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Ce que tu as fait de moi

Belfond
EAN : 9782714481962
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 552
Format : 140 x 225 mm
Nouveauté
Ce que tu as fait de moi

Date de parution : 21/11/2019
Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.
 
On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux... On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j'avais plongé seul...

 
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
 
Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.
 
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
 
Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

 
La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.
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EAN : 9782714481962
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 552
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

" Ce roman [...] m'a torturé l'esprit et [...] je vais m'en souvenir longtemps ! "
L’œil de Luciole

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gruz Posté le 2 Décembre 2019
    Il y a maintenant La passion selon Giebel. Une version profane déchirante, qui laisse de vraies cicatrices à l’âme. Une œuvre qui baigne dans les larmes, la violence et les excès que peut engendrer cet état affectif lorsqu’il est incontrôlable. Se plonger dans « Ce que tu as fait de moi » ne peut laisser de marbre. Le talent, l’immense talent, de l’écrivaine déclenche en cascade toutes sortes d’émotions fortes contradictoires. Ce roman est sans doute une sorte d’apogée de ce qu’a proposé Karine Giebel jusqu’à présent. Son style est inimitable, reconnaissable entre tous dès les premières phrases. Elle arrive pourtant à se renouveler, proposer d’autres types d’histoires, d’autres genres de douleurs, avec comme point commun des émotions à vif. S’il me fallait vraiment rapprocher ce nouveau roman d’un de ses précédents, je citerais « Juste une ombre », qui est, pour moi, une référence en matière de thriller psychologique. Cette tension psychologique se retrouve ici, mais l’ambiance est autre, unique. J’ai rarement éprouvé un tel malaise à la lecture d’une fiction, rarement senti mes tripes à tel point se nouer. Cette histoire met en scène des sentiments bouillonnants qui ne peuvent laisser de glace. L’auteure souffle le chaud, un bouillonnement qui devient de plus... Il y a maintenant La passion selon Giebel. Une version profane déchirante, qui laisse de vraies cicatrices à l’âme. Une œuvre qui baigne dans les larmes, la violence et les excès que peut engendrer cet état affectif lorsqu’il est incontrôlable. Se plonger dans « Ce que tu as fait de moi » ne peut laisser de marbre. Le talent, l’immense talent, de l’écrivaine déclenche en cascade toutes sortes d’émotions fortes contradictoires. Ce roman est sans doute une sorte d’apogée de ce qu’a proposé Karine Giebel jusqu’à présent. Son style est inimitable, reconnaissable entre tous dès les premières phrases. Elle arrive pourtant à se renouveler, proposer d’autres types d’histoires, d’autres genres de douleurs, avec comme point commun des émotions à vif. S’il me fallait vraiment rapprocher ce nouveau roman d’un de ses précédents, je citerais « Juste une ombre », qui est, pour moi, une référence en matière de thriller psychologique. Cette tension psychologique se retrouve ici, mais l’ambiance est autre, unique. J’ai rarement éprouvé un tel malaise à la lecture d’une fiction, rarement senti mes tripes à tel point se nouer. Cette histoire met en scène des sentiments bouillonnants qui ne peuvent laisser de glace. L’auteure souffle le chaud, un bouillonnement qui devient de plus en plus irrépressible. Le palpitant qui s’accélère, le cœur parfois au bord des lèvres alors que tout ou presque est suggéré (l’imagination du lecteur faisant le boulot, et il y a de quoi faire). Un éréthisme, parfois hérétique, qui doit aussi mener à la réflexion. Les personnages de ce récit, eux, ne vivent plus que par leurs émotions et leurs douleurs. A cause de cette passion, par définition irrationnelle, poussée à son paroxysme. Karine Giebel explose les limites, ose, et plonge au plus profond de la psyché de ses protagonistes. Certaines réactions ne peuvent que heurter, d’autres surprendre. Je suis d’une nature plutôt réfléchie, de telles extrémités déraisonnables sont pour moi une intense source de questionnements. Et c’est là bien tout l’intérêt lorsque l’on cherche à comprendre l’élastique nuancier des réactions humaines. Ce livre se lit donc avec les tripes, mais mérite aussi qu’on le décode en essayant de comprendre des réactions qui peuvent sembler inintelligibles. Exercice passionnant décuplant l’intérêt de lecture. D’ailleurs, le simple fait d’écrire cette chronique me replonge dans cette explosion d’émotions contradictoires. Ce n’est pas qu’un simple thriller, c’est une expérience humaine comme j’en ai lu peu dans le cadre d’une fiction noire. Quand on parle de passion, il est difficile de poser des mots. Peu ont l’instinct d’une Giebel, quand elle est au sommet de son art. Un des personnages ose parler d’amour, fou oui, mais d’amour. On peut tous avoir une définition différente de ce sentiment. Pour lui, il se décline en version égoïste, irraisonné, où la domination y prend une grande part, souvent violemment. Un état de dépendance absolue qui tourne à l’asservissement. Le tout en 550 pages ! Plus j’avançais, plus je me demandais comment l’auteure allait pouvoir tenir la distance, sans se prendre les pieds dans le tapis, sans radoter, perdre le fil, tourner en rond. Et pourtant, même si je l’ai trouvé légèrement trop long, Karine Giebel apporte à chaque page une touche subtile supplémentaire, qui laisse profondément étonné. Une telle maîtrise narrative, domptée avec tant d’adresse, est une faculté rare. A tel point qu’il est presque impossible de poser le livre. L’écrivaine ne fait pas dans le polar. Ses personnages sont pourtant, cette fois-ci, des flics. C’est amusant de voir la manière dont elle utilise ce statut pour gérer son histoire. Ce n’est toujours pas un polar, mais une histoire universelle qui mérite d’attirer les lecteurs les plus variés, même si elle ne plaira pas à tout le monde. Toute cette débauche de sentiments démesurés, de comportements choquants ne doit pas faire penser que Karine Giebel s’érige en juge, voulant imposer une morale, ni encore moins qu’elle ne cautionne. Ses livres, et celui-ci en particulier, sont pour moi un terreau de réflexions sur la violence des relations humaines et les comportements complexes que peut développer hommes et femmes dans leurs relations. On vit en direct viscéralement. On se questionne ensuite, une fois sorti de son état d’abasourdissement. Quant à la fin du roman, elle est digne de la démesure émotionnelle de ce récit. Un final qui laisse sur le carreau. « Ce que tu as fait de moi » ne laissera personne insensible. Karine Giebel a écrit une histoire passionnelle terriblement dérangeante, interpellante sur la nature humaine et psychologiquement éprouvante, dont la lecture fait ressentir une palette d’émotions folles. A mon sens, l’une de ses plus belles réussites.
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  • fee-tish Posté le 2 Décembre 2019
    Ce livre me laisse complètement dubitative. J'ai été heurtée, j'ai détesté et pourtant j'ai été incapable de le lâcher. Je ne sais pas encore si l'auteure a fait l'apologie d'un genre d'amour destructeur, ou si elle a dénoncé ces relations de dominant/dominé qui conduisent à une violence inouïe. Un peu des deux peut-être, mais difficile d'y voir clair. Coup de foudre. Alors que Laetitia trouve son supérieur hiérarchique séduisant et charismatique, Richard, lui, est irrésistiblement attiré par sa lieutenant et surtout persuadé que celle-ci l'aime sans se l'avouer. A la suite d'une incartade professionnelle de Laetitia, elle va se rendre un soir chez Richard et là, tout va basculer. J'ai été horrifiée par cette volonté de l'auteure de nous faire éprouver de l'empathie pour Richard et d'une certaine façon de justifier et déculpabiliser ses gestes sous la férule de l'Amour. L'écriture de Karine Giébel est toujours aussi percutante. Elle nous entraîne dans une ambiance nauséabonde où la seule façon d'en sortir est de terminer le livre. A plusieurs moments j'ai été mal à l'aise avec cette lecture. Je t'aime, je te fais du mal, je te déteste mais tu m'attires... Un poison en plein coeur. Quant à la fin, alors là je n'ai pas accroché.... Ce livre me laisse complètement dubitative. J'ai été heurtée, j'ai détesté et pourtant j'ai été incapable de le lâcher. Je ne sais pas encore si l'auteure a fait l'apologie d'un genre d'amour destructeur, ou si elle a dénoncé ces relations de dominant/dominé qui conduisent à une violence inouïe. Un peu des deux peut-être, mais difficile d'y voir clair. Coup de foudre. Alors que Laetitia trouve son supérieur hiérarchique séduisant et charismatique, Richard, lui, est irrésistiblement attiré par sa lieutenant et surtout persuadé que celle-ci l'aime sans se l'avouer. A la suite d'une incartade professionnelle de Laetitia, elle va se rendre un soir chez Richard et là, tout va basculer. J'ai été horrifiée par cette volonté de l'auteure de nous faire éprouver de l'empathie pour Richard et d'une certaine façon de justifier et déculpabiliser ses gestes sous la férule de l'Amour. L'écriture de Karine Giébel est toujours aussi percutante. Elle nous entraîne dans une ambiance nauséabonde où la seule façon d'en sortir est de terminer le livre. A plusieurs moments j'ai été mal à l'aise avec cette lecture. Je t'aime, je te fais du mal, je te déteste mais tu m'attires... Un poison en plein coeur. Quant à la fin, alors là je n'ai pas accroché. J'ai trouvé notamment un élément complètement saugrenu, qui m'a étonné de Karine Giébel qui produit habituellement des fins tonitruantes.
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  • regina55 Posté le 1 Décembre 2019
    Karine Giebel, qu'as-tu fait de moi ? Dès la sortie d'un Giebel, je lâche tout pour le lire. Karine Giebel est un auteur qui prend aux tripes à chaque livre, et à chaque livre, on est surpris de l'histoire, du dénouement, et on se prend à chaque fois un uppercut. Quand je referme un livre de Giebel, je me demande quel livre pourra me donner autant d'émotion et me laisser autant de traces... Deux thèmes prépondérants dan ce livre (pour la faire courte) : La violence faite aux femmes et la passion dévorante. Entre Richard et Laetitia, je les ai tantôt aimés, tantôt haï. C'est ça la passion, non ? :) Un roman viscéral, à lire....
  • Antyryia Posté le 1 Décembre 2019
    C comme Chasse. Parce que quand Karine Giebel s'attaque aux sentiments amoureux, ne vous attendez pas à lire une idylle romantique. Oubliez tous vos préjugés sur les romans sentimentaux. Ce que tu as fait de moi est la réponse la plus noire possible à tous les romans harlequins. Ici la passion est un combat. Contre l'autre, contre soi. Deux gladiateurs aux armes redoutables s'affrontent dans l'arène. Un homme, une femme. Un chasseur et son gibier. "L'isoler. Comme les fauves isolent la proie la plus fragile avant de l'encercler." Prêts à toutes les exactions, prêts à commettre l'irréparable. Entre les deux adversaires, tous les coups sont permis. E comme Elle. Elle comme Laëtitia. Laëtitia Graminsky est lieutenant de police. A vingt-six ans, elle a intégré son premier poste, encore stagiaire, à la brigade des stupéfiants de L. , en attendant sa titularisation. Mariée, maman d'une petite Lolla, elle fait donc ses premières armes, d'abord affectée à des tâches subalternes avant de demander à aller sur le terrain. Et lui, c'est son supérieur le plus gradé, le commandant Richard Ménainville. Compétent, juste, équitable, suscitant l'admiration de tous. "Intelligent, brillant, charismatique... Il était une sorte de modèle, le flic que je voulais devenir." Quarante-cinq ans. Marié... C comme Chasse. Parce que quand Karine Giebel s'attaque aux sentiments amoureux, ne vous attendez pas à lire une idylle romantique. Oubliez tous vos préjugés sur les romans sentimentaux. Ce que tu as fait de moi est la réponse la plus noire possible à tous les romans harlequins. Ici la passion est un combat. Contre l'autre, contre soi. Deux gladiateurs aux armes redoutables s'affrontent dans l'arène. Un homme, une femme. Un chasseur et son gibier. "L'isoler. Comme les fauves isolent la proie la plus fragile avant de l'encercler." Prêts à toutes les exactions, prêts à commettre l'irréparable. Entre les deux adversaires, tous les coups sont permis. E comme Elle. Elle comme Laëtitia. Laëtitia Graminsky est lieutenant de police. A vingt-six ans, elle a intégré son premier poste, encore stagiaire, à la brigade des stupéfiants de L. , en attendant sa titularisation. Mariée, maman d'une petite Lolla, elle fait donc ses premières armes, d'abord affectée à des tâches subalternes avant de demander à aller sur le terrain. Et lui, c'est son supérieur le plus gradé, le commandant Richard Ménainville. Compétent, juste, équitable, suscitant l'admiration de tous. "Intelligent, brillant, charismatique... Il était une sorte de modèle, le flic que je voulais devenir." Quarante-cinq ans. Marié et fidèle à son épouse bien aimée, père exemplaire de deux enfants. "Tragiquement épris d'une fille qui pourrait être la mienne." Leur rencontre va changer leur vie à tout jamais. Leurs personnalités vont voler en éclat. "J'étais devenu sourd et muet, complétement subjugué par ma nouvelle recrue." Après avoir mis en danger la vie de ses collègues, Laëtitia suppliera le commandant de bien vouloir pardonner ses bavures. Consciente du charme qu'elle exerce sur lui. Inconsciente du danger qui la guette, du chantage insufflé par Olivier Fougerolles, capitaine, meilleur ami et éminence grise de Richard Ménainville. L'horreur peut alors commencer. Q comme Cul. "Une sordide et banale histoire de cul, rien de plus." Si vous êtes avides de petites scènes cochonnes, s'il vous faut de l'érotisme et de longues descriptions de corps nus entrelacés faisant des galipettes toute la nuit, pas la peine de perdre votre temps. C'est du Karine Giebel, pas du Barbara Cartland ni du EL James. Même si les nuances de gris et de noir sont infinies. Tout est suggéré. Tout se passe dans la tête. Sans voyeurisme inutile ou déplacé. C'est la psychologie qui est fouillée dans ses moindres retranchements par l'auteure varoise, pas la fusion des corps. Un peu de plaisir, énormément de culpabilité. On se croirait dans un mauvais porno, m'a suggéré une amie quand j'ai évoqué le premier passage qui m'a retourné le coeur. Nul besoin de description, nulle envie de m'attarder sur cette scène horrible de harcèlement sexuel à l'apogée de la souillure du corps et de l'âme. Le harcèlement, Giebel l'avait déjà notamment évoqué dans deux de ses nouvelles : L'intérieur et Ce que les blessures laissent au fond des yeux. La morale restait sauve, ce qui est beaucoup plus discutable cette fois-ci. Non, nul besoin de détailler ces atrocités pour nous les faire ressentir. Le coup de massue n'en n'est que plus violent. Parfois je me demande si l'auteure éprouve un tant soit peu de tendresse pour ses personnages. Elle n'en n'a aucune pour son lecteur. Le sexe fait mal, abîme, démolit. Et c'est encore pire quand notre corps nous trahit et qu'un viol nous procure un plaisir contre nature. U comme Unique "Je la trouve tellement belle, tellement unique." Tomber sincèrement amoureux nous est arrivé à tous au moins une fois dans notre vie. Mais à mon sens l'alchimie qui va exister entre les deux personnages principaux n'a rien à voir. La passion va bien au-delà. Elle est davantage d'ordre émotionnel. Elle ne se contrôle pas. Les effets secondaires sont bien plus dangereux. Meurtriers. "Cette chose fabuleuse et meurtrière, cet incendie qui ne peut être maîtrisé, ce raz de marée que rien ne peut arrêter." La passion dévorante contre laquelle il est quasiment impossible de lutter est plus rare, plus dangereuse. Chance ou malchance. Elle n'est que combat, obsession, possessivité. "Un jeu de pouvoir, une dérive, une déviance." Les rares élus qui la rencontrent une fois dans leur existence ont plus que jamais l'impression de vivre. Plus rares encore seront ceux qui ne s'y brûleront pas les ailes. E comme Engrenage A partir de quel moment s'est il mis en place ? Dès le premier regard échangé ? Dès la première bavure de Laëtitia suspendue aux lèvres de son supérieur sans même écouter ses consignes ? Ou au moment où elle tentera de le convaincre de la garder dans l'équipe tout en ayant conscience de son pouvoir d'attraction ? Peu importe, le déroulé des évènements qui s'enchaînent est implacable. Pour des causes professionnelles ou familiales, Karine Giebel fermera toutes les sorties de secours et tous les chapitres s'enchaîneront sans laisser la moindre chance aux deux protagonistes. C'est implacable et cruel. Pervers et malsain. Et rien n'est laissé au hasard pour permettre aux deux manipulateurs, aux deux narcissiques, de s'aimer et de se haïr tour à tour. Détruisant tout sur leur passage, jusqu'à commettre l'irréparable. T comme The Affair Je ne sais pas si vous connaissez cette série américaine magnifiquement inteprétée par Ruth Wilson et Dominic West, entre autres acteurs talentueux. C'est avec leurs visages que je me suis imaginé Richard et Laëtitia. Impossible pour moi de ne pas faire le parallèle entre Ce que tu as fait de moi et le drame mâtiné d'érotisme de Showtime. Qui relate l'histoire d'un adultère relevant davantage de la passion incandescente que de l'amour véritable, et des conséquences de cette liaison sur leur famille respective. Outre les thèmes qui sont en partie similaire, la série a pour originalité de présenter avec chaque épisode la même histoire avec deux points de vue différents. Ainsi, l'ensemble du scénario ne nous est que progressivement révélé et le spectateur peut se compte que deux personnes ayant vécu la même histoire en ont souvent des souvenirs différents, des points de vue diamétralement opposés. Et c'est exactement ce qui se passe dans le livre. Chacun dans leur salle d'interrogatoire, Laëtitia et Richard racontent le plus fidèlement possible comment leur histoire a pu aboutir à des évènements aussi tragiques. Pas de suspense donc : Ce que tu as fait de moi finira mal. J'étais pourtant convaincu que cette fois Karine Giebel nous réservait pour conclure un mariage et une ribambelle de petits-enfants Et tour à tour, les deux suspects potentiels racontent. Les point de vue masculins et féminins s'entrelacent pour ne former qu'une seule et même histoire tragique, dressant le portrait des évènements dans leur globalité avec d'infimes variations uniquement. "Le commandant avait l'impression d'être enfermé dans un confessionnal plutôt que dans une salle d'interrogatoire." U comme Ultimatum Quelle genre de relation peut être basée sur les menaces, les mensonges, les ultimatums, le chantage ou la vengeance ? Jusqu'à quelles extrémités l'amour fusionnel peut-il aller quand il est né des cendres de la peur et de la culpabilité ? Il n'y a pas qu'une seule bonne façon d'aimer. Mais il en existe de toute évidence de mauvaises. A comme Ambiguïté "-Vous vivez dans un monde en noir et blanc, commandant ?" S'il a commis un acte impardonnable, le commandant demeure un être humain capable de donner le meilleur de lui même. Si elle a été humiliée, Laëtitia est loin de se résumer à une petite femme fragile et sans défense. L'amour et la haine sont des sentiments contraires et pourtant si proches qu'ils se confondent. On passe ici constamment de l'un à l'autre. On ne sait parfois même plus que penser du couple au centre du roman. L'un gagne nos faveurs tandis que les agissements du second le condamne. Et tout s'inverse au chapitre suivant. Cette confusion du lecteur est à l'image de l'ambiguïté de ses personnages qui semblent incapables de s'aimer au même moment, qui éprouvent cette passion au-delà de toute raison, prêts à tuer, prêts à se tuer. Tout est contraste, tout est paradoxal. "Je le détestais, je le désirais, je l'admirais, je le méprisais." Et c'est ainsi qu'une nouvelle fois Karine Giebel agrippe son lecteur à la gorge, au coeur et aux tripes. "Elle riait aux éclats. Je pleurais à chaudes larmes." S comme Surprise Babelio m'a déjà réservé quelques beaux moments par le passé. Des éditeurs qui mettent en avant une critique rédigée par mes soins sur facebook, des auteurs qui m'écrivent après m'avoir lu, et bien d'autres moments ou échanges émouvants ou enrichissants. Mais reconnaître sur le rabat de la quatrième de couverture de Ce que tu as fait de moi une dizaine d'extraits de ce que pensent les lecteurs parmi tous les commentaires élogieux que l'on peut trouver sur Babelio et reconnaître instantanément un extrait de la critique rédigée pour Toutes blessent, la dernière tue rédigée par mes soins, on peut dire que c'est une surprise aussi touchante qu'inattendue. F comme Feu Déclarer sa flamme, brûler de désir, fondre devant un visage. La chaleur a toujours servi à imager la puissance des sentiments. Le champ lexical du feu aura rarement été aussi présent pour exprimer la passion ardente qui anime les deux personnages. La passion qui dévore, la passion qui consume. "Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin." "Je passais d'un sentiment à l'autre, du feu à la glace." "On ne bâtit rien sur de la lave en fusion." Vous découvrirez par vous même les multiples métaphores dont use et abuse l'auteure pour insister sur l'analogie entre la passion et l'incendie capable de tout dévaster sur son passage. "Brûlure sur la peau, crispation au coeur de mes entrailles." Sans parler du feu de la colère. A comme Amour "Il croyait m'aimer alors que je n'étais qu'une obsession." Nous sommes ou avons tous été amoureux au moins une fois dans notre vie. Que ce soit d'un amour secret, d'un amour protecteur et bienveillant, d'un amour torride, d'un amour complice. "- C'est quoi l'amour, d'après vous ?" Les réponses sont multiples. Un profond attachement reliant deux personnes éprouvant une attirance pas toujours explicable l'une pour l'autre. Des sentiments puissants, sincères, beaux et purs. L'envie de se construire un avenir ensemble. A chacun sa définition. Laëtitia aime son mari Amaury, Richard aime sa femme Véronique. Aucun doute là-dessus. Mais quand la passion s'en mêle, il n'y a plus de raison, plus de logique. Juste une vague gigantesque qui vous fait dériver aux confins de la folie. I comme Intolérable Karine Giebel ne s'est pas assagie. Depuis Toutes blessent, la dernière tue, elle a retrouvé toute sa cruauté. La finesse psychologique avec laquelle elle détaille chacun des deux amants en fait des pantins entre ses mains assassines. A nouveau elle met tout son talent au service des abysses. Et c'est pour ça que j'aime tant ses romans. Qu'ils sont majoritairement inoubliables à l'image des cicatrices d'une scarification. J'en ressors toujours choqué, bouleversé, mal à l'aise. Marqué au fer rouge, empli de pensées contradictoires. Songeant à tous ces crimes passionnels si difficilement compréhensibles. Comme à chaque fois, les pages se tournent avec une effroyable frénésie, jusqu'à ralentir avec une délectable impression d'horreur lorsqu'on comprend enfin ce qui est en train de se mettre en place. Que ce soit juste un instant ou de façon plus durable, on n'est plus tout à fait la même personne après ces romans aussi intenses et éprouvants. T comme Torture Rien de commun avec ce que Jack Bauer a parfois du faire subir à des terroristes en possession d'informations capitales pour sauver les Etats-Unis. Encore que la torture psychologique, il l'employait également et elle était souvent plus efficace que de simples ongles arrachés. La torture fait partie intégrante du roman de Giebel. Chaque personnage disposant d'armes pour retourner la situation à son avantage, dans leur jeu sans fin de manipulation extrême. Volontairement ou non, ils provoqueront des situations absolument intenables pour leur victime, rendant impossible leur quotidien. Mais la véritable torture ici réside dans la séparation. Passer une seule journée loin de celle qu'on aime et qu'on désire confine à l'asphyxie. "Je l'avais dans la peau, comme une maladie, un virus incurable." D comme Drogue Si l'action se déroule majoritairement au sein d'une brigade des stupéfiants, ça n'a rien d'un hasard. Les affaires de trafic ne prennent qu'une place minime au sein du roman, mais il fallait des policiers, avec une arme et une hiérarchie pour que toute l'histoire fasse sens. Pour que les menaces aient davantage de poids encore. Et quel autre lieu choisir alors que nos deux personnages sont accrocs l'un à l'autre comme ils pourraient l'être à la cocaïne ? L'une essayant de décrocher, le second assumant totalement son addiction ? A l'image du feu, le champ lexical de la drogue est omniprésent. Et un drogué en manque est capable de tout pour avoir sa dose. "J'étais comme un drogué en manque, en crise." "Je ressemblais à ces toxicos que je croisais sans cesse depuis huit ans." E comme Ecriture Inégalable. Avec ses phrases courtes et assassines, le style de Karine Giebel est reconnaissable entre mille et s'accorde particulièrement bien avec les tragédies millimétrées qu'elle met en place. Les mots et les métaphores percutent et assomment le lecteur au même titre que l'histoire. Ecrite par n'importe qui d'autre, elle n'aurait pas la même dimension, ne viendrait pas charcuter notre âme de la même façon. Aucun mot n'est laissé au hasard. Talent inné ? Apparemment non, d'après Xavier-Marie Bonnot, également édité chez Belfond : Cette incroyable écriture est le fruit d'un travail long et laborieux. Mais qui en vaut tellement le détour ! Tout au plus peut-on reprocher certaines répétitions, un peu trop d'allers-retours dans ces sentiments contradictoires et si complexes. Et même si je conçois que les personnages soient perdus dans leurs désirs et leurs pensées labyrinthiques, le lecteur peut ressentir quelques longueurs très occasionnelles. M comme Magistral O comme Obsédant I comme Inoubliable * * * CE QUE TU AS FAIT DE MOI Regarde, Karine Giebel, Kariel, Regarde ce que tu as fait de moi. Un lecteur passionné. Un chroniqueur à qui on reprochait déjà parfois les trop longues analyses et qui vient de pulvériser son record à cause de toi et de ton dernier roman. Un lecteur déjà en manque qui n'a plus que "Les hommes du soir", ta dernière nouvelle parue dans le recueil 13 à table !, à découvrir pour l'instant. Avant de ressentir le vide, loin de tes écrits si implacables, si terrifiants. Combien de temps avant ta prochaine offrande ? Quel degré de patience avant que tu me fasses aussi mal de nouveau ? Mais tu verras, Karine Giebel, Kariel, On va bientôt se revoir. Je compte chaque jour, chaque heure, chaque minute. Qui nous séparent de notre prochaine rencontre. Au salon du polar de L.
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  • Elle_5 Posté le 1 Décembre 2019
    C’est un livre que l’on ne peut clairement plus lâcher. C’est une histoire de passion, passion destructrice et on se demande où et comment cette histoire peut se terminer. Relation toxique qui entraîne vers une fin tragique et irréversible. Bien évidement, c’est du Karine Giebel qui sort un peu de ses registres habituels. On est loin de ses autres bouquins puisqu’on est cette fois dans une love story mais pas que... une love story qui déstabilise avec le dominant et le dominé et où nos deux protagonistes s’échangent les rôles régulièrement. Par contre, love story mais c’est bien du Karine Giebel pur et dur, pas de love à l’harlequin... ici tout est noir, obsessionnel, irréversible et on se doute très rapidement que tout est mal qui finit mal. Ici il y a la passion, l’amitié, la trahison, l’adultère, le mensonge et on sait de suite que tous les coups sont permis. Les scènes sont racontées en huis clos, atmosphère étouffante où Laetitia et Richard, interrogés au même instant dans des pièces voisines, livreront leurs vérités et leurs ressentis. Chapeau bas encore une fois à Karine Giebel ...
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