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Robert Laffont
EAN : 9782221251768
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 122 x 182 mm

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Éric-Emmanuel Schmitt (préface de), Françoise Wuilmart (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 21/01/2021
« Zweig ne donne sa voix qu’aux vaincus, qu’aux fragiles, qu’aux blessés. Il ne traque jamais la grandeur. Surpris, divisés, inquiets, ses personnages s’écartent des héros : loin d’être extraordinaires, ils sont ordinaires ; au contraire des figures hugoliennes, ils n’incarnent pas “une force qui va”, mais une faiblesse qui piétine… Qui, dans la littérature mondiale, a brossé des êtres plus proches de nous ? » Éric-Emmanuel Schmitt, extrait de la préface.

Un soir d’été, dans un hôtel de Monte-Carlo, une femme quitte mari et enfants pour suivre un beau jeune homme arrivé là quelques jours plus tôt. L’événement met tous les pensionnaires en émoi, et bien peu nombreux sont ceux qui tentent de comprendre les raisons de cette fuite. Le narrateur,...

Un soir d’été, dans un hôtel de Monte-Carlo, une femme quitte mari et enfants pour suivre un beau jeune homme arrivé là quelques jours plus tôt. L’événement met tous les pensionnaires en émoi, et bien peu nombreux sont ceux qui tentent de comprendre les raisons de cette fuite. Le narrateur, le seul à prendre la défense de l’infidèle, trouve cependant une alliée, une vieille Anglaise qui lui conte sa propre histoire, faisant de lui le détenteur d’un secret jusque-là inavouable. Les deux récits se croisent sur fond de valse viennoise, au milieu de la salle de jeux d’un casino auquel le jeune homme, objet des passions, est enchaîné.

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EAN : 9782221251768
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Blackradis Posté le 9 Janvier 2022
    Nous sommes en 1904 dans une pension de famille près de Monte-Carlo. Sept personnes y villégiature dont le narrateur. Un jour arrive un beau français à moustache, aussi charmant que plein aux as. Et le lendemain stupeur, une brave mère de famille a pris la tangente avec le bellâtre. Tout le monde condamne cet acte fou de laisser mari et enfants. Tous sauf le narrateur qui comprend qu’une passion puisse faire perdre la raison. Cette magnanimité attire la sympathie d’une vieille anglaise distinguée… Zweig aime bien faire évoluer ses romans dans des microsociétés comme sur un bateau par exemple. Ici donc lune pension de famille. Zweig est un fin psychologue et ses romans de la fine dentelle…
  • Mallysbooks Posté le 5 Janvier 2022
    Le premier récit féministe de l’époque#8201;? De prime abord, la passion puritaine contée par Stefan Zweig peut aujourd’hui nous paraître désuète. Qui s’offusquerait de nos jours d’un crush d’une cougar sur un vingtenaire désargenté, mais au physique parfait#8201;? Reculons plus d’un siècle en arrière, qu’elle femme aurait osé, ne serait-ce qu’effleurer la main d’un homme autre que le sien#8201;? On pourra peut-être reprocher à Vingt-quatre heures de la vie d’une femme d’avoir mal vieilli sur la forme, pourtant fond, la description des sentiments fiévreux qui anime cette jeune veuve reste tout à fait à propos. Et c’est bien cela, la magie Zweig : la précision des mots et des détails qui dévoile toute la sensibilité des êtres humains. La rencontre entre cette femme rêveuse et ce joueur accro révèle un questionnement psychologique profond sur les questions d’intégrité, de dignité, mais aussi de naïveté. Sans jamais opérer de jugement, l’auteur tire les fils de l’amour et de la fatalité, qui s’opposent et s’entremêlent. Il souligne à quel point un épisode, parfois banal, peut marquer tout une vie. On notera l’originalité de la narration du point de vue masculin, sur une histoire de vie féminine. Zweig serait-il le premier homme à... Le premier récit féministe de l’époque#8201;? De prime abord, la passion puritaine contée par Stefan Zweig peut aujourd’hui nous paraître désuète. Qui s’offusquerait de nos jours d’un crush d’une cougar sur un vingtenaire désargenté, mais au physique parfait#8201;? Reculons plus d’un siècle en arrière, qu’elle femme aurait osé, ne serait-ce qu’effleurer la main d’un homme autre que le sien#8201;? On pourra peut-être reprocher à Vingt-quatre heures de la vie d’une femme d’avoir mal vieilli sur la forme, pourtant fond, la description des sentiments fiévreux qui anime cette jeune veuve reste tout à fait à propos. Et c’est bien cela, la magie Zweig : la précision des mots et des détails qui dévoile toute la sensibilité des êtres humains. La rencontre entre cette femme rêveuse et ce joueur accro révèle un questionnement psychologique profond sur les questions d’intégrité, de dignité, mais aussi de naïveté. Sans jamais opérer de jugement, l’auteur tire les fils de l’amour et de la fatalité, qui s’opposent et s’entremêlent. Il souligne à quel point un épisode, parfois banal, peut marquer tout une vie. On notera l’originalité de la narration du point de vue masculin, sur une histoire de vie féminine. Zweig serait-il le premier homme à avoir réellement essayé de comprendre les femmes#8201;? Pour résumer… Dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig se plonge au cœur une passion foudroyante, aussi incorrecte qu’éphémère. Avec une grande simplicité, un fait d’état des lieux des mœurs, des faits et gestes librement commentés par la société. On aurait aimé des émotions plus incandescentes, mais en 1925, date de sortie du livre, la morale est encore omniprésente. Cette nouvelle reste un incontournable, un livre très féministe pour l'époque. Ma note… 14/20
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  • Niacal Posté le 28 Décembre 2021
    La bien-pensance... on y est tous confronté et on aimerait pouvoir dire ce que réellement on pense de telle ou telle situation, mais on est contraint de le garder pour nous. Quel dommage de constater que cette femme, qui raconte sa très brève aventure, ait vécu pendant des décennies sans jamais avoir pu en parler avec qui que ce soit, ne serait-ce que pour ouvrir son coeur. L'hypocrisie...qu'est-ce que c'est agréable de voir le narrateur exprimer sa non désapprobation de l'attitude de cette femme qui part avec un homme sur un coup de tête. Le seul à oser le faire. Ce qui lui vaudra d'être mis au ban du petit groupe de résidents. Ce qui lui vaudra d'être le confident et l'unique personne à savoir ce qui s'est passé pendant 24 heures dans la vie d'une femme.
  • vendee Posté le 15 Décembre 2021
    quel immense plaisir de lire ou relire les classiques !!! et avec Stefan Zweig le plaisir est décuplé. le coeur a des raisons que la raison ne connait pas écrivait Pascal et "vingt quatre heures de la vie d'une femme" en est la plus jolie preuve on est embarqué dans ce tourbillon de passion et en 127 pages Zweig nous transporte , nous enflamme le coeur . quel talent!! extraordinaire
  • MaryDaisy Posté le 23 Novembre 2021
    Une femme de la bonne société quitte mari et enfants pour un jeune homme qu'elle connait à peine provoquant de vifs débats moraux parmi les clients de la pension ou elle séjournait. Si tel en est le point de départ, ce n'est pas cette histoire qui nous sera racontée ici mais celle d'une autre rencontre, d'une autre passion. Superbe découverte que ce très court ouvrage, je l'ai trouvé très bien écrit, incontestablement puissant, sensible et passionné.
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