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Par le cherche midi éditeur, publié le 18/10/2021

Chanel Miller : écrire enfin son nom

Bouleversant de sincérité, le livre choc de l’auteure américaine Chanel Miller n’a pas fini de faire parler de lui, et c’est tant mieux. Victime d’un viol, la jeune femme se raconte et se soigne dans ce témoignage essentiel.

J’ai un nom. Un titre comme une déclaration, comme l’assertion d’une identité bien réelle, presque plus réelle que les autres tant elle a lutté pour exister. Ce nom, Chanel Miller, est celui d’une jeune femme qui, le 17 janvier 2015, participe à une fête sur le campus de Stanford en compagnie de sa petite sœur. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans une chambre d’hôpital où on lui explique qu’elle a sans doute été violée, ce que de pénibles examens confirment. Son agresseur présumé, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Devant les preuves accablantes, il est pourtant reconnu coupable mais, au nom de « conséquences collatérales négatives », uniquement condamné à six mois de prison. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi californienne.

Ce parcours – aussi personnel que politique – se reconstruit au fil des pages bouleversantes du récit qui paraît enfin dans sa traduction française au cherche midi. Anne Le Bot se saisit du texte américain pour le livrer, fidèle, à un lectorat qui sera sans aucun doute sensible à ce témoignage brutal et nécessaire. Il y a, dans les mots de Chanel Miller, un courage infini, une liberté admirable à se livrer sans honte, enfin, après tous ses moments d’extrême solitude, de terrible repli sur elle-même. Et puis, dans toute la force de l’intime s’exprime aussi une mise en accusation d’un système pénal complètement dysfonctionnel. Les rouages judiciaires apparaissent dans leur absurde cruauté et disent la puissance du système patriarcal. Dans son honnêteté nue, dans les détails qui disent le traumatisme, Chanel Miller signe un ouvrage qui ouvre les yeux et fait avancer la parole dans cette ère post-#metoo où tant de voix ont encore besoin de s’élever.


J'ai un nom
Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique qu’elle a sans doute été violée – ce que de pénibles examens confirment.

Son agresseur présumé, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Ce « bon garçon », « d’excellente réputation », essaiera même de le lui faire admettre. Devant les preuves certaines il est pourtant reconnu coupable mais, au nom de « conséquences collatérales négatives », uniquement condamné à six mois de prison. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi californienne.
Ce récit, qui questionne lourdement un système pénal conçu pour protéger les plus forts, marque surtout par le courage de la victime qui, grâce à lui, réussit à se réapproprier son identité. Entrelaçant douleur, résilience et humour, il est en passe de devenir un classique moderne.
 
« Ce livre est un acte de revendication… J’ai un nom marque les débuts d’une jeune écrivaine talentueuse. » 
─ Jennifer Weiner, The New York Times
 
« Dans un monde parfait, la lecture de J’ai un nom serait obligatoire pour tout policier, inspecteur, procureur et juge qui s’occupe de victimes d’agression sexuelle. » 
LA Times
 
« Miller est une conteuse douée… Apprenez son nom, écoutez sa voix ! »
The New Yorker
 
« Dans un monde qui demande à trop de survivants de garder leurs expériences pour eux-mêmes […] J’ai un nom est sans conteste un très grand livre […]. Le lire inspire l’espoir. »
The Guardian
 
« Dans sa rare honnêteté et dans ses petits détails, J’ai un nom est à la fois une plaie ouverte et un baume, un cri silencieux et le plus fort des cris… J’ai un nom est plus qu’une mise en accusation, même si elle est réussie et émouvante. C’est aussi une main tendue, qui vous invite à vous battre à ses côtés. »
Elle

« Miller se distingue non seulement par sa résilience et sa force d’âme, mais aussi par son pouvoir d’expression. Elle possède des dons extraordinaires en tant qu’écrivain. »
─ The National Book Review
 

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