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Julliard
EAN : 9782260017721
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 130 x 205 mm

Mangez-le si vous voulez

Date de parution : 07/05/2009

Après le succès du Montespan, Jean Teulé retrace, avec l'humour noir et l'esprit décalé dont il a le secret, un événement historique extraordinaire et méconnu…

Nul n'est à l'abri de l'abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte...

Nul n'est à l'abri de l'abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d'un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l'occasion pour promouvoir son projet d'assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l'Allemagne et sous la menace d'une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d'une phrase mal comprise et d'une accusation d'espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s'interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s'efforceront d'arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d'un coup, la justice ne poursuivra qu'une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n'auront qu'une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m'a pris. »
Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'Histoire du XIXe siècle en France.

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EAN : 9782260017721
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ManonReal Posté le 29 Août 2020
    1870. Année particulière pour la France, empêtrée dans une guerre contre la Prusse, ce qui lui vaudra une mémorable défaite à Sedan et la capitulation de Napoléon III. Adieu le second empire... Dans ce contexte politique pour le moins agité, un jeune notable nommé Alain de Monéys et propriétaire du château de Bretanges, situé entre Hautefaye et Beaussac, doit se rendre à la foire de Hautefaye, un 16 août de cette même année tendue.. A son arrivée, un très gros malentendu se produit puisque certains badauds l'accusent d'avoir crié "Vive la Prusse!" alors que le responsable en question n'est autre que son cousin, Camille de Maillard. Notre pauvre Alain va alors commencer un chemin de croix avec autant de souffrance que l'aura enduré Jésus en montant péniblement sur le Golgotha. La foule va le lyncher et lui infliger des atrocités physiques que je préfère ne pas détailler. Le malheureux finira brûlé et...mangé...Ce fait divers est vrai et seulement quatre des condamnés seront exécutés...était-ce suffisant pour réparer la mort d'Alain? J'en doute fortement... Jean Teulé, que j'ai découvert avec Héloise Ouille! et que j'ai vite abandonné, m'a, avec cette histoire, donné envie de continuer chaque page. L e réalisme de l'affaire est raconté... 1870. Année particulière pour la France, empêtrée dans une guerre contre la Prusse, ce qui lui vaudra une mémorable défaite à Sedan et la capitulation de Napoléon III. Adieu le second empire... Dans ce contexte politique pour le moins agité, un jeune notable nommé Alain de Monéys et propriétaire du château de Bretanges, situé entre Hautefaye et Beaussac, doit se rendre à la foire de Hautefaye, un 16 août de cette même année tendue.. A son arrivée, un très gros malentendu se produit puisque certains badauds l'accusent d'avoir crié "Vive la Prusse!" alors que le responsable en question n'est autre que son cousin, Camille de Maillard. Notre pauvre Alain va alors commencer un chemin de croix avec autant de souffrance que l'aura enduré Jésus en montant péniblement sur le Golgotha. La foule va le lyncher et lui infliger des atrocités physiques que je préfère ne pas détailler. Le malheureux finira brûlé et...mangé...Ce fait divers est vrai et seulement quatre des condamnés seront exécutés...était-ce suffisant pour réparer la mort d'Alain? J'en doute fortement... Jean Teulé, que j'ai découvert avec Héloise Ouille! et que j'ai vite abandonné, m'a, avec cette histoire, donné envie de continuer chaque page. L e réalisme de l'affaire est raconté de manière assez cru mais je pense que c'était nécessaire! Lisez-le, le récit n'est pas long :)
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  • denis76 Posté le 31 Juillet 2020
    « La connerie engendre la connerie : si vous êtes en colère, vous trouverez d’autres gens en colère. » ( Maxime Rovere ; « Que faire des cons ? » ) C’est ce qui se passe dans ce livre. Lisez-le si vous voulez : c’est l’histoire vraie de la mise à mort d’un homme par ses voisins ; Lisez-le si vous voulez : c’est pire que « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo ; Lisez-le si vous voulez : c’est la caricature du comportement dit « humain » ; « Mangez-le si vous voulez » : ce sont les mots du maire qui s’en lave les mains ! . Aout 1870. Alain de Moneys est un jeune noble périgourdin respectueux et empathique qui, en allant à la foire du village voisin, s’enquiert de la santé et des problèmes des personnes qu’il rencontre. Arrivé à Hautefaye, il voit son cousin s’enfuir dans les champs. Suite à un échange verbal mal compris, Alain n’est plus « Alain l’adjoint au maire » pour ses voisins, mais un Prussien qu’il faut tuer ! Il fait chaud, et les corps sont incommodés ; Il fait sec, et les champs, non irrigués, vont fournir une pauvre récolte ; Ils sont... « La connerie engendre la connerie : si vous êtes en colère, vous trouverez d’autres gens en colère. » ( Maxime Rovere ; « Que faire des cons ? » ) C’est ce qui se passe dans ce livre. Lisez-le si vous voulez : c’est l’histoire vraie de la mise à mort d’un homme par ses voisins ; Lisez-le si vous voulez : c’est pire que « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo ; Lisez-le si vous voulez : c’est la caricature du comportement dit « humain » ; « Mangez-le si vous voulez » : ce sont les mots du maire qui s’en lave les mains ! . Aout 1870. Alain de Moneys est un jeune noble périgourdin respectueux et empathique qui, en allant à la foire du village voisin, s’enquiert de la santé et des problèmes des personnes qu’il rencontre. Arrivé à Hautefaye, il voit son cousin s’enfuir dans les champs. Suite à un échange verbal mal compris, Alain n’est plus « Alain l’adjoint au maire » pour ses voisins, mais un Prussien qu’il faut tuer ! Il fait chaud, et les corps sont incommodés ; Il fait sec, et les champs, non irrigués, vont fournir une pauvre récolte ; Ils sont patriotes, et les nouvelles du front alsacien sont mauvaises ; Ils sont des paysans, et Alain est noble… . Jean Teulé est un écrivain éclectique que j’aime bien, et qui, sur le plan historique, s’intéresse à des situations véridiques surprenantes. De lui, j’ai apprécié : « Héloïse ouille ! » ; « Entrez dans la danse » ; « Charly 9 » ; « Mangez-le si vous voulez ». . En réfléchissant à ce dernier opus, je me dis les sociologues ont, à mon avis, un travail à faire : comment identifier avant passage à l’acte, et désamorcer une colère collective, une hystérie collective ? Comment quelqu’un pris pour bouc-émissaire peut-il s’en sortir ? J’ai vécu cette situation, qui s’apparente au harcèlement en psychologie. Pour moi, la parole, défense utilisée par de Monéys et ses vrais amis, est inefficace : seules la révolte, la fuite, et éventuellement la menace judiciaire permettent une solution acceptable. A Bayonne, dernièrement, Philippe Monguillot, chauffeur de bus, a été battu à mort par des jeunes imbibés d’alcool et shootés, pour une histoire de ticket : La barbarie s’arrêtera-t-elle un jour ? La locution : « L’homme est un loup pour l’homme » est fausse ; L’homme est pire.
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  • AutomneAuteur Posté le 26 Mai 2020
    Adepte du gore, adepte de l'histoire, voici un livre tout trouvé. Pas très glorieux certes, mais comme d'habitude, Jean Teulé sait nous faire entrer dans l'histoire, aussi horrible soit-elle avec une légèreté et un humour caractéristique. Mangez-le si vous voulez ou comment par un propos malhabile un homme finit rôti comme un cochon.
  • likat Posté le 11 Mai 2020
    Après ce livre, j'ai envie de crier : quelle horreur ! Au secours ! Et dire que cette anecdote a vraiment eu lieu...; C'est à vomir ! Âmes sensibles s'abstenir ! C'est le premier livre qui me fait cet effet.
  • Poupon1987 Posté le 2 Mars 2020
    Parfois difficile à supporter, tellement la violence de l'action est détaillée, ce livre bourré d'humour m'a fait rire. Mais on ne peut pas dire que je me suis retrouvé devant un chef-d'oeuvre de la littérature.

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