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            Beauté fatale

            La Découverte
            EAN : 9782707185815
            Code sériel : 425
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 296
            Format : 125 x 190 mm
            Beauté fatale
            Les nouveaux visages d'une aliénation féminine

            Date de parution : 23/04/2015

            Comment les industries du « complexe mode-beauté » travaillent aujourd’hui à entretenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle. Le corps féminin est sommé de devenir un produit, de se perfectionner pour mieux se vendre.

            Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd’hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées,... Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd’hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du « complexe mode-beauté » travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
            Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d’autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu’il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d’une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.
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            EAN : 9782707185815
            Code sériel : 425
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 296
            Format : 125 x 190 mm
            La Découverte
            10.00 €
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            Ils en parlent

            Ce qu'avait révélé l'affaire DSK, au-delà de la vie privée d'un homme public, c'était une France dont le pouvoir économique, médiatique et politique appartient encore trop exclusivement aux hommes. Quarante ans après la vague féministe, les femmes se retrouveraient plus que jamais soumises à une injonction à la séduction qui les enferme insidieusement dans les rôles d'objets auxquels elles avaient tenté d'échapper. C'est la thèse que développe Chollet dans Beauté fatale. Injonctions à être jeune, mince, belle, bien habillée, parfumée, sexy, assenées cette fois par le capitalisme via la presse et leurs étendards, les actrices et les mannequins, qui enferment les femmes dans un monde miniature (les vêtements, le maquillage, la décoration) limité à leur personne. "Aux hommes l'abstraction, la pensée, le regard, les affaires publiques, le monde extérieur ; aux femmes le corps, la parure, l'incarnation, le rôle d'objets de regards et de fantasmes, l'espace privé, l'intimité."
             
            Nelly Kaprièlian / Les Inrocks
            Lisez Mona Chollet ! Dans Beauté fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine, la journaliste et essayiste s'attaque à la question de l'aliénation des femmes par la culture de masse (séries télé, blogs de beauté, tyrannie du look, régimes minceur...). Et ça soulage ! Car il faut mesurer les ravages de cette injonction permanente à la féminité. Non contente de nous faire endosser des rôles sexués archaïques, elle entretient aussi, selon l'essayiste, « la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle ». Autrement dit, on ne naît pas quiche, on le devient. Encore faut-il en prendre conscience. Mona Chollet reconnaît que c'est difficile : « Sans qu'on y prenne garde, notre vision de la féminité se réduit de plus en plus à une poignée de clichés mièvres et conformistes. » Sans compter que l'industrie de la mode, de la beauté et de la pub, dont le progressisme n'est pas la première des caractéristiques, contamine de plus en plus la sphère culturelle. C'est le propos de ce livre remarquablement documenté et écrit d'une plume vive et parfois révoltée.
             
            Johanna Luyssen / Causette
            « La question du corps pourrait bien constituer (…) la clé d’une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans. » Mona Chollet interroge dans Beauté fatale la réception d’une culture de masse – feuilletons, magazines, etc. – qui façonne les imaginaires et informe les corps. Entre injonction de perfection et digestion de l’information, elle pointe les ravages des représentations de la « féminité ». Lesquelles poussent à devenir si mince qu’on finit par disparaître, estime par exemple l’auteure, prenant le contrepied des explications psychologiques de l’anorexie. Un ouvrage à dévorer avec appétit pour en finir avec la négation de soi.



             
             
             
             
             
            Marion Rousset / Regards

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • MissAlfie Posté le 20 Février 2019
              Après la lecture de Sorcières à l'automne dernier, j'ai eu envie de poursuivre ma découverte des écrits de Mona Chollet avec ses publications antérieures, et notamment Beauté fatale. Si, comme moi, vous lisez Sorcières avant Beauté fatale, vous ne serez pas surprise de voir dans le second publié il y a déjà sept ans bon nombre de sujet ré-abordé dans le premier ! Il faut dire que les deux ouvrages sont étroitement liés et abordent sous différents aspects à chaque fois la question de l'aliénation des femmes et de leur soumission à un dogme. Si Sorcières est beaucoup plus général et traite surtout de la place et du rôle des femmes dans la société, Beauté fatale fait un focus sur les injonctions que l'on reçoit de toutes parts s'agissant de l'apparence et de l'esthétique. Dans cet ouvrage encore une fois très accessible, Mona Chollet scrute attentivement l'univers de la mode, des magazines, les séries et films, pour mettre en lumière les injonctions auxquelles les femmes doivent théoriquement se soumettre, et ce dès leur plus jeune âge. Elle remonte aussi le temps pour tenter de comprendre ce retour en force dans les jeunes générations de la soumission aux diktats masculins en matière... Après la lecture de Sorcières à l'automne dernier, j'ai eu envie de poursuivre ma découverte des écrits de Mona Chollet avec ses publications antérieures, et notamment Beauté fatale. Si, comme moi, vous lisez Sorcières avant Beauté fatale, vous ne serez pas surprise de voir dans le second publié il y a déjà sept ans bon nombre de sujet ré-abordé dans le premier ! Il faut dire que les deux ouvrages sont étroitement liés et abordent sous différents aspects à chaque fois la question de l'aliénation des femmes et de leur soumission à un dogme. Si Sorcières est beaucoup plus général et traite surtout de la place et du rôle des femmes dans la société, Beauté fatale fait un focus sur les injonctions que l'on reçoit de toutes parts s'agissant de l'apparence et de l'esthétique. Dans cet ouvrage encore une fois très accessible, Mona Chollet scrute attentivement l'univers de la mode, des magazines, les séries et films, pour mettre en lumière les injonctions auxquelles les femmes doivent théoriquement se soumettre, et ce dès leur plus jeune âge. Elle remonte aussi le temps pour tenter de comprendre ce retour en force dans les jeunes générations de la soumission aux diktats masculins en matière de féminité, nous plonge dans le monde terrible de la mode, et nous amène à regarder différemment les magazines qui pullulent d'idéaux parfois totalement contradictoires et illusoires. Cet ouvrage m'a particulièrement intéressé car il vient également suggérer qu'à travers la publicité, à travers la médiatisation des peoples, tout être humain peut rêver devenir lui aussi "quelqu'un". Mona Chollet porte un regard sans concession sur cette société qui nous fait croire qu'en ayant, nous serons. Acheter le dernier sac à la mode, se faire refaire les seins, maîtriser sa silhouette, autant de diktats qui nous apporteraient théoriquement non seulement le bonheur, mais aussi une place dans la société... Mais si tout cela n'était qu'illusion au final ?... Pages après pages, la réflexion se confirme : il ne s'agit pas de remettre en cause et de refuser de vouloir prendre soin de soi, mais il s'agit surtout d'apprendre à s'aimer tel que l'on est, avec nos singularités, nos différences, nos imperfections et d'en faire des forces et des fiertés !
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            • Tinuviel33 Posté le 28 Janvier 2019
              Beauté Fatale est un superbe essai féministe, qui permet de prendre pleinement conscience de l’impact de la société patriarcale et capitaliste Occidentale sur le statut de la femme. Souvent, lorsqu’il est question de parler d’inégalité entre les sexes, on fait face à des réflexions sur la chance que l’on a de vivre dans notre société. Certain/nes avancent que tout est acquis depuis que la femme a la « chance » d’avoir obtenu le droit de vote, l’accès à l’IVG et l’ouverture de son propre compte en banque. Pourtant, ce n’est pas le cas et bien que certaines femmes souffrent plus que d’autres, il n’y a pas de raison que le statut des femmes en Occident n’évolue pas. Car oui, les femmes sont plus touchées par la précarité, elles subissent toujours du harcèlement dans les lieux publics très régulièrement, nombreuses sont les victimes de viol, de violences et parfois même de meurtre. Oui, il existe réellement des inégalités de salaires, des discriminations à l’embauche (surtout en cas de grossesses) … Ces actes, bien que juridiquement condamnables (pas suffisamment d’ailleurs) sont extrêmement banalisés quelle que soit la sphère sociale incriminée. L’autrice parle en particulier... Beauté Fatale est un superbe essai féministe, qui permet de prendre pleinement conscience de l’impact de la société patriarcale et capitaliste Occidentale sur le statut de la femme. Souvent, lorsqu’il est question de parler d’inégalité entre les sexes, on fait face à des réflexions sur la chance que l’on a de vivre dans notre société. Certain/nes avancent que tout est acquis depuis que la femme a la « chance » d’avoir obtenu le droit de vote, l’accès à l’IVG et l’ouverture de son propre compte en banque. Pourtant, ce n’est pas le cas et bien que certaines femmes souffrent plus que d’autres, il n’y a pas de raison que le statut des femmes en Occident n’évolue pas. Car oui, les femmes sont plus touchées par la précarité, elles subissent toujours du harcèlement dans les lieux publics très régulièrement, nombreuses sont les victimes de viol, de violences et parfois même de meurtre. Oui, il existe réellement des inégalités de salaires, des discriminations à l’embauche (surtout en cas de grossesses) … Ces actes, bien que juridiquement condamnables (pas suffisamment d’ailleurs) sont extrêmement banalisés quelle que soit la sphère sociale incriminée. L’autrice parle en particulier dans ce livre de l’impact de la société de consommation sur les femmes. Elle explique particulièrement bien comment, en créant un idéal de la beauté utopique à atteindre, les femmes sont poussées à la surconsommation et à détester leur apparence car imparfaite. Elle aborde le sujet de l’hyper sexualisation des femmes qui ne se voit souvent plus que comme objet de désir à défaut d’être un sujet. Elle dénonce les grands groupes de la beauté, prêt à tous pour vendre et qui vont jusqu’à faire des publicités racistes et dangereuses pour la santé ainsi qu’à mettre leurs égéries en danger de mort en exigeant d’elles une maigreur extrême. Par exemple, de grands groupes qui vendent des crèmes pour se blanchir la peau en Asie avec un slogan de type : « Soyez plus propre » (extrêmement raciste). Elle dénonce également entre autres l’impunité des personnes célèbres en cas d’agressions sexuelles et/ ou de viol de jeunes femmes, en particulier d’actrices ou de jeunes mannequins. Elle analyse ce qui se cache derrière un Roman Polanski qui est accusé du viol d’une petite fille de treize ans et que tout le monde excuse dans les médias car je cite : « elle en faisait physiquement 25 ». Car ce n’est malheureusement pas un cas éloigné et que cette impunité banalise le viol et la pédophile. L’autrice parle également du culte de la minceur actuelle et de ses répercussions sur les jeunes filles qui souffrent de plus en plus de troubles alimentaires graves et commencent à subir la pression des canons de beauté des 7 /8 ans au détriment de leur enfance. Mona Chollet aborde aussi la question du choix de s’habiller comme on le désire, de la grossophobie, de l’absence de représentation des femmes de couleur dans le milieu de la mode, des émissions TV relayant des propos sexistes et bien d’autres. Ce livre m’a permis de prendre de la distance face à la société de surconsommation et des dictats de beauté que je sens peser sur moi depuis l’adolescence. Je pense que ce livre peut être très libérateur pour de nombreuses femmes (en particulier les jeunes qui se font bombarder de critères inaccessibles à travers les youtubeuses beauté, les réseaux sociaux…). J’ai refermé ce livre en me disant que j’avais envie de m’instruire plus sur les inégalités sociales et le féminisme. Il y a de nombreux thèmes que j’ai envie d’aborder avec mes petites sœurs. Je vous conseille également d’écouter les podcasts de la radio ARTE qui s’appellent « un podcast à soi », écoutable sur Youtube et qui parle de féminisme. Bien évidemment ils s’adressent aux hommes comme aux femmes, tout comme cet essai.
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            • clairesalander Posté le 7 Décembre 2018
              Un essai facile à lire et très éclairant sur les injonctions de beauté et de jeunesse faites aux femmes. L'autrice analyse, entre domination masculine et ultra capitalisme, comment les femmes sont bombardées d'injonctions à la minceur, la beauté, la jeunesse. Via les magazines féminins, les séries, les films, les pubs, une femme n'existe en Patriarchy que si elle est désirable selon les standards de beauté en vigueur. Ce qui entraîne nombre de complexes, de problèmes alimentaires et psychologiques ; il est fort difficile de se défaire de ce conditionnement, sous peine de "mort sociale". Eclairant, il nous fait nous rendre compte de toutes ces pressions, et nous donne des pistes pour nous en défaire.
            • Bill Posté le 22 Novembre 2018
              Dans cet essai, Mona Chollet nous raconte l'asservissement volontaire des femmes soumises aux diktats de la mode, des représentations sociales et autres cultes de la minceur / maigreur. Elle évoque ces soutien-gorge rembourrés pour fillettes, ces concours de mini miss perçus comme la clé qui les aidera - lus tard - à décrocher un job car elle connaîtront tous les codes , ces tournages en plein désert, sans qu'aucun point de restauration ne soit prévu : pas grave : personne ne mange !  ....  Au travers de l'étude de magazines : Marie-Claire, Elle, Vogue, Mona Chollet décortique les relations entretenues par la presse féminine avec le complexe des industries du luxe et des cosmétiques. Elle analyse l'emprise insidieuse que cette presse exerce sur son lectorat avec la complicité de journalistes prescriptrices et lanceuses de tendances. Edifiant !  Je me suis amusée à lire que Karl Lagerfeld avait été débouté par la Justice alors qu'il s'était estimé floué par HM qui avait osé décliner dans toutes les tailles la collection de vêtements qu'il avait dessinée pour ce distributeur !  Suite à cette lecture, je me demande si les magazines de mode (composés à plus de 60 % de pages de pub) ne devraient pas être diffusés qu'auprès... Dans cet essai, Mona Chollet nous raconte l'asservissement volontaire des femmes soumises aux diktats de la mode, des représentations sociales et autres cultes de la minceur / maigreur. Elle évoque ces soutien-gorge rembourrés pour fillettes, ces concours de mini miss perçus comme la clé qui les aidera - lus tard - à décrocher un job car elle connaîtront tous les codes , ces tournages en plein désert, sans qu'aucun point de restauration ne soit prévu : pas grave : personne ne mange !  ....  Au travers de l'étude de magazines : Marie-Claire, Elle, Vogue, Mona Chollet décortique les relations entretenues par la presse féminine avec le complexe des industries du luxe et des cosmétiques. Elle analyse l'emprise insidieuse que cette presse exerce sur son lectorat avec la complicité de journalistes prescriptrices et lanceuses de tendances. Edifiant !  Je me suis amusée à lire que Karl Lagerfeld avait été débouté par la Justice alors qu'il s'était estimé floué par HM qui avait osé décliner dans toutes les tailles la collection de vêtements qu'il avait dessinée pour ce distributeur !  Suite à cette lecture, je me demande si les magazines de mode (composés à plus de 60 % de pages de pub) ne devraient pas être diffusés qu'auprès de publics avertis qui ne s'endetteront pas pour un parfum, une crème de perlinpinpin, un sac - un it-bag - ou des vêtements ... et pour quoi pas les doter d'une couverture unie et banalisée portant la mention "peut nuire gravement à la santé (et à vos comptes bancaires)" .. .  
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            • lemillefeuilles Posté le 29 Octobre 2018
              Dans cet ouvrage, Mona Chollet s'attaque aux injonctions qui pèsent lourdement sur les épaules des femmes pour qu'elles soient belles et féminines, et qui sont amenés par les discours de la mode, du mannequinat, du cinéma et de la presse (notamment celle intitulée "presse féminine"). Sur près de 300 pages, l'autrice décrypte les différentes injonctions (il faut être mince, blanche, jeune, idéalement blonde, parfaitement épilée, toujours bien apprêtée et maquillée, etc.) auxquelles les femmes Occidentales doivent faire face (et se plier). Pour parvenir à cet idéal de beauté, il faut consommer, toujours plus. Bien qu'ayant l'impression d'être plutôt "avancée" dans mes réflexions autour du féminisme (je lis des articles et livres sur le sujet depuis plusieurs années maintenant), l'essayiste a pu m'apprendre des choses ou pousser plus loin certaines de mes idées (par exemple, je n'avais jusque-là pas vraiment pensé à ce que les femmes devenues stars pouvaient vivre), et les chapitres sur les critères de beauté blanc, sur l'anorexie et la chirurgie ont été particulièrement instructifs pour moi. C'est avec beaucoup de colère que j'ai refermé ce livre. Mona Chollet ne mâche pas ses mots - je la trouve même parfois très virulente envers d'autres femmes - et dépeint... Dans cet ouvrage, Mona Chollet s'attaque aux injonctions qui pèsent lourdement sur les épaules des femmes pour qu'elles soient belles et féminines, et qui sont amenés par les discours de la mode, du mannequinat, du cinéma et de la presse (notamment celle intitulée "presse féminine"). Sur près de 300 pages, l'autrice décrypte les différentes injonctions (il faut être mince, blanche, jeune, idéalement blonde, parfaitement épilée, toujours bien apprêtée et maquillée, etc.) auxquelles les femmes Occidentales doivent faire face (et se plier). Pour parvenir à cet idéal de beauté, il faut consommer, toujours plus. Bien qu'ayant l'impression d'être plutôt "avancée" dans mes réflexions autour du féminisme (je lis des articles et livres sur le sujet depuis plusieurs années maintenant), l'essayiste a pu m'apprendre des choses ou pousser plus loin certaines de mes idées (par exemple, je n'avais jusque-là pas vraiment pensé à ce que les femmes devenues stars pouvaient vivre), et les chapitres sur les critères de beauté blanc, sur l'anorexie et la chirurgie ont été particulièrement instructifs pour moi. C'est avec beaucoup de colère que j'ai refermé ce livre. Mona Chollet ne mâche pas ses mots - je la trouve même parfois très virulente envers d'autres femmes - et dépeint un tableau très sombre mais réaliste. Il est grand temps que les choses changent, et, même s'il est compliqué de déconstruire ce que la société nous a fait intégrer, Beauté fatale va sans aucun doute m'aider dans cette démarche. Un livre glaçant, révoltant, mais indispensable !
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