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            Par Hemma, publié le 17/05/2019
            Isabelle Filliozat : "Les émotions de nos enfants, c'est la vie à l'intérieur d'eux"

            Isabelle Filliozat, psychothérapeute spécialisée dans les émotions et les besoins des enfants, signe les livres de la collection "Disney émotions" aux éditons Hemma. "Notre job est d’accueillir, de nommer et de permettre à l’enfant de trouver les mots pour exprimer leurs émotions", confie-t-elle aux parents. Interview éclairante.

             

            Q : Quel est le principal message que vous souhaiteriez adresser aux parents au sujet des émotions de leurs enfants ?

            Isabelle Filliozat : Les émotions de nos enfants, c’est la vie à l’intérieur d’eux. Une émotion, c’est une réaction d’adaptation de l’organisme à ce qu’il se passe autour. Nous avons besoin des émotions, des véritables émotions. Si nous ne savons pas écouter, accueillir et accompagner les émotions de nos enfants, ça risque de sortir en comportements débordants ou en réactions émotionnelles parasites qui vont un peu dans tous les sens. Nous avons vraiment besoin d’informations sur les sentiments. C’est pour ça que j’ai réalisé ces petits livres avec Disney : pour que l’on ait plus d’outils pour pouvoir répondre à nos enfants. Chaque émotion a une fonction. Lorsque nous aidons nos enfants à nommer et à identifier ce qui se passe à l’intérieur d’eux, alors ils commencent à pouvoir identifier toutes ces sensations qu’ils éprouvent et, par la même occasion, mieux les maîtriser. Un enfant petit n’a pas les capacités cérébrales pour canaliser ces émotions, c’est notre job à nous les parents ! Notre job est d’accueillir, de nommer et de permettre à l’enfant de trouver les mots pour exprimer.

            Q : Comment évaluer la tristesse d’un enfant ?

            I.F. : On aimerait pouvoir évaluer la profondeur de la tristesse d’un enfant pour mieux s’adapter. Avant 4 ans, et même jusqu’à 7 ans, l’enfant est envahi par ses émotions, c’est-à-dire qu’il ne fait qu’un avec son émotion. S’il est triste, il est la tristesse sur le moment. Donc évaluer n’a pas grand intérêt. En réalité, un enfant petit est dans une tristesse infinie, mais peut-être que, quelques minutes après, il va être joyeux. Les vraies émotions, ça dure quelques secondes, quelques minutes. Quand l’enfant reste dans la tristesse pendant deux heures, il n’est pas triste du tout : il est en train de réprimer une autre émotion.

            Q : Que faire pour rendre son enfant plus joyeux au quotidien ?

            I.F. : Pour que nos enfants soient les plus joyeux possibles au quotidien, nous avons juste à permettre à la vie à l’intérieur d’eux de continuer à s’épanouir. Le plus important, c’est la connexion. Plus nous les regardons, plus nous sourions, plus nous jouons avec eux, plus nous sommes en contact avec eux, plus ils seront heureux ; et nous aussi d’ailleurs. La deuxième dimension fondamentale pour contribuer au bonheur de nos enfants, c’est le mouvement. Un enfant a besoin de courir, un enfant de 4 ans a besoin de ses 4 kilomètres par jour ! Il a besoin de grimper, de sauter et, tout ça, il a besoin de le faire dehors, dans la nature. Nous avons besoin de la lumière du jour. Plus un enfant se sent bien dans son corps, plus il a de capacité à être joyeux.

            Q : Quelle réaction adopter quand son enfant est jaloux ?

            I.F. : Quand nous identifions que notre enfant est jaloux, mesurons que la jalousie est un sentiment qui est fait de plusieurs émotions. Nous avons à répondre à chaque émotion à l’intérieur : "qu’est-ce qu’il se passe dans son cœur ?". On a pris l’habitude de penser que la jalousie est un vilain défaut, alors que non ! La jalousie, c’est de la peur. L’enfant a eu peur d’être abandonné, il a honte parce qu’il se dit "On m’a remplacé parce que moi je ne suis pas quelqu’un de bien". La jalousie va s’éteindre naturellement si nous savons écouter chaque émotion et en donner une réponse. Un enfant jaloux est un enfant en détresse. Nous avons donc à lui fournir davantage d’attachement. Un petit jeu le soir sera beaucoup plus bénéfique que toute morale. Il ne s’agit pas de faire la morale à un enfant parce qu’être jaloux ce n’est pas bien, au contraire ! Quand il nous partage sa jalousie c’est qu’il est en train de nous dire "J’ai peur". Et nous, notre job, c’est de répondre à ce besoin à l’intérieur. La jalousie s’en ira d’elle-même !

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            Hemma

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