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Robert Laffont
EAN : 9782221242834
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 122 x 182 mm

Othello - édition bilingue

Texte intégral

Léone TEYSSANDIER (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 29/08/2019

« Toute la symbolique de La Tragédie d’Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d’emblée, dit le tragique et ses modalités : l’exil et la rupture, l’altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d’une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l’antinomie...

« Toute la symbolique de La Tragédie d’Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d’emblée, dit le tragique et ses modalités : l’exil et la rupture, l’altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d’une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l’antinomie autour de laquelle s’articule la dramaturgie tragique : l’opposition entre l’ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D’abord concentrées dans le personnage de l’étranger, propagées par les machinations obscures d’Iago, les ténèbres envahissent progressivement l’univers dramatique, jusqu’à la nuit du drame. » Léone Teyssandier.
Une édition bilingue d’Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.

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EAN : 9782221242834
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Yoda_Bor Posté le 3 Juin 2021
    Je reste persuadée que le théâtre doit se voir avec des acteurs et un décor et je suis toujours un peu déçue de ce que je lis, parce que c'est toujours un peu fade. Je partais pourtant avec de bonnes intentions pour découvrir Othello, mais à l'arrivée, je suis un peu mitigée. Si ce livre s'intitule Othello, du nom du général qui mène une partie de la flotte vénitienne vers Chypre pour y affronter les Turcs, le vrai génie de cette pièce c'est Iago. On a du mal à vraiment comprendre ses motivations, mais il déteste Othello et est prêt à tout pour le voir tomber, quitte à monter une machination très complexe impliquant la femme d'Othello, son lieutenant, un riche vénitien et jusqu'à sa propre femme, pour laquelle il n'a visiblement que peu d'attachements. Les relations conjugales sont d'ailleurs assez toxiques dans cette pièce puisque celle entre Desdemonde et Othello, qui parait assez idyllique au premier abord, tourne très rapidement à la catastrophe. J'ai du mal à voir où se trouve la grande histoire d'amour quand un homme est prêt à tuer son épouse pour une rumeur que celle-ci dément pourtant (et même si elle ne la démentait pas d'ailleurs). J'ai... Je reste persuadée que le théâtre doit se voir avec des acteurs et un décor et je suis toujours un peu déçue de ce que je lis, parce que c'est toujours un peu fade. Je partais pourtant avec de bonnes intentions pour découvrir Othello, mais à l'arrivée, je suis un peu mitigée. Si ce livre s'intitule Othello, du nom du général qui mène une partie de la flotte vénitienne vers Chypre pour y affronter les Turcs, le vrai génie de cette pièce c'est Iago. On a du mal à vraiment comprendre ses motivations, mais il déteste Othello et est prêt à tout pour le voir tomber, quitte à monter une machination très complexe impliquant la femme d'Othello, son lieutenant, un riche vénitien et jusqu'à sa propre femme, pour laquelle il n'a visiblement que peu d'attachements. Les relations conjugales sont d'ailleurs assez toxiques dans cette pièce puisque celle entre Desdemonde et Othello, qui parait assez idyllique au premier abord, tourne très rapidement à la catastrophe. J'ai du mal à voir où se trouve la grande histoire d'amour quand un homme est prêt à tuer son épouse pour une rumeur que celle-ci dément pourtant (et même si elle ne la démentait pas d'ailleurs). J'ai l'air un peu sévère mais j'ai trouvé tout ça vraiment tiré par les cheveux et j'en avais marre de voir tous ces gens tourneboulés pour un simple mouchoir tombé par terre, alors qu'il y aurait sans doute eu beaucoup plus à dire sur la façon des autres personnages de traiter Othello de Maure tout au long du récit, avec un racisme sous-jacent mais bien prégnant. C'est Iago en fait qui tire l'oeuvre vers le haut. C'est un méchant absolument brillant et retors. Quelqu'un qui a bien cerné l'âme humaine et sait s'en servir pour manipuler les gens à son avantage. Sa chute n'en sera que plus cruelle car il est trahi par celle qu'il a sans doute le plus méprisée, sa femme. Othello n'a donc pas été une très grande réussite pour ma part. Je suis tout de même très contente de l'avoir lue car elle m'a permis de découvrir un personnage assez iconique et qui le mérite totalement.
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  • juliette2a Posté le 13 Mai 2021
    Le talent de Monsieur Shakespeare a encore frappé avec Othello ! Je ne connaissais absolument pas le cadre de l’histoire et j’ai pris beaucoup de plaisir à voyager de Venise à Chypre afin de suivre le triomphe puis la décadence d’Othello (le Maure de Venise) qui occupe une fonction diplomatique importante auprès du Doge de Venise, gentilhomme respecté dépêché pour contrecarrer une attaque menée par les Turques contre l’île de Chypre. Mais Othello, fraîchement marié à la belle et douce Desdémonde, est loin de se douter qu’un ennemi qu’il connait bien use de tous les moyens possibles pour lui nuire… Le plan imaginé par Iago est tout simplement diabolique, puisqu’il choisit de faire croire à Othello que Desdémonde est la maitresse de Cassio, lieutenant et ami d’Othello. La plume de Shakespeare est encore une fois envoûtante, mais le récit qu’il nous propose est sombre et est une succession de scènes tragiques nous conduisant vers une issue forcément fatale. Les personnages, hormis celui de Desdémonde, ne sont pas vraiment attachants : entre Iago dont je n’ai jamais compris les motifs ; Othello qui ne peut faire confiance à son épouse ; Emilie qui, par son silence, a contribué à l’issue funeste... Le talent de Monsieur Shakespeare a encore frappé avec Othello ! Je ne connaissais absolument pas le cadre de l’histoire et j’ai pris beaucoup de plaisir à voyager de Venise à Chypre afin de suivre le triomphe puis la décadence d’Othello (le Maure de Venise) qui occupe une fonction diplomatique importante auprès du Doge de Venise, gentilhomme respecté dépêché pour contrecarrer une attaque menée par les Turques contre l’île de Chypre. Mais Othello, fraîchement marié à la belle et douce Desdémonde, est loin de se douter qu’un ennemi qu’il connait bien use de tous les moyens possibles pour lui nuire… Le plan imaginé par Iago est tout simplement diabolique, puisqu’il choisit de faire croire à Othello que Desdémonde est la maitresse de Cassio, lieutenant et ami d’Othello. La plume de Shakespeare est encore une fois envoûtante, mais le récit qu’il nous propose est sombre et est une succession de scènes tragiques nous conduisant vers une issue forcément fatale. Les personnages, hormis celui de Desdémonde, ne sont pas vraiment attachants : entre Iago dont je n’ai jamais compris les motifs ; Othello qui ne peut faire confiance à son épouse ; Emilie qui, par son silence, a contribué à l’issue funeste de l’histoire et même Cassio, colérique et violent, les principaux personnages ne sont pas épargnés ! Othello a donc été une lecture intense, qui m’a fait vivre toutes les émotions possibles et qui confirme encore une fois le talent de William Shakespeare, dont les mots m’ont à nouveau fascinée ! A lire !
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  • Mimyy Posté le 28 Janvier 2021
    "Résumé : Élevé général des armées vénitiennes, Othello a épousé Desdémone : beauté noble, blanche et dévouée. Un triomphe pour ce Maure affranchi, au beau verbe, admirable, mais loin d'être admiré de tous... Iago, officier perfide, le hait. Distillant le mensonge à la façon d'un venin, celui-ci tissera un stratagème machiavélique pour faire chuter son maître. Le destin sera vicié, les c#x0153urs purs périront. Quant à Othello, manipulé, aveuglé par la jalousie #x2013 ce " monstre aux yeux verts " #x2013, il commettra l'irréparable. " Bien
  • Slava Posté le 22 Janvier 2021
    Dans la république maritime et puissante de Venise, un couple affronte les conventions sociales et baigne dans le bonheur. Othello un général magnanime et Desdémone fille d'un sénateur fortuné sont heureux et s'aiment tendrement. Lui est noir, elle est blanche, cela suffit pour attiser le scandale et les ragots. Ils se rendent à Chypre pour célébrer leurs noces avec leurs proches et les soldats d'Othello, dont parmi son fidèle lieutenant Iago. Or Iago hait Othello, le jalouse pour ses exploits et ses qualités qu'il n'a pas. Alors il complote contre lui et tente de le détruire, en lui instillant le doute, un des pires qu'il soit : la jalousie. Et si Desdémone le trompait ? Othello refuse de croire à ces bobards mais Iago est d'une parole agile et ses mots sont du fiel poison dissimulé sous du miel... peu à peu il va avaler ces couleuvres et l'issue du couple en sera tragique... Parmi les multiples tragédies de l'illustre dramaturge anglais Shakespeare, Othello est une des plus riches en émotions et en passions, et qui exploite des thèmes qui à notre stupeur sont toujours modernes. Car le drame découle de l'amour sincère qu'expriment l'un à l'autre Othello ce noir et... Dans la république maritime et puissante de Venise, un couple affronte les conventions sociales et baigne dans le bonheur. Othello un général magnanime et Desdémone fille d'un sénateur fortuné sont heureux et s'aiment tendrement. Lui est noir, elle est blanche, cela suffit pour attiser le scandale et les ragots. Ils se rendent à Chypre pour célébrer leurs noces avec leurs proches et les soldats d'Othello, dont parmi son fidèle lieutenant Iago. Or Iago hait Othello, le jalouse pour ses exploits et ses qualités qu'il n'a pas. Alors il complote contre lui et tente de le détruire, en lui instillant le doute, un des pires qu'il soit : la jalousie. Et si Desdémone le trompait ? Othello refuse de croire à ces bobards mais Iago est d'une parole agile et ses mots sont du fiel poison dissimulé sous du miel... peu à peu il va avaler ces couleuvres et l'issue du couple en sera tragique... Parmi les multiples tragédies de l'illustre dramaturge anglais Shakespeare, Othello est une des plus riches en émotions et en passions, et qui exploite des thèmes qui à notre stupeur sont toujours modernes. Car le drame découle de l'amour sincère qu'expriment l'un à l'autre Othello ce noir et Desdémone la blanche, un amour qui n'est qu'affront pour les traditions conservatrices et surtout pour ceux qu'horrifient une mixité avec ce qu'on nomme le sauvage, le barbare, le nègre, qui s'unit à une belle beauté d'albâtre et qui va souiller le sang pur. Le racisme, l'abject xénophobie, la haine de l'autre tout simplement est celui qui provoque l'engrenage fatal. Othello est cet ancien esclave qui s'est libéré par ses mérites qu'on ne pardonne pas d'avoir tout simplement outrepasser sa place d'inférieur et que ses propres compères avec qui il a pourtant combattu vont lui faire payer juste parce qu'il est un maure. Quant à Desdémone, cette femme au doux tempérament qui est loin d'être passive et insipide puisque c'est elle qui a demandé à Othello de l'épouser et d'aller contre l'avis de son père et du patriarcat raciste en général , cette innocente sera aussi la victime de la haine et misogynie masculine, qui la voit insidieusement comme une putain ayant défié l'ordre traditionnel par un Othello aveuglé par sa colère et les machinations d'un des plus magistraux mais répugnants antagonistes de Shakespeare, Iago le fourbe, Iago le démon qui aime saccager la vie de ceux qui le dépassent, Iago l'homme immonde maltraitant sa femme Emilia et voulant abattre Desdémone tant il méprise la gente féminine, Iago qui manipule et trahit ses propres amis pour ses fins et qui n'a quasi aucun remords sur ses noires actions tant compte ses propres besoins, Iago ce véritable Satan corrompant les anges du paradis pour les précipiter à leur perte. Un méchant marquant mais hideux à en révulser notre cœur pour son sadisme et sa propension à prendre plaisir à briser des vies par de fielleux mensonges. Seule son épouse Emilia, la plus effrontée de la pièce, servante et amie de Desdémone, parviendra à le défier et le faire tomber mais en y perdant beaucoup. Le racisme, la haine contre les femmes, la jalousie maladive ce monstre aux yeux vert, sont toujours vivaces aujourd'hui avec leurs conséquences horribles et c'est ce qui rend cette pièce terriblement moderne, plus féministe et plus égalitaire qu'il n'y parait. Bien entendu j'élude les questions politiques reflétant le contexte du théâtre (notamment l'invasion ottomane sur les îles méditerranéens) qui y jouent aussi dans la tragédie mais ce qui est important dans Othello est la pertinence des thèmes de la pièce, que Shakespeare nous raconte toujours avec sa langue intemporel, si loin de nous et pourtant si proches, aux images toujours aussi évocatrices et métaphores subtils. Il faut lire encore et toujours Othello vu notre actualité, dans un monde qui est secoué par le racisme tristement ordinaire sur les personnes noires et autres mauresques, sur les agressions et violences contre les femmes et tout simplement toujours hostile aux différents. Des siècles sont passés depuis sa publication au XVIeme siècle mais cette pièce continuera toujours de résonner tant elle touche juste sur les maux du racisme et de la misogynie qu'il faut combattre encore et toujours pour une meilleure acceptation des autres et des femmes en général.
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  • Baldrico Posté le 31 Décembre 2020
    Lu dans la traduction de Jean-Michel Déprats, en Pléiade, Oeuvres complètes 1, Tragédies 1, en 2002. Blancheur et noirceur. C'est de moralité plus que de couleur de peau qu'il est question. Shakespeare nous entraîne dans les ravages de l'envie, de la calomnie et de la jalousie. Comment l'amour le plus sincère entre Othello et Desdémone peut-il se transformer en envie de meurtre? C'est simple. La nature humaine est ainsi faite qu'elle ne résiste pas aux suggestions de la calomnie. Une fois que les images de la tromperie hantent l'esprit, plus moyen de s'en défaire. Iago, le calomniateur, n'a aucun autre moteur que l'envie pour causer cette catastrophe, dont bien entendu il ne pourra pas profiter. Les motifs sont donc absurdes et le trompeur, avec toute son habileté, est aussi aveuglé que ceux qu'il trompe. Le sens des actes humains est perdu et l'amour sincère s'autodétruit sans raison. Les éléments, eau, ciel, terre en sont affectés. L'amour est ce qui entretient l'harmonie du monde. Nous assistons à cette déchéance. Le Maure, gloire de Venise, est entraîné par la noirceur morale de Iago. Desdémone, aussi blanche qu'une colombe mais pas sotte comme une oie, est la victime sacrificielle de cette contamination. Et... Lu dans la traduction de Jean-Michel Déprats, en Pléiade, Oeuvres complètes 1, Tragédies 1, en 2002. Blancheur et noirceur. C'est de moralité plus que de couleur de peau qu'il est question. Shakespeare nous entraîne dans les ravages de l'envie, de la calomnie et de la jalousie. Comment l'amour le plus sincère entre Othello et Desdémone peut-il se transformer en envie de meurtre? C'est simple. La nature humaine est ainsi faite qu'elle ne résiste pas aux suggestions de la calomnie. Une fois que les images de la tromperie hantent l'esprit, plus moyen de s'en défaire. Iago, le calomniateur, n'a aucun autre moteur que l'envie pour causer cette catastrophe, dont bien entendu il ne pourra pas profiter. Les motifs sont donc absurdes et le trompeur, avec toute son habileté, est aussi aveuglé que ceux qu'il trompe. Le sens des actes humains est perdu et l'amour sincère s'autodétruit sans raison. Les éléments, eau, ciel, terre en sont affectés. L'amour est ce qui entretient l'harmonie du monde. Nous assistons à cette déchéance. Le Maure, gloire de Venise, est entraîné par la noirceur morale de Iago. Desdémone, aussi blanche qu'une colombe mais pas sotte comme une oie, est la victime sacrificielle de cette contamination. Et la putain que l'on tente de charger de tous les maux se nomme Bianca. C'est un Shakespeare bien noir (sans jeu de mot) que celui d'Othello, ni espoir, ni raison, rien que de la désolation.
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