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Par Cherche midi, publié le 26/03/2020

"Coccinelle" de Florence Belkacem : un livre poétique qui relie le visible à l'invisible

C’est un hommage mais aussi une forme d’exutoire. Dans Coccinelle (cherche midi éditeur), la journaliste Florence Belkacem raconte comment elle a fait face à la mort de sa mère. Avec poésie et tendresse, l’autrice revient sur les jours, les semaines, et les mois qui ont suivi la disparition de celle qui était son pilier. Un livre rempli d’espoir et qui interroge : doit-on faire confiance aux signes ?

Journaliste de profession, Florence Belkacem est une habituée des mots et des rencontres. Des personnalités, elle en a interviewé beaucoup. Mais dans Coccinelle, c’est sa propre histoire qu’elle a choisi de raconter. Une histoire pas toujours rose mais que l’on pourrait presque qualifier d’universelle. Elle revient ainsi sur la mort de sa mère, survenue en 2013. Un drame qui a fait voler sa vie en éclats et qu’elle a dû reconstruire petit à petit à la façon d’un "puzzle". Florence Belkacem a alors réuni "toutes ces bribes de souvenirs" pour écrire Coccinelle, récit aux allures de journal intime qui invite le lecteur à partager ses doutes, ses peines mais aussi les petits moments de joie qui ont ponctué son deuil. Accompagné de nombreuses citations, de Victor Hugo à La Rochefoucauld, le livre raconte avec force, poésie et sans tabou la mort et ceux que l’on laisse derrière soi.

Maman, es-tu là ?

Si Florence Belkacem a choisi de nommer son livre Coccinelle, c’est que le petit insecte a une signification très particulière pour elle. Alors qu’elle était à l’enterrement de sa mère, que les températures avoisinaient les 5° et que la grisaille se disputait au vent, une coccinelle est venue se poser sur sa main. Un instant fugace pourtant vécu comme un moment de grâce. Car pour la journaliste, il est évident que cette coccinelle était un signe. Et c’est bien de cela que parle son livre : ces petits signes, ces étranges coïncidences, toutes ces choses qui prennent des allures de messages si tant est que l’on veuille bien garder l’esprit ouvert. Et Florence Belkacem y croit. Elle écrit : "S’ils savaient pourtant combien c’est réconfortant, de savoir que tout ne s’arrête pas avec la mort, et que chacun peut à sa façon communiquer avec l’être disparu."

Quand la mort frappe les êtres aimés, que nous reste-t-il ? Et surtout, comment se raccrocher à eux ? Avec son livre, Florence Belkacem délivre un message fort et apaisé. Les morts sont là avec nous, dans notre quotidien, nos décisions, nos rires et nos larmes, dans les petits signes, les coïncidences, les heureux hasards, et même les coccinelles.

 

Vous pouvez dès maintenant retrouver la page Facebook de l'autrice :
https://www.facebook.com/FlorenceBelkacemCoccinelle/

 

Coccinelle
Dehors, il fait 5 °C, le temps est gris et venteux. Dans un instant, le prêtre va célébrer la messe d’enterrement de maman. Une coccinelle se pose sur ma main. D’où vient-elle, en ce mois de janvier ?
Quelques semaines plus tard, une deuxième coccinelle surgira, et d’autres encore… J’aimerais imaginer que c’est maman qui se manifeste, et, pourtant, le doute m’assaille. La prudence voudrait que je n’y croie pas, mais, au fil du temps, de nouveaux signes – un papillon, une biche, une bague… – m’entraînent dans un monde parallèle. Comme si les êtres disparus n’abandonnaient pas leurs proches et continuaient à les aider.
Saint Augustin et Victor Hugo auraient-ils raison : les morts seraient-ils « des invisibles, mais pas des absents » ?
 

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