Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266295925
Code sériel : 12353
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Thérèse Raquin

Date de parution : 21/02/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d'épouser son cousin, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s'éveille au contact de...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d'épouser son cousin, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s'éveille au contact de Laurent, un peintre raté dont elle devient la maîtresse. Les amants décident de noyer le mari.
L'âpreté, la sexualité, le crime. Entre roman noir et tragédie, l'implacable réalisme social et humain de Zola est à l'œuvre.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE


 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266295925
Code sériel : 12353
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lectures2thalie Posté le 11 Mai 2020
    Thérèse est élevée par sa tante Madame Raquin. Elle grandit au côtés de son cousin Camille, une enfant malingre et souffreteux. Les années passent et, tout naturellement, quand vient le moment de s'établir, Madame Raquin organise les noces de Thérèse et Camille. La jeune femme répugne à partager la couche de son époux qui n'éprouve aucun désire pour elle et qui lui inspire davantage de répugnance que d'amour. Elle coule des jours mornes et sans surprise. Un jour, Camille amène son collègue Laurent à son domicile. Pour Thérèse c'est alors la passion qui frappe. Ils deviennent amants, ont une relation presque animale et rapidement ne peuvent plus se passer l'un de l'autre. Mais un obstacle de taille s'immisce entre eux: Camille! Et oui, il ne faudrait pas oublier que Thérèse est toujours mariée... Dès lors, les deux complices décident de se débarrasser de cet élément gênant. Mais si commettre un crime est une chose, l'assumer en est une autre! Auront-ils les nerfs assez solides? J'adore l'écriture de Zola. Je suis une inconditionnelle des romans naturalistes mais je n'avais pas encore eu l'occasion de lire Thérèse Raquin. C'est désormais chose faite et quelle lecture! Écrit dans sa jeunesse, avant les Rougon-Macquart qui ont fait sa... Thérèse est élevée par sa tante Madame Raquin. Elle grandit au côtés de son cousin Camille, une enfant malingre et souffreteux. Les années passent et, tout naturellement, quand vient le moment de s'établir, Madame Raquin organise les noces de Thérèse et Camille. La jeune femme répugne à partager la couche de son époux qui n'éprouve aucun désire pour elle et qui lui inspire davantage de répugnance que d'amour. Elle coule des jours mornes et sans surprise. Un jour, Camille amène son collègue Laurent à son domicile. Pour Thérèse c'est alors la passion qui frappe. Ils deviennent amants, ont une relation presque animale et rapidement ne peuvent plus se passer l'un de l'autre. Mais un obstacle de taille s'immisce entre eux: Camille! Et oui, il ne faudrait pas oublier que Thérèse est toujours mariée... Dès lors, les deux complices décident de se débarrasser de cet élément gênant. Mais si commettre un crime est une chose, l'assumer en est une autre! Auront-ils les nerfs assez solides? J'adore l'écriture de Zola. Je suis une inconditionnelle des romans naturalistes mais je n'avais pas encore eu l'occasion de lire Thérèse Raquin. C'est désormais chose faite et quelle lecture! Écrit dans sa jeunesse, avant les Rougon-Macquart qui ont fait sa renommée, Thérèse Raquin est un roman à part. Sombre, aux portes du surnaturel, étonnamment moderne, une lecture qui fait frissonner et qui interpelle! Je l'ai trouvé complexe, passionnant. On sait que quelque chose se prépare mais on ne sait pas quand cela va frapper, ni comment. Pour ma part j'ai été absolument subjugué par ce texte que j'ai lu avidemment. Les illustrations de Mayalen Goust accompagnent merveilleusement les mots de Zola. A la fois modernes et délicates. C'est brillant!
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bouton Posté le 12 Avril 2020
    Une grave histoire d'un couple d'assassins au sang froid prodigieux ! Mais on ne se remet pas si facilement d'un meurtre !! J'ai appris qu'il y avait eu un film avec Simone Signoret et tout au long de ma lecture je voyais l'actrice, ce qui m'a donné envie de voir ce film. L'auteur décrit les pensées et sentiments des personnages avec une extrême précision. Un bon roman très très noir.
  • NathalieBC Posté le 5 Avril 2020
    Thérèse Raquin, le premier chef d'oeuvre de Zola avant les Rougon-Macquart. Comme on dit, "Zola avant Zola". Ce n'est pas faux: on a déjà l'extrême noirceur, la peinture des tourments et des névroses, les longues métaphores filées. Thérèse et Laurent veulent s'aimer en paix. Mais pour cela, ils doivent se débarrasser de Camille. Une fois le crime accompli, c'est le début de l'enfer pour le couple adultère et rongé de remords. Maupassant aurait torché ça en 15 pages; Balzac en aurait écrit 100 de plus. J'aurais préféré Maupassant pour ce drame en vase clos. mais c'était bien quand-même.
  • Liline95 Posté le 4 Avril 2020
    Lu dans le cadre de mon parcours scolaire. Beaucoup d'appréhension au début, mais surprise en bien. Ambiance particulière mais en parfaite cohérence avec le mouvement naturalisme. Je ne crois pas vouloir le relire, mais je suis contente de l'avoir lu.
  • Lucilou Posté le 30 Mars 2020
    "Auteur pornographe", "littérature putride"... ainsi furent les douces épithètes que cueillit le jeune Emile Zola dans les journaux après la parution en 1867 de son troisième roman "Thérèse Raquin". Tout un programme que cette putréfaction annoncée... Alors certes, "Thérèse Raquin" est un roman violent, cruel, parfois cru... mais quelle puissance, quelle intensité! Quelle noirceur aussi, mais d'une noirceur qui confine au génie... Je conçois que la lecture de cet ouvrage puisse choquer, déranger, mettre mal à l'aise et je crois d'ailleurs être passée par tous ses états en lisant puis relisant le roman... mais à quoi bon lire si c'est pour ne rien ressentir? Pour ne pas être bousculée, interrogée, laissée pantoise, franchement? Thérèse Raquin, c'est l'histoire d'une femme mal mariée, d'une femme qui s'ennuie un peu comme Emma Bovary et dont le tempérament va la mener à sa perte. C'est l'histoire d'une femme frustrée qui veut vivre et qui se laisse mener par la passion, un peu comme Phèdre. La petite Thérèse est née à Oran d'un capitaine de l'armée française et d'une mère "femme indigène d'une grande beauté". Elle a à peine deux ans lorsqu'elle se retrouve orpheline. C'est sa tante, pâle veuve, la sœur de son père, qui la... "Auteur pornographe", "littérature putride"... ainsi furent les douces épithètes que cueillit le jeune Emile Zola dans les journaux après la parution en 1867 de son troisième roman "Thérèse Raquin". Tout un programme que cette putréfaction annoncée... Alors certes, "Thérèse Raquin" est un roman violent, cruel, parfois cru... mais quelle puissance, quelle intensité! Quelle noirceur aussi, mais d'une noirceur qui confine au génie... Je conçois que la lecture de cet ouvrage puisse choquer, déranger, mettre mal à l'aise et je crois d'ailleurs être passée par tous ses états en lisant puis relisant le roman... mais à quoi bon lire si c'est pour ne rien ressentir? Pour ne pas être bousculée, interrogée, laissée pantoise, franchement? Thérèse Raquin, c'est l'histoire d'une femme mal mariée, d'une femme qui s'ennuie un peu comme Emma Bovary et dont le tempérament va la mener à sa perte. C'est l'histoire d'une femme frustrée qui veut vivre et qui se laisse mener par la passion, un peu comme Phèdre. La petite Thérèse est née à Oran d'un capitaine de l'armée française et d'une mère "femme indigène d'une grande beauté". Elle a à peine deux ans lorsqu'elle se retrouve orpheline. C'est sa tante, pâle veuve, la sœur de son père, qui la recueille et l'élève comme sa fille, auprès de Camille, son fils fragile et souffreteux. Les deux cousins grandissent et finissent par se marier, pour le plus grand plaisir de Madame Raquin qui aiment à avoir "ses enfants" près d'elle. Si Camille semble aussi maladroit qu'empressé, Thérèse, elle, semble indifférente. Son mariage, sa vie la laissent de marbre quoique la douce marâtre aime à mettre cette froideur sur le compte de la timidité. La famille qui vivait à la campagne déménage pour Paris -Camille a des rêves de grandeur- où elle s'installe près du Pont-Neuf, dans une petite mercerie. La vie s'écoule, monotone, rythmée par les parties de cartes de Madame mère et de ses amis. Thérèse s'ennuie et sous le marbre, se consume de cet ennui. Un jour Camille retrouve en ville un camarade d'enfance, un peintre raté devenu cheminot: Laurent qu'il convie joyeusement à la partie de cartes du jeudi soir. Ce dernier, aussi sanguin que son ami est flegmatique, s'y rend de bonne grâce. C'est alors qu'il propose de Camille de lui faire son portrait. Madame mère s'émeut d'une si belle proposition, le fiston se rengorge, Thérèse ne dit rien et voilà Laurent institué invité d'honneur de la famille. Le tableau naît, avance... Et Camille y ressemble étrangement à un noyé, ce dont personne ne semble s'apercevoir sauf Thérèse, qui ne dit rien. Thérèse qui dévore Laurent des yeux. Thérèse qui se consume mais qui tente de résister au baiser que lui vole Laurent. Ce qui devait arriver arrive: ces deux derniers deviennent amants. Ils se rencontrent régulièrement, trouvant autant de prétextes que possibles. La maladive jeune femme a soudain besoin de prendre l'air, le travailleur doit quitter le travail plus tôt... Bientôt, ces rencontres à la sauvette ne leurs suffisent plus. Si seulement, ils pouvaient vivre leur amour au grand jour... Oui mais il y a Camille, le gentil Camille. Camille le candide, le mollasson. Qu'à cela ne tienne: une promenade en barque entre les deux amis réglera le problème des amants diaboliques. Oh ils joueront leurs rôles! Lui est presque aussi convaincant qu'elle dans le rôle de l'éploré... Et Maman Raquin trouve sublime ces deux chagrins qui se conjugue au sien. Et ce Laurent après tout ferait un bon époux pour sa veuve de nièce... Quitte à remplacer Camille, autant le faire par un homme qu'il aimait... Tout pourrait aller bien pour les deux amoureux à présent légitimes mais c'est sans compter sur les remords qui viennent les hanter. Quand Laurent veut peindre, c'est Camille -noyé- qui apparaît sur la toile. Quand Thérèse veut dormir, c'est son défunt mari qui lui parle. Quand les deux se retrouvent dans leur chambre, le fantôme de Camille s'interpose entre eux, qui joue avec les draps et qui cogne aux fenêtres. La violence amoureuse laisse alors place à la violence nue, la folie laisse place à la haine tandis que la pauvre Madame Raquin assiste impuissante au spectacle des scènes spectaculaires auxquelles se livrent les deux meurtriers... La mercerie devient l'antichambre de l'enfer et la passion qui s'y déchaîne est plus vertigineuse, plus fatale que jamais. Ni Thérèse ni Laurent n'en ressortiront vivants. "Thérèse Raquin " est autant un roman naturaliste (la description de la morgue, les monotones soirées du jeudi...) qu'un roman noir. Autant un roman noir qu'un roman psychologique qui s'attache à disséquer les passions humaines dans ce qu'elles ont de plus implacable, de plus crue. Un roman psychologique parcouru de résurgences fantastiques, impressionnistes qui donnent aux hallucinations spectrales de Thérèse et Laurent une force impressionnante... Une force propre à faire basculer le lecteur dans la même folie, la même terreur que les personnages. Grandiose.
    Lire la suite
    En lire moins
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.