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Par Sonatine, publié le 13/11/2019

3 questions à Paul Cleave, à l'occasion de la sortie de son roman "Cauchemar"

Après Un employé modèle et Ne fais confiance à personne, Paul Cleave s'essaie à un nouveau genre de polar. Son dernier roman, Cauchemar, va vous embarquer - dans une histoire menée tambours battants - jusqu'à Acacia Pines, une petite ville perdue des Etats-Unis. Pour savoir exactement de quoi il en retourne, et pourquoi de tels changements dans ses habitudes, nous avons posé quelques questions à Paul Cleave.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau roman ?

Et bien, Cauchemar (Whatever it Takes en V.O.) est assez différent de mes autres livres – l’histoire commence alors que le shérif adjoint d’une petite ville américaine tabasse un homme, jusqu’à ce que ce dernier avoue où est retenue une fillette disparue. L’adjoint, Noah, finit par la trouver, mais en raison de la manière dont il a obtenu cet aveu, il perd son travail, sa femme le quitte, et il doit s’éloigner de la ville. Douze ans plus tard, cette même fille est à nouveau portée disparue et Noah retourne la chercher. Je pense qu’il y a plus d’action dans ce livre, il est moins psychologique – mais je me suis aussi beaucoup amusé à l’écrire.

Tous vos précédents romans se déroulent à Christchurch. Pourquoi avoir situé celui-ci dans une ville fictive des Etats-Unis ?

L’intrigue ne pouvait pas fonctionner si je la situais ici, où je vis. J’aurais bien voulu – j’adore écrire sur Christchurch. Mais le truc, c’est que ce type à qui Noah extorque des aveux au début du livre, c’est le fils du shérif. Noah a l’impression qu’il ne peut pas emmener cet homme au commissariat pour un vrai interrogatoire, puisque le shérif va protéger son fils. C’est une petite ville, avec des forces de police isolées – alors que si tu arrêtais quelqu’un ici, en Nouvelle-Zélande, et que tu soupçonnais le département de police du coin d’être corrompu, tu aurais une centaine d’autres options – tu n’aurais qu’à te rendre à la prochaine station de police de la rue. L’histoire que je voulais raconter devait se passer dans une petite ville, et ça ne pouvait pas être ici. De toute façon, en disant tout cela je me rends compte que j’aime vraiment cette nouvelle ville d’Acacia Pines, et mon prochain livre se déroule également là-bas. C’est un chouette endroit.

Ce roman est plus proche d’un thriller, et est moins gore que vos précédents romans. Quelles ont été vos influences pour ce livre ?

J’ai lu beaucoup d’auteurs de polars – la plupart du temps psychologiques. Vous avez affaire à des serial-killers, et vous tentez d’expliquer leur comportement pendant qu’ils font tout un tas de trucs horribles. Il y a un peu de cela dans ce roman, mais ce n’est pas le coeur de l’histoire. Je ne peux pas dire quel est le coeur, cela reviendrait à tout révéler. Pour ce livre en particulier, j’ai été influencé par une histoire racontée par un ami. Il me parlait d’un fait divers, en l’exposant comme un roman qui pourrait être écrit – mais ce n’était pas quelque chose que j’avais envie de faire. Cependant, nous avons changé de sujet à la fin de la conversation et nous avons parlé des petites villes, en nous demandant ce qu’il faudrait pour que quelqu’un retourne dans une petite ville où il a juré ne plus remettre les pieds. Le livre est né de ces rêveries.

 

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