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Par Cherche midi, publié le 25/05/2020

Sonia Dagotor  : " J'aime peindre les relations humaines "

Trois femmes. Trois générations. Trois histoires d’amour. Dans Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver (cherche midi éditeur), Sonia Dagotor tire le portrait de trois générations de femmes. Un roman léger, cocasse et terriblement tendre qui arrive en librairie en même temps que Sortez-moi de là, livre écrit il y a quelques années et retravaillé pour l’occasionRencontre avec une romancière passionnée.

C’est l’histoire de Justine, Catherine et Liliane. En apparence, la fille, la mère et la grand-mère mènent des vies heureuses et comblées. Mais toutes trois ont des secrets, des désirs et des regrets. Aussi, quand Liliane replonge dans ses souvenirs et que les révélations commencent à pleuvoir, c’est tout l’équilibre familial qui se retrouve en danger. Avec Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver, Sonia Dagotor signe un roman pétillant, dans la lignée de ses précédents livres (la trilogie  Épouse, mère et working girlUn anniversaire au poilZen altitude). Celle qui a commencé à écrire lors d’une nuit d’insomnie cultive un univers feel good "qui ne se prend pas au sérieux" et met en scène des personnages auxquels il est facile de s’identifier. Une légèreté assumée qui lui a permis de ravir le cœur de plus de 200  000 lecteurs  !  

Vous êtes venue à l’écriture à l’âge de 34 ans et depuis vous n’avez jamais cessé d’écrire. Quel a été le déclic  ?  

Début 2013, je traversais une mauvaise période, tant sur le plan professionnel que personnel. Un peu au bout du rouleau, j’avais décidé de m’octroyer trois jours de repos avec une amie, elle aussi, maman et working girl. J’étais loin de mes soucis quotidiens et pourtant, impossible de décompresser. Mes insomnies me poursuivaient. Lors de la dernière nuit, alors que nous devions prendre notre avion au petit matin, je me suis demandé ce qu’il fallait que je change dans ma vie pour me sentir mieux, plus épanouie. Je me souviens, je lisais Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier et je passais un super moment. Je me suis dit  : " Si un jour je devais écrire un livre, je voudrais écrire comme lui. " C’est là que le déclic s’est produit. La réponse à ma question s’est imposée comme une évidence  : "Je sais ce que je vais faire ! Je vais écrire un livre. Ce sera un best-seller et ma vie va changer ! " Voilà comment l’écriture est arrivée dans ma vie déjà bien remplie, se faisant une place qui est devenue de plus en plus importante. 

Avec Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver, vous faites le portrait de trois générations de femmes. Que souhaitiez-vous raconter à travers elles  ? Quel est le grand thème de ce roman  ? 

J’aime peindre les relations humaines. Mes grands-mères sont parties, et je n’ai pas pu partager avec elles autant que j’aurais aimé. Je me rappelle très bien une conversation que j’avais eue avec ma grand-mère paternelle sur le grand thème de l’amour. Contre toute attente, ses propos étaient bien différents de ceux que je m’attendais à entendre. L’amour n’a pas d’âge. L’amour est intemporel. L’amour est instinctif ou bien il se construit. Il se perd, se retrouve ou pas. Vous l’avez compris, c’est lui qui est le grand héros de mon roman. 

Il y a Liliane, la grand-mère, Catherine, la mère, et Justine, la petite-fille. Dans laquelle d’entre elles avez-vous mis le plus de vous  ? 

Quand j’écris, je ne me pose pas autant de questions. Ce sont mes personnages qui commandent et me guident à travers leurs émotions. J’ai vingt ans de plus que Justine. Catherine, elle, traverse une période difficile dans sa féminité. La cinquantaine n’est-ce pas l’âge de tous les tourments  ? Quant à Liliane, qui a près de quatre-vingts ans, j’imagine bien la solitude que peuvent ressentir les personnes âgées, quand bien même elles sont entourées. 

Dans ce roman, il est question du désir féminin. C’est quelque chose qui est encore trop souvent passé sous silence d’après vous  ?  

Probablement. C’est presque un sujet de philosophie. Et pour être honnête avec vous, je ne pas suis assez calée en la matière pour émettre un jugement. Je suis toujours un peu dans la retenue lorsque j’écris des scènes intimes. Là aussi, je laisse libre cours à mes héroïnes, espérant retranscrire au mieux leurs émotions et sentiments. 

Sur votre site officiel, vous écrivez que vos romans sont " résolument feel good".  D’après vous, le succès de vos romans et de la littérature feel good en général vient-il du fait qu’on ne laisse pas assez de place à la fantaisie dans notre quotidien  ? Comment l’expliquez-vous  ?  

De mon point de vue, chaque quotidien, aussi banal semble-t-il, regorge de situations qui peuvent, selon leur interprétation, faire sourire, rire et générer diverses émotions. Seulement, on ne s’en rend pas toujours compte. C’est en cela que j’essaie de véhiculer des messages de positiv’attitudes dans mes écrits. Mes protagonistes ressemblent à monsieur et madame Tout-le-monde. Donc, c’est facile de s’identifier à eux, et je pense que c’est la raison pour laquelle ce style de roman trouve son public. La littérature feel good est un genre accessible, qui ne se prend pas au sérieux et qui ne prend pas la tête. C’est léger, frais, et cela détend  ! 

Le cherche midi publie en même temps une nouvelle version d’un autre de vos romans, Sortez-moi de là, qui a déjà connu un joli succès en autoédition. Pouvez-vous en dire plus sur l’intrigue  ?  

Madeleine a trente-cinq ans et vit avec sa mère dans un petit village auvergnat, loin du chahut de la vie. Je m’amuse à dire qu’elle est vierge de toute expérience. Le début du roman est un peu triste car sa mère vient de mourir. Convoquée d’urgence chez le notaire, Madeleine apprend qu’elle hérite d’un appartement à Paris. Bien décidée à vivre enfin, elle fait sa valise, emportant le strict minimum, demande à son voisin de l’accompagner à la gare de Clermont et pour la toute première fois, monte dans un train. Direction la capitale, notre candide Madeleine est loin d’imaginer tout ce qu’elle s’apprête à découvrir en si peu de temps. 

Comment s’est déroulé le travail de réécriture sur Sortez-moi de là  ? A-t-il été difficile de retravailler un livre écrit il y a quelques années ? 

Ce n’était pas difficile, bien au contraire. J’ai écrit Sortez-moi de là en 2018 et les aventures de Madeleine étaient encore bien présentes dans mon esprit. C’était un réel plaisir de la retrouver et de rendre ses péripéties encore meilleures grâce à la bienveillance des professionnels avec qui j’ai collaboré. 

 

Ceux qui s'aiment finissent toujours par se retrouver
Liliane, la grand-mère
Ma petite-fille m’observe avec insistance. Je ne dois rien laisser paraître. Je la connais bien, Justine. Quel bout de femme ! Quel tempérament ! Elle a de qui tenir, me direz-vous.
Catherine, la mère
Je n’en peux plus de ces réunions de famille. Je dois toujours m’occuper de tout. Et Maman qui fait des caprices, en plus ! Vivement demain que je retrouve Pierre. Pierre, c’est mon collègue. Je l’aime beaucoup, mais je suis mariée… 
Justine, la petite-fille
Qu’est-ce qu’elle a, Mamie ? Je la trouve soucieuse. Les yeux dans le vague, elle soupire en caressant son petit chien. C’est certain, quelque chose cloche. Il faut que je lui parle !
Et si Justine perçait le secret de sa grand-mère ? Et si, dans cette histoire, chacune avait besoin de l’autre pour avancer, pardonner, et aimer ?
Le portrait de trois générations de femmes aux prises avec l’amour, la culpabilité et la possibilité du bonheur.

Sortez-moi de là
Madeleine, vieille fille de trente-cinq ans, vit au fin fond de l’Auvergne, couvée par sa maman. Son monde s’écroule brutalement lorsque celle-ci décède.
Mais le destin vient frapper à sa porte, ou plutôt le notaire de famille, qui lui apprend qu’elle hérite d’un appartement… à Paris ! Madeleine n’a jusqu’alors jamais quitté son village natal, mais elle est prête à sauter dans le train et à se lancer dans l’aventure : il est temps pour elle de rattraper le temps perdu et de faire l’apprentissage de la vie.

Au cœur de la capitale, bien des péripéties décoiffantes et des rencontres loufoques l’attendent. Madeleine est loin d’imaginer qu’elles changeront à tout jamais le fil de son existence.

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