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Robert Laffont
EAN : 9782221238936
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 1 x 182 mm

La Confusion des sentiments

Tatjana Marwinski (traduit par, préface de), Tatjana Marwinski (traduit par, préface de)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 24/01/2019
Considéré comme un chef-d'œuvre par Freud, à qui il est dédié, ce classique de la littérature, sans cesse réédité depuis sa parution en 1927, paraît aujourd'hui dans une traduction inédite en poche.

À soixante ans, le professeur Roland de D. se remémore sa rencontre, alors qu’il n’avait que dix-neuf ans, avec celui qui devint rapidement un maître pour lui.
Dans la fascination que le mentor exerce sur son élève se mêlent amitié, admiration, désir charnel et amour. Leur relation établit alors pour le...

À soixante ans, le professeur Roland de D. se remémore sa rencontre, alors qu’il n’avait que dix-neuf ans, avec celui qui devint rapidement un maître pour lui.
Dans la fascination que le mentor exerce sur son élève se mêlent amitié, admiration, désir charnel et amour. Leur relation établit alors pour le jeune homme une réalité nouvelle où les catégories habituelles n’ont plus cours. Face au comportement de son professeur, qui oscille entre chaleur et rejet, Roland hésite entre haine et amour. Et cette confusion le plonge dans de profonds tourments.

« Dans La Confusion des sentiments, Stefan Zweig cherche à cerner ce qui n’a pas encore été exprimé, ce qui est en dehors des catégories conscientes et rationnelles d’une société limitée. C’est ce qui fonde et permet l’originalité de son style. » Tatjana Marwinski

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EAN : 9782221238936
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 1 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • isabelleisapure Posté le 14 Novembre 2021
    Depuis toujours, je lis et relis Stefan Zweig. Inlassablement, passionnément. « La confusion des sentiments » m’a à nouveau plongée dans les tréfonds de l’âme humaine. Lire Zweig, c’est se laisser envahir par des sentiments disséqués avec minutie. Lire Zweig, c’est souffrir et douter avec des personnages hors du commun. Lire Zweig, c’est se laisser porter par l’une des plus belles plumes de la littérature.
  • denis76 Posté le 30 Septembre 2021
    Quelle intensité, mes amis ! Ouffff... Roland étudie mollement à Berlin : il ne suit pas des études, ce sont plutôt elles qui le poursuivent. Repoussant les valeurs de son père par opposition, il préfère s'encanailler dans les bas-fonds. Mais un jour, son père le surprend à paresser dans sa chambre d'étudiant ; c'est comme s'il recevait un coup de marteau sur le coeur : la honte le prend aux tripes, et il se lance à fond dans les études. Bientôt, il est intéressé par un professeur de philologie anglaise qui attire les étudiants à lui " par sa parole, comme avec un lasso, pour les immobiliser, fascinés sur place". . Stefan Zweig construit un drame à partir de trois personnes : le maître de conférence, sa femme, et Roland. Un secret, confusion des sentiments, et convulsions déchirent l'âme de ces personnages. J'aimerai proposer une analyse personnelle de ce texte, mais masquée, car cela dévoile une partie de l'intrigue... je ne sais pas si je vais bien manipuler ... . [masquer] Mon analyse a pour bases le cerveau, le coeur et le ventre. Dans le secret que le maître dévoile à la fin, j'analyse ainsi : Le ventre du professeur encore élève adresse un puissant attrait magnétique à son corps... Quelle intensité, mes amis ! Ouffff... Roland étudie mollement à Berlin : il ne suit pas des études, ce sont plutôt elles qui le poursuivent. Repoussant les valeurs de son père par opposition, il préfère s'encanailler dans les bas-fonds. Mais un jour, son père le surprend à paresser dans sa chambre d'étudiant ; c'est comme s'il recevait un coup de marteau sur le coeur : la honte le prend aux tripes, et il se lance à fond dans les études. Bientôt, il est intéressé par un professeur de philologie anglaise qui attire les étudiants à lui " par sa parole, comme avec un lasso, pour les immobiliser, fascinés sur place". . Stefan Zweig construit un drame à partir de trois personnes : le maître de conférence, sa femme, et Roland. Un secret, confusion des sentiments, et convulsions déchirent l'âme de ces personnages. J'aimerai proposer une analyse personnelle de ce texte, mais masquée, car cela dévoile une partie de l'intrigue... je ne sais pas si je vais bien manipuler ... . [masquer] Mon analyse a pour bases le cerveau, le coeur et le ventre. Dans le secret que le maître dévoile à la fin, j'analyse ainsi : Le ventre du professeur encore élève adresse un puissant attrait magnétique à son corps pour les garçons ( homosexualité ). Mais le cerveau lutte de toutes ses forces contre cette tendance, car il a été insulté et méprisé, mis au ban, et en 1927 la loi interdisait cette pratique. Donc chaque fois qu'un désir trop fort se fait sentir, il fuit, il va la nuit, comme Mister Hyde, se défouler dans les bas-fonds, cède au ventre, mais de façon à ce que son cerveau et son intégrité morale d'étudiant, puis de professeur ne soit pas atteinte, entachée. Le coeur y perd son latin, il est perdu, c'est une première confusion des sentiments, car il cherche un amour véridique, pur qu'il ne peut pas atteindre, il doit se contenter d'une jouissance sans plaisir ; ce sont "les cloaques du coeur". La deuxième confusion des sentiments est selon moi, le coup de marteau que reçoit le coeur de Roland quand le maître lui dit : "Je...t'aime, moi aussi". Le mot "je t'aime" dit, qui était un non-dit pendant quatre mois, provoque un choc au coeur de Roland qui ne se doutait pas de cela, car son inclination vers le professeur était "une résonance" intellectuelle, de l'ordre du cerveau et non du coeur, d'où, là aussi, confusion des sentiments ! . Je me demande si Stefan Zweig, qui a, dans ses écrits, un rapport particulier aux femmes, n'était pas un homosexuel refoulé ? [/masqué} . Voilà... Toujours est-il que moi aussi, au long de mes études, j'ai eu une attirance intellectuelle pour quelques professeurs qui m'ont motivé à progresser !
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  • floandbooks Posté le 26 Septembre 2021
    Je ne l’ai pas vu arriver. Il m’a pris par surprise. Ce livre je le connaissais depuis longtemps mais le sujet ne me parlait pas, l’amour homosexuel ne me concernant pas. Pourtant quel tort j’ai eu de le mettre de côté. Ce texte est envoûtant, poétique, sublimement mené, d’une finesse et d’une justesse folle, extrêmement touchant, si délicat. Une merveille. La plume de Zweig je commence à la connaître. Ici elle sublime le sujet de l’amour d’un élève pour son professeur. L’amour auquel on ne s’attend pas. La passion. De la littérature d’abord. Puis un transfert de cette passion vers celui qui l’habite, le professeur, la connaissance. Je ne m’attendais pas à aimer autant ce livre. Roland découvre cette passion pour son professeur au fur et à mesures des mois, de ces rapprochements littéraires, de la chambre qu’il loue dans sa maison, même si au début il voit dans la femme de son professeur une possible attirance. Mais soudain tout est confus, se trouble, et son cœur ne veut pas lui donner raison. Ce texte est superbe. Je ne peux pas vous en dire plus car il fait moins de 200 pages et je vous en ai déjà beaucoup trop dit.
  • Louise1200 Posté le 20 Septembre 2021
    Après avoir beaucoup apprécié La pitié dangereuse et Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, sentiments mitigés après la lecture de La confusion des sentiments de Stefan Zweig. Si l’écriture est sublime, je n’ai pas ressenti comme pour les autres romans de l’auteur cette passion qui aurait dû émaner des protagonistes du livre, pris entre les conventions de la société bourgeoise de la fin du XIXème siècle et des sentiments non partagés et inassouvis.
  • piccolanina Posté le 8 Août 2021
    Le fils du proviseur était un illustre musard ; rien ne l'intéressait vraiment , et , surtout pas l'étude ni l'abrutissement par les livres . Il rêvait d'actions et non de paroles ; il se voyait ingénieur , officier ou marin . " A vrai dire , aucune vocation impérieuse ne me portait vers ces carrières . C'est seulement l'antipathie pour les paperasses et le didactisme de la science qui me faisait préférer une activité pratique à la carrière de professeur ." Mais son père , fanatique de l'université , l'expédie , franco , étudier à Berlin au grand dam de ce vaurien qui , très rapidement s'adjoint deux acolytes : la fête et le sexe . Par hasard , lors d'une visite dans la ville , le paternel découvre ses manigances , le punit en l'envoyant en province dans une université de sage renommée . Quand Roland pénètre dans la salle de cours , tout son être s'embrase à la vue de ce groupe d'étudiants , cois et béats , qui semblables à des nouveaux-nés , tètent avec volupté les palabres d'un tiers . Tel un " Karajan " , l'inconnu utilise tous ses sens pour exprimer , avec une maestria époustouflante , son... Le fils du proviseur était un illustre musard ; rien ne l'intéressait vraiment , et , surtout pas l'étude ni l'abrutissement par les livres . Il rêvait d'actions et non de paroles ; il se voyait ingénieur , officier ou marin . " A vrai dire , aucune vocation impérieuse ne me portait vers ces carrières . C'est seulement l'antipathie pour les paperasses et le didactisme de la science qui me faisait préférer une activité pratique à la carrière de professeur ." Mais son père , fanatique de l'université , l'expédie , franco , étudier à Berlin au grand dam de ce vaurien qui , très rapidement s'adjoint deux acolytes : la fête et le sexe . Par hasard , lors d'une visite dans la ville , le paternel découvre ses manigances , le punit en l'envoyant en province dans une université de sage renommée . Quand Roland pénètre dans la salle de cours , tout son être s'embrase à la vue de ce groupe d'étudiants , cois et béats , qui semblables à des nouveaux-nés , tètent avec volupté les palabres d'un tiers . Tel un " Karajan " , l'inconnu utilise tous ses sens pour exprimer , avec une maestria époustouflante , son intuition , sa perception de Shakspeare . " Bientôt , sous l'action de sa main habile , cet entretien simplement intellectuel s'enflamma et se chargea d'une animation électrique ." Notre jouvenceau tombe en pamoison de plaisir et n'a qu'une hâte : découvrir plus en détails cet auteur et surtout ce maître novateur . Son regard et son sourire enfantin séduisent à ce point le professeur qu'il lui propose , comme à d'autres avant lui , une chambre à louer près de sa demeure pour qu'il puisse améliorer ses classiques et travailler en paix . Lui qui méprisait son paternel pour son penchant colossal des livres , s'entortille de la langue élisabéthaine , avec régal et rage afin d'être proche de son idole et bienfaiteur ; il boit ses paroles ; il est le prolongement de ses doigts qui accompagnent ses élans théatraux lorsqu'il se retrouve dans la peau de ses héros shakspeariens . D'emblée , une complicité ambiguë se crée entre eux ; la fascination qu'ils éprouvent l'un pour l'autre démonte la jolie épouse du professeur qui se sent exclue car elle est si différente , elle si vivante , si active , si solaire entre ces deux être si peu terre-à-terre . Tant de souvenirs renaissent dans un arc-en-ciel sonore où la voix emphatique de son maître tintait quand il avait dix-neuf ans . Maintenant qu'il est senior , il comprend combien cette période a décidé de sa personnalité et de son attirance immodérée pour la littérature . A son tour , il peut emballer la jeunesse , cette jeunesse qui l'honore en lui offrant la biographie de sa vie ... sauf cette partie dissimulée au plus profond de lui . " Rien n'est plus passionnée que la vénération d'un jeune homme , rien n'est plus timide , plus féminin que son inquiète pudeur. " Que de questions à la lecture de ce concentré de perles de culture , d'esprit et de mesure où chaque mot est précis , coloré et savoureux malgré la tragédie qui s'y construit lentement . " J'ai de tout temps exécré l'adultère , non pas par esprit de mesquine moralité , par pruderie ou par vertu , non pas tant parce que c'est là un vol commis dans l'obscurité , l'appropriation du bien d'autrui , mais parce que toute femme , dans ces moments-là , trahit ce qu'il y a de plus secret chez son mari ....le secret de sa force ou de sa faiblesse . " Il est vrai que l'auteur est une fameuse énigme lorsqu'il juge la vie sexuelle d'un homme , hétéro ou homo , et d'une femme qu'il réduit souvent à " la chose " de l'homme dont la place devrait être au panthéon . Je rejoins Nastasia -B dans son admiration monumentale pour cette nouvelle sans aucun embarras .
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