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Pocket
EAN : 9782266289191
Code sériel : 6029
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 656
Format : 108 x 177 mm

Germinal

Date de parution : 26/09/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Pour suivre le destin d’Étienne Lantier, Zola visite les bassins houillers, descend dans les puits, étudie Marx et Proudhon, s’informe sur les luttes prolétariennes.
Mineur à la fosse du Voreux, dans le Nord, Étienne prend pension chez les Maheu, ouvriers de père en fils. À leurs...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Pour suivre le destin d’Étienne Lantier, Zola visite les bassins houillers, descend dans les puits, étudie Marx et Proudhon, s’informe sur les luttes prolétariennes.
Mineur à la fosse du Voreux, dans le Nord, Étienne prend pension chez les Maheu, ouvriers de père en fils. À leurs côtés, il lutte pour leur émancipation et, lorsque la grève éclate, il tente vainement d’organiser la lutte sociale. Mais la faim entraîne bientôt les mineurs dans la violence et la troupe tire sur les émeutiers. La mine est inondée par l’anarchiste Souvarine. Les conséquences seront sanglantes.
Étienne échouera, pour reprendre plus tard le combat. Le printemps naissant éveille en lui l’espoir qu’un « Germinal » fera enfin triompher la justice…

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266289191
Code sériel : 6029
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 656
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MOTUS Posté le 4 Novembre 2020
    AU NORD C'ETAIT LES CORONS LA TERRE C'ETAIT LE CHARBON La suite est dans Germinal, Le film, quant à lui, ne manque pas d'ambitions. Ils possédaient le sel, et nous nous creusions la terre. Ils étaient et sont encore bourgeois, Font et defont à loisir la République et les lois Et encore aujourd'hui, nous crions misère ! A nous les faucilles, les armes, les mots, La lutte n'est ni de droite ni de gauche, ni d'en bas ni d'en haut, mais elle existe dans cette petite lueur qu'incarnaient les chansons a texte vrai que portait ce roublé renard de Renaud.
  • mylena Posté le 1 Novembre 2020
    Un grand livre, devenu un classique. Lecture scolaire la première fois, difficile surtout par l’abondance du vocabulaire technique. Puis je l’ai relu à l’occasion d’une visite d’un musée de la mine, et puis quand le film est sorti. Et puis encore une fois. Le lien avec l’ensemble des Rougon-Macquart, c’est Etienne Lantier, fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier. C’est un étranger au pays des corons, mais c’est lui qui va pousser à la grève. Mais les personnages les plus forts ce sont les membres de la famille Maheu, destinés à aller l’un après l’autre dans le Voreux, pour y laisser leur peau ou s’y bousiller la santé sans parvenir à manger pour autant à leur faim. La grève éclate pour un coup de trop, un changement dans le calcul de paiement, une goutte d’eau qui fait déborder le vase. A partir de là, le roman s’enfonce dans une violence primaire, celle de bêtes sauvages qui meurent de faim. Et c’est sanglant, brutal. C’est un grand roman social d’un réalisme brut qui rend toute leur dignité aux mineurs et nous fait comprendre de quelles souffrances sont issus les droits que nous avons acquis. En tout cas c’est un livre à lire et relire.
  • Raven27 Posté le 9 Octobre 2020
    C’est le premier livre que je lis sur les mineurs, et quel livre ! Les conditions sont dures dans les corons du nord de la France : le Maheu, la Maheude et Catherine se démènent pour ravir toutes les bouches à nourrir. Seulement, quand les salaires sont de plus en plus bas et que le pain se fait rare, faut-il courber l’échine ou se soulever contre la bourgeoisie ? Un livre que j’ai trouvé très finement mené, toujours dans la justesse des ressentis des personnages. Les questionnements d’Étienne, ce mineur aux airs intellectuels, et son éternelle remise en question face aux reproches de ses compagnons Souvarine et Rasseneur, nous font réfléchir : la société est-elle réformable ? ne faut-il pas toujours quelqu’un à la tête des mouvements pour que ceux-ci se concrétisent ? l’égalité est-elle possible ou tout simplement utopique ? Le personnage de Catherine m’a aussi beaucoup émue ; en effet, elle s’est résignée depuis le début à suivre le destin qui lui a été choisi à sa naissance au Voreux, avec une telle nonchalance que c’en est presque troublant. Enfin, la Maheude, à la fois épouse, mère, minière, battante et obstinée, qui goûte à tous les malheurs... C’est le premier livre que je lis sur les mineurs, et quel livre ! Les conditions sont dures dans les corons du nord de la France : le Maheu, la Maheude et Catherine se démènent pour ravir toutes les bouches à nourrir. Seulement, quand les salaires sont de plus en plus bas et que le pain se fait rare, faut-il courber l’échine ou se soulever contre la bourgeoisie ? Un livre que j’ai trouvé très finement mené, toujours dans la justesse des ressentis des personnages. Les questionnements d’Étienne, ce mineur aux airs intellectuels, et son éternelle remise en question face aux reproches de ses compagnons Souvarine et Rasseneur, nous font réfléchir : la société est-elle réformable ? ne faut-il pas toujours quelqu’un à la tête des mouvements pour que ceux-ci se concrétisent ? l’égalité est-elle possible ou tout simplement utopique ? Le personnage de Catherine m’a aussi beaucoup émue ; en effet, elle s’est résignée depuis le début à suivre le destin qui lui a été choisi à sa naissance au Voreux, avec une telle nonchalance que c’en est presque troublant. Enfin, la Maheude, à la fois épouse, mère, minière, battante et obstinée, qui goûte à tous les malheurs de la vie sans se détourner une seule fois du chemin qu’elle a tracé, avec une force incomparable, nous fait vibrer de toute sa sensibilité déguisée en impassibilité. Un petit chef d’œuvre, à la fois littéraire et historique.
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  • allard95 Posté le 31 Août 2020
    Ce livre est époustouflant. La qualité et la maîtrise de la construction romanesque sont ici au plus haut niveau. Comme dans La Bête Humaine, où Zola était capable de décrire par le menu le métier de conducteur de locomotives, il nous dissèque ici de manière prodigieuse et avec une précision inouïe le fonctionnement des mines de charbon, et les métiers qui s'y rattachent. La première partie, c'est la description du contexte: magistrale. Les femmes, les enfants, descendaient au fond, à 600 mètres sous terre, avec les hommes, pour ramener 30 sous par jour. L'inhumanité de leur condition nous saute au visage. Vient ensuite la grève, qui n'en finit pas, affame tout ce monde jusqu'à le diviser quand l'impasse se rapproche. Et enfin le drame, ou plutôt les drames: parallèlement à l'avancement de la trame essentielle du récit, Zola sait ajouter moult détails qui le colorent et l'enrichissent superbement. Et la fin est grandiose et terrible. Nous sommes en présence d'un des plus importants romans de la littérature française. La Bête Humaine et l'Assommoir nous avaient paru tout proches de la perfection. Là, nous y sommes.
  • apcalipticart Posté le 27 Juillet 2020
    Germinal, un titre qui fait trembler la terre, la remue. Une brèche s'ouvre, l'odeur du charbon, de la sueur et du prolétariat émergent, laissant là, béante, une fissure énorme dans le sol meurtri à jamais. Un filet de grisou s'échappe prêt à engloutir des vies entières. Véritable roman pour le peuple, Zola met au centre de l'intrigue les habitants d'un coron du nord de la France exploité jusqu'à la moelle. Pourtant, un vent de révolution se fait sentir et le porteur de ce nouvel élan n'est autre qu'Etienne, frère du tristement célèbre Jacques Lantier. Étienne parcourt la France à la recherche d'un travail pour se nourrir, après avoir perdu son travail car il a giflé son patron. Arrivé à Montsou il trouve un travail de mineur et se trouve enrôler dans les mines avec des conditions de travail effroyables. Tout dans ce roman sue l'exploitation. Chaque personnage est soit exploité soit un exploitant. La dualité bourgeois / prolétaire, n'a jamais été aussi forte et pesante. Mais chez Zola tout ne se résume pas qu'à une simple dualité. Ici, les mines sont décrites avec tellement de précision et de justesse, qu'au même titre qu'on pouvait sentir les odeurs des fromages sur les étales des... Germinal, un titre qui fait trembler la terre, la remue. Une brèche s'ouvre, l'odeur du charbon, de la sueur et du prolétariat émergent, laissant là, béante, une fissure énorme dans le sol meurtri à jamais. Un filet de grisou s'échappe prêt à engloutir des vies entières. Véritable roman pour le peuple, Zola met au centre de l'intrigue les habitants d'un coron du nord de la France exploité jusqu'à la moelle. Pourtant, un vent de révolution se fait sentir et le porteur de ce nouvel élan n'est autre qu'Etienne, frère du tristement célèbre Jacques Lantier. Étienne parcourt la France à la recherche d'un travail pour se nourrir, après avoir perdu son travail car il a giflé son patron. Arrivé à Montsou il trouve un travail de mineur et se trouve enrôler dans les mines avec des conditions de travail effroyables. Tout dans ce roman sue l'exploitation. Chaque personnage est soit exploité soit un exploitant. La dualité bourgeois / prolétaire, n'a jamais été aussi forte et pesante. Mais chez Zola tout ne se résume pas qu'à une simple dualité. Ici, les mines sont décrites avec tellement de précision et de justesse, qu'au même titre qu'on pouvait sentir les odeurs des fromages sur les étales des Halles, ici, le charbon et le grisou ont une odeur. Le dos voûté toute la journée depuis l'âge de dix ans, nourris de pain et de graisse, les ouvriers meurent à petit feu ou meurent brutalement. Laissant derrière eux qu'un vague souvenirs pour la famille (ça fera toujours une bouche de moins à nourrir), ses morts viennent nourrir les envies de révoltes, solidement entravées par des politiques de répressions salariales drastiques. Sous les brûlures des gestes répétitifs, la sueur est le seul butin récolté. Chaque coups de pioches est un coup brutal et ne fait qu'aggandir la plaie béante, Liberté. Au fond de la mine, La grève gronde et partout dans le monde des mouvements anarchistes naissent et laissent derrière eux des idées qui portent le doux nom de Destruction. Une remise à zéro. Nouvelles fondations, nouvelles règles et personne pour diriger. La petite utopie de l'Anarchie. Plus aucune classe, juste l'homme seul pour se gouverner.
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