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Archipoche
EAN : 9782377355020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 232
Format : 10,8 x 17,7 mm

Le dernier jour du Général de Gaulle

Collection : Archidoc
Date de parution : 27/08/2020
La mort, des tranchées jusqu’à l’ultime retraite de Colombey, fut la compagne familière du Général. Grâce à une documentation minutieuse et une enquête approfondie auprès de grands témoins, François Broche dessine le portrait d’un homme trop souvent dépeint comme insensible et inébranlable.
Jusqu’à son ultime retraite de Colombey, la mort fut la compagne familière du général de Gaulle. Laissé pour mort devant Douaumont (1916), rescapé d’une grave crise de paludisme (1942), puis d’une fusillade à Notre-Dame (1944), cible de plusieurs attentats de l’OAS (1961-1962), il aurait également connu la tentation du suicide... Jusqu’à son ultime retraite de Colombey, la mort fut la compagne familière du général de Gaulle. Laissé pour mort devant Douaumont (1916), rescapé d’une grave crise de paludisme (1942), puis d’une fusillade à Notre-Dame (1944), cible de plusieurs attentats de l’OAS (1961-1962), il aurait également connu la tentation du suicide après son échec devant Dakar (1940).
Sa vie fut jalonnée de deuils intimes, d’ennuis de santé, de haines tenaces, marquée par la tentation de tout quitter et par la hantise du déclin (« La vieillesse est un naufrage »). Il a toujours fait face avec sa sensibilité, ses convictions, sa force de caractère, mais aussi avec ses angoisses et ses doutes.
« Il y a le pauvre homme de Gaulle, disait-il. Et puis il y a le de Gaulle dont on attend l’Histoire. » C’est leur rencontre qu’organise François Broche dans cet essai qui confronte l’homme et sa légende, l’action politique et la méditation philosophique. Éclairant l’ultime journée du 9 novembre 1970 à l’aide d’une documentation minutieuse et de témoignages rares, il prolonge d’ombres intimes la silhouette du « plus illustre des Français ».
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EAN : 9782377355020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 232
Format : 10,8 x 17,7 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • EvlyneLeraut Posté le 11 Mars 2021
    « le dernier jour de Charles de Gaulle » est apprenant. Colombey plus qu'une ville devient le microcosme de ce grand homme dont l'aura encore aujourd'hui, berce nos consciences. Notre contemporanéité est honorée. On se prend à aimer cet homme côté jardin. Dans ce repli du temps, la vieillesse est un habitacle. Il faut dire que la mort lui aura envoyée des signaux constants. Il a échappé de justesse à cette emprise fatale. En 1916 suite à une atteinte de paludisme, à un attentat, une fusillade à Notre-Dame en 1944. Que dire de ceux de O.A.S. Ce livre est lumineux. Empreint de douceur. « Ici tout est calme. Je mets à profit cette tranquillité systématique pour travailler à mon grand ouvrage. » Il tourne le dos au peuple, vaincu et trahi et sans doute bouleversé. « Eux : Ils ne méritent même plus la vieille apostrophe de « Veaux », rude certes, mais plus goguenarde qu'insultante. » Néanmoins ce terme sera de la boue collée sous ses chaussures. « La traversée du désert » décrit un Charles de Gaulles indifférent aux intempéries comme à la fatigue. » La trame est amie, solide et implacable dans la justesse de l'évènementiel. Pas... « le dernier jour de Charles de Gaulle » est apprenant. Colombey plus qu'une ville devient le microcosme de ce grand homme dont l'aura encore aujourd'hui, berce nos consciences. Notre contemporanéité est honorée. On se prend à aimer cet homme côté jardin. Dans ce repli du temps, la vieillesse est un habitacle. Il faut dire que la mort lui aura envoyée des signaux constants. Il a échappé de justesse à cette emprise fatale. En 1916 suite à une atteinte de paludisme, à un attentat, une fusillade à Notre-Dame en 1944. Que dire de ceux de O.A.S. Ce livre est lumineux. Empreint de douceur. « Ici tout est calme. Je mets à profit cette tranquillité systématique pour travailler à mon grand ouvrage. » Il tourne le dos au peuple, vaincu et trahi et sans doute bouleversé. « Eux : Ils ne méritent même plus la vieille apostrophe de « Veaux », rude certes, mais plus goguenarde qu'insultante. » Néanmoins ce terme sera de la boue collée sous ses chaussures. « La traversée du désert » décrit un Charles de Gaulles indifférent aux intempéries comme à la fatigue. » La trame est amie, solide et implacable dans la justesse de l'évènementiel. Pas de jugements, pas de politique politicienne, juste les faits. « Sans doute un homme meurt-il lorsqu'il est prêt à mourir, et il est prêt lorsqu'il est trop malheureux. » écrit Romain Gary. Et maintenant je suis mort. Les Français ont bien tué « le Père » en avril 1969. » Charles de Gaulle pénètre le labyrinthe de l'essentialisme. Il écrit ses mémoires dans cette contrée inclusive de l'urgence du dire. Raconter les profondeurs intrinsèques qui se lovent en lui. Lianes tortueuses, exutoire et abandon. « le courage est la résistance à la peur : la maîtresse et non l'absence de peur. (Mark Twain). » « Une balle peut tout changer. » Plus on avance dans la lecture de cet essai fabuleux et olympien, mémoriel et pragmatique, on est en sidération face à l'altérité présidentielle coûte que coûte. Cet emblème qui ne lâche pas un seul instant Charles de Gaulle. « Andromaque dit à Cassandre : « Je ne sais pas ce qu'est le destin. Et Cassandre lui répond : C'est simplement la forme accélérée du temps. » « Dans la guerre de Troie n'aura pas lieu. » On pleure à la page 207, par l'invincible de la délivrance de Charles de Gaulle : « Quand je devrai mourir, j'aimerais que ce soit /Sur un champ de bataille/ J'aimerais que ce soit le soir. le jour mourant/Donne à celui qui part un regret moins pesant. » « Ses mémoires de guerre » sont l'ultime sursaut, ce qui résistera toujours aux autodafés symboliques. Ce livre des mémoires est le cercle défini d'un homme fragilisé mais qui a tant fait pour l'humanité, vaillant résistant, homme abattant les arbres vils à coup de hache. Sans craindre un seul instant pour sa propre vie. « le dernier jour de Charles de Gaulle » est éclairant. Il offre la dernière page écrite par ce grand homme. Plus que cela, il est une conférence à ciel ouvert. Une invitation que nous octroie, l'écriture douée de François Broche : pénétrer subrepticement dans un respect absolu la bibliothèque langagière et temporelle d'un Charles de Gaulle digne et réaliste. Nécessaire. Publié par les Éditions Archipoche. Merci Babelio et les Éditions Archipoche (Archidoc) pour l'envoi de cet écrin et votre confiance en ma lecture.
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  • JeanPierreV Posté le 23 Février 2021
    "Pour lui, la mort a toujours fait partie de la vie, il ne sert à rien de ruser avec cette évidence." Au soir de ma vie, je fais maintenant partie de ces anciens qui l'ont connu en qualité de premier Président de la Vème République, qui ont connu à la fois l'engouement des uns et le rejet qu'il suscitait pour d'autres..l'adoration presque religieuse de certains et la haine farouche d'autres. Il ne laissait personne indifférent. Aussi, c'est avec grand plaisir que j'ai reçu de Babelio ce titre à la suite de l'opération Masse critique non fiction. Un grand merci à toute cette équipe qui vit et agit pour promouvoir la lecture, les nouveautés et permettre un échange entre lecteurs. Un autre grand merci à François Broche et aux Éditions Archipoche pour m'avoir transmis ce texte riche en découvertes et en informations. Prendre le dernier jour du Général de Gaulle comme angle de présentation de cet homme, de son action, de ses échecs est original et ambitieux...Le pari est réussi, depuis le petit déjeuner jusqu'à la réussite quotidienne en soirée, réussite avant le coucher...réussite interrompue ce 9 novembre à 19h25  par un malaise fatal. Il avait encore tant de projets qu'il craignait de... "Pour lui, la mort a toujours fait partie de la vie, il ne sert à rien de ruser avec cette évidence." Au soir de ma vie, je fais maintenant partie de ces anciens qui l'ont connu en qualité de premier Président de la Vème République, qui ont connu à la fois l'engouement des uns et le rejet qu'il suscitait pour d'autres..l'adoration presque religieuse de certains et la haine farouche d'autres. Il ne laissait personne indifférent. Aussi, c'est avec grand plaisir que j'ai reçu de Babelio ce titre à la suite de l'opération Masse critique non fiction. Un grand merci à toute cette équipe qui vit et agit pour promouvoir la lecture, les nouveautés et permettre un échange entre lecteurs. Un autre grand merci à François Broche et aux Éditions Archipoche pour m'avoir transmis ce texte riche en découvertes et en informations. Prendre le dernier jour du Général de Gaulle comme angle de présentation de cet homme, de son action, de ses échecs est original et ambitieux...Le pari est réussi, depuis le petit déjeuner jusqu'à la réussite quotidienne en soirée, réussite avant le coucher...réussite interrompue ce 9 novembre à 19h25  par un malaise fatal. Il avait encore tant de projets qu'il craignait de ne pouvoir mener à terme. Il  devait encore écrire 3 tomes pour achever ses mémoires, trois tomes pour partager encore et toujours ses choix, sa vision de la France, L Histoire dont il avait été acteur, la Grande Histoire. Il avait encore besoin de transmettre, de partager ses rencontres, ses choix, ses décisions...Il n'avait pas tout dit, il avait encore besoin de travailler ! Il avait horreur de l'inaction. Alors, tous les jours, y compris ce 9 novembre 1970, il s'astreint à travailler, à écrire après sa promenade quotidienne, depuis son bureau où personne ne vient le déranger.  le travail est essentiel,  certes pour cette transmission, mais aussi et surtout pour faire reculer cette déchéance intellectuelle qu'il appréhende. Il avait dit en parlant de Pétain " La vieillesse est un naufrage". Il a presque atteint l'âge qu'avait Pétain. Lui qui a besoin de penser, de réfléchir, et qui s'y astreint chaque jour, a peur de ce naufrage, de cette perte de la mémoire. Alors il se bat, exerce cette mémoire, la fait travailler, la couche sur la papier.   Il veut d'une part transmettre cette mémoire, et d'autre part, il ne voudrait "pas vivre trop vieux afin d'échapper au désastre physique de l'âge", et lui, l'homme actif commence à s'ennuyer. François Broche devient, en 9 chapitres,  -9 approches complémentaires - sa mémoire, nous rappelle ces rencontres qui firent L Histoire, ces entretiens avec ces dirigeants, avec ces militaires, avec ces hommes d'État et dirigeants qu'il rencontra dans le cadre de ses fonctions, dirigeants étrangers et  hommes politiques français, qui l'accompagnèrent ou le trahirent, avec ces Compagnons de la Libération...il y en eut tant et tant  ! Il a toujours aimé la France et les français.  Il n'a pas par contre, bien vécu les échecs, Dakar,  Mai 68, le "Non" au référendum.....ni non plus, sa captivité pendant la première Guerre mondiale. Il n'a pas été toujours apprécié en retour, y compris par certains qui le trahirent, au point d'être parfois tenté, semble-t-il, par le suicide, mais sa foi lui l'interdisait. La somme de travail effectué par l'auteur est impressionnante..Je me suis amusé, au vu du nombre de personnages cités, de les compter dans l'index...François Broche fait référence à plus de 400 noms ! Certains cités une fois d'autres bien plus. L'exercice mérité d'être noté...   Les lecteurs qui n'ont pas connu De Gaulle et qui ne se passionnent pas pour l'Histoire de notre pays ne tenteront peut-être pas cette lecture. Ils noteront toutefois, que cet homme politique influence encore notre démocratie et notre vie 50 ans après sa mort ! En tout cas, ceux qui s'intéressent à L Histoire sans pour autant avoir le courage ou le temps de lire les mémoires de Charles de Gaulle trouveront avec ce titre un point de vue écrit sous un angle original permettant de connaître l'action de De Gaulle, sa personnalité, sa foi, ses engagements et hantises, sa vie...en quelques heures de lecture ...et cette mort, cette compagne de tous les instants dans sa vie de croyant...une compagne qu'il ne craignait pas.
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  • Fanny1980 Posté le 22 Février 2021
    Un grand merci à Babelio et à Archipoche pour leur envoi du livre « le dernier jour du Général de Gaulle » dans le cadre de la masse critique non-fiction de février 2021 : penser demain. Cet ouvrage de 2010 de François Broche, réédité en 2020, dans la collection Archidoc, s'intègre parfaitement à cette thématique « penser demain » car comment peut-on réfléchir sur l'avenir sans bilan du passé et sans en tirer des enseignements ? François Broche aborde les actions/réactions du Général de Gaulle (né le 22 novembre 1890 et mort le 9 novembre 1970) en les replaçant dans leur contexte et en se référant à de multiples écrits du monde politique de l'époque. Il ne structure pas son ouvrage de manière chronologique mais selon neuf thèmes sur lesquels tout un chacun pourrait s'interroger à l'approche de la mort, mais dont les réponses ont d'autant plus d'intérêt qu'elles sont relatives à un homme qui a marqué L Histoire. Pour le Général de Gaulle, le calme des derniers moments à Colombey-les-Deux-Eglises, après une vie consacrée à l'action, s'est illustré dans la rédaction des « Mémoires d'espoir », pour assurer la survie de son oeuvre politique, avec une peur non pas de la... Un grand merci à Babelio et à Archipoche pour leur envoi du livre « le dernier jour du Général de Gaulle » dans le cadre de la masse critique non-fiction de février 2021 : penser demain. Cet ouvrage de 2010 de François Broche, réédité en 2020, dans la collection Archidoc, s'intègre parfaitement à cette thématique « penser demain » car comment peut-on réfléchir sur l'avenir sans bilan du passé et sans en tirer des enseignements ? François Broche aborde les actions/réactions du Général de Gaulle (né le 22 novembre 1890 et mort le 9 novembre 1970) en les replaçant dans leur contexte et en se référant à de multiples écrits du monde politique de l'époque. Il ne structure pas son ouvrage de manière chronologique mais selon neuf thèmes sur lesquels tout un chacun pourrait s'interroger à l'approche de la mort, mais dont les réponses ont d'autant plus d'intérêt qu'elles sont relatives à un homme qui a marqué L Histoire. Pour le Général de Gaulle, le calme des derniers moments à Colombey-les-Deux-Eglises, après une vie consacrée à l'action, s'est illustré dans la rédaction des « Mémoires d'espoir », pour assurer la survie de son oeuvre politique, avec une peur non pas de la mort mais du naufrage de la vieillesse et notamment en souvenir de la fin du Maréchal Pétain. Les épisodes antérieurs, de fuite pour un renouveau, sont également commentés : l'appel du 18 juin 1940, les difficultés de la « France libre », le départ du gouvernement provisoire du 20 janvier 1946, le retour du 1er juin 1958 suite à l'effondrement de la IVe République, impuissante à résoudre la crise algérienne, le référendum du 28 octobre 1962, après plusieurs attentats de l'OAS, afin d'asseoir la place du président dans la Ve République, avec son élection au suffrage universel direct, la gestion des événements de mai 68, avant le grand départ du 28 avril 1969, suite au vote négatif au référendum sur la régionalisation et sur la réforme du Sénat. Cet essai parle aussi de la dualité entre l'homme et le personnage historique concernant le sens de la vie, les maux du quotidien, les blessures physiques ou psychologiques, dans son rapport à sa mort et à celle des autres, sur sa vision de la religion, croyant en Dieu et en l'amour de sa patrie, mais représentant un Etat laïque quand il intervient pour la France. Il est aussi question de ses voyages après avoir quitté le pouvoir, en Irlande et dans l'Espagne de Franco, et de sa volonté de découvrir la Chine de Mao, ce qu'il n'aura pas le temps de faire. Comme lui avait dit Staline en 1944 : « Après tout, il n'y a que la mort qui gagne », ce qui arrivera finalement pour le Général de Gaulle le soir du 9 novembre 1970, avec cette formule du Président Georges Pompidou : « le Général de Gaulle est mort, la France est veuve ». Cette présentation de François Broche, différente d'une biographie classique, donne une approche plus dynamique, tout en permettant d'avoir une vision assez complète, et très documentée, dans un essai assez court (220 pages). « le dernier jour du Général de Gaulle » est donc une belle découverte que je conseille. « le dernier jour du Général de Gaulle » était mon premier essai « Archidoc », collection de poche du groupe l'Archipel, créée en 2019, mais d'autres livres du catalogue me tentent, notamment les analyses de grands discours, et plus particulièrement « Ces discours qui ont marqués la Ve République » de Jean-Louis Debré ou encore « Les grands discours des présidents des Etats Unis » d'Alain Frerejean.
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