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Boulots de merde !

La Découverte
EAN : 9782348037382
Code sériel : 491
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 248
Format : 125 x 190 mm
Boulots de merde !
Du cireur au trader, enquête sur l'utilité et la nuisance sociales des métiers

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Date de parution : 23/08/2018
Les boulots de merde sont partout : fatigue, ennui, servitude et finances en berne. Mais qu’est-ce qui définit un boulot de merde ? Du distributeur de prospectus au cost-killer en audit, du mécano externalisé à la personal shopper pour emplettes de luxe, enquête à travers le vaste territoire de ceux qui, à leur insu ou non, relèvent à différents titres de cette catégorie.
Pas un jour sans que vous entendiez quelqu’un soupirer : « Je fais un boulot de merde. » Pas un jour peut-être sans que vous le pensiez vous-même. Ces boulots-là sont partout, dans nos emplois abrutissants ou dépourvus de sens, dans notre servitude et notre isolement, dans nos fiches de... Pas un jour sans que vous entendiez quelqu’un soupirer : « Je fais un boulot de merde. » Pas un jour peut-être sans que vous le pensiez vous-même. Ces boulots-là sont partout, dans nos emplois abrutissants ou dépourvus de sens, dans notre servitude et notre isolement, dans nos fiches de paie squelettiques et nos fins de mois embourbées. Ils se propagent à l’ensemble du monde du travail, nourris par la dégradation des métiers socialement utiles comme par la survalorisation des  professions parasitaires ou néfastes.
Comment définir le boulot de merde à l’heure de la prolifération des contrats précaires, des tâches serviles au service des plus riches et des techniques managériales d’essorage de la main-d’oeuvre ? Pourquoi l’expression paraît-elle appropriée pour désigner la corvée de l’agent de nettoyage ou du livreur de nans au fromage, mais pas celle du conseiller fiscal ou du haut fonctionnaire attelé au démantèlement du code du travail ?
Pour tenter de répondre à ces questions, deux journalistes eux-mêmes précaires ont mené l’enquête pendant plusieurs années. Du cireur de chaussures au gestionnaire de patrimoine, du distributeur de prospectus au « personal shopper » qui accompagne des clientes dans leurs emplettes de luxe, de l’infirmière asphyxiée par le « lean management » au journaliste boursier qui récite les cours du CAC 40, les rencontres et les situations qu’ils rapportent de leur exploration dessinent un territoire ravagé, en proie à une violence sociale féroce, qui paraît s’enfoncer chaque jour un peu plus dans sa propre absurdité. Jusqu’à quand ?
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EAN : 9782348037382
Code sériel : 491
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 248
Format : 125 x 190 mm
La Découverte

Ils en parlent

Popularisé par l'anthropologue David Graeber, le concept de bullshit jobs désigne la prolifération d'emplois dénués de sens, favorisée par la bureaucratisation généralisée de l'économie. Tout en repartant de Graeber, les deux auteurs s'en démarquent en insistant sur une autre dimension qui fait la « merditude » d'une quantité croissante d'activités laborieuses à notre époque - y compris certaines parmi les plus utiles à la société -, à savoir la précarisation de leurs conditions d'exercice. Concernés au premier chef par le phénomène en tant que journalistes pigistes, ils proposent une galerie non exhaustive mais saisissante de ces « boulots de merde » à partir des récits de ceux qui les exercent, des livreurs de prospectus aux chasseurs de migrants dans les ports menant vers l'Angleterre, en passant par les cireurs de chaussures, mais aussi les jeunes pousses des grands cabinets d'audit. Tous ont en commun de voir une grande partie de leurs heures de travail volées par leurs employeurs via différentes ficelles, telles que la nécessité d'endosser le statut d'auto-entrepreneur. Sans prétendre brosser une grande analyse théorique, les auteurs esquissent certaines pistes pour comprendre le sens de ces évolutions. Ils donnent souvent de leur personne en se rendant au salon du lean management ou en allant interviewer l'inénarrable porte-voix des marchés financiers Jean-Pierre Gaillard. Un récit à la première personne - du pluriel - qui réussit le tour de force de faire rire autant que d'indigner, en espérant surtout susciter la mobilisation.
 
Igor Martinache / Alternatives Économiques

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Guizotte Posté le 11 Octobre 2019
    C'est une enquête très intéressante, édifiante, parfois affligeante ou révoltante, qui rassemble les témoignages de "boulots de merde" : des emplois précaires ou des emplois où le code du travail est complètement mais légalement détourné à des emplois dépourvus de sens ou qui sont parasitaires ou néfastes… Un très bon scanner de notre société, qui ne peut que faire réfléchir et inquiéter.
  • sarahorchani Posté le 28 Mai 2019
    Si les revenus de la nettoyeuse et de l'ouvrier étaient indexés sur l'utilité sociale, ils mèneraient la vie de château qui leur est due et l'on cesserait sur le champ d'assimiler leurs métiers à des boulots de merde L'essai boulots de merde enquête sur l utilité sociale dresse différents portraits de travailleurs. Une partie prend l'allure des témoignages de la campagne on vaut mieux que ça en plus développé. Les dérogations du code du travail: Un service civique qui doit aller faire du porte à porte pour servir aux gens le discours de la Lyonnaise des eaux. Aussi dur qu'un vrai boulot sans la protection du code du travail. La préquantification des heures de travail dans le cadre de la la distribution de prospectus ne correspond pas à la réalité. ça donne des heures travaillées non payées. "La patronne me faisait signer à la fin de chaque mois des avenant à mon contrat pour éviter de me payer les heures supplémentaires. Elle me disait que tout ça était légal et s'en référait à la convention collective de la restauration rapide. Cette convention, c'est la pire de toutes. Pas de majoration le soir, la nuit, les week-ends, rien!" Besoin de travail pour vivre, alors le respect est... Si les revenus de la nettoyeuse et de l'ouvrier étaient indexés sur l'utilité sociale, ils mèneraient la vie de château qui leur est due et l'on cesserait sur le champ d'assimiler leurs métiers à des boulots de merde L'essai boulots de merde enquête sur l utilité sociale dresse différents portraits de travailleurs. Une partie prend l'allure des témoignages de la campagne on vaut mieux que ça en plus développé. Les dérogations du code du travail: Un service civique qui doit aller faire du porte à porte pour servir aux gens le discours de la Lyonnaise des eaux. Aussi dur qu'un vrai boulot sans la protection du code du travail. La préquantification des heures de travail dans le cadre de la la distribution de prospectus ne correspond pas à la réalité. ça donne des heures travaillées non payées. "La patronne me faisait signer à la fin de chaque mois des avenant à mon contrat pour éviter de me payer les heures supplémentaires. Elle me disait que tout ça était légal et s'en référait à la convention collective de la restauration rapide. Cette convention, c'est la pire de toutes. Pas de majoration le soir, la nuit, les week-ends, rien!" Besoin de travail pour vivre, alors le respect est une option facultative. Voire inconnue. "Pour ta paie, ils ne prennent la peine de te l'envoyer: ils te disent de venir la chercher à l'agence! C'est beaucoup d'énergie dépensée pour quelques heures payées au smic, parfois pas plus de trois, pour quarante euros.." Derrière l'envers du décors des restaurants de luxe, la courtoisie exclut les employés. Le lendemain, je l'ai appelé pour lui signaler que ça ne se faisait pas de ne pas regarder les gens dans les yeux , il m'a répondu que c'était "comme ça dans l'hôtellerie" , que j'étais "pas habituée ", que " j'étais jeune ", que je ne comprenais rien Et si on n'est pas content on n'a qu'à aller ailleurs. C'est l'avantage du chômage. Faire accepter le rabais aux salariés. La santé est aussi une option. Ses mots d'esprit prennent une saveur toute particulière deux ans plus tard, lorsque Raymond, un colporteur de soixante-quinze ans payé 280 euros par mois pour vingt-six heures de travail par semaine, meurt foudroyé par une crise cardiaque au milieu d’une tournée de distribution à Noisy-le-Grand. Atteint d'un diabète et déjà victime d'un infarctus quelques années plus tôt, il charriait ce jour-là vingt-cinq cartons d'imprimés pesant chacun 12,5 kilos. Adrexo avait jugé inutile de lui faire passer une visite médicale. « Bien qu'avertie le 30 août 2011 du décès de Raymond par la police, la société a continué à émettre chaque mois des bulletins de paie à son nom à zéro euro jusqu'en avril 2012, où elle a établi la fin du contrat pour « absence injustifiée ». Ce qui donne une vague idée de l'attention qu'elle porte à ses salariés », note l'auteur de l'un des très rares articles consacrés à cette affaire#8313; . La famille de Raymond attendra cinq ans pour obtenir « justice » : en mars 2016, le conseil des prud'hommes de Bobigny a condamné Adrexo à lui verser... 6 200 euros pour solde de tout compte Restructurations impitoyables du service courrier, avec des tournées de plus en plus assurées par un personnel de plus en plus lessivé . Recours intensif aux contrats précaires. Instauration d'un management par le stress qui génère maladies professionnelles, accidents du travail, dépressions et suicides. Il y a le travail au service des riches comme les cireurs de chaussures à la Défense. A la faveur de l'entassement des richesses dans les mains d'une élite de plus en plus dodue et capricieuse, le secteur des tâches domestiques où l'on s'abaisse devant son maître se répand. Les métiers d 'utilité sociale voient leur raison d'être sociale rabotée pour " des économies". Tant pis pour les malades. La gestion entreprise appliquée à l hôpital: réduction de ce qui n est pas rentable. La qualité de soin amoindrie . Vive l ambulatoire. Tant pis pour les personnes âgées qui vivent seules au milieu rural. Et si ces dernières années veulent avoir de la causette, il faut payer. Ce qui était gratuit avant devient payant. Rentabilité! On n' a plus le temps de rendre les services qu'on rendait autrefois, comme de voir la mamie pour prendre de ses nouvelles ou lui apporter ses médicaments, tous ces petites choses qu'on était contents de faire naturellement. Ces tâches-là,la Poste nous interdit de les fournir quand elles sont gratuites, pour mieux nous les imposer sous leur forme commerciale, marchande, payante. En fait la Poste n'a rien inventé, ces fameux "service à la personne" dont elle fait la promotion aujourd'hui existaient pour la plupart depuis toujours, sauf qu'ils ne rapportaient rien, car les facteurs s'en acquittaient librement et sans en faire un plat. L'agent de nettoyage hospitalier - travail pénible , invisible, peu considéré, mal payé et généralement sous-traité - produit plus de dix livres sterling de valeur sociale pour chaque livre qu'il absorbe en salaire. A l'inverse le banquier d'affaires travail de fauteuil survalorisé et gratifié de revenus colossaux -détruit sept livres de valeur sociale pour chaque livre de valeur financière créée. Quand au conseiller fiscal, dont la fonction consiste à priver la collectivité du produit de l'impôt, il détruit quarante-sept fois plus de valeur qu'il n'en crée. New Economic Foundation Ne faudrait-il pas un mouvement de clients et de consommateurs réclamant des conditions de travail décent pour les gens qui travaillent à leur service.? Ne faudrait-il pas un urgence du retour de l'humain dans cette société? Les relations humaines, les services publics, la santé ne doivent pas être considérés comme des pompes à fric mais comme des biens communs de l'humanité.
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  • croquemiette Posté le 27 Décembre 2018
    Une enquête intéressante, menée par deux journalistes qui se proposent d'aller à la rencontre de personnes ayant un "bullshit job" ou boulot de merde. On y découvre la précarité de nombreux métiers, de l'hôtesse d'accueil au distributeur de prospectus. Les auteurs reviennent sur l'absurdité de certaines tâches, notamment dans le secteur tertiaire où les salaires sont pourtant élevés. Le "bullshit job" n'est donc pas forcément un emploi socialement précaire. Ce qui m'a plu, c'est la grille de lecture par rapport à l'utilité sociale d'un "travail". Ainsi, la femme de ménage serait plus "utile" que le trader et exercerait donc un métier plus noble. Voilà de quoi renverser un peu l'échelle de valeur !
  • Apoapo Posté le 25 Juillet 2018
    Qu'est-ce qu' un « boulot de merde » ? La définition est à la fois équivoque et multiple, et ne saurait en tout cas tenir compte de la perception subjective que le travailleur en souffrance a de son labeur – définition psychologisante. Disons que la définition retenue dans cette enquête se décline en trois volets complémentaires, afin d'une inclusivité maximale et malgré qu'elle soit éventuellement contestable par vice d'idéologie. 1. « Certains critères sautent aux yeux : la rémunération rachitique, la précarité, les contrats dégradés ou inexistants, la dureté de la tâche, l'isolement, l'entrave aux droits syndicaux, les discriminations (en fonction notamment du sexe, de la religion ou de la couleur de peau), le despotisme patronal ou managérial, le non-respect de la dignité humaine. Ces attributs forment en quelque sorte le noyau des boulots de merde, selon la manière dont ils s'additionnent et se combinent. » (p. 11). Notons que l'ensemble du texte révélera que la « merditude » de ces métiers s'avère être surtout un caractère dynamique, lié à la dégradation des conditions de travail, souvent assez récente ou accélérée, et non nécessairement intrinsèque à la profession. 2. La notion introduite par l'anthropologue américain David Graeber (2013) de « bullshit job », qui renferme les professions aliénantes, dépourvues de sens pour... Qu'est-ce qu' un « boulot de merde » ? La définition est à la fois équivoque et multiple, et ne saurait en tout cas tenir compte de la perception subjective que le travailleur en souffrance a de son labeur – définition psychologisante. Disons que la définition retenue dans cette enquête se décline en trois volets complémentaires, afin d'une inclusivité maximale et malgré qu'elle soit éventuellement contestable par vice d'idéologie. 1. « Certains critères sautent aux yeux : la rémunération rachitique, la précarité, les contrats dégradés ou inexistants, la dureté de la tâche, l'isolement, l'entrave aux droits syndicaux, les discriminations (en fonction notamment du sexe, de la religion ou de la couleur de peau), le despotisme patronal ou managérial, le non-respect de la dignité humaine. Ces attributs forment en quelque sorte le noyau des boulots de merde, selon la manière dont ils s'additionnent et se combinent. » (p. 11). Notons que l'ensemble du texte révélera que la « merditude » de ces métiers s'avère être surtout un caractère dynamique, lié à la dégradation des conditions de travail, souvent assez récente ou accélérée, et non nécessairement intrinsèque à la profession. 2. La notion introduite par l'anthropologue américain David Graeber (2013) de « bullshit job », qui renferme les professions aliénantes, dépourvues de sens pour celui ou celle qui les exerce, lui provoquant un surcroît d'ennui, quel que soit son niveau de rémunération et sa position dans la pyramide sociale et salariale. Lorsque la presse française a eu un éphémère engouement pour ce phénomène (avril-mai 2016), elle l'a désigné de « jobs à la con » ; contrairement aux auteurs, j'estime que, bien qu'il y ait de la « merde » dans « bullshit », cette traduction était meilleure pour désigner le concept en question, et qu'il ne s'agissait pas d'un euphémisme. Donc, on dira que les « jobs à la con », souvent des pensums de cadres dépressifs [perso, je ne peux m'empêcher de songer à fonctionnaire de la Commission européenne (en plus, chez les Anglais, il va y avoir un sacré plan social !)...], constituent un sous-ensemble des « boulots de merde » ; je souscris entièrement à cette inclusion. 3. Le regretté philosophe André Gorz, tellement novateur à plusieurs égards, a été le premier à se pencher sur l'utilité, inutilité et surtout l'éventuelle nocivité sociale du travail. (Pour des ex. de cette dernière, cf. les marchants d'armes et les experts en « optimisation fiscale »...). En 2009, les chercheuses britanniques Eilis Lawlor, Helen Kersley et Susan Steed, de la New Economic Foundation de Londres, ont mis au point une grille de quantification sans doute très complexe et multi-paramètres afin de calculer le « retour social sur investissement » de chaque unité numéraire de la rémunération d'un métier en fonction de ses effets positifs ou négatifs sur la collectivité. Ainsi, « elles établissent par exemple que l'agente de nettoyage en milieu hospitalier produit 10 livres sterling de valeur sociale pour chaque livre absorbée par son misérable salaire […] […] l'étude conclut que les cadres du secteur publicitaire détruisent une valeur de 11,50 livres à chaque fois qu'ils engendrent une livre de valeur. » (pp. 25-26). Il va sans dire que, dans ce livre, la légitimité à qualifier cette catégorie d'emplois de « boulots de merde » découle de la comptabilité qui les estime comme socialement néfastes, d'où l'inclusion dans l'ouvrage et dans le sous-titre du métier de trader. Comme je l'ai précisé, il s'agit là non d'un essai de sociologie du travail mais d'une enquête menée par deux journalistes indépendants (et passablement précaires). Elle s'organise autour d'entretiens plus ou moins longs, avec une bonne dizaine de représentants de ce qu'ils ont pressenti comme des « boulots de merde », souvent à l'encontre du ressenti de ceux-là mêmes qui s'y dédient, suivis par des approfondissements très intéressants et fort opportuns sur certains secteurs d'activité dont l'évolution est assurément critique dans ce qu'elle a de néfaste : 1. les salons des « petits boulots de merde », 2. le service civique, 3. les cireurs de souliers, 4. la distribution de prospectus, 5. les contrôles aux frontières, 6. le commerce de luxe, 7. la toyotisation des hôpitaux, 8. les gestionnaires de patrimoine, 9. la Poste. D'autres entretiens non suivis d'approfondissements, rapportés presque verbatim, et qui s'alternent aux chapitres sus-cités, concernent : « Léa, 24 ans, plante verte dans un palace parisien », « Yasmine, 30 ans, préparatrice de sandwiches dans une multinationale alimentaire », « Michel, 42 ans, enquêteur dans un institut de sondages », « Abel, 30 ans, livreur à vélo pour une 'appli' de repas à domicile », « Alain, 54 ans, ouvrier sous-traitant dans une usine de farine », « Jessica, 38 ans, responsable santé dans une usine Seveso », « Thomas, 30 ans, contrôleur dans une société d'audit financier ». Généralement, j'adhère à l'amplitude de la définition proposée par les auteurs. J'ai apprécié la variété des secteurs analysés et des travailleurs interviewés, même si, bien entendu, dans ce genre de recherche, l'on a toujours le sentiment que d'autres professions, qui nous paraissent absolument nécessaires, ont été délaissées (pour moi, ça aurait été le cas des gardiens de prison, ainsi que des cadres d'entreprises d'État ou récemment privatisées). Le style du texte est enlevé, vivace, pétillant : la lecture en est particulièrement agréable.
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  • JulyF Posté le 5 Juin 2018
    C'est un pamphlet contre la précarisation du monde du travail qui se veut aussi une critique de l'utilité de certains métiers. Autant le premier aspect est très fouillé à travers de nombreux exemples, autant le deuxième manque largement de profondeur... Qui trop embrasse mal étreint. Question style, on a affaire à plusieurs enquêtes journalistiques, alternant donc entretiens et données piochées dans différentes ressources. Foin de neutralité cependant, les auteurs sont ouvertement contre le phénomène de précarisation qu'ils observent.
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