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La Découverte
EAN : 9782707134400
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 178
Format : 135 x 220 mm

Réforme sociale ou révolution ? Grève de masse, parti et syndicats

Irène PETIT (Présentation)
Collection : [Re]découverte
Date de parution : 15/03/2001
Ces deux textes retracent la controverse qui passionna les débats marxistes du début du siècle. Documents de référence à l’analyse du socialisme européen, ils décrivent à chaud les événements et le climat politique de la Russie révolutionnaire.
Au tournant du siècle, alors que la Révolution russe s’apprête à éclater, deux courants s’affrontent au sein du socialisme en Allemagne, là précisément où Marx avec prédit la révolution prolétarienne. Le premier courant, dit « réformiste », est incarné par Eduard Bernstein ; le second « orthodoxe », est représenté par Rosa Luxemburg et les... Au tournant du siècle, alors que la Révolution russe s’apprête à éclater, deux courants s’affrontent au sein du socialisme en Allemagne, là précisément où Marx avec prédit la révolution prolétarienne. Le premier courant, dit « réformiste », est incarné par Eduard Bernstein ; le second « orthodoxe », est représenté par Rosa Luxemburg et les spartakistes. À l’« opportunisme » bersteinien qui prône une adhésion au pouvoir établi, Rosa Luxemburg répond par l’intransigeance des idéaux marxistes auxquels l’apogée du mouvement révolutionnaire russe en 1905 semble pour un temps donner raison.
Ces deux textes retracent la controverse qui passionna les débats marxistes du début du siècle. Documents de référence à l’analyse du socialisme européen, ils décrivent à chaud les événements et le climat politique de la Russie révolutionnaire.
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EAN : 9782707134400
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 178
Format : 135 x 220 mm
La Découverte

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Hippolyte78 Posté le 29 Avril 2018
    Réforme sociale ou révolution est un texte majeur écrit par Rosa Luxemburg. Ce texte est assez difficile a comprendre et à aborder, et j'avoue n'avoir pas réussi à tout comprendre. Cependant le message que veut faire passer Rosa Luxemburg est assez clair. Le réformisme est voué à l'échec. Dans ce textes Rosa Luxemburg que les parti socialistes réformisme ou révisionnistes représenté à l'époque par Bernstein en Allemagne. Le réformisme consiste à vouloir instauré le socialisme à travers des reformes, en gagnant des places dans les institutions gouvernemental. Le révisionnisme consiste à un peu près la même choses, si ce n'est qu'il remet en cause certaines théories marxistes, disant que à force de crises régulières, le capitalisme est voué à s'effondrer, ces derniers considérant que le capitalisme n'est pas si mauvais, et qu'il peut permettre de réduire les inégalités. Texte très intéressant.
  • cprevost Posté le 3 Mars 2017
    Si ce livre, comme à moi, par hasard, tombe entre vos mains, la question posée par le titre – « Réforme sociale ou révolution ? » – vous semblera sans doute peu d'actualité. Si cependant, le néolibéralisme – c'est-à-dire la déréglementation des flux financiers, la privatisation des services publics, le creusement abjecte des inégalités sociales et le recul sans précédent des libertés ; si l'ordre politique et économique qui en découle, accepté indistinctement par les gouvernements de gauche et de droite et consacré par la maxime de Margaret Thatcher : « Il n'y a pas de solution de rechange », ne sont pas votre tasse de thé, vous aurez, peut-être, la curiosité de parcourir l'ouvrage de Rosa Luxemburg. Les querelles politiques sont datées, les argumentations sont désuètes, cependant des questions non résolues demeurent : Faut-il se résoudre, par réalisme, au triomphe de la sociale démocratie ? Ou bien faut-il encore espérer en quelques « grands soirs » qui, de fond en comble, chambouleront le vieux monde (sic) ? Voilà en préface de « Réforme sociale ou révolution», n'en doutons pas, de manichéens raccourcis et des questions qui ne laissent pas la moindre place ni aux doutes, ni aux hésitations, ni... Si ce livre, comme à moi, par hasard, tombe entre vos mains, la question posée par le titre – « Réforme sociale ou révolution ? » – vous semblera sans doute peu d'actualité. Si cependant, le néolibéralisme – c'est-à-dire la déréglementation des flux financiers, la privatisation des services publics, le creusement abjecte des inégalités sociales et le recul sans précédent des libertés ; si l'ordre politique et économique qui en découle, accepté indistinctement par les gouvernements de gauche et de droite et consacré par la maxime de Margaret Thatcher : « Il n'y a pas de solution de rechange », ne sont pas votre tasse de thé, vous aurez, peut-être, la curiosité de parcourir l'ouvrage de Rosa Luxemburg. Les querelles politiques sont datées, les argumentations sont désuètes, cependant des questions non résolues demeurent : Faut-il se résoudre, par réalisme, au triomphe de la sociale démocratie ? Ou bien faut-il encore espérer en quelques « grands soirs » qui, de fond en comble, chambouleront le vieux monde (sic) ? Voilà en préface de « Réforme sociale ou révolution», n'en doutons pas, de manichéens raccourcis et des questions qui ne laissent pas la moindre place ni aux doutes, ni aux hésitations, ni même au simple raisonnement. On se demande si François L'Yvonnet, le stakhanoviste de la « préface-Wikipédia » tout azimut, a lu l'ouvrage dont il parle – le pire étant naturellement que l'on ne peut pas l'exclure – ou s'il ne fait que retourner à ce lieu commun de la réponse des demi-habiles à ceux qui tentent de faire de la politique pour de bon, c'est-à-dire à ceux qui essayent de modifier l'ordre des choses en ses structures capitalistes : la dénégation pure et simple, la dissuasion ferme de changer quoi que ce soit parce que le libéralisme est l'horizon indépassable. Si l'on suit donc François L'Yvonnet, c'est le très médiocre Eduard Bernstein qu'il eut fallu publier et non pas Rosa Luxemburg mais avec, alors que les arguments réformistes sont contredits par la plus élémentaire réalité, des risques réels de freiner un peu la carriole de la moralisation du capitalisme et, dans cette période incertaine, des possibilités aussi de ne pas se refaire à bon compte une virginité. Rosa Luxemburg évidemment n'est pas contre la réforme sociale. Elle permet, à l'intérieur même du système existant, hors crise, d'améliorer (de maintenir) la situation des travailleurs et de faire progresser (de maintenir) la démocratie. Cependant, la réforme n'est qu'un facilitateur de la conquête du pouvoir politique véritable, pas une sorte de révolution diluée dans le temps. Il ne s'agit pas pour Luxemburg de replâtrer un régime inique pour tenter de le faire perdurer mais d'en changer radicalement. Il ne s'agit pas non plus pour les travailleurs de déléguer le pouvoir à tous ceux qui y sont destinés par leur naissance, leurs avoirs ou qui y sont appelés par leur compétence mais de se saisir des rênes. La lutte syndicale et parlementaire est donc conçue par la révolutionnaire allemande comme le moyen d'organiser et d'éduquer le peuple dans la perspective d'un authentique changement de pouvoir à son profit. Comme le montre que trop bien l'expérience de tant d'années de capitalisme finissant, une chaine infiniment longue, continue de réformettes, qui renvoie chacun à la très étriquée sphère privée, ne permet aucunement la répartition équitable des richesses, l'enrichissement de la vie, le partage du pouvoir, c'est même tout le contraire. Les résultats des politiques de maquignonnage incessantes sont toujours illusoires, temporaires et la déconfiture, par contre, toujours certaine. Les raisons des échecs répétés de ces politiques sont, pour la célèbre théoricienne marxiste, de nature systémique. Les contradictions du capitalisme ne peuvent être atténuées, elles doivent être portées à maturité et supprimées. Bourgeois et salariés, les classes sont irréconciliables. La bourgeoisie insatiable, qui possède les moyens de production, accapare la plus-value et défend bec et ongles ses seuls intérêts, n'est ni progressiste, ni morale, ni championne des libertés et surtout pas représentante de l'intérêt universellement humain. Les classes ne peuvent être fondues, sinon de manière incantatoire, en une seule énorme classe moyenne. Les crises économiques, seuls mécanismes d'adaptation du système, lui sont indispensables. Elles permettent la correction périodique des déséquilibres existants entre la capacité considérable de la production et l'étroitesse du marché ; entre la baisse des taux de profit et la nécessité d'investissements toujours renouvelés. le système doit être toujours considéré globalement et telle ou telle sous-partie en régime capitaliste ne peut malheureusement pas être isolée. Les tentatives tout à fait marginales et soporifiques de constituer des isolats dans un environnement capitaliste d'échanges et de concurrence exacerbée ; de modifier localement les modes de production et la répartition de la plus-value qui en dépend, dans un contexte de baisse tendancielle des taux de profit et de paupérisation, sont toujours, constate Rosa Luxemburg, vouées à l'échec organisationnel en interne et commercial en externe. Il n'y a aussi, par malheur, pas de force intrinsèque des idées de justice et les réformistes ignorants et sans « science » l'apprennent à leurs dépens. Ils se heurtent, sans que rien n'y fasse, toujours et éternellement, à la dure matérialité des faits. le développement ininterrompu de la démocratie est un doux mirage pour midinettes. L'interventionnisme, le militarisme, le recul des libertés, etc. sont dans l'histoire moderne monnaie courante. le renforcement de la démocratie dépend en effet du renforcement du mouvement populaire et pas l'inverse naturellement. le but poursuivi par Rosa Luxemburg avec son parti est l'effondrement du capitalisme, l'expropriation de la classe bourgeoise, la suppression du régime économique du salariat et donc le passage révolutionnaire à une autre société. La prise du pouvoir implique pour elle une situation économique et politique parvenue à un certain degré de maturité, une masse consciente et des luttes longues avec des avancées et des reculs. A aucun moment, il n'est question, n'en déplaise à François L'Yvonnet, de grand soir. Mais allez parler de matérialisme historique, de théorie de la valeur au préfacier de « L'Herne », autant apprendre la règle de trois à une théière. En pleine crise de la finance libéralisée « le capital » de Karl Marx a fait un tabac. Les tenants de la titrisation et de la hiérarchisation des crédits, tentant de comprendre un peu quelque chose, ont participé très furtivement à ce succès. La prochaine crise s'annonce déjà, vous pouvez donc prendre un temps d'avance en lisant, en guise d'introduction et en attendant de vous mettre sous la dent quelque chose de plus roboratif, Rosa Luxemburg. « Réforme sociale ou révolution ? » a l'incontestable mérite de rappeler, en cette période de turbulence politique, quelques-uns des invariants du capitalisme et les voies qui en découlent de possibles modifications de l'ordre des choses en ses structures, celles de la finance, du commerce international ou de l'Europe … La politique, tous partis confondus, abandonnée aux illettrés des sciences humaines, consiste aujourd'hui à dissuader de faire quelque chose d'efficient, les élections étant un moment intensif de la dépolitisation qui ne laisse le choix que de l'extrême-droite ou du candidat qui fera nécessairement advenir l'extrême-droite.
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  • Iraultza Posté le 3 Mars 2017
    Réforme sociale ou révolution ? est la première grande œuvre de Rosa Luxemburg dans laquelle elle soutient les principes de la lutte révolutionnaire du prolétariat et défend les conclusions de Marx sur l'aggravation des contradictions du capitalisme qui provoqueront sa chute, et amèneront l'inévitable révolution socialiste. Rosa Luxemburg démonte par ailleurs les affirmations de Berstein, qui appartient au courant opportuniste du marxisme,et qui cherche à défendre le réformisme. Elle combat l'idée selon laquelle le capitalisme pourrait devenir, pacifiquement et par un processus interne, un socialisme nouveau. Même si ce texte est daté, il nous amène à réfléchir sur le système actuel de la social-démocratie, et ses capacités - réelles ou illusoires - à changer le système capitaliste.
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