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Les Rougon-Macquart - Tome 1
La Fortune des Rougon - La Curée - Le Ventre de Paris - La Conquête de Plassans
Colette Becker (textes réunis par)
Date de parution : 13/11/2002
Éditeurs :
Bouquins

Les Rougon-Macquart - Tome 1

La Fortune des Rougon - La Curée - Le Ventre de Paris - La Conquête de Plassans

Colette Becker (textes réunis par)
Date de parution : 13/11/2002

Différence entre Balzac et moi.
Balzac dit que l’idée de sa Comédie humaine lui est venue d’une comparaison entre l’humanité et l’animalité. Un type unique transformé par les milieux : comme...

Différence entre Balzac et moi.
Balzac dit que l’idée de sa Comédie humaine lui est venue d’une comparaison entre l’humanité et l’animalité. Un type unique transformé par les milieux : comme il y a des lions, des chiens, des loups, il y a des artistes, des administrateurs, des avocats, etc. Mais...

Différence entre Balzac et moi.
Balzac dit que l’idée de sa Comédie humaine lui est venue d’une comparaison entre l’humanité et l’animalité. Un type unique transformé par les milieux : comme il y a des lions, des chiens, des loups, il y a des artistes, des administrateurs, des avocats, etc. Mais Balzac fait remarquer que sa zoologie humaine devait être plus compliquée, devait avoir une triple forme : les hommes, les femmes et les choses. L’idée de réunir tous ses romans par la réapparition des personnages lui vint. […] La Comédie humaine devait contenir deux ou trois mille figures.
Mon oeuvre sera moins sociale que scientifique. Balzac à l’aide de 3 000 figures veut faire l’histoire des moeurs ; il base cette histoire sur la religion et la royauté. […]
Mon oeuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j’accepte un cadre historique, c’est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d’être purement naturaliste, purement physiologiste. […]
Balzac dit qu’il veut peindre les hommes, les femmes et les choses. Moi, des hommes et des femmes, je ne fais qu’un, en admettant cependant les différences de nature, et je soumets les hommes et les femmes aux choses.
Émile Zola.

Ce premier volume contient : La Fortune des RougonsLa Curée Le Ventre de ParisLa Conquête de Plassans.

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EAN : 9782221098271
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1410
Format : 132 x 198 mm
EAN : 9782221098271
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1410
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MaujeanClement 19/02/2024
    La Fortune des Rougon d'Émile Zola, formidable introduction au projet réaliste de Zola. Les pages évocatrices et perspicaces de Zola capturent l'essence même de la société du XIXe siècle, oscillant entre la grandeur et la décadence, la prospérité et la ruine. À travers son récit, l'auteur explore les intrications complexes de la nature humaine, à travers des personnes attachants comme la petite Miette. Les détails sont riches, la vivacité des personnages est frappante. La Fortune des Rougon, avec son exploration perspicace des aspirations et des ambitions humaines, continue de fasciner et d'éclairer les lecteurs.
  • MartinEden87 31/01/2024
    « Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d’êtres, se comporte dans une société, en s’épanouissant pour donner naissance à dix, vingt individus qui paraissent, au premier coup d’œil, profondément dissemblables, mais que l’analyse montre intimement liés les un aux autres. L’hérédité à ses lois comme la pesanteur. » Voici comment Émile Zola expose son projet de narrer le destin d’une famille sur plusieurs générations. « La fortune des Rougon » - premier tome de la saga littéraire des « Rougon-Macquart » - pose les bases d’un arbre généalogique. Deux lignées aux nombreuses ramifications et dont l’ancêtre commun : Adélaïde ou « Tante Dide » va transmettre à ses descendants de nombreux atavismes (tares physiques ou psychologiques). La branche Rougon, la moins abâtardie profitera du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) pour faire fructifier sa fortune à grand coup de mensonges et trahisons en faisant preuve d’un esprit retors. Là où la branche Macquart, la plus abâtardie et liée à l’idéal républicain dans une simple logique de ressentiment à l’égard des Rougon. Lorsque Zola publie ce premier tome, le second Empire a laissé place à la IIIème république. Au delà de l’aspect naturaliste, consistant à décrire avec les connaissances scientifiques de l’époque, les tares héréditaires. C’est aussi le tome du témoignage historique. Notamment la répression contre les tentatives d’insurrections de la part des républicains qui s’opposaient à l’instauration du régime bonapartiste. Pour cela, Zola n’hésite pas à faire preuve de lyrisme pour décrire cette république que l’on assassine. Elle est personnifiée dans le couple Miette/Silvère dans ce qu’elle a de plus pure et fragile. Un premier tome qui pose donc les bases, sans pour autant perdre de son intérêt. A la vue de l’immensité de l’œuvre (20 tomes), il est clair que le meilleur reste à venir.« Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d’êtres, se comporte dans une société, en s’épanouissant pour donner naissance à dix, vingt individus qui paraissent, au premier coup d’œil, profondément dissemblables, mais que l’analyse montre intimement liés les un aux autres. L’hérédité à ses lois comme la pesanteur. » Voici comment Émile Zola expose son projet de narrer le destin d’une famille sur plusieurs générations. « La fortune des Rougon » - premier tome de la saga littéraire des « Rougon-Macquart » - pose les bases d’un arbre généalogique. Deux lignées aux nombreuses ramifications et dont l’ancêtre commun : Adélaïde ou « Tante Dide » va transmettre à ses descendants de nombreux atavismes (tares physiques ou psychologiques). La branche Rougon, la moins abâtardie profitera du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) pour faire fructifier sa fortune à grand coup de mensonges et trahisons en faisant preuve d’un esprit retors. Là où la branche Macquart, la plus abâtardie et liée à l’idéal républicain dans une simple logique de ressentiment à l’égard des Rougon. Lorsque Zola publie ce premier tome, le second Empire a laissé place à la IIIème république. Au delà de l’aspect naturaliste, consistant à décrire avec les connaissances scientifiques de l’époque, les tares héréditaires. C’est...
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  • Odreylivre 23/01/2024
    J'ai beaucoup aimé cette lecture, qui au départ m'a demandé de la concentration et de la persévérance, mais qui, au fur et à mesure de la lecture m'a convaincue. L'écriture de Zola est assez accessible malgré ces descriptions un peu à rallonge. Il dépeint des personnes haut en couleur, où la noirceur, la bassesse et les fourberies sont présentes. Certains personnages sont détestables au possible mais apportent un sens à l'histoire dans l'Histoire. Un premier tome de la série des Rougon Macquart qui m'a donné envie de poursuivre cette saga.
  • MathRnwy 19/01/2024
    Une volonté de (re)découvrir Zola avec sa célèbre saga des Rougon-Macquart alors c’est non moins sans une petite appréhension que j’ai commencé naturellement par ce premier tome paru en 1871. Et quelle délicieuse découverte ! J'ai adoré ce premier roman. Tout d’abord, et rapidement, j’ai beaucoup aimé découvrir cette période de l’histoire que, honte à moi, je connais que très peu. Alors pour combler ces grosses lacunes, c’est parfait et la plume de Zola et son réalisme est idéale pour ça. Elle rend les émotions des protagonistes tangibles. On tremble de peur avec eux tout comme on ressent toute la ferveur de leur lutte et de leur dévouement à leur cause, qu'elle soit républicaine ou bonapartiste. Mais surtout, surtout, ce que j’ai adoré de ce roman et ce sur quoi je veux m'attarder ici et mettre en lumière, ce sont tous ces passages sur cette romance naissante entre Silvère et Miette. Les mots de Zola me sont allés droit au coeur, c’était vraiment un plaisir de les lire ! La poésie des mots et cette analogie constante entre l’amour et la mort donnent un sentiment de profondeur aux sentiments mais aussi un sentiment d’urgence face à une mort pouvant parvenir à tout instant, et apparaissant comme un mauvais pressentiment. Celui-ci fait écho à tous ces autres passages concernant le coup d'Etat où la tension est vraiment palpable. Enfin, mention spéciale à ce passage sur le désir naissant des deux adolescents qui ne savent l’expliquer autrement que par une manifestation certaine des défunts qui les entourent. Encore une fois, tout ce vocabulaire mortuaire sert tellement pour la compréhension des personnages et de leurs liens ! Il souligne la jeunesse de Miette et Silvère qui finalement, découvrent ce sentiment de l’amour et du désir et ne savent comment l’aborder. Mais aussi, cette présence de la mort contraste fortement avec la jeunesse des personnages emplis de désir, de jeunesse de fougue et d'envies. Le cimetière de Plassans, lieu de leur rencontre, un lieu calme sans vie, même très paisible marque encore davantage les émotions des adolescents. Bref, c'est un passage magnifiquement écrit que je vous invite à découvrir ! Sur ce, après cette première entrée réussite dans la saga des Rougon-Macquart, j’ai hâte d’en lire la suite !Une volonté de (re)découvrir Zola avec sa célèbre saga des Rougon-Macquart alors c’est non moins sans une petite appréhension que j’ai commencé naturellement par ce premier tome paru en 1871. Et quelle délicieuse découverte ! J'ai adoré ce premier roman. Tout d’abord, et rapidement, j’ai beaucoup aimé découvrir cette période de l’histoire que, honte à moi, je connais que très peu. Alors pour combler ces grosses lacunes, c’est parfait et la plume de Zola et son réalisme est idéale pour ça. Elle rend les émotions des protagonistes tangibles. On tremble de peur avec eux tout comme on ressent toute la ferveur de leur lutte et de leur dévouement à leur cause, qu'elle soit républicaine ou bonapartiste. Mais surtout, surtout, ce que j’ai adoré de ce roman et ce sur quoi je veux m'attarder ici et mettre en lumière, ce sont tous ces passages sur cette romance naissante entre Silvère et Miette. Les mots de Zola me sont allés droit au coeur, c’était vraiment un plaisir de les lire ! La poésie des mots et cette analogie constante entre l’amour et la mort donnent un sentiment de profondeur aux sentiments mais aussi un sentiment d’urgence face à une mort pouvant parvenir à...
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  • Lolodedax 06/01/2024
    J'ai connu cette famille des Rougon-Maquart à l'école. Trop jeune pour en apprécier le style ou l'intrigue, j'ai rapidement oublié de quoi il s'agît. Et le temps passant, j'ai eu, bien plus tard, envie de me replonger dans cette chronique de la deuxième moitié du 19ème. J'ai donc entamé ce voyage avec la fortune des Rougons que j'ai dévoré. Alors oui, ce n'est pas farci d'hémoglobine et les chapitres sont immenses (100 pages pour le VI) mais le style est si beau et l'intrigue si bien ficelée nous présentant des personnages à la morale bien différente, que j'ai adoré. Je ne poursuivrai cette épopée que par à coups, cer je n'ai pas envie de me lasser, mais au contraire de développer mon impatience d'en connaître sur ce monument de la littérature française pour mieux en apprécier la lecture. Bon voyage dans le temps pour ceux, heureux comme je le suis, découvriront ou découvriront à nouveau Zola.
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