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Par Sonatine, publié le 05/08/2020

L'interview de David Joy par Gabino Iglesias

Pour son troisième roman, David Joy s'est laissé interviewer par Gabino Iglesias, l'auteur de Santa Muerte. Entre auteurs américains de romans noirs, les langues se délient, et on parle littérature, Amérique, mais aussi pêche et happy ending.

David Joy a une compréhension immédiate de la psychogéographie des Appalaches, de la poésie de la violence et des conséquences d’un cœur brisé. En écrivant depuis et à propos des montagnes de la Caroline du Nord, où il est né et a grandi, il donne vie au rural noir grâce à une prose généreuse qui rivalise avec les meilleurs auteurs de fiction contemporains en termes de beauté, et avec les meilleurs auteurs de polars en termes de brutalité. Ses récits parlent de personnes ordinaires confrontées à des circonstances extraordinaires et se concentrent sur leurs actions et motivations. Les histoires qui en ressortent sont à la fois simples et incroyables, parce qu’elles dépeignent des types comme tout le monde et éclairent d’une lumière crue des recoins sombres de l’humanité.

Aussi touchants qu’impitoyables, les deux premiers livres de Joy, Là où les lumières se perdent et Le Poids du monde, lui ont non seulement ouvert le cercle du noir, mais l’ont aussi fait asseoir aux côtés de Donald Ray Pollock et Daniel Woodrell. Avec Ce lien entre nous, un incroyable roman du Sud gothique enrobé d’émotions rocailleuses et de mort, et qui est peut-être son meilleur roman à ce jour, David Joy est sur le point de s’imposer comme un des pourvoyeurs en chef d’une littérature américaine particulièrement abrasive. Il a gentiment accepté de répondre à certaines questions sur son écriture.

 

GABINO IGLESIAS : Là où les lumières se perdent et Le Poids du monde t’ont révélé comme l’une des voix prééminentes du roman noir des Appalaches. Ce lien entre nous est différent. La violence et la noirceur de tes précédents écrits est là, mais l’atmosphère et la mort qui l’imprègnent en font plus un roman gothique du Sud. Est-ce que ça s’est imposé à toi ou avais-tu décidé au préalable d’écrire quelque chose d’entièrement différent ?

DAVID JOY : De bien des manières, je voulais faire quelque chose de différent dès les deux premiers romans. C’est vrai qu’avec Là où les lumières se perdent et Le Poids du monde, on a un aperçu détaillé et cru des addictions et de l’usage de drogues, alors qu’avec Ce lien entre nous on ne va pas plus loin que les médicaments antidouleurs. En même temps, on retrouve énormément de thèmes qui étaient aussi dans mes précédents romans – les liens familiaux, le traumatisme, la tragédie, le deuil, la vengeance, la rédemption. Avec Ce lien entre nous, je me suis avant tout efforcé de créer un antagoniste inoubliable. J’ai pensé à des types comme Lester Ballard dans Un enfant de Dieu de Cormac McCarthy (Points, 2008) ou l’asocial dans la nouvelle "Les braves gens ne courent pas les rues" de Flannery O’Connor (Folio, 1981).

En tant que lecteur, on ne peut pas oublier ces personnages ou leurs actions, et pourtant ces écrivains ont trouvé le moyen d’avoir de l’empathie pour eux. Je pense que le plus effrayant avec les "méchants", c’est quand ils sont complétement sensés. Quand, peu importe combien leurs actions sont détestables, tu te retrouves à approuver une chose qu’ils disent ou une décision qu’ils prennent. Dans Ce lien entre nous, Dwayne Brewer est une sorte de point culminant de tout ça. Je ne pense pas qu’on l’oubliera facilement. De tous les personnages que j’ai créés, c’est certainement celui que je préfère.

GI : "Je n’ai jamais été nommé pour le prix du livre feel-good de l’année, et je ne le serai probablement jamais." Cette citation vient d’un de tes essais, dans lequel tu évoques la place de la noirceur dans ton travail et expliques comment tu l’utilises pour susciter une réponse émotionnelle et mettre en lumière certains aspects de la condition humaine. Est-ce pour ça que la tragédie et la vengeance sont au cœur de Ce lien entre nous ?

DJ : C’est surtout dû à mes goûts personnels et au fait que les fins heureuses ne m’intéressent pas. Je ne suis pas attiré par les drames domestiques ou par les histoires avec de petits enjeux. J’aime les livres qui ont des dents. Même si l’histoire me réduit en morceaux, je veux sentir cette possibilité. L’une de mes plus grandes déceptions en tant que lecteur, c’est quand certains de mes auteurs favoris ont perdu ce mordant, quand ils se sont attendris. Je ne veux pas écrire un livre comme ça. Je veux qu’il y ait des conséquences. Je veux tester la résistance au déchirement du cœur humain. Je veux tordre toutes les émotions aussi étroitement que possible. Dans les extrêmes, il n’y a pas de place pour le mensonge. La tragédie, la vengeance, tu ne peux pas te cacher derrière ces choses. Ces moments révèlent la vérité profonde et intime d’un personnage. En tant qu’écrivain, c’est pour ces raisons que ces thèmes ont lourdement influé mon travail. Et Ce lien entre nous ne fait pas exception.

GI : J’ai écrit sur l’importance de la psychogéographie dans l’écriture du polar. Tu faisais partie des auteurs mentionnés. Ta compréhension de la culture des Appalaches est profonde et nuancée, mais tu n’essaies pas de trouver d’excuse. Tes personnages sont le résultat de leur environnement, mais ils font des choix personnels qui sont entièrement sous leur contrôle. Pourquoi écris-tu sur cette région et ses habitants ?

DJ : Aussi simple que cette réponse puisse paraître, je ne connais rien d’autre. J’ai habité en Caroline du Nord toute ma vie. J’ai été dans ces montagnes la plupart du temps. J’écris très précisément sur le comté dans lequel je vis. C’est juste comme ça que l’histoire vient. Quand je me représente une scène, j’ai tendance à visualiser l’endroit où se trouvent les personnages, parfois jusqu’à l’arbre sous lequel ils se tiennent. Les lieux que je décris existent. Vous pouvez aller là-bas. Les cimetières, les restaurants, tous ces endroits. De la même manière, lorsque j’entends la voix d’un personnage, il a un accent. C’est à cause des voix qui m’entourent. Je ne peux pas penser autrement.

Il y a des auteurs qui peuvent décrire des lieux différents, comme Ace Atkins. Il a un très beau regard sur le Mississippi, et puis après tu lis la série des Spenser de Robert Parker et tout le monde à Boston te dira qu’il comprend très bien cette ville. C’est probablement lié au fait que cet enfoiré de génie est plus intelligent que moi. Je ne sais pas. Je connais juste un endroit et j’ai l’impression que cela suffit. J’ai le sentiment que tout ce que je veux contenir sur une page, je peux le faire d’ici. N’importe quelle histoire que je veux raconter. Eudora Welty a exprimé cette idée : "Un endroit compris nous aide à mieux comprendre tous les autres." Je n’ai besoin de rien d’autre.

GI : Étant donné que tu ne cesses d’emmener tes lecteurs aux mêmes endroits en les présentant sous un angle nouveau, qu’espères-tu qu’ils comprennent des Appalaches après avoir lu tes romans ?

DJ : Je ne suis pas sûr de vouloir nécessairement que les lecteurs comprennent quelque chose des Appalaches en lisant mes livres. Je n’écris pas plus sur les Appalaches que Donald Ray Pollock écrit sur l’Ohio du Sud ou Daniel Woodrell sur les monts Ozark. Ca ne veut pas dire qu’il n’y a pas de vérité dans la manière de peindre les lieux, mais plutôt que je raconte un type d’histoire très particulier et que les Appalaches ne peuvent pas être définis en ces termes. Cet endroit est trop complexe pour n’importe quelle histoire, ou n’importe quelle voix. Nous parlons d’une région qui couvre 420 comtés à travers 13 états, soit 6 500 km² de plus que la Californie. Même si je souhaitais que mon travail mette en lumière une partie de ces montagnes, je n’éclairerais qu’une petite partie de la surface.

GI : Tu parlais de créer un sale type auquel on peut s’identifier. Dwayne Brewer, qui est central dans Ce lien entre nous, est un des monstres les plus appréciables que j’ai pu voir dans un roman depuis longtemps. Il est vicieux, hyper violent, mais aussi droit et dévoué. C’est un Léviathan barbare, mais son cœur est au bon endroit. Comment penses-tu qu’il sera perçu et interprété par les lecteurs ? Tu crois qu’on s’en souviendra comme d’un estimable soldat vengeur ou comme d’un meurtrier haineux ? Est-ce qu’il existe un juste milieu avec ce genre de personnages ?

DJ : Beaucoup de cette opposition, de ces allers-retours entre les extrêmes, entre la vertu et le mal, sont dus à la nature humaine. Prenons un acte comme le meurtre. Je pense à certains événements hideux auxquels on a assisté ces dix dernières années – les frères Tsarnaev et la bombe au marathon de Boston, Dylann Roof et la fusillade à l’église de Charleston. Quand ces choses se produisent, le grand public est juste effaré, rendu muet par la violence inconcevable de ces crimes. Et pourtant, quand le moment de la punition arrive, certaines personnes demandent leur lapidation, ou leur pendaison publique. La vitesse à laquelle les choses changent, ça m’a toujours fasciné. Et dans Ce lien entre nous j’avais envie de jouer avec ces notions.

Je voulais qu’il y ait des moments où le lecteur se détourne de dégoût et d’autres où il se réjouisse de la violence et de la colère vengeresse. C’est le juste milieu où la plupart d’entre nous atterrissent. C’est ça la réalité : même une personne normale navigue entre deux extrêmes. Dwayne Brewer n’est pas différent. Au fond, je pense qu’il ne peut simplement pas concevoir un monde sans son frère. Je pense qu’il a un sens profondément ancré de la droiture, et que celui-ci a été détourné et déformé par les circonstances et la foi. En tant qu’artiste, on peut travailler comme un forcené pour peindre un mur en gris, au final beaucoup de gens ne verront que du noir et blanc. Finalement, je me moque un peu de la manière dont on se souviendra de lui. Je veux juste qu’il soit inoubliable.

GI : La pêche a l’air de prendre plus de place dans ta vie que l’écriture, et tu as d’ailleurs écrit à ce sujet. Pourquoi penses-tu que la jonction entre la pêche et l’écriture est un terrain aussi fertile pour les histoires ?

DJ : Pêcher est probablement ce que je sais faire de mieux. C’est ce qui me passionne le plus, une sorte d’extension obsessive. J’ai toujours été ainsi, de mes cinq ans lorsque je lançais des vers pour attraper des poissons-lune jusqu’à l’année dernière où j’ai traversé la moitié du pays pour lutter contre un alligator de 2 mètres dans la Trinity River. Peut-être que c’est l’idée qu’en a John Buchan, selon qui "le charme de la pêche vient de la poursuite de ce qui est évasif mais atteignable, une perpétuelle série d’occasions d’espérer". Je pense que j’ai besoin de ça. Je ne suis pas une personne très optimiste, donc peut-être que j’en ai plus besoin que d’autres. L’auteur du Kentucky, Alex Taylor, a cette belle phrase qui dit : "Pêcher est une sorte d’acte de foi. […] C’est croire que la brièveté de toutes choses n’est pas amère, et qu’un moment calme à côté d’eaux calmes est assez pour tranquilliser les blessures de tous les cœurs." C’est une des plus belles pensées que je connaisse, et cela convient parfaitement à un poème, une histoire, un roman. Je pense que c’est ce qu’accomplissent les plus beaux textes, ils amménagent cet espace, ce moment solitaire qui suffit à calmer les fêlures.

GI : Les lecteurs français apprécient ton travail, ainsi que celui d’autres maîtres du roman noir comme Benjamin Whitmer, Donald Ray Pollock, Todd Robinson et William Boyle. D’où penses-tu que leur vient cette passion pour ces écrits très américains ?

DJ : Il y a beaucoup de choses qui séparent les lecteurs français des américains. D’abord, les Français consomment plus de livres. Lire semble toujours être une partie intégrante de leur culture. Et ils ne lisent pas seulement les romans qui composent la liste des best-sellers américains. Ils lisent en explorant. Ils traduisent bien plus que nous. On dirait qu’ils lisent de tout. Les auteurs que tu viens de mentionner représentent cela. Chacun de ces auteurs n’est pas assez lu aux États-Unis. Donald Ray Pollock est un des auteurs les plus talentueux encore actif, et même si toi ou moi sommes certains de son génie, l’Américain moyen n’a jamais entendu parler de lui.

Et puis tiens, allons plus loin. Je ne pense pas que l’Américain moyen serait même capable de comprendre ce que Pollock a cherché à faire avec un roman comme Une mort qui en vaut la peine (Albin Michel, 2016). Ce genre de livres ne se vend juste pas assez dans ce pays. La plupart des Américains sont des lecteurs d’aéroports. Ils veulent de l’action rapide, un langage peu dense et des fins heureuses qu’ils peuvent lire durant leur vol de trois heures. Ce n’est pas ce que je fais. Ce n’est pas ce que font Benjamin, Todd ou William non plus. Occasionnellement, l’un d’entre nous s’échappe à travers une fissure jusqu’au grand public, mais c’est rare. Cela arrive typiquement après une adaptation en film réussie. Je pense que les lecteurs français sont plus aventuriers. Ils veulent aller là où l’Américain moyen refuse d’aller. Cela doit sûrement remonter à l’intérêt français pour les films noirs. Il y a une sous-culture entière qui a germé de ces traditions, et je pense que cela a eu un impact sur la fiction. Nous partageons la même appétence pour les romans noirs, une sorte de fascination pour les ténèbres. Les Français n’ont pas l’air d’avoir besoin de fins heureuses. Ils ont l’air d’apprécier la langue et le travail artisanal. Je pense qu’ils valorisent l’art et la littérature d’une manière dont l’Amérique est incapable.

GI : Ces dernières années, tu as écrit des essais pour différents grands médias. C’est quelque chose que tu te vois poursuivre ? Est-ce qu’écrire de la non-fiction interfère avec tes romans ?

DJ : Quand je vois un vide dans une conversation, ou une voix qui n’est pas vraiment là, ou pire, une voix qui est étouffée, c’est généralement de là que viennent mes essais. Par exemple, ma collaboration avec la revue The Bitter Southerner il y a quelques années est née de la fatigue que j’éprouvais à entendre qualifier de "trash" les gens qui vivaient avec des faibles revenus et peu de biens. Pour l’essai paru dans le New York Times Magazine, c’était le manque de sens commun des propriétaires d’armes dans les conversations nationales. Souvent, on a l’impression qu’on récompense l’extrémisme. On tend le micro à quiconque crie le plus fort. La sensibilité n’est pas sexy. Le bon sens ne fait pas vendre. Le plus triste dans tout ça, c’est que ça ne fait qu’élargir la division. Cela nous projette tous loin les uns des autres. Je pense que la plupart des Américains sont sensés et capables de mesure. Quand j’écris un essai, je pense que c’est ce que je tente de démontrer. C’est très différent de ma fiction, mais d’une certaine manière c’est plus gratifiant. Ces essais réclament tout autant de moi. C’est probablement dû à leur honnêteté, leur vulnérabilité. Avec la fiction, tu as un degré de séparation en plus.

GI : Penses-tu que la fiction peut garder ses distances avec la politique de nos jours ? Sur le web, tu élèves souvent la voix contre le racisme et les abus ; tu n’as pas peur que cela puisse perturber tes ventes ?

DJ : Honnêtement, je m’en fiche si cela me coûte des ventes. Je m’en fiche si je perds quelques lecteurs. Rester silencieux face à la haine, à la bigoterie, ne rien répondre au racisme, à la misogynie, à la xénophobie, c’est être complice de chacune de ces actions. Je trouve cela tout à fait écœurant quand les écrivains, ou les artistes en général d’ailleurs, restent silencieux par peur de s’aliéner une partie de leur audience. Il n’y a pas de place pour la peur dans l’art. Donc si cela me coûte des ventes, très bien, cela me coûte des ventes. Je n’ai jamais eu d’argent de toute façon, donc quelle différence cela fait ? Le rôle d’un artiste, c’est d’être une voix de raison dans une période dissonante. L’art calme n’existe pas. Il demande d’être sans peur et d’une honnêteté implacable. Sans ça, tu ne peux rien créer qui compte.

GI : Tu es sur le point de partir en tournée pour Ce lien entre nous. En tant qu’homme réservé, comment gères-tu le fait de partir loin de tes montagnes et rivières pour visiter des librairies et interagir avec des lecteurs ?

DJ : Je ne suis pas un très bon voyageur. Pour dire la vérité, ce n’est pas quelque chose que j’apprécie. Je suis vraiment un casanier, ou un homme des bois. Je préfère rester dans la forêt plutôt que de partir sur la route. Je suis plutôt solitaire. Parfois je reste pendant des semaines sans parler à personne à part ma petite amie, et elle part toute la journée, donc au final je ne parle qu’à une personne pendant quelques heures étalées sur la soirée. En dehors de ça, je suis seul. J’ai tendance à préférer la compagnie des chiens plutôt que celle des gens. Cela dit, ce n’est pas tellement que je n’aime pas les gens mais plutôt que je suis incroyablement introverti. Je puise mon énergie dans le fait d’être seul et de laisser mon esprit vagabonder. Sociabiliser avec des gens me fatigue rapidement.

Pour autant, j’ai rencontré de magnifiques personnes sur les routes, et j’ai pu visiter d’incroyables librairies. Les librairies indépendantes sont des aimants qui attirent les personnalités ouvertes d’esprit et gentilles. J’ai été incroyablement chanceux d’avoir un éditeur qui reconnaît leur importance et qui croit assez en mon travail pour y investir. C’est rare de nos jours. Beaucoup d’auteurs n’ont pas cette opportunité. Donc même si j’espère être en haut d’un arbre ou me tenir dans une rivière, je sais que j’ai de la chance de sortir pour promouvoir mon travail.

(Note de l'éditeur : Cette question a été initialement posée en 2018, au moment de la sortie de The Line That Held Us aux Etats-Unis.

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David Joy est l'auteur de Là où les lumières se perdent, Le Poids du Monde et Ce lien entre nous (septembre 2020), tous parus chez Sonatine Editions et traduits par Fabrice Pointeau.

Gabino Iglesias est l'auteur de Santa Muerte, paru chez Sonatine Editions en 2020 et traduit par Pierre Szczeciner.

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