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Par Robert Laffont, publié le 23/08/2018

5 questions à Olivier Adam

Olivier Adam est l’auteur de nombreux livres parmi lesquels Je vais bien, ne t’en fais pas, Passer l’hiver, Falaises ou encore Des vents contraires. Vingt ans après le succès de Je vais bien, ne t’en fais pas, il publie le 23 août 2018 un nouveau roman dans la Collection R : La Tête sous l’eau. Nous lui avons posé cinq questions.

 

Parlez-nous de votre roman…
Il s’agit du retour dans sa famille d’une adolescente, Léa, après de longs mois de disparition. Elle a été enlevée. Séquestrée. Maltraitée. Quand enfin on la retrouve, c’est pour son frère Antoine et ses parents la fin d’un long cauchemar. Mais aussi le début d’une nouvelle épreuve. Elle est brisée, terrorisée, rongée de culpabilité. Comment l’aider à se reconstruire, à briser le silence, à sortir la tête de l’eau ?

Et votre personnage principal, qui est-il ?
Antoine est le petit frère de Léa. Plutôt secret, renfermé, solitaire, il ne trouve de réconfort qu’au milieu des vagues, sur son surf. Et dans la compagnie de Chloé. Une amie de sa sœur qui le rend dingue. Lui aussi tente de se reconstruire, après des mois de terreur et d’angoisse, qui ont fait voler sa famille en éclats, et l’ont sérieusement amoché, psychologiquement parlant. Tout au long du récit, il tente d’épauler sa sœur et, face à son silence, de trouver des réponses aux questions qui l’obsèdent. Qu’a-t-elle subi exactement ? Pourquoi refuse-t-elle de parler à la police ? À qui écrit-elle ces messages laissés lettres mortes ? A-t-elle raison de penser qu’elle n’est toujours pas en sécurité ?

Les liens familiaux semblent être l’un de vos thèmes de prédilections, comment les avez-vous explorés dans ce roman ?
Comme souvent, je pose une bombe, je la laisse éclater, et je regarde ce qui se passe. Ces moments critiques agissent comme des révélateurs. Les masques tombent. Chacun apparaît soudain sous son jour le plus nu. Avec ses failles, ses lâchetés, mais aussi sa force. L’épreuve que traverse Antoine le fait grandir en accéléré. Il y a quelque chose d’initiatique dans son parcours. Il ouvre les yeux sur ses parents, son oncle, sa sœur et sans doute sur lui-même.

Depuis 2011, vous n’aviez plus écrit pour la jeunesse, qu’est-ce qui vous a poussé à recommencer aujourd’hui ?
Longtemps j’ai écrit les livres que j’aurais aimé lire à ces âges. Ceux qui m’ont manqué sans que je le sache. Et aussi pour solder les comptes de ma propre adolescence. Il me semblait avoir fait le tour de tout ça. Mais mes enfants ont grandi. Ceux de mes amis aussi. J’ai soudain eu envie d’écrire des livres pour eux. Et tous ceux qui leur ressemblent. Et puis il y a eu À la place du cœur, d’Arnaud Cathrine. Ça m’a donné furieusement envie de m’y remettre.

Qu’est-ce qui vous a amené à rejoindre la Collection R ?
La fin d’une ère, d’abord, à l’École des Loisirs, avec le départ de Geneviève Brisac. Au moment de me tourner vers un nouvel éditeur, c’est à Glenn Tavennec et la Collection R que j’ai tout de suite pensé. J’aime sa manière de dépoussiérer l’image du roman ado sans rien céder sur l’exigence littéraire. D’être en prise avec l’époque et les lecteurs d’aujourd’hui. Et puis là encore, il y a eu À la place du cœur. Publier aux côtés d’Arnaud relevait pour moi de l’évidence. C’est comme ça que j’ai commencé. C’est comme ça que je devais continuer.

 

Olivier Adam vous a donné envie de lire son roman ? Alors découvrez sans attendre La tête sous l’eau avec son booktrailer !

 

 

 

 

Robert Laffont

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    "La tête sous l'eau" d'Olivier Adam : plongée dans les abysses d'un drame

    Fort d'un succès sans cesse renouvelé, l'auteur de Je vais bien, ne t'en fais pas (Le Dilettante, 2000, adapté au cinéma en 2006 par Philippe Lioret) livrait en 2018 un roman puissant, tous publics : La tête sous l'eau, chronique troublante et sensible d'une famille emportée par les crises, brisée comme une vague par les écueils de l'existence.

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