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            Par Presses de la Cité, publié le 08/03/2019
            Prix Jean Anglade : Et les finalistes sont …

            Les cinq finalistes en lice pour le Prix Jean Anglade du premier roman ont été dévoilés cette semaine : Bernard Jenatton, Nahi Moreau, Véronique Pierron, Elisabeth Raynal et Christian Vialle. 

            Sélectionnés par les éditions des Presses de la Cité, les cinq manuscrits sont désormais entre les mains des membres du jury qui se réunira le mercredi 13 mars 2019 à Clermont-Ferrand dans le prestigieux hôtel littéraire Alexandre Vialatte. Après délibérations, le lauréat du concours sera révélé ; la remise officielle du Prix Jean Anglade du premier roman aura lieu en octobre 2019. Le lauréat verra son roman publié aux Presses de la Cité

            Les finalistes se racontent et nous parlent de leurs premiers romans.

             

            Les petits garçons vont toujours au ciel, Bernard Jenatton

            Rien n’aurait dû les rapprocher. Le hasard (?) de la vie les a fait se rencontrer dans un jardin public. Elle, commence à s’avancer en âge. Lui, est tout jeune encore. Entre la vieille dame aux chats et le prétendu auditeur de justice va se jouer une dan-gereuse partie de cache-cache qui ne trouvera sa résolution que dans le drame final.
            Voilà brièvement résumé le thème des Petits garçons. La scène se joue à Langhérance, ville d’eaux imaginaire sur les rives du Léman. Le narrateur, investi d’une indéfinissable mission, s’assoit un après-midi de printemps auprès d’une vieille dame qui s’adonne au tricot. Ils finiront par se retrouver tous les jours sur le même banc. Une étrange relation se noue, faite d’attraction et de rejet, à la manière de deux aimants qui se repoussent et s’attirent. De part et d’autre, commencent alors à se poser beaucoup de questions qui ne déboucheront que sur des faux-fuyants, des esquives, ou carrément des mensonges, avant que, peu à peu, la vérité se fasse jour. Pourquoi, même quand il pleut, ne pose-t-elle jamais ses lunettes de soleil à monture blanche ? Et pourquoi ponctue-t-elle chaque phrase de son tonitruant rire ? Le lac lui rappelle-t-il tant de mauvais souvenirs pour qu’elle ne cesse de reculer leur projet de voyage en bateau ? Ce Wilfried, rencontré dans l’hôtel où ils travaillaient, devenu ensuite son époux, quel est-il vraiment ? Pourquoi, lorsque l’enfant paraît, repartent-ils tous trois pour l’Allemagne, alors que se propagent les germes de la peste brune ? Est-ce parce que le sien est resté là-bas, sous les bombes, quand elle rentrait seule, à pieds, en pleine guerre, sans argent, sans papiers, qu’elle semble détester les en-fants ? Pourquoi donc entretenir au cimetière la tombe d’une petite fille en préten-dant qu’il s’agit d’un garçon ? Et qui est enfin Laszlo, sur le ponton, ce jeune pêcheur que le narrateur semble bien connaître et qui finira par le trahir, précipitant ainsi la fin de celle qui dit s’appeler Marthe ?
            On n’est jamais trahi que par ceux qu’on aime.

            Bernard Jenatton est né en Haute-Savoie en 1951. Il vit sur les rives de ce Lé-man, dont Paul Morand disait qu’il s’agit de l’encrier de l’Europe. Une classique maîtrise de droit. Une banale carrière de clerc de notaire, métier qui n’enrichit pas son homme mais qui permet de travailler à pleines mains la pâte humaine. Conjoin-tement, des dramatiques radio pour Histoires en liberté, sur Radio bleue. La chance d’obtenir comme interprètes Judith Magre, Annick Alane, Claude Piéplu. Quelques pièces de théâtre non montées. Une course contre la montre pour achever plusieurs romans en cours sur fond d’Alpes ou au bord du Léman. Et pourquoi pas, en com-mencer d’autres ?

            Savoir-vivre, Nahi Moreau

            Louise est une femme de son époque, élevée pour être discrète et docile. Respectueuse des conventions, soucieuse de la réputation de sa famille, dans une petite ville où tout se sait, elle va devoir choisir entre loyauté et vérité. C'est l'histoire d'une femme qui se découvre. A l'origine, j'ai voulu comprendre ce qui avait poussé ma grand-mère, née dans la campagne du pays de Montbéliard, dans le Doubs à "passer à côté de sa vie", si une telle chose existe, mais le personnage qu'elle a inspiré s'est libéré de son sillon et en a tracé un autre, moins rectiligne. Ce roman est né d'un secret de famille découvert peu après la mort de mon grand-père.

            Nahi Moreau est née en 1981 et a grandi en Franche-Comté. Après des études de lettres à Besançon, elle hésite à passer sa vie au milieu des livres ou au grand air, les mains dans la terre. Après des expériences auprès de chevriers et de maraîchers, elle s’installe entre le Lot (une petite maison sur un grand terrain plein d’arbres) et l’Aveyron (un lycée où elle est professeure-documentaliste).
            Presque tout ce qu’elle sait de la vie, elle l’a d’abord appris dans les livres, de Paul Auster à Pagnol, Stephen King, Mona Chollet ou Marie-Hélène Lafon en passant par Marie Darrieussecq, Maupassant ou Cécile Coulon. Elle est fascinée par le processus des transmissions, volontaires ou inconscientes, des loyautés invisibles, par l'idée que les territoires qui nous entourent finissent par nous constituer.

            Favela sur Seine, Véronique Pierron

            Sur les bords du Canal de l'Ourcq à Paris, toute une population rejetée a construit des villages aux maisons de carton recouvertes de bâches en plastique. On y trouve Le Vieux qui vit dans une caravane de fortune après un naufrage personnel, Sandra, l'ex assistante atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette, Bella la voyante du village de Roms ou encore Noury et son violon. Il y a aussi Juno, le brésilien poète, tombé amoureux d'une écrivaine infirme. Toute une population de désœuvrés qui survivent en oubliant le désespoir et en essayant malgré tout, de se faire la vie belle. Jusqu'au jour où surgissent les miracles de l'Ourcq...

             

            Je suis journaliste et suis née en 1974. J'ai plusieurs spécialités à mon arc car j'ai peur de m'ennuyer et de m'emprisonner dans une seule spécialité. Donc économique, historique, politique ou scientifique...  J'ai écrit aussi sur des sujets éducation et littérature quand je travaillais pour le Monde de l'Education. Pour ce qui est des études, j'ai fait du droit et de l'histoire. J'aime "assez" le mouvement. D'ailleurs, je fais des centaines de km tous les ans en rollers ou en vélo pour découvrir de nouvelles villes, pays et de nouvelles gens. De nouveaux univers.  Et pour finir, je suis une azuréenne exilée à Paris.

            Là où s’arrête la terre, Elisabeth Raynal

             

            Au fond d’une vallée perdue des Pyrénées, à une heure de route de la dernière ville, Bagnères-de-Luchon, se creuse un cul-de-sac qu’on ne franchit qu’en escaladant au rebord d’un col : le Port de Venasque. Par ce col on échappe de la France vers l’Espagne. On n’y parvient qu’à pieds. Les pierres et le silence sont les seuls maîtres de cette ligne de crête que les hommes tentent de contrôler pour les besoins de la politique, de la guerre, de la paix.

            Au XVIIIe siècle, les « honnêtes gens » n’osent pas s’aventurer autour du Port de Venasque : le passage est laissé aux ours et aux contrebandiers. Les douaniers de la ville tentent une opération pour maintenir l’ordre entre les deux versants de la frontière. Une femme, dont personne ne connait le nom, décide de se joindre au convoi des contrebandiers pour tenter sa chance en Espagne. Personne ne retrouvera jamais la trace de la femme.

            Août 2017. La peur du terrorisme est partout larvée. Issam a quitté son pays, traversé deux mers et des milliers de kilomètres. Après avoir tenté de demander l’asile en France, il songe à l’Espagne, et espère y retrouver sa femme et sa fille. Mais au cœur de l’été, un attentat frappe Barcelone. Les autorités nationales décident de rétablir le contrôle de ces frontières des Pyrénées. Dans ce bout de pays d’ordinaire bien tranquille, on s’agite, on prend parti. Arnaud accepte le risque de conduire Issam jusqu’en Catalogne. Ils traversent des sentiers touristiques, des bergeries désertes, des sentiers escarpés. Sur leur chemin, toujours, revient la mémoire d’une femme. Une inconnue qui les a précédés sur la voie de l’exil. Elle est partout : dans les récits, dans les rêves… Est-ce un miracle, une illusion ? Dans les traces de cette femme, les deux hommes s’unissent à la volonté indéfectible de générations de passeurs.

            J’ai 25 ans, et j'aime écrire, pour ainsi dire depuis toujours. Côté études, après une classe préparatoire littéraire, j’ai rejoint une école de commerce lyonnaise. Mes premières expériences professionnelles m’ont d’abord portée vers le marché de l’art puis l’édition scientifique et scolaire, entre la Belgique flamande, Paris et Lyon. Je travaille depuis peu dans le conseil à Paris. J’aime beaucoup voyager, randonner, me laisser porter au hasard des trains, et dès que j’en ai l’occasion, je parcours la France, ou l’Europe. Mais grâce à mes grands-parents toulousains, mes racines sont profondément ancrées dans une vallée de Haute Garonne, le Luchonnais, plus précisément dans un petit village de l’Oueil, Benqué-dessus-et-dessous. J’y ai longuement nourri le désir d’écrire, de la poésie puis des nouvelles. J’ai grandi avec l’histoire, les légendes, la vie de cette vallée, et c’est tout naturellement que je veux transmettre aujourd’hui l’amour de « ma » montagne."

             

            Jeux de Grâce, Christian Vialle

            Recueillie à la veille de la première guerre mondiale dans une petite ferme du Livradois avec d’autres gamins de l’Assistance Publique, Jeanne se relève de la déchirure de l’abandon grâce à un couple de paysans. Portée par les récits de l’aventure d’une tante en Indochine qu’elle ne rencontrera jamais, marquée par un séjour au préventorium de Chamalières duquel elle ressortira guérie et l’esprit apaisé, menacée par le désespoir mais affichant le plus souvent une sérénité fringante, elle parviendra à affronter les années de guerre en l’absence d’un mari prisonnier. Elle devra faire face aux grossesses et élever ses enfants dans les conditions rudes de la vie ouvrière. Elle ne cessera de s’interroger sur les raisons qui ont poussé ses parents à capituler, gardant toute sa vie au fond d’elle une colère qui, loin de l’anéantir, lui donnera une énergie que beaucoup lui envieront. 

            Cela se passe en Auvergne, dans de petites fermes du Livradois, chez un minotier sur les bords de la Couze Chambon, et aussi à Saint-Nectaire, Pérignat, Malintrat ou Clermont-Ferrand. Un récit traversé par les guerres, l’abandon, les morts et les naissances, le labeur, le courage, les rêves et les rires, une histoire singulière qui s’inscrit dans la grande histoire collective. Une histoire possible de la vie de Jeanne, celle qui fut ma mère, une histoire fabriquée à partir de souvenirs légers comme des aigrettes de pissenlit emportées par les premiers vents câlins ou coupants comme des escarbilles incandescentes.

            Né le 9 février 1953 à Clermont-Ferrand, je suis le sixième enfant de deux parents confiés à l’Assistance Publique. Au CEG Jules Ferry à Chamalières, j’ai eu la chance d’être l’élève de deux professeurs formés à la pédagogie Freinet, une étape déterminante dans mon rapport à l’écriture. J’ai effectué des études d’Educateur Spécialisé et j’ai exercé ce métier jusqu’à l’âge de quarante ans, à temps partiel pour partager avec mon épouse l’éducation de nos trois filles. J’ai ensuite accédé aux fonctions de directeur adjoint dans un Institut-Médico-Educatif, un métier passionnant aux multiples champs d’intervention. À la retraite depuis quatre ans, je vis près du Puy-en-Velay, je consacre la plus grande partie de mon temps à la lecture et à l’écriture, aux voyages, à mes petits-enfants… Mon premier manuscrit, destiné à mes proches, était consacré à mon père, le plaisir ressenti et les retours favorables m’ont incité à écrire sur ma mère.

             

            Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site du prix du premier roman Jean Anglade.

            Presses de la Cité

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            • Par Presses de la Cité

              Véronique Pierron, lauréate du Prix Jean Anglade du premier roman

              Ce mercredi 13 mars, les 15 membres du jury du Prix Jean Anglade du premier roman se sont réunis à l’Hôtel Alexandre Vialatte de Clermont-Ferrand. A l’issue des délibérations, le choix fut difficile, mais l’un des textes a remporté les suffrages. Véronique Pierron est ainsi la première lauréate du Prix Jean Anglade du premier roman avec son livre Mon ange, je suis marié avec toi depuis que je suis né

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