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La Découverte
EAN : 9782707159366
Code sériel : 315
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm

Main basse sur le Cameroun

Autopsie d'une décolonisation

Odile Tobner (préface de)
Date de parution : 07/01/2010

Mongo Beti, écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.
Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les...

Mongo Beti, écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.
Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l’éditeur poursuivi, et l’auteur l’objet de multiples pressions et menaces.
Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d’une actualité brûlante à l’heure de l’intervention française au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n’en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France.
Trente ans plus tard, ce livre demeure un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la Françafrique.

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EAN : 9782707159366
Code sériel : 315
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AntigoneStrange Posté le 27 Février 2020
    Ce livre est passionnant car il est l'un des rares avec ceux de Deltombe à parler de la guerre du Cameroun et à aborder aussi frontalement celle-ci. Pour autant le livre est parfois un peu répétitif et l'écriture de Mongo Béti est parfois un peu lourde.
  • Gangoueus Posté le 30 Octobre 2010
    1960 - 2010 : 50 ans d’indépendance pour de nombreux pays issus du pré-carré négro-africain de la France. Le terme « indépendance » vis-à-vis de la France m’a toujours laissé songeur, même si Grand Kallé a réussi à faire danser tout un continent sur une utopie. La lecture du fameux essai de Mongo Béti, Main basse sur le Cameroun : Autopsie d’une décolonisation, publié chez François Maspero et immédiatement censuré en 1972 par le ministre de l’Intérieur français de l’époque, Raymond Marcellin, me conforte quarante ans après sur le fait que tout cela n’est que mascarade. Notons d’abord, concernant cette censure, qu’elle fait suite à la demande du gouvernement d’Amadou Ahidjo par l’entremise d'un autre écrivain, Ferdinand Oyono, ambassadeur du Cameroun en France au moment de la parution de l’essai de Mongo Béti. Un paradoxe. Voir la suite sur mon blog...
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