qui s’intéressent aux sujets présentés et ont envie de réfléchir. Bref, à lire ou à relire à tout instant, peu importe notre humeur.
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  • magireve Posté le 21 Juillet 2020
    Révolté par l'hypocrisie de la société, le manque de spontanéité de son entourage, et surtout, par la coquetterie de Célimène, Alceste déverse son courroux dans l'espoir de remettre les pendules à l'heure. L'objectif de la comédie est de démontrer les travers d'une catégorie d'individus. Molière s'en donne à cœur joie avec cette superbe pièce où personne n'est épargné, qu'il s'agisse des beaux parleurs, des intrigantes sans scrupules, ou encore de ceux qui prêchent le carême. Si les reproches dont Alceste accable son entourage sont justifiés, il ne faut pas perdre de vue qu'il est lui aussi représentatif d'un vice que Molière dénonce dans cette pièce ; puisqu'il a la certitude d'être irréprochable dans sa conduite, Alceste se replie sur lui-même et devient orgueilleux et narcissique, à tel point qu'il en vient à rejeter ce qui ne correspond pas à ses codes ou à ce qu'il croit juste, pour la simple et bonne raison que cela menacerait ses convictions et les mettrait à mal. Il est vrai qu'au XVIIe siècle, la société était très formatée et guindée, avec la mode des salons. Voilà pourquoi il fallait être hypocrite au sens littéral du terme, c'est-à-dire se réfugier derrière un masque (hypocrite est issu... Révolté par l'hypocrisie de la société, le manque de spontanéité de son entourage, et surtout, par la coquetterie de Célimène, Alceste déverse son courroux dans l'espoir de remettre les pendules à l'heure. L'objectif de la comédie est de démontrer les travers d'une catégorie d'individus. Molière s'en donne à cœur joie avec cette superbe pièce où personne n'est épargné, qu'il s'agisse des beaux parleurs, des intrigantes sans scrupules, ou encore de ceux qui prêchent le carême. Si les reproches dont Alceste accable son entourage sont justifiés, il ne faut pas perdre de vue qu'il est lui aussi représentatif d'un vice que Molière dénonce dans cette pièce ; puisqu'il a la certitude d'être irréprochable dans sa conduite, Alceste se replie sur lui-même et devient orgueilleux et narcissique, à tel point qu'il en vient à rejeter ce qui ne correspond pas à ses codes ou à ce qu'il croit juste, pour la simple et bonne raison que cela menacerait ses convictions et les mettrait à mal. Il est vrai qu'au XVIIe siècle, la société était très formatée et guindée, avec la mode des salons. Voilà pourquoi il fallait être hypocrite au sens littéral du terme, c'est-à-dire se réfugier derrière un masque (hypocrite est issu du grec #965;#960;#959;#954;#961;#953;#964;#959;#962; qui signifie masque) afin de sauver les apparences. Molière avait déjà eu le loisir de ridiculiser ces travers dans Les Précieuses Ridicules, puis dans le Tartuffe. Dans la scène d'exposition de la pièce, Alceste débat avec Philinte au sujet de la nécessité d'être sincère, car une société n'est respectable, selon Alceste, que si elle impose des rapports d'authenticité et d'honnêteté. Avec le personnage d'Alceste, Molière remet en question la notion de lien social et nous amène à nous interroger sur ce qui nous relie aux autres. D'autre part, l'atrabilaire amoureux (cette périphrase était le titre initial de la pièce) est un être aux multiples contradictions, puisqu'il est épris d'une femme qui représente tout ce qu'il proscrit. Alceste explique son amour de la sorte : « La raison n'est pas ce qui dicte l'amour ». Persuadé que les sentiments qu'il porte à Célimène inciteront cette dernière à adopter une meilleure conduite, Alceste croit au pouvoir bénéfique de l'amour. Toutefois, il se heurte à une dure réalité qui l'amène à comprendre ses erreurs ainsi qu'à prendre conscience de son aveuglement.
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  • Gilliatt Posté le 28 Avril 2020
    C’est dans un siècle où règnent les apparences que se déroule Le Misanthrope. Si Alceste fustige l’hypocrisie de son époque, il ne peut s’empêcher d’aimer la plus grande représentante de ce vice : Célimène. C’est donc le drame d’une lutte entre l’extrême honnêteté, qui cause du tort et se met le monde à dos, et les faux-semblants. Molière interroge la viabilité de ses deux modes de vie. Et s’il est difficile d’envisager l’un des deux extrêmes, le dramaturge place au centre la modération de Philinte. Si la pièce prend parfois une dimension comique, on remarque que le ton sérieux domine, notamment chez le personnage éponyme. La question du genre se pose. Une comédie ? tout du moins, une tragi-comédie ou une comédie tragique. Le Misanthrope est donc éternellement moderne et pousse le spectateur - ou le lecteur - à constamment changer de position, à condamner puis défendre les personnages. Cette pièce, déjà grandiose quand on la lit, est sublimée par la représentation de La Comédie-Française, mise en scène par Clément Hervieu-Léger. Bonne lecture, ou bon visionnage !
  • Nowowak Posté le 20 Mars 2020
    Comment échapper aux questions, à l'incrédulité, comment être sociable, comment vaincre la sinistrose quand on observe avec l’œil de l'entomologiste le parcours de la race humaine ? La révolte ne peut que gronder dans le cœur de l'homme lucide qui comptabilise les guerres, les crimes, les génocides. Comment ne pas vouloir s'en retirer quand on se frotte aux billevesées de la société ? D'un autre côté la mise sur terre de l'individu dans sa quête du bonheur parfait le réduit souvent à une recherche futile de valorisation, de reconnaissance, d'existentialisme voire de narcissisme. Trouver que la société est injuste, que son cas personnel est injuste, que le regard des autres est injuste peuvent se mêler dans un même combat et arracher des larmes de lamentations à celui qui fatalement finira au mieux cynique au pire misanthrope. L'art de Molière, ce génie interplanétaire, est dans la maîtrise du langage et le sublime des joutes verbales. Ôtez un pied à un alexandrin et le monde ira en boitant. Quelle tonalité, quelle musique, quelle symphonie, quelle extase ! Les mots coulent et le propos est suave pour qui ne raffole pas du genre dit humain et se réjouit des leçons d'une philosophie qui ne fasse... Comment échapper aux questions, à l'incrédulité, comment être sociable, comment vaincre la sinistrose quand on observe avec l’œil de l'entomologiste le parcours de la race humaine ? La révolte ne peut que gronder dans le cœur de l'homme lucide qui comptabilise les guerres, les crimes, les génocides. Comment ne pas vouloir s'en retirer quand on se frotte aux billevesées de la société ? D'un autre côté la mise sur terre de l'individu dans sa quête du bonheur parfait le réduit souvent à une recherche futile de valorisation, de reconnaissance, d'existentialisme voire de narcissisme. Trouver que la société est injuste, que son cas personnel est injuste, que le regard des autres est injuste peuvent se mêler dans un même combat et arracher des larmes de lamentations à celui qui fatalement finira au mieux cynique au pire misanthrope. L'art de Molière, ce génie interplanétaire, est dans la maîtrise du langage et le sublime des joutes verbales. Ôtez un pied à un alexandrin et le monde ira en boitant. Quelle tonalité, quelle musique, quelle symphonie, quelle extase ! Les mots coulent et le propos est suave pour qui ne raffole pas du genre dit humain et se réjouit des leçons d'une philosophie qui ne fasse pas dans la réserve. Lire pour soi et à haute voix une pièce de Molière n'est pas un plaisir, c'est le plaisir. La définition même du mot, le nec plus ultra littérairement parlant. Ah ces apartés qui n'appartiennent qu'à Molière et qui nous ravissent par leurs apophtegmes merveilleux ! D'ailleurs même jouée par des tocards une représentation de l'une de ses pièces ne sera jamais mauvaise car le texte se porte seul vers les nuées sans le secours de personne et le vers supplée à la médiocrité d'un jeu amateur. Dans mille ans on parlera encore de Molière. "Le Misanthrope" est l'une de ses œuvres les plus abouties car elle est au cœur du sujet dans ce monde actuel où l'on se demande dans quel mur l'humanité va se figer. Alceste possède un caractère droit, philosophiquement peu reprochable, d'une logique implacable et rigoureuse mais ce personnage entier manque singulièrement de nuances. Il ignore la tolérance et ne supporte pas physiquement l'insupportable. Le toxique est partout et il est allergique. Comment se faire aimer, comment rayonner quand l'ombre vous cache le ciel quand la nuit vous attire plus que le jour ? Pessimiste psychorigide et asocial, sa franchise s'affranchit des convenances et hurle avec violence son manque d'indulgence. Ce déprimé déprimant ne voit partout «qu’imposture, intérêt, trahison, fourberie». Le pessimisme face au futur n'est pas chez lui un argument pour se satisfaire de l’optimisme dans le présent. Les grandes douleurs sont muettes mais Alceste s'est libéré de tous les carcans et ne nous fait pas grâce des aspérités sonores de ses frustrations. Alceste semble avoir étudié en autodidacte vertueux les intempérances de l’insociabilité et mène de front ses besoins de viduité et de vacuité. Il n’épargne personne et ne craint pas de clamer haut et fort qu’il hait tous les hommes. En mode volets métalliques pour bunker anti-cons, il est sans cesse en alerte rouge. Il rêve d’habiter une planète avec dix habitants ! Sa confrontation caricaturale avec son ami l'accommodant Philinte, le gentil Philinte, celui qui n'est l'ennemi de personne, qui déteste la médisance et craint les excès de l'ego, raffole des vertus de la justice, qui ferait le meilleur des diplomates et le plus habile des juges, offre au spectateur éperdu un contraste saisissant et de mémoire des siècles un numéro de duettiste jubilatoire gravé dans le marbre des chefs d'oeuvre. Molière ridiculise la vanité, condamne la bienveillance aveugle et prouve que l’homme le plus vertueux n’est pas exempt de petites faiblesses.
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