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Julliard
EAN : 9782260009948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 756
Format : 153 x 240 mm

Simenon

biographie

Date de parution : 11/09/1992

En septembre 2009 seront célébrés les vingt ans de la mort de Georges Simenon.

LE SUJET : Georges Simenon (1903-1989). L'un des romanciers les plus lus au monde. Père du célèbre commissaire Maigret. L'écrivain contemporain de langue française le plus adapté à l'écran. Une personnalité flamboyante, excessive, controversée. Une vie turbulente. Une fécondité exceptionnelle. Un talent qui impressionnait son « maître » : André Gide....

LE SUJET : Georges Simenon (1903-1989). L'un des romanciers les plus lus au monde. Père du célèbre commissaire Maigret. L'écrivain contemporain de langue française le plus adapté à l'écran. Une personnalité flamboyante, excessive, controversée. Une vie turbulente. Une fécondité exceptionnelle. Un talent qui impressionnait son « maître » : André Gide.
L'ENQUÊTE : des sources inédites et exclusives, dont les témoignages des proches de Georges Simenon et les milliers de lettres qui constituent la correspondance privée de l'écrivain. Des centaines d'interviews, en France, en Belgique, en Suisse, en Amérique. Un travail minutieux de recoupement et d'analyse parmi des archives inédites et l'œuvre de l'auteur.
LE RÉSULTAT : une biographie chaleureuse et vivante. Des révélations surprenantes. Un suspense digne de Simenon.

 

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EAN : 9782260009948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 756
Format : 153 x 240 mm

Ils en parlent

PRESSE

 

Mon cher confère,

 


Permettez-moi d'insister, mon cher confrère, pour le seul bonheur d'aligner à nouveau ces trois mots dans cet ordre en m'adressant à vous. Vous n'imaginez pas l'impact que peut produire sur l'esprit intranquille d'un jeune journaliste un tel appel en tête d'une lettre à lui adressée. C'était il y a un quart de siècle. J'avais osé vous écrire sans vous connaître afin de solliciter votre mémoire : vos relations contrastées avec votre ancien éditeur Gaston Gallimard intéressaient au plus haut point son futur biographe.
Ce que vous aviez vécu avec lui, vous seul pouviez le raconter. Or non seulement vous m'avez répondu par retour de courrier, manifestation de savoir-vivre d'un autre âge, mais votre lettre débutait par ces mots qui, à mes yeux, se détachaient en lettres de néon bien qu'ils fussent tapés à la machine par la fidèle Aitken : « Mon cher confrère ». Si j'avais osé, j'aurais couru partout dans la ville à seule fin de partager mon émotion, en brandissant cette lettre, preuve d'un honneur insigne et si inattendu; l'un de mes romanciers de chevet m'adoubant dans la compagnie des écrivains alors que je n'avais publié que quatre livres de journaliste.
Comment ma gratitude ne serait-elle pas éternelle ? Des lettres, nous en avons échangé d'autres depuis, dans lesquelles nous nous donnions mutuellement du « confrère ». Jusqu'à ce qu'un jour, sollicitant un rendez- vous pour vous entretenir de votre propre biographie, je reçus non une lettre mais un appel de votre compagne, Térésa : « Prenez le premier train pour Lausanne, il vous attend. » Quelques mois plus tard, vous nous quittiez. Le temps a passé mais il m'est souvent arrivé de traiter en confrère un tout jeune écrivain sollicitant un conseil. C'est à vous qu'il le doit, cher Simenon.

 

Pierre Assouline

 

Le Nouvel Observateur, 6 septembre 2007

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lehibook Posté le 4 Mai 2021
    J’aime les romans de Simenon . Mais à la lecture de la copieuse biographie d’Assouline , je ne peux pas dire que j’aime l’homme (arriviste, peu scrupuleux, opportuniste, égotiste ,raciste obsédé sexuel, …n’en jetez plus la cour est pleine !) . On ne peut cependant manquer d’être impressionné par sa personnalité complexe , son incroyable soif de réussite , son énergie créatrice, sa capacité d’adaptation . Certes l’œuvre et l’homme ne se confondent pas mais Assouline montre à quel point la vie, les expériences , les tourments irriguent sa création. C’est ce qu’apporte ce livre , outre les péripéties (qui , en elles-mêmes sont matière à un sacré roman) une mise en lumière des articulations avec les romans . Cela dit , lisez Simenon pendant qu’il est encore temps avant que l’on ne le caviarde du fait de sa misogynie (indubitable) ou de son passé politique (douteux) .
  • AlbertYakou Posté le 8 Avril 2021
    J'ai lu beaucoup de biographies sur Simenon (il y en a pléthore) et celle-ci est de loin la meilleure. Assouline a fait une recherche très fouillée et il ne cache rien de ce qu'il a découvert. Je recommande cette biographie à tous ceux qui veulent mieux connaître l'homme Simenon qui, malgré tout, parfois, telle une anguille, s'échappe et résiste aux interprétations.
  • puchkina Posté le 16 Décembre 2020
    LA biographie d’un des plus grands romanciers du XXème siècle. L’écrivain aux deux cents livres écrits sous son patronyme et autant de romans populaires sous différents pseudonymes du temps où il “gâchait du plâtre” pour apprendre le métier. Un auteur que l’on cantonne trop souvent aux Maigret qui ont fait son succès mais qui a écrit des romans importants qu’il appelait romans durs. Parallèlement à son destin d’écrivain, Pierre Assouline raconte l’homme Simenon et son mystère, sa jeunesse à Liège, le doute autour de son antisémitisme supposé et son attitude pendant la guerre, son rapport aux femmes (il se vante d’en avoir ”connu” dix mille), l’amour pour ses enfants, les pays où il vécut (France, Etats-Unis, Suisse)… Mais ce qui fascine le plus chez Georges Simenon, c’est son foisonnement créatif, son style et sa façon de travailler qui en font un romancier à nul autre pareil. Une biographie admirable et incontournable.
  • migdal Posté le 1 Mai 2019
    « Quel roman que sa vie » voici la phrase qui m'est venue à l'esprit en refermant la biographie que Pierre Assouline a consacré à Georges Simenon. Fruit d'une impressionnante enquête, l'auteur suit le romancier en Belgique pendant sa formation, en France pendant son ascension et l'occupation, puis en Amérique après les procès de la libération et enfin en Suisse dans la dernière étape de sa vie. Cette biographie m'a particulièrement intéressé en révélant le rôle de mentor tenu par André Gide et en montrant les rapports, parfois virils, entretenus avec les éditeurs Fayard, Gallimard et les Presses de la Cité. Assouline connaît très bien Gaston Gallimard, dont il a rédigé une biographie, mais il montre également le rôle important d'Arthème Fayard et de Sven Nielsen dans la réussite financière de l'écrivain. Simenon démarra sa carrière en écrivant sous dix-sept pseudonymes publiés chez Tallandier, Ferenczi, etc. Il reste aujourd'hui l'un des auteurs francophones les plus lus dans le monde et ses oeuvres inspirent encore nombre de cinéastes et de feuilletonistes télévisuels. Simenon a une solide réputation d'homme à femmes et le biographe nous raconte sa liaison torride avec Joséphine Baker, son mariage avec Tigy dans les années françaises, avec Denyse dans ses années américaines et... « Quel roman que sa vie » voici la phrase qui m'est venue à l'esprit en refermant la biographie que Pierre Assouline a consacré à Georges Simenon. Fruit d'une impressionnante enquête, l'auteur suit le romancier en Belgique pendant sa formation, en France pendant son ascension et l'occupation, puis en Amérique après les procès de la libération et enfin en Suisse dans la dernière étape de sa vie. Cette biographie m'a particulièrement intéressé en révélant le rôle de mentor tenu par André Gide et en montrant les rapports, parfois virils, entretenus avec les éditeurs Fayard, Gallimard et les Presses de la Cité. Assouline connaît très bien Gaston Gallimard, dont il a rédigé une biographie, mais il montre également le rôle important d'Arthème Fayard et de Sven Nielsen dans la réussite financière de l'écrivain. Simenon démarra sa carrière en écrivant sous dix-sept pseudonymes publiés chez Tallandier, Ferenczi, etc. Il reste aujourd'hui l'un des auteurs francophones les plus lus dans le monde et ses oeuvres inspirent encore nombre de cinéastes et de feuilletonistes télévisuels. Simenon a une solide réputation d'homme à femmes et le biographe nous raconte sa liaison torride avec Joséphine Baker, son mariage avec Tigy dans les années françaises, avec Denyse dans ses années américaines et enfin aux côtés de Teresa ... nous assistons aux conflits et aux divorces avec ses épouses et nous découvrons le dramatique suicide de sa fille Marie-Jo. Cette biographie est hyper analytique, très/trop détaillée, nous sommes loin du format préféré de Simenon huit chapitres en deux cent quarante pages, et le lecteur devra faire un effort double pour en venir à bout ... car la fin peut paraître lente et interminable. Défaut que je n'ai pas remarqué dans les oeuvres postérieures d'Assouline (son travail sur Jean Jardin est mémorable) Mais ces pages ont l'immense mérite de valoriser l'oeuvre de Simenon, qui ne se réduit évidemment pas aux aventures du commissaire Maigret, et fait de l'écrivain belge le Balzac du XX siècle.
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  • Herve-Lionel Posté le 6 Juin 2014
    N°237 Mars 2002 SIMENON – Pierre ASSOULINE- – Éditions JULLIARD. S’il est un romancier qui a traversé le siècle avec son public, c’est bien Georges Simenon (1903-1989). S’il est un personnage qui colle à son « géniteur littéraire » au point qu’on ne cite jamais l’un sans l’autre, qu’on ne pense jamais à l’un sans songer à l’autre, c’est bien le commissaire Maigret et beaucoup d’acteurs ont prêté et prêtent encore leur visage au célèbre policier. Jamais sans doute, il n’y eut tant d’osmose entre le créateur et sa « créature », jamais sans doute, à tout le moins au XX° siècle, un auteur ne fut aussi prolixe, connu et désireux de l’être, populaire peut-être ? Pierre Assouline, dont on peut rappeler qu’il aime à dire qu’il est journaliste (c’est à dire selon ses propres termes «  ni écrivain, ni historien ») pratique en quelque sorte le même métier que celui de Simenon au début de sa vie. Si l’auteur de cette imposante étude rappelle qu’il a commencé cet ouvrage du vivant du père de Maigret, celui-ci n’eut pas le temps d’en lire le résultat, la mort l’ayant emporté avant sa publication. Pourtant, c’est une œuvre fidèle et libre qui a l’avantage de démystifier le personnage qu’on avait bien vite... N°237 Mars 2002 SIMENON – Pierre ASSOULINE- – Éditions JULLIARD. S’il est un romancier qui a traversé le siècle avec son public, c’est bien Georges Simenon (1903-1989). S’il est un personnage qui colle à son « géniteur littéraire » au point qu’on ne cite jamais l’un sans l’autre, qu’on ne pense jamais à l’un sans songer à l’autre, c’est bien le commissaire Maigret et beaucoup d’acteurs ont prêté et prêtent encore leur visage au célèbre policier. Jamais sans doute, il n’y eut tant d’osmose entre le créateur et sa « créature », jamais sans doute, à tout le moins au XX° siècle, un auteur ne fut aussi prolixe, connu et désireux de l’être, populaire peut-être ? Pierre Assouline, dont on peut rappeler qu’il aime à dire qu’il est journaliste (c’est à dire selon ses propres termes «  ni écrivain, ni historien ») pratique en quelque sorte le même métier que celui de Simenon au début de sa vie. Si l’auteur de cette imposante étude rappelle qu’il a commencé cet ouvrage du vivant du père de Maigret, celui-ci n’eut pas le temps d’en lire le résultat, la mort l’ayant emporté avant sa publication. Pourtant, c’est une œuvre fidèle et libre qui a l’avantage de démystifier le personnage qu’on avait bien vite figé dans un stéréotype que Simenon lui-même, de son vivant avait créé et entretenu. Pour ce qui concerne l’ouvrage proprement dit de Pierre Assouline, il est celui d’un archiviste patient, rigoureux, exigeant avec lui-même, honnête aussi. Il fallait sans doute être tout cela et bien plus encore pour démêler l’écheveau compliqué de la vie de Georges Simenon, analyser les faits, les synthétiser pour que le lecteur s’y retrouve et éprouve du plaisir à découvrir sous le masque, l’homme tel qu’en lui-même, celui qu’il a véritablement été ! Alors Pierre Assouline ne serait ni un historien ni un écrivain ? Voire ! N’ai-je pas lu qu’il s’était lui-même astreint à la même discipline que Simenon, avait adopté sa règle et sa discrétion devant l’écriture ? Peut-être est-il parvenu à penser comme lui face aux personnages dans la peau desquels il a peut-être inconsciemment fini par se couler ? Pourtant c’était sans doute une gageure que de se livrer à ce travail tant l’homme s’était lui-même entouré de mystères, de légendes parfois, sans doute pour mieux se protéger lui-même ?Comment en effet, pour un écrivain mieux se cacher que derrière ses propres mots, ses propres écrits? Près de 400 romans(pas tous des policiers !), des articles, des nouvelles, une image imposée, celle de l’homme au chapeau et surtout à la pipe, des pseudonymes… Il avait tissé lui-même le secret qui l’entourait de son vivant même et semblait s’y complaire. Pourtant, ce ne fut pas facile pour lui, une enfance difficile, coincée entre un père humble et soumis à une épouse anxieuse et qui préférait son frère mort trop tôt à cause de choix politiques contestables. Écrire était bien toute sa vie puisqu’il commença à 16 ans comme reporter à « La Gazette de Liège », mais ses écrits d’alors, peut-être qualifiés de jeunesse et teintés d’antisémitisme ne font sans doute que refléter l’ambiance de son temps ! Il finit même par s’installer en France qui est, à ce qu’on dit, (mais est-ce bien vrai ?) la patrie des écrivains. A cette époque il est prolixe au point d’être surnommé «  le Citroën de la littérature » puisqu’il s’était lui-même mis en situation d’être un écrivain dont la production le disputait à la rapidité d’exécution. C’est que l’homme est trouble et entretient aussi cette image floue. Il se fourvoie quelque peu, par journaux interposés dans l’affaire Stravinsky, pendant la deuxième guerre mondiale il a un peu trop tendance à flirter avec l’occupant allemand au point qu’il est préférable pour lui de fuir en Amérique du Nord. Il a d’ailleurs été plus ou moins en perpétuel déménagement comme pour fuir quelque chose ?… Homme d’affaire avisé, il saura toujours préserver ses intérêts, s’intéressera à l’adaptation de ses œuvres au cinéma, surtout aux hommes qui ont incarné le célèbre commissaire Maigret mais ne sera jamais autant rassuré qu’avec une épouse. Il entretiendra des amitiés littéraires avec des gens de Lettres importants tels André Gide et Henry Miller. On en a même rajouté, ce qui n’était sans doute pas pour lui déplaire tant il était friand de se forger lui-même une légende de son vivant ! Mais pour longtemps il est resté(et reste peut-être encore), « L’homme à la cage de verre » et « L’homme aux dix mille femmes » Pour la cage de verre où il était censé écrire un roman entier, en un temps record enfermé dans un réduit transparent de 6x6 en plein Paris sous les yeux des spectateurs!. Il a 24 ans. En fait l’affaire ne se fera pas, mais la légende a la vie dure ! Quant aux femmes, c’est autre chose. La fréquentation des bordels est très tôt pour lui une réalité et même un besoin pour cet homme à la sexualité débordante, mais ce ne seront là que des amours vénales. Pour les autres, il eut certes des maîtresses, malgré ses épouses, mais il y avait là sans doute beaucoup d’exagération et il ne fut pas le Don Juan dont on a tant parlé ! Certes il affectionnait le luxe, les palaces, les belles voitures mais cultivera toujours, jusque dans ses écrits sont côté populaire, celui qui aime la bière dans les bistros d’un port ! Le fait est cependant établi qu’il ne pouvait supporter la solitude. C’est là la véritable réalité qui le lie aux femmes. Elles furent ses managers, ses secrétaires, parfois aussi ses tortionnaires par procès et divorce interposés. Pourtant s’il est une femme qui a compter dans sa vie c’est moins sa mère et ses épouse que sa fille, Marie-Joe, à ce point admirative de son père et liée à lui qu’elle se suicidera. Ce suicide, avec toute la culpabilité qu’il entraîne pour Simenon le laissera désemparé, seul, tourmenté, plus obsédé que jamais par la propreté, la vie réglée comme une succession de rites, jusqu’à sa propre mort. L’inspiration l’ayant abandonné, la vieillesse l’ayant gagné, il pouvait mourir même s’il lui collait à la peau l’image dont il aurait sans doute bien voulu se défaire de « L’homme qui a tué sa fille » ! Le grand mérite de Pierre Assouline, outre l’honnêteté de l’écrivain qu’il est (ne lui en déplaise !) et son humilité devant l’écriture, est de nous avoir montré dans ce portrait magistral de Simenon, l’homme à travers l’écrivain, de l‘avoir livré dans sa réalité, avec ses contradictions, ses espoirs parfois un peu fous, ses échecs, ses phobies ses qualités aussi. Il a démystifié le personnage et ce n’est pas la moindre des qualités de ce livre, tant Simenon avait, de son vivant même voulu tisser sa propre légende. Il a tenu en haleine son lecteur attentif et passionné pendant ces 650 pages d’une enquête que n’eut pas refusé le commissaire Maigret ! © Hervé GAUTIER.
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