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EAN : 9782266296014
Code sériel : 6077
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm
L'Oeuvre
Pierre-Louis Rey (préface de)
Date de parution : 02/05/2019
Éditeurs :
Pocket

L'Oeuvre

Pierre-Louis Rey (préface de)
Date de parution : 02/05/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Ce livre sur la peinture, « où ses souvenirs et son cœur ont débordé », Zola en retarde l’écriture durant vingt ans pour ne pas choquer...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Ce livre sur la peinture, « où ses souvenirs et son cœur ont débordé », Zola en retarde l’écriture durant vingt ans pour ne pas choquer son ami Cézanne qui se reconnut dans ce portrait impitoyable.
Dans L’Œuvre, il est l’écrivain Pierre Sandoz, qui pose pour son...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Ce livre sur la peinture, « où ses souvenirs et son cœur ont débordé », Zola en retarde l’écriture durant vingt ans pour ne pas choquer son ami Cézanne qui se reconnut dans ce portrait impitoyable.
Dans L’Œuvre, il est l’écrivain Pierre Sandoz, qui pose pour son camarade Claude Lantier, artiste maudit poursuivant sa révolution picturale qui annonce les impressionnistes. Un rêve grandiose et lamentable à peine éclairé par une idylle qui sombrera elle aussi. Les tableaux de Claude déchaînent les rires. Il s’obstine pourtant, fou d’absolu, rongé d’incertitudes, damné, courant après un génie introuvable et un gigantesque chef-d’œuvre inachevé.

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EAN : 9782266296014
Code sériel : 6077
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nastie92 19/06/2022
    Dans ce quatorzième volume des Rougon-Macquart, Émile Zola nous plonge dans le milieu artistique. Claude Lantier et ses amis sont peintres, sculpteurs, ou écrivains comme Pierre Sandoz à qui l'auteur prête l'intention suivante : « Je vais prendre une famille, et j'en étudierai les membres, un à un, d'où ils viennent, où ils vont, comment ils réagissent, les uns sur les autres ; enfin, une humanité en petit, la façon dont l'humanité pousse et se comporte… ». Joli clin d'oeil, non ? Fils aîné de l'inoubliable Gervaise de L'assommoir, Claude Lantier est animé d'un puissant désir de création et d'une volonté de réussir à tout prix un tableau exceptionnel. Il ressent au plus profond de lui le besoin impérieux de produire un chef-d'oeuvre. Zola nous montre l'engrenage psychologique infernal dans lequel il se laisse prendre et comment il glisse de la persévérance à l'acharnement puis à l'obstination et enfin, tombe dans l'obsession. La persévérance est une belle qualité, mais l'obsession vous aigrit, vous ronge de l'intérieur et vous coupe du monde extérieur. L'obsession vous fait agir de façon irrationnelle, vous dépossède de la maîtrise de vous-même et vous rend complètement dépendant tel le joueur compulsif qui après chaque perte n'a... Dans ce quatorzième volume des Rougon-Macquart, Émile Zola nous plonge dans le milieu artistique. Claude Lantier et ses amis sont peintres, sculpteurs, ou écrivains comme Pierre Sandoz à qui l'auteur prête l'intention suivante : « Je vais prendre une famille, et j'en étudierai les membres, un à un, d'où ils viennent, où ils vont, comment ils réagissent, les uns sur les autres ; enfin, une humanité en petit, la façon dont l'humanité pousse et se comporte… ». Joli clin d'oeil, non ? Fils aîné de l'inoubliable Gervaise de L'assommoir, Claude Lantier est animé d'un puissant désir de création et d'une volonté de réussir à tout prix un tableau exceptionnel. Il ressent au plus profond de lui le besoin impérieux de produire un chef-d'oeuvre. Zola nous montre l'engrenage psychologique infernal dans lequel il se laisse prendre et comment il glisse de la persévérance à l'acharnement puis à l'obstination et enfin, tombe dans l'obsession. La persévérance est une belle qualité, mais l'obsession vous aigrit, vous ronge de l'intérieur et vous coupe du monde extérieur. L'obsession vous fait agir de façon irrationnelle, vous dépossède de la maîtrise de vous-même et vous rend complètement dépendant tel le joueur compulsif qui après chaque perte n'a qu'une idée en tête : rejouer pour se refaire. Claude est accaparé par sa peinture qui l'éloigne de tout et de tous, y compris de sa femme qu'il aime pourtant, mais qu'il finit par ne plus voir que comme un modèle pour ses toiles. De son côté, celle-ci se met à haïr la peinture qui est pour elle est pire qu'une maîtresse : une rivale de chair et de sang, ça peut se combattre, mais comment lutter contre un bouillonnement intérieur, une envie irrépressible ? La lutte est tellement inégale qu'on la sent perdue d'avance. L'aspect romanesque du livre est extrêmement plaisant : l'histoire est captivante, les personnages vivants et terriblement attachants. C'est un régal qui se lit presque d'une traite. Mais ce n'est pas tout. Le roman offre une réflexion passionnante sur les joies et les malheurs qui accompagnent la vie d'un artiste. Claude Lantier est peintre, mais Zola aurait pu choisir de le faire écrivain, musicien, sculpteur... peu importe : l'essentiel est l'art et le rapport avec la création artistique. Avoir fait de son personnage principal un peintre est un choix très judicieux parce que la peinture, art visuel par excellence, permet à l'auteur de nous offrir de magnifiques descriptions, qu'il s'agisse des toiles de Claude ou des paysages dont il s'inspire. Émile Zola nous gratifie de merveilleuses pages sur Paris et sur la campagne normande. Elles sont infiniment belles parce que l'écrivain voit les paysages à travers les yeux du peintre et nous les restitue ainsi. Je me permets ici une petite parenthèse : si Zola revenait, il serait sidéré de voir dans quel état se trouve la ville autrefois splendide qu'il a si merveilleusement décrite dans nombre de ses romans. Ville enlaidie et saccagée à plaisir, le "spectacle" est à pleurer. Je ferme la parenthèse. Si la vie d'artiste peut parfois faire rêver, si l'on s'imagine naïvement un monde exaltant et merveilleux de beauté et de créativité, Émile Zola nous en donne une tout autre image. L'art est-il épanouissant pour celui qui le pratique ? À la lecture de ce roman, on en doute ! Chacun sait que certains artistes aujourd'hui reconnus ont eu des vies terriblement difficiles, qu'ils ont parfois vécu dans un grand dénuement, qu'ils n'ont pas connu la reconnaissance de leur vivant. Après la lecture de L'oeuvre, je ne regarderai plus certains tableaux, ne lirai plus certains ouvrages, ni n'écouterai certaines oeuvres musicales de la même façon. La gratitude que j'éprouve toujours pour les artistes qui nous régalent tant se trouve désormais décuplée. "Au fond, la conscience tenace de son génie lui laissait un espoir indestructible, même pendant les longues crises d'abattement. Il souffrait comme un damné roulant l'éternelle roche qui retombait et l'écrasait ; mais l'avenir lui restait, la certitude de la soulever de ses deux poings, un jour, et de la lancer dans les étoiles." Cet extrait résume tout le drame de la vie de Claude Lantier, et si pour Camus, "Il faut imaginer Sisyphe heureux", ce n'est pas du tout ce que Zola a envisagé pour son héros. L'oeuvre m'a éblouie. Émile Zola nous parle d'art mais avant tout il nous parle d'humanité. Et c'est incroyablement beau.
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  • CAZAUX 18/06/2022
    Dans cet opus, Pierre Sandoz, l’écrivain-poète et ami de Claude Lantier n’est pas seulement le témoin de la déchéance de ce dernier mais aussi, en quelque sorte, le « porte-parole » d’Emile Zola. Ainsi, par le biais des propos de ce personnage essentiel du récit, le romancier confie aux lecteurs une partie de sa propre existence en dévoilant quelques anecdotes sur son enfance, sa vie personnelle, ses ambitions littéraires mais également ses nombreux états d’âme. En parallèle, le roman dénonce les effets pervers des spéculations financières et boursières malhonnêtes qui sévissent dans le monde artistique et qui font davantage la part belle aux marchandages les plus ignobles plutôt qu’à la reconnaissance du talent des artistes en devenir. Cet état de fait est toujours d’actualité, Zola était donc bien un visionnaire en son temps… Criante de vérité, cette fiction sent le vécu, et dans ce brassage de destinées il flotte comme un parfum de nostalgie, avec des regards parfois rivés sur le rétroviseur, le pied appuyé sur la pédale de frein. En dépit d’une histoire sombre, à l’épilogue funeste, des lueurs d’espoir brillent, ça et là, sous les traits de plume remarquables de l’auteur.
  • Errant 05/06/2022
    Depuis que j'ai entrepris la lecture des Rougon-Macquart j'ai fait des découvertes magistrales, notamment avec Germinal et Au bonheur des dames, mais aussi connu quelques déceptions. Mais je ne m'étais jamais autant ennuyé que dans celui-ci ! Rien ne m'a touché ici; ni la camaraderie de ces artistes en herbe qui pensent réinventer le bouton à quatre trous, ni le pénible attachement de Catherine pour son peintre indifférent, ni les exaltations passagères de ce bipolaire, ni l'embourgeoisement des parvenus. Je vois bien ce qu'illustre Zola, sans doute avec justesse, mais tout cela m'a laissé de marbre. Jamais je n'ai réussi à sympathiser avec ces personnages, encore moins être ému par leurs malheurs. Le processus créatif ne doit effectivement pas être de tout repos, j'en convient, encore moins quand il est question de défier les canons d'un genre. Mais pour une raison qui m'échappe je suis resté totalement insensible à ce livre. Pourtant la plume de Zola est tout aussi aiguisée que dans ses autres bouquins; on se laisse facilement bercer par sa prose. Quand on parle d'un rendez-vous manqué, cette lecture en est un bel exemple. Dommage.
  • berni_29 20/02/2022
    Mon désir de lecteur se transforma, un jour il y a quelques années, dans un voyage qui continue de m'emporter depuis lors dans ce fleuve impétueux et indomptable que représente l'oeuvre des Rougon-Macquart. Émile Zola a imaginé et construit cette immense fresque bâtie sur vingt romans pour décrire et aussi décrier un certain univers social sous le Second Empire. Je continue de cheminer pas à pas et de manière chronologique, dans cette saga puissante, et me voici parvenu au quatorzième roman, qui s'appelle justement L'Oeuvre. L'ouvrage nous entraîne dans le monde de l'art et des artistes, à travers le portrait d'un peintre maudit et raté, Claude Lantier et celui de son ami et écrivain, Pierre Sandoz qui semble ressembler trait pour trait à ce cher Émile Zola. C'est donc un roman d'amitié qui nous accueille autour de l'art dans ses premières pages. Combien de fois n'ai-je pas trouvé dans l'écriture d'Émile Zola, dans sa manière de narrer une histoire, tout le talent d'un peintre. Peintre de l'âme humaine, de la vie sociale, de ses ambitions et de ses affres, peintre de la dégénérescence d'une famille sous le Second Empire... Ici justement, il est question de peinture, mais pas seulement... Il est question d'art,... Mon désir de lecteur se transforma, un jour il y a quelques années, dans un voyage qui continue de m'emporter depuis lors dans ce fleuve impétueux et indomptable que représente l'oeuvre des Rougon-Macquart. Émile Zola a imaginé et construit cette immense fresque bâtie sur vingt romans pour décrire et aussi décrier un certain univers social sous le Second Empire. Je continue de cheminer pas à pas et de manière chronologique, dans cette saga puissante, et me voici parvenu au quatorzième roman, qui s'appelle justement L'Oeuvre. L'ouvrage nous entraîne dans le monde de l'art et des artistes, à travers le portrait d'un peintre maudit et raté, Claude Lantier et celui de son ami et écrivain, Pierre Sandoz qui semble ressembler trait pour trait à ce cher Émile Zola. C'est donc un roman d'amitié qui nous accueille autour de l'art dans ses premières pages. Combien de fois n'ai-je pas trouvé dans l'écriture d'Émile Zola, dans sa manière de narrer une histoire, tout le talent d'un peintre. Peintre de l'âme humaine, de la vie sociale, de ses ambitions et de ses affres, peintre de la dégénérescence d'une famille sous le Second Empire... Ici justement, il est question de peinture, mais pas seulement... Il est question d'art, mais pas seulement non plus... Dans ce roman, Zola a décidé d'incarner l'art à travers la destinée de deux amis, un peintre et un écrivain. Dans ce roman, il est surtout pourtant question d'humanité avant tout, c'est du moins ce que j'ai ressenti. Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier, qui nous ramène à une lecture précédente, très forte pour moi, celle de L'Assommoir. Oui Gervaise, la célèbre Gervaise, cette femme dont la destinée m'avait bouleversée... Vous souvenez-vous d'elle ? Claude Lantier est l'ami d'enfance du romancier Pierre Sandoz. J'aime à rencontrer Zola dans ses romans, ici il est présent plus que jamais dans ce personnage de Pierre Sandoz. Avec l'appui de son ami Sandoz et d'autres peintres ou sculpteurs, Claude Lantier lutte et se bat pour imposer une nouvelle forme de peinture, bien éloignée des canons néo-classiques qui ont la faveur des expositions officielles. Si certains d'entre eux réussissent finalement à s'imposer, Claude Lantier va pour sa part d'échec en échec, demeurant incompris du public et souvent de ses propres amis. Ce roman est aussi une histoire d'amour. Claude Lantier a rencontré un soir de pluie, sous le porche de son immeuble, une jeune femme prénommée Christine, avec qui il partagera sa vie et ses échecs. Ils vont habiter à la campagne, où Claude trouve d'abord le soulagement. Ils ont un enfant, mais celui-ci, hydrocéphale, mourra à l'âge de douze ans. Entre-temps, le couple est revenu vivre à Paris, où Claude retrouve à la fois ses amis et le sentiment de son échec. Il finit par se détacher de sa femme pour passer son temps dans un grand hangar où il a entrepris une oeuvre gigantesque... Ce roman a pour cadre le monde artistique et foisonnant du XIXème siècle. Mais comme toujours la force d'Émile Zola est de nous écrire des histoires presque intemporelles. Alors je vous laisse imaginer en quoi il est intemporel... Claude Lantier porte le poids d'une fatalité dont on pressent déjà une fin tragique. Sombre, la tragédie de cette fatalité est déjà écrite aux premières pages. C'est un drame autour de la création, comment pousse une oeuvre d'art dans les soubresauts de l'âme qui la porte comme une graine prête à germer. L'art est prétexte ici à évoquer un drame autour d'une passion. Zola ici ne cherche pas forcément à peindre le monde des arts. Ce n'est qu'un prétexte. Il veut peindre une tranche d'humanité. C'est la passion d'un artiste pour son art et la passion d'une femme pour cet homme qui la dédaigne et qui lui préfère son oeuvre. L'art vole à cette femme l'homme qu'elle aime. Dans le tableau que peint Claude Lantier, - la représentation d'une femme nue « aux cuisses énormes », comment ne pas voir tous ces tragiques personnages féminins de l'oeuvre des Rougon-Macquart. Sans qu'elles soient nommées, elles défilent pourtant ici brusquement sous mes yeux de lecteur fasciné, comment ne pas reconnaître ici Gervaise, Nana, Pauline... Ce sont les mères, les filles et les soeurs qui ont étreint de manière poignante le fil de la destinée des Rougon-Macquart. L'Oeuvre est un roman empli d'humanité, abordé ici sous l'angle de l'art. Quelle magnifique passerelle en effet ! L'art convoqué comme chemin pour dire, pour dessiner, pour protéger l'humanité... L'art dressé comme un rempart contre les barbaries. Oui, l'art est humanité.
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  • Eifer86 16/02/2022
    Voilà un an qu'il attendait sagement que je le reprenne. Commencé début 2021 juste après Germinal, je n'avais pas réussi à m'y mettre correctement. Après 2 chapitres lus dans la douleur, je l'avais laissé tomber. Mais on ne s'éloigne jamais trop longtemps de Zola et les débuts d'année sont généralement une bonne période chez moi pour le lire. Et voilà donc un nouvel épisode des Rougon-Macquart de fini. Et pas des moindres puisque c'est celui dans lequel Émile Zola a placé le plus de lui... et de son ami Cezanne. Même si le personnage du peintre maudit, Claude Lantier, n'est pas très flatteur ou, fort heureusement, proche du destin du peintre. Ici, Zola démontre une fois encore son talent pour décrire parfaitement son époque et ses évolutions. La misère, la maladie, le désespoir et la fatalité. Couplés ou décrits à travers le prisme de l'Art qui connaîtra de grands changements avec l'arrivée de nouveaux courants. Mais comme chaque fois, la modernité se heurte à la tradition. C'était un beau Zola avec sa traditionnelle fin qui vous laisse K.O. Et j'en ressors avec l'envie d'aller au musée pour découvrir et en apprendre encore plus sur l'impressionnisme et l'évolution de la peinture au XIXè siècle.
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