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EAN : 9782266296014
Code sériel : 6077
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

L'Oeuvre

Date de parution : 02/05/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Ce livre sur la peinture, « où ses souvenirs et son cœur ont débordé », Zola en retarde l’écriture durant vingt ans pour ne pas choquer son ami Cézanne qui se reconnut dans ce portrait impitoyable.
Dans L’Œuvre, il est l’écrivain Pierre Sandoz, qui pose pour son...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Ce livre sur la peinture, « où ses souvenirs et son cœur ont débordé », Zola en retarde l’écriture durant vingt ans pour ne pas choquer son ami Cézanne qui se reconnut dans ce portrait impitoyable.
Dans L’Œuvre, il est l’écrivain Pierre Sandoz, qui pose pour son camarade Claude Lantier, artiste maudit poursuivant sa révolution picturale qui annonce les impressionnistes. Un rêve grandiose et lamentable à peine éclairé par une idylle qui sombrera elle aussi. Les tableaux de Claude déchaînent les rires. Il s’obstine pourtant, fou d’absolu, rongé d’incertitudes, damné, courant après un génie introuvable et un gigantesque chef-d’œuvre inachevé.

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EAN : 9782266296014
Code sériel : 6077
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lecteur_75015 Posté le 27 Septembre 2020
    Ce tome est loin d’être mon préféré des Rougon-Macquart : le peintre maudit ne peut vraiment agir ce qui rend l’intrigue assez peu consistante. Plus qu’une succession d’actions, ce roman est immobile.
  • jbicrel Posté le 13 Septembre 2020
    Ce roman est le 14#7497; de la série des Rougon-Macquart mais certainement pas le plus lu parmi les nombreux récits de Zola. Or celui-ci présente la singularité de montrer son auteur à peine déguisé sous le pseudo de Sandoz en pleine époque de création et d'écriture des Rougon Macquart ! Ce Sandoz qui offre à diner tous les jeudis à ses amis artistes est comme les artistes qu'il reçoit, tourmenté par l'oeuvre qu'il entreprend et s'acharne sur la moindre phrase avant d'aboutir mais lui au moins réussit à produire et même à se bâtir une fortune suffisante pour mener à Paris un train de vie de bourgeois. C'est loin d'être le cas de son ami Claude Lantier (fils de Gervaise et d'Auguste Lantier, frère d'Etienne Lantier) qui, malgré son talent reconnu et malgré son acharnement au travail, ne parviendra jamais à produire l'Oeuvre qui lui tient tant à coeur. Claude est peintre, Zola s'inspire de son ami Cézanne. Il est à l'initiative d'un mouvement novateur nommé le "plein air" qui conteste la peinture académique et cherche à s'imposer dans les "salons des refusés" mais même dans ces salons, Claude ne parvient pas à percer. Il a épousé Christine dont il a... Ce roman est le 14#7497; de la série des Rougon-Macquart mais certainement pas le plus lu parmi les nombreux récits de Zola. Or celui-ci présente la singularité de montrer son auteur à peine déguisé sous le pseudo de Sandoz en pleine époque de création et d'écriture des Rougon Macquart ! Ce Sandoz qui offre à diner tous les jeudis à ses amis artistes est comme les artistes qu'il reçoit, tourmenté par l'oeuvre qu'il entreprend et s'acharne sur la moindre phrase avant d'aboutir mais lui au moins réussit à produire et même à se bâtir une fortune suffisante pour mener à Paris un train de vie de bourgeois. C'est loin d'être le cas de son ami Claude Lantier (fils de Gervaise et d'Auguste Lantier, frère d'Etienne Lantier) qui, malgré son talent reconnu et malgré son acharnement au travail, ne parviendra jamais à produire l'Oeuvre qui lui tient tant à coeur. Claude est peintre, Zola s'inspire de son ami Cézanne. Il est à l'initiative d'un mouvement novateur nommé le "plein air" qui conteste la peinture académique et cherche à s'imposer dans les "salons des refusés" mais même dans ces salons, Claude ne parvient pas à percer. Il a épousé Christine dont il a eu un fils hydrocéphale. Christine est devenue son modèle jusqu'à ce qu'elle finisse par comprendre que la peinture est sa rivale, précisément la femme qu'il peint d'après elle. La fin est évidemment tragique. Les personnages de ce roman sont ainsi des êtres tourmentés, dans le cas de Claude, jusqu'au suicide. L'Oeuvre permet d'explorer l'univers des artistes parisiens notamment des peintres impressionnistes et post impressionnistes : certains vivent dans la misère noire, d'autres s'embourgeoisent car le commerce des oeuvres d'art est en plein essor, d'autres encore comme Bongrand ont connu le succès mais se tourmentent désormais car comment renouer avec le succès et créer un tableau comme sa "Noce au village" ? La plume de l'auteur épouse tantôt le regard de ses personnages mais même sans cela, elle se fait volontiers pinceau ce qui donne de fréquentes descriptions de Paris, de ses lignes, de ses formes, de ses couleurs et lumières à divers moments des jours.
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  • morin Posté le 20 Août 2020
    Je constate avec un peu de honte que cela fait plus de quarante ans que je n'ai pas ouvert un livre d’Émile Zola. (depuis 1980 je tiens la listes des livres lus chaque année.) Sans Gwen 21 challenge solidaire 2020 des classiques contre l’illettrisme, je pense que je n'aurai pas sorti "l’œuvre" d'une de mes bibliothèques. Difficile de donner un avis sur l'un des chefs d’œuvre de la littérature française du 19e siècle. Le fond de ce roman est sombre et quasiment désespéré. Il raconte le destin tragique de Claude Lentier, peintre de talent à la recherche d'une perfection inatteignable, ce qui le mettra dans l'incapacité de réaliser l’œuvre dont il se sent porteur. Heureusement on trouve quelques pages moins sombres, parmi lesquelles celles où Zola décrit l'ambiance et les personnages aux salons, l'officiel et les refusés. Parmi les personnages j’apprécie principalement Sandoz, le double de Zola et Christine. J
  • Christophe_bj Posté le 17 Août 2020
    Claude Lantier, le fils de Gervaise, la blanchisseuse de l'Assommoir, a été élevé par un vieil homme de Plassans qui aimait ses dessins d'enfant, et est devenu artiste-peintre. A Paris, entouré d'autres jeunes artistes, peintres, sculpteur, écrivain, il rêve de révolutionner l'art en le sortant de sa gangue académique et officielle. Plein d'allant, d'énergie et de fougue, il ne parvient cependant à présenter son tableau « Plein air » qu'au Salon des Refusés, et encore suscite-t-il l'hilarité générale, même s'il le consacre comme chef de file de l'école nouvelle. #9679; On retrouve dans L'Oeuvre la structure ternaire qui domine dans nombre des romans de Zola, dont, par exemple, L'Assommoir : montée, sommet, déclin. Cette structure est parfaite pour raconter un échec, d'autant plus visible qu'il est précédé d'une période d'euphorie où tout semble possible. #9679; Mais ce roman se distingue nettement des autres romans du cycle des Rougon-Macquart par sa dimension autobiographique saisissante : de l'aveu même de Zola, il entre pour beaucoup dans le personnage de l'écrivain Sandoz (dans le nom duquel on retrouve des lettres du nom Zola). Il est dès lors intéressant de regarder vivre cet écrivain, car Zola nous divulgue des informations à la fois sur... Claude Lantier, le fils de Gervaise, la blanchisseuse de l'Assommoir, a été élevé par un vieil homme de Plassans qui aimait ses dessins d'enfant, et est devenu artiste-peintre. A Paris, entouré d'autres jeunes artistes, peintres, sculpteur, écrivain, il rêve de révolutionner l'art en le sortant de sa gangue académique et officielle. Plein d'allant, d'énergie et de fougue, il ne parvient cependant à présenter son tableau « Plein air » qu'au Salon des Refusés, et encore suscite-t-il l'hilarité générale, même s'il le consacre comme chef de file de l'école nouvelle. #9679; On retrouve dans L'Oeuvre la structure ternaire qui domine dans nombre des romans de Zola, dont, par exemple, L'Assommoir : montée, sommet, déclin. Cette structure est parfaite pour raconter un échec, d'autant plus visible qu'il est précédé d'une période d'euphorie où tout semble possible. #9679; Mais ce roman se distingue nettement des autres romans du cycle des Rougon-Macquart par sa dimension autobiographique saisissante : de l'aveu même de Zola, il entre pour beaucoup dans le personnage de l'écrivain Sandoz (dans le nom duquel on retrouve des lettres du nom Zola). Il est dès lors intéressant de regarder vivre cet écrivain, car Zola nous divulgue des informations à la fois sur sa façon à lui d'aborder la création littéraire, et sur sa vie privée (ne se donnant pas le plus mauvais rôle !). Il apparaissait déjà dans Pot-Bouille, mais de façon très discrète, puisqu'il s'agissait d'une famille dont le père était écrivain et qui se cachait de tous. #9679; le roman est intéressant en ce qu'il permet de percevoir de l'intérieur les querelles esthétiques de la seconde moitié du XIXe siècle : tenants de l'académisme néo-classique contre l'avant-garde et l'impressionnisme : de nombreuses oeuvres sont ainsi analysées. #9679; Mais il est peut-être encore plus intéressant dans la manière dont il rend compte de ces tableaux et de l'art pictural en général, posant le problème de l'« ekphrasis », ou : comment parler d'un tableau avec des mots ? Tout l'art du romancier sera alors de résoudre ce problème dans des passages descriptifs (tant redoutés des lycéens). Plus généralement, le roman pose le problème de la vision : personne ne voit la même chose dans un tableau, mais dans la nature non plus, d'où le recours fréquent à la focalisation interne pour montrer ce que voit chaque personnage. #9679; Dans le personnage de Claude il est habituel de dire qu'on trouve Cézanne, ami de Zola, mais on trouve aussi d'autres peintres, et Zola lui-même, qui n'a pas seulement investi le personnage de Sandoz, voulant raconter les affres de la création : « Je raconterai ma vie intime de production, ce perpétuel accouchement si douloureux », écrit-il dans ses Carnets. #9679; On trouve également dans ce riche roman la rivalité entre l'oeuvre et l'être aimé, explicitement posée, la création niant l'amour, et même la rivalité tout aussi malheureuse entre la création artistique et l'enfantement, et enfin la rivalité entre l'art et la vie, l'un se nourrissant de l'autre dans une sorte de pacte faustien qui ne peut que mener le vrai créateur à sa perte. #9679; Mais malgré toutes les qualités de ce roman, malgré sa richesse incontestable, ce n'est vraiment pas mon préféré parmi les Rougon-Macquart ; je le trouve trop réflexif, trop intellectuel ; il y a trop de personnages aussi, on s'y perd un peu.
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  • marko59 Posté le 25 Juillet 2020
    Ce qui me fascine chez Zola c'est d'abord l'habileté avec laquelle il mêle le roman populaire, avec ses rebondissements (la plupart des livres étaient publiés par épisodes) et ses excès mélodramatiques, et la réflexion sur les hommes de son époque, leurs moeurs, l'atmosphère dans laquelle ils évoluent à tous les niveaux de la société, dans un soucis documentaire extraordinairement exploité. L'un des intérêts de L'Oeuvre est qu'il se met en scène pour la première fois lui-même au travers du personnage de Pierre Sandoz, journaliste et écrivain, en même temps qu'au travers de Claude Lantier (le fils de Gervaise de L'Assommoir, le frère de Nana et d'Etienne Lantier de Germinal) qui reste cependant avant tout un portrait mélangé de Cézanne et de Manet. Cela lui permet d'exprimer ses connaissances et sa passion pour l'Art de son époque, cet incroyable bouillonnement créatif qui allait faire émerger tout l'art contemporain avec la rupture d'avec le romantisme et l'apparition du réalisme, du symbolisme, de l'impressionnisme... Pour ne parler que de la peinture. Et ce roman nous fait revivre cette époque et redécouvrir tous ces artistes à travers une fiction et des personnages imaginaires qui synthétisent leurs diverses caractéristiques. C'est passionnant et tous ces enjeux... Ce qui me fascine chez Zola c'est d'abord l'habileté avec laquelle il mêle le roman populaire, avec ses rebondissements (la plupart des livres étaient publiés par épisodes) et ses excès mélodramatiques, et la réflexion sur les hommes de son époque, leurs moeurs, l'atmosphère dans laquelle ils évoluent à tous les niveaux de la société, dans un soucis documentaire extraordinairement exploité. L'un des intérêts de L'Oeuvre est qu'il se met en scène pour la première fois lui-même au travers du personnage de Pierre Sandoz, journaliste et écrivain, en même temps qu'au travers de Claude Lantier (le fils de Gervaise de L'Assommoir, le frère de Nana et d'Etienne Lantier de Germinal) qui reste cependant avant tout un portrait mélangé de Cézanne et de Manet. Cela lui permet d'exprimer ses connaissances et sa passion pour l'Art de son époque, cet incroyable bouillonnement créatif qui allait faire émerger tout l'art contemporain avec la rupture d'avec le romantisme et l'apparition du réalisme, du symbolisme, de l'impressionnisme... Pour ne parler que de la peinture. Et ce roman nous fait revivre cette époque et redécouvrir tous ces artistes à travers une fiction et des personnages imaginaires qui synthétisent leurs diverses caractéristiques. C'est passionnant et tous ces enjeux autour de ces fameuses sélections du Salon et du Salon des refusés créent un véritable suspens en même temps qu'ils s'animent d'une vie assez sidérante. Chaque "épisode" contient d'ailleurs ses morceaux de bravoure littéraires. On est d'entrée emporté par le flot romanesque. Un orage sur les ponts de Paris la nuit, un jeune peintre fauché qui rentre dans son atelier sous les toits, une jeune inconnue qui attend dans l'entrée de l'immeuble à peine éclairée. On a déjà envie de savoir ce qui va leur arriver et leur parcours, leurs amours, leur escapade sur les bords de Seine à Bennecourt, leurs difficultés financières, leurs joies puis leurs souffrances sont captivantes. Gravitent autour d'eux tout un groupe d'artistes en mal de reconnaissance. D'abord solidaires, combattifs, ils finiront parfois par devenir rivaux. On reconnait ça et là des traits appartenant aux principaux amis de Zola, de Cézanne à Pissarro, de Monet à Philippe Solari, le sculpteur, de Baille à Manet. Il y a des passages formidables comme l'effondrement de la statue de Mahoudeau (Solari), la bienveillance lumineuse de Bongrand, ce vieux peintre et gloire du passé que j'imaginerais bien représenter Gustave Courbet, qui sait reconnaitre le talent, qui tente de venir en aide. Il y a aussi cette apparition presque fantômatique d'un peintre qu'on croyait mort et qui vit reclu. C'est Corot dans toute sa discrétion. Et tellement d'autres anecdotes émouvantes, révoltantes. Les marchands d'art, les critiques académiques... Et puis il y a la violence de la création. Sa solitude, son égoïsme, les sacrifices qu'elle impose, la folie sous-jacente qui n'est jamais bien loin. Le fameux tableau que tente d'achever Claude Lantier est également un compromis entre certaines oeuvres de Cézanne qui annoncent l'expressionnisme, Le déjeuner sur l'herbe , La nymphe surprise et L'Olympia de Manet... Quelle époque!
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