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Robert Laffont
EAN : 9782221240908
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 125 x 220 mm

Le Modèle oublié

Collection : Les Passe-Murailles
Date de parution : 04/04/2019

Que reste-t-il du premier grand amour de Gustave Courbet, Virginie Binet, une douce Dieppoise qui l’accompagna vers la gloire pendant plus de dix ans, et du fils qu’elle lui donna ?
Rien, presque aucune trace. Toute la correspondance amoureuse de Courbet a été détruite. Il faut aller chercher sous les couches...

Que reste-t-il du premier grand amour de Gustave Courbet, Virginie Binet, une douce Dieppoise qui l’accompagna vers la gloire pendant plus de dix ans, et du fils qu’elle lui donna ?
Rien, presque aucune trace. Toute la correspondance amoureuse de Courbet a été détruite. Il faut aller chercher sous les couches de peinture, comme dans L’Homme blessé où Gustave effaça l’aimée, scruter les détails des tableaux pour distinguer, parfois, une silhouette perdue…
Virginie, modèle abandonné, et le petit Émile ressuscitent entre ces pages. Des appartements parisiens où ils vivent avec Courbet, taraudé par sa quête du succès, on entend le vacarme du XIXe siècle, celui des barricades, coups d’État, émeutes, répressions, débats où résonnent les voix de l’ami Baudelaire, de Flaubert, Proudhon, Champfleury, Gautier ou Victor Hugo, vibrant aux funérailles de Balzac.
On n’aura jamais été aussi proche du peintre que dans ce roman où il est saisi dans les yeux d’une femme. Comme par enchantement, ses toiles les plus célèbres s’éclairent soudain d’un jour nouveau, passionnant.

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EAN : 9782221240908
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 125 x 220 mm

Ils en parlent

« Qui était Virginie Binet ? Grande passion du peintre d’Ornans dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance, elle fut à la fois sa « soubrette », sa muse et la mère de leur fils Émile. Dans Le Modèle oublié, Pierre Perrin rend enfin justice à celle qui eut néanmoins l’audace de lui rétorquer un jour : « je t’ai sacrifié ma liberté, mais je ne l’ai pas perdue ». »
DIDIER POBEL / QUINZAINES

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • araucaria Posté le 29 Janvier 2020
    Le modèle oublié... comment parler de ce livre? La tâche est difficile. Tout d'abord, il y a l'auteur, Pierre Perrin, que je rencontre depuis un certain temps déjà sur les réseaux sociaux, et dont je lis régulièrement les billets toujours très bien rédigés et dignes d'intérêt. Lorsque j'ai vu que cet écrivain publiait, il y a moins d'un an, ce roman relatif à la vie personnelle de Gustave Courbet, j'ai songé que la découverte de cette oeuvre ne pourrait que me combler et m'instruire. Il y a Gustave Courbet aussi, le peintre que j'avoue connaître très peu, ayant seulement vu quelques toiles au Musée d'Orsay... L'homme Courbet, j'ignorais tout de lui... (peut-être eût-il été plus raisonnable et confortable pour moi, de ne rien connaître de cet individu...). S'agissant du peintre, je ne savais pas qu'il avait été si productif, qu'il s'était intéressé à différentes écoles, avait copié les plus grands maîtres... qu'il avait peint des portraits, des paysages, des scènes de chasse ou de la vie, mais aussi une importante quantité de nus... Obsédé par une volonté de se faire connaître, voire reconnaître comme un immense talent, Gustave Courbet né dans une famille aisée, s'en sort très bien financièrement, et assez... Le modèle oublié... comment parler de ce livre? La tâche est difficile. Tout d'abord, il y a l'auteur, Pierre Perrin, que je rencontre depuis un certain temps déjà sur les réseaux sociaux, et dont je lis régulièrement les billets toujours très bien rédigés et dignes d'intérêt. Lorsque j'ai vu que cet écrivain publiait, il y a moins d'un an, ce roman relatif à la vie personnelle de Gustave Courbet, j'ai songé que la découverte de cette oeuvre ne pourrait que me combler et m'instruire. Il y a Gustave Courbet aussi, le peintre que j'avoue connaître très peu, ayant seulement vu quelques toiles au Musée d'Orsay... L'homme Courbet, j'ignorais tout de lui... (peut-être eût-il été plus raisonnable et confortable pour moi, de ne rien connaître de cet individu...). S'agissant du peintre, je ne savais pas qu'il avait été si productif, qu'il s'était intéressé à différentes écoles, avait copié les plus grands maîtres... qu'il avait peint des portraits, des paysages, des scènes de chasse ou de la vie, mais aussi une importante quantité de nus... Obsédé par une volonté de se faire connaître, voire reconnaître comme un immense talent, Gustave Courbet né dans une famille aisée, s'en sort très bien financièrement, et assez rapidement, alors qu'en ce 19 ème siècle beaucoup de ses amis artistes sont des crèves la faim. Travailleur acharné, voulant approcher la perfection, Courbet pourrait être sympathique, or il ne l'est pas. Pourquoi? Ceci n'est pas la faute de l'artiste mais celle de l'homme. Un homme qui débauche une jeune fille de Normandie, avec qui il va vivre maritalement et avec laquelle il va avoir un enfant. La situation était loin d'être confortable à une époque où les filles-mères étaient condamnées par la bonne société et par l'Eglise. Gustave Courbet agit comme le plus parfait égoïste, il se comporte en rustre. Il va s'obstiner à vivre en concubinage avec Virginie et va pousser l'affront jusqu'à ne pas reconnaître Emile, l'enfant né de cette union. De plus, immature et ne cherchant que son seul plaisir et confort, sa compagne ne sera jamais présentée à sa famille. Là, intervient un autre élément, une autre "tare" si l'on peut s'exprimer ainsi : la mésalliance! Virginie n'est pas du même monde, son père n'est qu'un modeste cordonnier dieppois, alors que les Courbet sont des propriétaires terriens francs-comtois. Virginie plus âgée que Gustave Courbet, sera son modèle pour bon nombre d'oeuvres, elle l'épaulera aussi, et pardonnera les incartades et la vie de débauché du peintre... Mais, mais, mais... Pierre Perrin, ayant consulté un nombre impressionnant de documents et d'ouvrages, a fait un remarquable travail de chercheur-détective et a redonné vie à Virginie (Le modèle oublié), à Emile, et à Gustave Courbet, qui ne s'en trouve pas grandit! Le lecteur pourra toujours admirer les oeuvres du peintre réaliste, certaines étant de taille très respectable (L'enterrement à Ornans), et oublier l'homme Courbet se mêlant maladroitement de politique, mauvais compagnon, piètre géniteur, assez mauvais fils, lâche face à ses soeurs, et collectionnant les vices! J'ai savouré le texte de Pierre Perrin et ai beaucoup appris à la lecture de ce livre. Un excellent roman.
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  • cascasimir Posté le 25 Octobre 2019
    "L'origine du monde" de Gustave Courbet: qui a posé pour ce nu osé, exposé au Musée Orsay? Johanna Hiffernan, la maîtresse ou Virginie Binet, sa femme? Virginie (11 ans de plus que Gustave Courbet) a mis au monde un bel enfant: Émile... Elle accompagna le peintre vers la gloire et disparut ensuite... -Viriginie. "Toi, t'es tellement forte et résolue. Je t'aime, tu sais." Gustave veut envoyer Virginie renouveler sa garde robe. " Il veut sa femme belle, exceptionnelle, haute en couleur!" -Je peins pour nourrir ma passion. Il me reste à aimer pour soulager mon coeur. Il ne veut pas parler de mariage. La femme est faite pour attendre et recevoir ces messieurs... Gustave aime enlacer Virginie, par surprise. Il adore mordiller sa nuque, caresser ses seins... Sa voix chaude et légère... -"Ah, que je cupidonne tout mon soûl, ma Virginie. Il adore sa peau de lait frais écrémé" et Virginie l'aime sans retenue... Mais, le contentement passé, la peinture reprend le dessus. Les croquis du "Les amants dans la campagne, sentiments du jeune âge " attestent de leur amour! Gustave gardera "Les sentiments d'un jeune âge" près de lui, jusqu'à sa mort... Alors pourquoi cette séparation ? Le peintre a écrit combien il a souffert, mais ensuite? ( Il se pourrait... "L'origine du monde" de Gustave Courbet: qui a posé pour ce nu osé, exposé au Musée Orsay? Johanna Hiffernan, la maîtresse ou Virginie Binet, sa femme? Virginie (11 ans de plus que Gustave Courbet) a mis au monde un bel enfant: Émile... Elle accompagna le peintre vers la gloire et disparut ensuite... -Viriginie. "Toi, t'es tellement forte et résolue. Je t'aime, tu sais." Gustave veut envoyer Virginie renouveler sa garde robe. " Il veut sa femme belle, exceptionnelle, haute en couleur!" -Je peins pour nourrir ma passion. Il me reste à aimer pour soulager mon coeur. Il ne veut pas parler de mariage. La femme est faite pour attendre et recevoir ces messieurs... Gustave aime enlacer Virginie, par surprise. Il adore mordiller sa nuque, caresser ses seins... Sa voix chaude et légère... -"Ah, que je cupidonne tout mon soûl, ma Virginie. Il adore sa peau de lait frais écrémé" et Virginie l'aime sans retenue... Mais, le contentement passé, la peinture reprend le dessus. Les croquis du "Les amants dans la campagne, sentiments du jeune âge " attestent de leur amour! Gustave gardera "Les sentiments d'un jeune âge" près de lui, jusqu'à sa mort... Alors pourquoi cette séparation ? Le peintre a écrit combien il a souffert, mais ensuite? ( Il se pourrait que Juliette, la soeur de Gustave, ait brûlé sa correspondance...) Gustave lui dédie, après leur rupture, le tableau "L'homme blessé". Virginie est douce, forte avec une droiture de caractère, tout le contraire de Gustave... Comment le peintre a pu laisser son amour se diluer, comme un tableau inachevé..? Il faut chercher Virginie, sous les couches de peinture, comme dans " L'homme blessé ", où le peintre effaça l'aimée... Il y a énormément de " repentirs, d'abandons et de retouches" dans les tableaux de Courbet... Il y a souvent une silhouette perdue dedans, était-ce Virginie Binet?
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  • ireneduboeuf14 Posté le 7 Octobre 2019
    Un livre remarquable qui, outre le plaisir des mots (Pierre Perrin a une écriture d'une grande sensibilité et n'hésite pas à glisser quelques phrases de pure poésie), apporte un éclairage original (on entre dans la vie de Gustave Courbet par le biais de Virginie Binet, son premier grand amour et modèle), un livre qui est beaucoup plus qu'un roman, car il est renseigné avec une telle précision qu'il tient autant de la biographie que de l'histoire de l'art tout en nous plaçant au coeur de la société du XIXè siècle - en particulier littéraire et artistique - et nous fait revivre les faits historiques qui ont marqué la période allant de Louis-Philippe à la IIIe République. Un ouvrage à la couverture esthétique, admirablement construit (Virginie apparaît au moment où les cerisiers sont en fleurs, et elle nous quitte lorsque "les cerisiers perdent leurs fleurs", un roman qui tout au cours de la lecture m'a poussée à découvrir ou redécouvrir les toiles de Courbet.
  • AliceFee Posté le 30 Mai 2019
    Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Modèle Oublié ? "J'aime beaucoup cette collection Les Passe-Murailles qui a la beauté d'allier la littérature à d'autres formes d'art. J'étais curieuse d'en découvrir ici un peu plus sur le peintre Gustave Courbet..." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "L'auteur s'attèle à rendre la place qui lui est due à Virginie Binet qui partagea la vie du peintre pendant plus de dix ans, fut l'un de ses modèles et lui donna un fils avant de tomber dans l'oubli le plus total." Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Si j'aime tant les biographies, c'est parce que les destins extraordinaires me fascinent, les personnalités, l'humain mais il faut pour découvrir tout cela, creuser un peu, approfondir, dévoiler... Ce n'est pas la première fois que je le note pourtant, et que j'en ressens la déception mais il y a, il semblerait, une mode à se contenter de relater les faits, sans vraiment faire l'effort du roman. Ici, cela s'accompagne de citations et de phrases grandiloquentes qui plairont sûrement à certains mais qui m'ont demandées à moi trop d'efforts dans la lecture. Je reconnais bien volontiers que... Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Modèle Oublié ? "J'aime beaucoup cette collection Les Passe-Murailles qui a la beauté d'allier la littérature à d'autres formes d'art. J'étais curieuse d'en découvrir ici un peu plus sur le peintre Gustave Courbet..." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "L'auteur s'attèle à rendre la place qui lui est due à Virginie Binet qui partagea la vie du peintre pendant plus de dix ans, fut l'un de ses modèles et lui donna un fils avant de tomber dans l'oubli le plus total." Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Si j'aime tant les biographies, c'est parce que les destins extraordinaires me fascinent, les personnalités, l'humain mais il faut pour découvrir tout cela, creuser un peu, approfondir, dévoiler... Ce n'est pas la première fois que je le note pourtant, et que j'en ressens la déception mais il y a, il semblerait, une mode à se contenter de relater les faits, sans vraiment faire l'effort du roman. Ici, cela s'accompagne de citations et de phrases grandiloquentes qui plairont sûrement à certains mais qui m'ont demandées à moi trop d'efforts dans la lecture. Je reconnais bien volontiers que la faute est mienne, que j'aime la simplicité dans l'écriture ou qu'elle m'est peut-être tout simplement plus accessible mais toujours est-il que cette histoire m'a procurée bien peu de plaisir finalement. Courbet n'en sort pas grandi, c'est le moins que l'on puisse dire. Là encore, on pourrait m'opposer qu'il était ce qu'il était, un point c'est tout mais le rôle de l'auteur n'est-il pas de nous faire aimer ses personnages malgré leurs faiblesses, de nous dévoiler les blessures qui justifient leur comportement, de nous attendrir et d'éveiller notre compassion même contre notre gré ? J'ai également grandement regretté qu'aucune oeuvre ne vienne illustrer ce récit, c'était pourtant le point fort du premier opus de cette collection." Et comment cela s'est-il fini ? "C'est une histoire qui ne finit bien pour personne, malheureusement, mais je reconnais à Pierre Perrin d'avoir rendu à Virginie Binet et à son fils Émile la place qui leur revenait de droit dans la vie et l'oeuvre du grand peintre qu'était Gustave Courbet."
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