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Perrin
EAN : 9782262033521
Code sériel : 340
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Simon de Montfort

Collection : Tempus
Date de parution : 26/08/2010

Dans cette enquête passionnante et originale, l'auteur ne cherche jamais à se faire l'avocat du diable, mais bien à cerner une figure tristement légendaire de l'histoire des Cathares.

Simon V de Montfort, ce...

Simon V de Montfort, ce chevalier venu du nord, a laissédans l'histoire du Midi le souvenir cruel de la croisade dirigée contre les« ennemis de l'intérieur », hérétiques cathares et albigeois  dénoncés par le Saint-Siège dans le comté deToulouse et les principautés voisines.
Montfort, qui prit la croix en 1209, mourut en 1218, la têtefracassée par un boulet de catapulte. Mais ces neufs années aurontcompté : face à des adversaires infiniment supérieurs en nombre, ildéploya dans tous les pays une stratégie d'une redoutable efficacité. Rien neput faire obstacle à ses desseins, pas même le pape Innocent III. Avec labénédiction de l'Eglise, il se montra impitoyable envers les hérétiques etd'une rare violence contre ses ennemis.
A travers une enquête passionnante et originale, se dessinele portrait d'une figure puissante, mais tristement légendaire, de l'histoiredes cathares.

Michel Roquebert  estle spécialiste incontesté des cathares. Il a publié avec succès de nombreuxouvrages sur le sujet.

« MichelRoquebert, spécialiste du catharisme (...), brosse un portrait enlevé d'unpersonnage complexe. »
Historia

« Une biodécapante et démystifiante. »
Le Soir

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EAN : 9782262033521
Code sériel : 340
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sarindar Posté le 28 Novembre 2014
    Simon de Montfort (né avant ou après 1170 et mort en 1218) : ce simple nom, pour certains, évoque la cruauté et la rapacité des chevaliers venus de l'autre côté de la Loire - frontière entre France septentrionale et France méridionale - et envahisseurs des terres occitanes. En quelques phrases, le procès et le noir portrait de cet homme sont faits, comme s'il n'y avait pas à y revenir. Michel Roquebert, qui est, sans conteste, l'un des plus grands spécialistes de l'Histoire des Cathares, nous peint le portrait en demi-teintes d'un homme bien de son temps, aussi brutal qu'efficace, et il réussit, ce faisant, à être assez impartial pour nous rendre moins manichéens dans notre jugement sur ce chef de guerre valeureux, très bon tacticien, et convaincu d'agir pour le bien de la Chrétienté en menant une guerre sans pitié contre les hérétiques cathares. Baron d'Ile-de-France, seigneur de Montfort-l'Amaury, il pressentait qu'il aurait tout à gagner à participer à la Croisade décidée par la papauté, sous Innocent III, pour punir le meurtre du légat extraordinaire Pierre de Castelnau, religieux cistercien - un meurtre commis le 14 janvier 1208 alors que cet archidiacre de Maguelone revenait d'une rencontre où il avait cherché à... Simon de Montfort (né avant ou après 1170 et mort en 1218) : ce simple nom, pour certains, évoque la cruauté et la rapacité des chevaliers venus de l'autre côté de la Loire - frontière entre France septentrionale et France méridionale - et envahisseurs des terres occitanes. En quelques phrases, le procès et le noir portrait de cet homme sont faits, comme s'il n'y avait pas à y revenir. Michel Roquebert, qui est, sans conteste, l'un des plus grands spécialistes de l'Histoire des Cathares, nous peint le portrait en demi-teintes d'un homme bien de son temps, aussi brutal qu'efficace, et il réussit, ce faisant, à être assez impartial pour nous rendre moins manichéens dans notre jugement sur ce chef de guerre valeureux, très bon tacticien, et convaincu d'agir pour le bien de la Chrétienté en menant une guerre sans pitié contre les hérétiques cathares. Baron d'Ile-de-France, seigneur de Montfort-l'Amaury, il pressentait qu'il aurait tout à gagner à participer à la Croisade décidée par la papauté, sous Innocent III, pour punir le meurtre du légat extraordinaire Pierre de Castelnau, religieux cistercien - un meurtre commis le 14 janvier 1208 alors que cet archidiacre de Maguelone revenait d'une rencontre où il avait cherché à convaincre Raymond VI, comte de Toulouse, de ne plus soutenir la cause des Albigeois, convaincus de catharisme, c'est-à-dire d'une hérésie que l'on disait manichéenne (mais Michel Roquebert a montré que ce courant spirituel ne plongeait pas ses racines, comme on le croyait, dans le zoroastrisme iranien, mais trouvait plutôt son origine dans un christianisme exigeant en matière de pauvreté et de lutte contre le matérialisme et contre le mal, sous toutes ses formes). Simon de Montfort répondit donc favorablement à l'invitation de Guy, abbé des Vaux-de-Cernay de se joindre aux hommes de guerre chargés par la Papauté de ramener dans le droit chemin ces "déviants", par la force si la raison ne l'emportait pas. C'est que l'Église catholique ne supportait pas d'avoir des concurrents, même minoritaires, et que l'on habituait les Occidentaux à l'idée qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule foi, un seul baptême et une seule communauté. Sentant la menace, Raymond VI de Toulouse vira sa cuti et se croisa lui aussi le 18 juin 1209, pour faire lever la sentence d'excommunication qui pesait sur lui. Il évita ainsi provisoirement de voir ses domaines envahis par les croisés, qui devaient se rabattre sur les terres de Raimond-Roger Trencavel, vicomte de Béziers et de Carcassonne. De son côté, Simon de Montfort se montra à la hauteur de la tâche, se révélant tout autant courageux que cruel. Tant et si bien qu'après la prise de Béziers et de Caracassonne, il fut désigné comme dirigeant militaire de l'expédition. Bon choix pour les Croisés, car, même si les troupes fondirent comme neige au soleil après le service de quarante jours dont les seigneurs étaient redevables dans les armées en guerre au XIIIe siècle, les résultats obtenus furent bons sinon spectaculaires : Fanjeaux, Mirepoix tombèrent, mais les châteaux de Lastours (Quertinheux, Fleur d'Espine, et Cabaret) résistèrent tout d'abord. La mort de Trencavel en novembre 1209, dans des circonstances étranges, embrasa toute la région. La guerre se généralisa : au coup par coup, Montfort s'empara de Minerve, de Termes, de Lastours et de Lavaur, mais son offensive, d'abord irrésistiblement victorieuse, qui produira une victoire inattendue à Muret, le 12 septembre 1213, sur les forces supérieures en nombre de Pierre II d'Aragon venu soutenir les Albigeois alors que ce roi était auréolé de son succès sur les Maures en Espagne à Las Navas de Tolosa en 1212, sera finalement brisée sous les murs de Toulouse, ville assiégée à partir d'octobre 1217, et très remontée contre Simon de Montfort, incapable de conciliation, et qui mourra le 25 juin 1218, d'un coup de pierre catapultée par un engin de guerre. Enterré d'abord à Carcassonne, dans la cathédrale Saint-Nazaire, au cœur de la cité, il fut finalement transporté au prieuré de Haute-Bruyère, non loin de Montfort-l'Amaury. Brutal mais efficace, jusqu'à un certain point, il fut surnommé le " Machabée" de son temps. Même sa cruauté lui fut pardonnée par ceux qui étaient prêts à tout pour imposer la "vraie foi" aux hommes qui avaient osé défier l'Église catholique. Dans le midi, il fut longtemps regardé comme un monstre, un homme barbare, uniquement préoccupé par la conquête de terres offertes à ceux qui, sous le couvert de défense du catholicisme, s'enrichirent et se constituèrent des fiefs dans la région. Si sa dureté n'est pas niable, et si son instinct de prédateur dans la prise de possession de terres ne l'est pas non plus, on ne peut contester qu'il crut sincèrement faire le bien de l'Église en luttant contre les Albigeois, ce qui n'empêche pas de se demander si c'est un bien de ne pas hésiter à faire le mal pour arriver au résultat recherché. De plus, Simon de Montfort ne fut pas toujours, localement, un fidèle soutien de tous les représentants de l'Église et s'opposa ouvertement à l'archevêque de Narbonne, Arnaud Amaury, à qui il disputa la suzeraineté sur cette ville et son "duché". Simon de Montfort est l'archétype du chevalier conquérant qui ne se pose pas la question des moyens employés dès lors que la cause est jugée sainte. Si Michel Roquebert parvient à un certain équilibre dans sa démonstration et ses conclusions, il ne nous empêche pas d'éprouver un certain malaise face à la personnalité peu sympathique de Simon de Montfort dans la partie de sa vie qu'il employa à combattre les Albigeois. Il s'était montré plus attachant en refusant d'accepter que l'objectif de la IVe Croisade fût la conquête de Constantinople sur l'Empire byzantin en 1204. Francois Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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