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Julliard
EAN : 9782260030485
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 130 x 205 mm

Le Baiser

Date de parution : 03/01/2019

Camille a toujours exercé son métier d’avocate avec sérieux, mais sans grande passion. Jusqu’au jour où on lui confie une affaire inhabituelle : identifier le propriétaire d’une sculpture de Brancusi, Le Baiser, scellée sur la tombe d’une inconnue au cimetière du Montparnasse. Pour déterminer à qui appartient cette oeuvre, il...

Camille a toujours exercé son métier d’avocate avec sérieux, mais sans grande passion. Jusqu’au jour où on lui confie une affaire inhabituelle : identifier le propriétaire d’une sculpture de Brancusi, Le Baiser, scellée sur la tombe d’une inconnue au cimetière du Montparnasse. Pour déterminer à qui appartient cette oeuvre, il lui faudra suivre la destinée d’une jeune exilée russe qui a trouvé refuge à Paris en 1910. En rupture avec sa famille, Tania s’est liée à l’avant-garde artistique et a fait la rencontre d’un sculpteur roumain, Constantin Brancusi. Avec lui elle découvre la vie de bohème. Cent ans plus tard, élucider les raisons de sa mort devient pour Camille un combat personnel : rendre sa dignité à une femme libre, injustement mise au ban de la société.
Avec ce portrait vibrant de deux femmes en quête de justice et d’indépendance, Le Baiser questionne aussi le statut des oeuvres d’art, éternelles propriétés marchandes, qui sont pourtant le patrimoine commun de l’humanité.

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EAN : 9782260030485
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 130 x 205 mm

Ils en parlent

« Un roman aussi érudit qu’épatant. »
Isabelle Bourgeois / Avantages

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • polacrit Posté le 1 Mai 2020
    Le Baiser a été publié par les éditions J'ai Lu en 2019. Il est écrit dans un style énergique, plaisant jusqu'à l'opulence: "Ah comme la table croule alors sous l'abondance des mets, des zakouski, des pâtés, des jambons, des coupes en argent remplies de concombres à la crème, des soupières fumantes, des légumes croquants, des gros cornichons au vinaigre. Ah, les petits piroscki si fondants, les poissons blancs délicatement fumés à travers leur peau nacrée, l'ikra grise et crémeuse servie sur lit de glace." (Page 24)..."Elle a mis des mots et un sens aveuglant sur ce que mon coeur me murmurait sans que je l'entende, ce que ma chair ressentait sans que je le comprenne, ce que mon esprit concevait dans la confusion. Pour la première fois, je comprends ce que signifie avoir une lecture politique du monde." (Page 90)...Un style exubérant comme l'âme slave, dans un vocabulaire riche, évocateur: "Ici, c'est le monde entier qui se presse, se croise, se hèle, s'interpelle, se moque, se découvre, se renifle, s'aime, se quitte, se retrouve, s'évite, s'invite. Tant d'accents rauques, de belles langues, d'inflexions chantantes, d'outrages à la grammaire, de verbes maltraités, d'expressions inventées, de moues à la place des mots... Le Baiser a été publié par les éditions J'ai Lu en 2019. Il est écrit dans un style énergique, plaisant jusqu'à l'opulence: "Ah comme la table croule alors sous l'abondance des mets, des zakouski, des pâtés, des jambons, des coupes en argent remplies de concombres à la crème, des soupières fumantes, des légumes croquants, des gros cornichons au vinaigre. Ah, les petits piroscki si fondants, les poissons blancs délicatement fumés à travers leur peau nacrée, l'ikra grise et crémeuse servie sur lit de glace." (Page 24)..."Elle a mis des mots et un sens aveuglant sur ce que mon coeur me murmurait sans que je l'entende, ce que ma chair ressentait sans que je le comprenne, ce que mon esprit concevait dans la confusion. Pour la première fois, je comprends ce que signifie avoir une lecture politique du monde." (Page 90)...Un style exubérant comme l'âme slave, dans un vocabulaire riche, évocateur: "Ici, c'est le monde entier qui se presse, se croise, se hèle, s'interpelle, se moque, se découvre, se renifle, s'aime, se quitte, se retrouve, s'évite, s'invite. Tant d'accents rauques, de belles langues, d'inflexions chantantes, d'outrages à la grammaire, de verbes maltraités, d'expressions inventées, de moues à la place des mots tricotent un langage cosmopolite, coloré, poétique, vivant." (Page 70)... Marc Gomard, directeur des cimetières parisiens, reçoit une étrange requête: un marchand d'art parisien exprime le souhait de son commanditaire de desceller la sculpture nommée Le Baiser, réalisée par l'artiste roumain Constantin Brancusi, de la tombe qu'elle accompagne dans le cimetière de Montparnasse. Il s'agit de la tombe d'une jeune inconnue, morte un siècle plus tôt. 1910. Tania, fille d'aristocrates russes, est envoyée à Paris chez une tante afin d'étouffer les idées subversives devenues siennes depuis qu'elle fréquente l'université où elle étudie la médecine pour en faire son métier; mais surtout depuis qu'elle a assisté au massacre du peuple lors du dimanche rouge en janvier 1905, tragique journée au cours de laquelle un jeune homme est mort dans ses bras. Etouffée par ce milieu sclérosé, engoncé dans un univers de convenances étriquées, incapable de voir que les choses changent et évoluent, que l'ancien monde craque de toutes parts, Tania confie ses rêves et ses pensées à son journal intime. La jeune fille, éprise de liberté, refuse qu'on lui impose les règles de sa vie: elle veut décider de son avenir, étudier la médecine et devenir médecin, faire un mariage d'amour..."Paraître toujours la bonne petite Tania, insolente à l'occasion, audacieuse parfois, mais incapable de remettre en cause les règles de mon clan et le principe du mariage bienfaiteur, de la descendance bénie, telle sera ma couverture...Bien protégée derrière le loup de ces apparences, je poursuivrai avec entêtement ma quête de liberté et d'indépendance." (Page 91). Néanmoins, Tania, qui a toujours vécu une existence riche et protégée, n'a aucune idée de ce que travailler pour survivre signifie. Pour elle, le seul moyen d'être libre pour une femme, est d'être indépendante financièrement, d'où son ambition de devenir médecin. Mais sa rencontre avec le sculpteur Brancusi, pour qui elle posera, va bouleverser son destin à jamais... Un siècle plus tard, Camille, intriguée par cette histoire, part en quête de cette jeune fille russe, afin de comprendre pourquoi elle s'est suicidée, et défendre la statue qui empêche qu'elle ne sombre dans un éternel anonymat. Contexte socio-politique en 1910: L'année 1910 se distingue par diverses luttes politiques, écloses dans le but d'améliorer les conditions de travail des ouvriers, souvent réprimées dans la violence: grève des facteurs l'année précédente avec pour résultat la révocation de centaines d'entre eux et l'interdiction du droit de vote pour les fonctionnaires; combat reprit par les femmes qui militent pour l'égalité des sexes et pour que les femmes soient traitées comme des êtres humains et non comme des esclaves: "Pourquoi mon cerveau n'est-il pas l'égal du sien? Pourquoi mon labeur n'est-il pas rétribué comme le sien? Pourquoi faut-il que je lui consente les faveurs sexuelles qu'il exige? Pourquoi me fait-il payer avec mon corps le fait de rester à la maison pendant qu'il travaille alors que je le sers déjà comme une domestique?" (Page 87). =>Questions parfois encore d'actualité malgré les avancées sociales acquises au fil des années de lutte. La construction en allers-retours, basé sur le voyage dans le journal de Tania écrit en 1910, propose une enquête passionnante entre présent et passé, réalité et fiction. A vrai dire, on ne sait pas si la jeune Tania a été la maîtresse de Brancusi ou du docteur Bémard, si elle s'est suicidée par amour pour l'artiste ou pour le médecin. Mais finalement, peu importe! Seul compte ce magnifique portrait d'une jeune femme éprise de liberté, animée du souffle de vie qui pousse à sortir de sa zone de confort, à découvrir le monde, à vivre passionnément et intensément chaque minute qui nous est accordée, portrait esquissé en parallèle de celui de Camille, asservie par d'autres dogmes que ceux de la caste sociale.  Le +: en filigrane du destin tragique de Tania, Sophie Brocas ébauche une réflexion sur l'art, juste de quoi attirer notre attention sur l'essence intrinsèque de l'art: "Quels critères pour juger la notion d’œuvre? Qu'est-ce qui définit un artiste? Une pièce brute de fonderie polie à la main par l'artiste est-elle une œuvre d'art? Faut-il obligatoirement modeler une œuvre d'après nature pour que cela soit de l'art?" (Pages 214-215). =>Le débat est lancé... =>Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez ci-dessous
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  • LMFML Posté le 27 Mars 2020
    Très beau roman qui relate avec brio de l'histoire d'une jeune femme passionnée et d'un grand sculpteur, Brancusi… Une tombe qui existe vraiment à Montparnasse est au centre de ce roman. Histoire fascinante, intéressante et très bien écrite.
  • Jmolo Posté le 15 Mars 2020
    Ce livre raconte deux histoires en alternance, la première sous la forme d'un journal écrit en 1910, la seconde sous la forme d'une enquête genre Da Vinci code. Ce qui m'a plu dans ce livre : Il m'a permis d'approfondir la vie et l'œuvre de Brancusi que je connaissais mal, et aussi la condition des femmes au début du XX ème siècle, dans la Russie aristocratique et le Paris de la noblesse. Le style d'écriture de la jeune femme est délicieusement désuet, et le récit, très proche de la réalité historique, est remarquablement documenté. J'ai moins aimé l'enquête juridique sur la propriété des œuvres artistiques du fait du mode de narration : par la lecture du journal de la jeune fille, le lecteur en sait plus que l'enquêtrice sur l'énigme qu'elle cherche à élucider. Le récit aurait peut-être gagné en intérêt si le journal avait été placé dans son entier à l'issue de l'enquête. Le livre n'en demeure pas moins original, très agréable à lire, et donne l'envie d'aller se recueillir sur la tombe de Tatiania, et d'y embrasser son amoureux.
  • Ismou Posté le 29 Février 2020
    L'auteur crée une fiction autour d'une œuvre du sculpteur roumain Brancusi, le Baiser. Une de ces statues trône sur la stèle funéraire d'une jeune femme russe morte en 1910 et enterrée au cimetière Montparnasse. Et on a envie d'y croire à cette fiction ! Je me suis laissée embarquée les premières pages par les aventures des 2 heroines: Tatania la jeune femme russe et l'avocate qui va défendre l'héritage de l'œuvre de Brancusi. 2 femmes, 2 époques différentes et des émotions qui nous touchent même à un siècle d'écart. L'écriture est vive, alerte, précise. Les précisions artistiques et juridiques sont fouillées sans peser sur le texte. Une réussite, j'ai beaucoup apprécié cette lecture.
  • Nixdorf Posté le 25 Février 2020
    Très intéressant, puisque ça s'inspire d'une histoire vraie concernant une statue sur une tombe d'un cimetière parisien. histoire rocambolesque dont j'avais comme beaucoup entendu parler à le télé. agréable à lire. reste à savoir ou en est cette fameuse histoire aujourd'hui ?
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