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La chair est triste hélas
Collection : Fauteuse de trouble
Date de parution : 16/03/2023
Éditeurs :
Julliard

La chair est triste hélas

Collection : Fauteuse de trouble
Date de parution : 16/03/2023
« J’ai repensé à ces innombrables rapports auxquels je m’étais forcée par politesse, pour ne pas froisser les ego fragiles. À toutes les fois où mon plaisir était optionnel, où... « J’ai repensé à ces innombrables rapports auxquels je m’étais forcée par politesse, pour ne pas froisser les ego fragiles. À toutes les fois où mon plaisir était optionnel, où je n’avais pas joui. À tous ces coïts où j’avais eu mal avant, pendant, après. Aux préparatifs douloureux à coups... « J’ai repensé à ces innombrables rapports auxquels je m’étais forcée par politesse, pour ne pas froisser les ego fragiles. À toutes les fois où mon plaisir était optionnel, où je n’avais pas joui. À tous ces coïts où j’avais eu mal avant, pendant, après. Aux préparatifs douloureux à coups d’épilateur, aux pénétrations à rallonge, aux positions inconfortables, aux cystites du lendemain. À tous ces sacrifices pour rester cotée à l’argus sur le grand marché de la baisabilité. À toute cette mascarade destinée à attirer le chaland ou à maintenir le désir après des années de vie commune. Cette servitude volontaire à laquelle se soumettent les femmes hétérosexuelles, pour si peu de plaisir en retour, sans doute par peur d’être abandonnées, une fois fripées comme ces vieilles filles qu’on regarde avec pitié. Un jour, j’ai arrêté le sexe avec les hommes. »

Autrice et documentariste spécialiste de l’intime et du rapport au corps, Ovidie retrace ici la trajectoire qui l’a conduite à quatre années de grève du sexe.

Dirigée par Vanessa Springora, la collection « Fauteuse de trouble » articule intimité et émancipation, érotisme et féminisme, corps et révolte, sexuel et textuel. 
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EAN : 9782260055211
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm
EAN : 9782260055211
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Un texte qui n'est ni un manifeste ni une leçon de féminisme mais l'expression d'un immense ras-le-bol nourri de colère, d'humour et de radicalité. »
Cécile Daumas / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Oddrhoze 07/05/2024
    Un très grand bravo et merci pour cet ouvrage! Les mots et la pensée est simple. Ovidie le déclare le début, elle n'a pas de but juste dévoiler sa pensée du moment, sans artifice ni but. C'est la première fois que je soulignais autant de passage d'un texte ! Beaucoup de choses m'ont parlé, poussé a la réflexion, fait lever les yeux au ciel, sourit ... Bref m'ont fait réagir et c'est le but d'un tel texte, faire réagir et réfléchir. Je le conseille a toutes et tous, ça se lit très vite avec beaucoup de simplicité.
  • Entrechaquepage 06/05/2024
    Ce livre de 100 pages, m'a mise en feu. Emprunt de colère et de dégout envers l'homme patriarcal, j'ai eu un peu peur de l'endroit où cette lecture allait m'emmener. Et puis je me suis laissée porter par la plume fluide et cru de Ovidie. Et quelle claque ! Autant j'ai souri en lisant sa "grève de l'hétérosexualité" autant j'ai pleuré devant l'ampleur de ses propos et la prise de conscience. Comment ne pas être marquée par cette lecture. Si juste. En lisant Ovidie c'est une guerre féroce contre le patriarcat que j'ai lu. C'est une lutte acharnée pour se réapproprier. Ne plus accepter l'inacceptable. Et puis la déconstruction. Car c'est bel et bien une déconstruction que de s'extraire de la sexualité hétéronormée. C'est l'aventure que de partir à la découverte de son désir. Du plaisir. Sans rapport de domination. Ça en est touchant de résilience et d'honnêteté car elle n'a pas hésité à se mettre à nue. Elle n'a pas hésité à nous mettre à nue. Que celle qui n'a jamais subie de harcèlement sexuel, de gestes déplacés, d'insistance, de viol etc. me jette la première pierre. Car c'est bien la question de la femme-objet qui est soulevée est la réponse en est affligeante : "aucune". Ou plutôt toute. Et la ça prend les tripes. Ça les tord et ca embrase tout.Ce livre de 100 pages, m'a mise en feu. Emprunt de colère et de dégout envers l'homme patriarcal, j'ai eu un peu peur de l'endroit où cette lecture allait m'emmener. Et puis je me suis laissée porter par la plume fluide et cru de Ovidie. Et quelle claque ! Autant j'ai souri en lisant sa "grève de l'hétérosexualité" autant j'ai pleuré devant l'ampleur de ses propos et la prise de conscience. Comment ne pas être marquée par cette lecture. Si juste. En lisant Ovidie c'est une guerre féroce contre le patriarcat que j'ai lu. C'est une lutte acharnée pour se réapproprier. Ne plus accepter l'inacceptable. Et puis la déconstruction. Car c'est bel et bien une déconstruction que de s'extraire de la sexualité hétéronormée. C'est l'aventure que de partir à la découverte de son désir. Du plaisir. Sans rapport de domination. Ça en est touchant de résilience et d'honnêteté car elle n'a pas hésité à se mettre à nue. Elle n'a pas hésité à nous mettre à nue. Que celle qui n'a jamais subie de harcèlement sexuel, de gestes déplacés, d'insistance, de viol etc. me jette la première pierre. Car c'est bien la question de la femme-objet qui est soulevée est la réponse...
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  • mariejeanneaubert465 27/04/2024
    Ce livre, que j'ai littéralement dévoré, m'a fait un bien fou. C'était si bon de vous lire, Héloïse, à l'heure où je m'interroge sur ce que je vaux maintenant que j'ai 50 ans. A l'heure où j'interroge aussi ma sexualité, mon rapport aux hommes, à ce qu'on m'a transmis, et que j'ai questionné sur le tard. Bravo pour votre plume acérée et percutante, bravo pour votre humour, votre recul, et votre courage. Parce-que ce que vous avez partagé là, me permet de traverser ce que je vois aujourd'hui. merci.
  • Flocava1 14/04/2024
    Je n’ai eu aucune envie de lire ce livre à sa sortie bien que les critiques aient été élogieuses. Puis après avoir écouté le podcast sur France Culture qu’elle a réalisé avec son ami Tancrede sur la vie sans sexe, la nécessité de lire ce livre m’est apparue. Comme l’an dernier la nécessité de lire « King Kong théorie » de Virginie Despentes. Et je ne regrette pas évidemment. Au delà de la question du sexe, ce sont les questions des injonctions faites aux femmes, de l’inconscient collectif qui veut que la femme doit être désirée par l’homme pour exister. Et au final, la frustration de l’absence de confiance dans la relation… l’objectivation de la colère…
  • Vin78chat 08/04/2024
    Ce témoignage riche de sens est à lire. Nous sortons de la fiction pour ce dernier. L'autrice s'interroge sur les relations sexuelles dans le cadre de, rapports hétérosexuels. Cette dernière décide de les arrêter simplement en expliquant la raison de so' choix En tant que lecteur j'ai compris ses choix et je me demande combien de temps encore, le désir de la femme hetero sera prise en compte dans les, rapports sexuel. Et dans quels cas, comment l'homme fut élevé.
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