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La Découverte
EAN : 9782355221569
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 96
Format : 140 x 205 mm

Blues pour l'homme blanc

Gérard COGEZ (Traducteur, Présentation)
Collection : ZONES
Date de parution : 27/08/2020
James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l’assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
L’accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat...
James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l’assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
L’accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l’arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l’élément déclencheur de ce travail.
C’est aussi le meurtre atroce en 1955 de l’adolescent Emmett Till qu’il décide d’évoquer : « Dans ma pièce, écrit-il, il est question d’un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l’action de la pièce s’articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l’homme qui a physiquement commis l’acte, est responsable de sa mort. L’action de la pièce implique l’effroyable découverte que personne n’est innocent […]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. »
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EAN : 9782355221569
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 96
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Baldwin s’exprime avec sincérité, intelligence et humanité. S’il condamne, parfois avec rage, il sait aussi se faire avocat de la défense, cherchant à comprendre les racines du racisme. La pièce, au souffle romanesque, a presque 50 ans ; on la croirait écrite aujourd’hui tant l’Amérique de 2020, celle qui a vu George Floyd agoniser sous le genou d’un policier, semble ne rien avoir appris des leçons de l’Histoire.
Dominique Poncet / Lire - Magazine littéraire
Baldwin sait montrer la mécanique tendue et implacable d’un assassinat, il sait peindre des personnages complexes, sans les piéger dans des dichotomies trop faciles – côté Noirs comme Blancs –, et il sait mettre en œuvre sa conviction profonde, déclinée d’essais en romans, conviction bouleversante parce qu’elle fait basculer le regard : le racisme n’est pas un problème de Noirs, c’est un problème de Blancs ; mais ce sont les Noirs qui savent ce qu’est le racisme et non les Blancs.
Lise Wajeman / Mediapart
Derrière l'apparente simplicité de cette présentation, il y a chez Baldwin le souci de restituer un contexte évidemment plus complexe, où la situation socio-économique fait de « Monsieur Charlie » –le blanc « de base » qu'on désigne dans l'argot noir–, une victime collatérale du racisme dans lequel il s'enferme. Subtilité des représentations et des registres de langage, comme cet argot que Baldwin mobilise souvent mais ne revendique jamais pour ne pas l'opposer, ce qui serait essentialisé comme la langue légitime, la langue qui domine. La pièce est un coup de maître.
Cyril Marchan / Slate.fr

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gabriel_DB Posté le 19 Octobre 2020
    Plus de 50 ans après sa parution et ses premières représentations aux États-Unis, « Blues pour l’homme blanc » est traduit en français. Racontant le meurtre d’un jeune homme noir par un commerçant blanc et l’injustice du procès qui en découle, James Baldwin nous plonge dans l’Amérique sudiste des années 60, certes, mais nous interpelle aussi sur la manière dont le racisme travaille l’ensemble des individus qui composent une société, et ce quelle qu’en soit l’époque. C’est sans doute pour cela que ce texte résonne aussi fortement aujourd’hui, dans un monde où l’opposition entre un prisme noir et un prisme blanc pour relater les crimes racistes commis en tout impunité n’a jamais autant interpellé.
  • ErnestLONDON Posté le 28 Août 2020
    Pièce inédite de James Baldwin inspirée du meurtre d’un adolescent Noir de 14 ans dans le Mississippi et de l’impunité qui suivit. (...) En partant d’un fait divers, James Baldwin concentre et exprime dans cette pièce toute sa colère, ses convictions, sa connaissance précise et vécue du racisme structurelle propre à la société américaine. Ses personnages pratiquement archétipaux mais complexes à la fois, brossent une convaincante et intelligente illustration de la question raciale aux États-Unis. Il compte sur la criante évidence de l’inévitable injustice pour ouvrir les yeux et les consciences des spectateurs sur cette réalité. Une dernière fois, avant le feu ? Article complet sur le blog.
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