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Perrin
EAN : 9782262070335
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Brejnev

L'antihéros

Collection : Biographies
Date de parution : 28/01/2021
Brejnev ou l’antihéros.
 
Qui était vraiment Leonid Brejnev, l’homme aux sourcils broussailleux qui a succédé au bouillonnant Nikita Khrouchtchev pour diriger l’Union soviétique pendant dix-huit ans, de 1964 à 1982 ? Un vieillard sénile, bardé de médailles, collectionnant les voitures étrangères et les fusils de chasse ? Un réactionnaire qui a persécuté les dissidents ?... Qui était vraiment Leonid Brejnev, l’homme aux sourcils broussailleux qui a succédé au bouillonnant Nikita Khrouchtchev pour diriger l’Union soviétique pendant dix-huit ans, de 1964 à 1982 ? Un vieillard sénile, bardé de médailles, collectionnant les voitures étrangères et les fusils de chasse ? Un réactionnaire qui a persécuté les dissidents ? Un gendarme qui a écrasé le Printemps de Prague et occupé l’Afghanistan ? Un cynique qui a laissé prospérer la corruption et les pénuries, plongé son pays dans la « stagnation » qui a mené au drame de Tchernobyl et à la fin de l’URSS ? Ou un dirigeant proche de ses racines ukrainiennes, un héros militaire qui a ressoudé les Russes autour d’un idéal de victoire, un diplomate rusé et aimable qui a éloigné le spectre de la Troisième Guerre mondiale ?
En dépit de sa longévité, Brejnev, objet de risée à la fin de sa vie, est resté pendant longtemps enfermé dans une gangue de mépris. Armé de nombreux documents inédits dénichés dans les archives russes, passant au crible les « carnets » brejnéviens, Andreï Kozovoï révise les idées reçues et dresse le portrait d’un dictateur pas comme les autres, d’un antihéros qui a semé les graines de la Russie poutinienne.
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EAN : 9782262070335
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

"Un régal." 
T.S. / Historia

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PatriceG Posté le 25 Mai 2021
    Ce livre de près de 500 pages écrit par l'historien Andréï Kozovoï paru en janvier 2021 est un livre très intéressant à lire à bien des égards en ce sens qu'il balaye une époque relativement complexe et riche en évènements qui va de la fin de la guerre civile russe jusqu'à la fin du règne de Brejnev pour expliquer précisément l'interaction de ce dernier dans le monde communiste qui va connaître son apothéose après la guerre jusqu'à l'avènement des spoutniks. Deux grands hommes vont émerger dans l'après Staline qui sont Khrouchtchev et Brejnev. Kozovoï utilise pour cela naturellement les Mémoires de Brejnev, mais qui sont loin de renseigner sur tout et qui présentent des approximations douteuses. On s'arrange avec l'histoire comme on peut. Sans que cela soit une blague, car l'auteur nous montre bien tous les dangers qu'il y a à franchir tous les paliers pour accéder à la fonction suprême. Il faut sans cesse surveiller ses arrières si on ne veut pas être taxé de traitre à la patrie, ou de lâche ou de mou ou d'incapable ou de vouloir cultiver sa personnalité, autant de chefs d'accusation qui -qu'on se rassure- vaudront la mort à plus d'un sans... Ce livre de près de 500 pages écrit par l'historien Andréï Kozovoï paru en janvier 2021 est un livre très intéressant à lire à bien des égards en ce sens qu'il balaye une époque relativement complexe et riche en évènements qui va de la fin de la guerre civile russe jusqu'à la fin du règne de Brejnev pour expliquer précisément l'interaction de ce dernier dans le monde communiste qui va connaître son apothéose après la guerre jusqu'à l'avènement des spoutniks. Deux grands hommes vont émerger dans l'après Staline qui sont Khrouchtchev et Brejnev. Kozovoï utilise pour cela naturellement les Mémoires de Brejnev, mais qui sont loin de renseigner sur tout et qui présentent des approximations douteuses. On s'arrange avec l'histoire comme on peut. Sans que cela soit une blague, car l'auteur nous montre bien tous les dangers qu'il y a à franchir tous les paliers pour accéder à la fonction suprême. Il faut sans cesse surveiller ses arrières si on ne veut pas être taxé de traitre à la patrie, ou de lâche ou de mou ou d'incapable ou de vouloir cultiver sa personnalité, autant de chefs d'accusation qui -qu'on se rassure- vaudront la mort à plus d'un sans procès . Les rivalités sont partout. Les clans, les copinages, les alliances qui se forment et de déforment qui ont commencé sous Staline dans la crainte et qui se perpétuent après Staline avec une sorte de rémanence sont indissociables de l'entreprise soviétique. L'arrière-garde stalinienne veille au grain jusqu'à environ l'avènement de Brejnev. Dans cette phase cruciale de la déstalinisation qui va donner des idées à la Hongrie, à la Tchécoslovaquie de vouloir s'émanciper de l'empire soviétique, ça va être tout l'art de Khrouchtchev et de Brejnev de profiter des oppositions pour accroitre leur emprise sur le régime. Ils vont se montrer alors de fins manoeuvriers contrairement à ce qu'on dit parfois de ne pas avoir été à la hauteur. Il faut voir à quelle échelle se jouaient toutes ces influences qui avaient pour objectif de faire de l'empire soviétique la puissance mondiale number one devant les Etats-Unis évidemment qui portaient tous les maux de la terre bien sûr, On met toujours en avant le lent délitement du bloc soviétique par l'extérieur depuis la mort de Staline : deux ennemis jurés n'ont pas réussi, Napoléon et Hitler, mais les luttes intestines au sein de l'URSS sont effroyables, tout le temps. le règne de Brejnev qui va rester 18 ans à la tête du bloc va connaître une relative stabilité. Quand les spoutniks vont arriver, c'est le monde entier qui sera mi-médusé, mi-conquis. On parle alors d'une possible conquête de la lune par les russes. Les américains avaliseront le fait que les russes ont marqué un point crucial dans la conquête spatiale : pendant deux ans, ils n'ont rien su de ce qui se mijotait dans les "terres vierges" du kazakhstan (où il ne pousse rien au passage. Quand le pouvoir tenait congrès à Moscou, c'est 130 pays qui se réunissaient : on avait l'impression que le sort du monde se jouait là à coups de diktats, d'oukases. Ce fut vraiment une chose extraordinaire ! Oui beaucoup d'anciens ont vraiment la nostalgie de cette époque et on peut comprendre les réticences qu'ont certains d'être sourds à toute remise en cause de Staline, et Brejnev dans tout ça a fait en sorte de, à la fois, briller et sauver sa peau. C'est presque un rescapé de l'ère Staline où il fut d'abord colonel, avec des ascensions, des trous d'air invraisemblables, au gré des jeux de pouvoir.. En matière de femme, il n'y en avait pas un pour sauver l'autre, ils se tenaient donc en respect sur cette question.. Brejnev portait beau, sensible au placard qu'on arborait des épaules à l'abdomen lors des cérémonies militaires. C'est avec une certaine jalousie qu'il s'appliquait à le tirer vers l'abdomen ; en matière de titres, bien des maréchaux lui soufflaient la vedette .. Sa marotte, à part ce que je viens de dire, était le théâtre. Pas trop la littérature : il a réussi néanmoins à s'entretenir de Tolstoï (Guerre et Paix) avec Giscard qu'il l'avait comme livre de chevet, s'il vous plaît .. !..
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