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Par Presses de la Cité, publié le 11/05/2021

Yves Viollier : "Quand ma plume vibre, je me dis que, peut-être, sa musique rejoindra les lecteurs"

Le Temps de l'enfance, le nouveau roman d’Yves Viollier paru aux Presses de la Cité, est sélectionné pour le prix Renaudot 2021. Une vraie reconnaissance pour ce roman qui nous tend un miroir et nous renvoie à des histoires qui sont autant de diamants. Hymne à l’enfance, hymne à la mémoire.

Comment est né ce roman qui nous invite dans les souvenirs d'Antoine ?

Les personnages de ce roman sont des compagnons de vie. Ils m'ont promené tout petit sur leur porte-bagages et leurs épaules. Je savais que j'écrirais un jour sur eux, parce qu'ils m'ont construit. Ils sont des caractères, des « âmes fortes » comme dirait Giono. Et quand Marcellin, l'un d'eux, s'en est allé, j'ai pensé que le moment était venu.

Ces neuf personnages que le narrateur fait revivre racontent-ils toute une vie ?

Leurs vies ne sont pas de celles dont on fait des héros. Elles sont parfois douloureuses et pourraient être tristes. Elles sont pourtant exemplaires. Des femmes, surtout des femmes, porteuses de lumière, mettent Antoine au monde. Elles l'aident à grandir et, à travers les uns et les autres, c'est son histoire intime qu'on lit.

Diriez-vous que vous êtes un écrivain inspiré par la force du réel ?

J'ai la passion du détail vrai, écrire juste, coller le réel au plus près et m'envoler à partir de ce tremplin. Mémé Lise m'est venue la première. Et lorsque je l'ai vue, après avoir donné aux poules, écarter ses jupes pour laisser couler d'elle une rivière, c'était tout le monde qui m'était offert. Je cherche ces moments à la fois uniques et universels, le geste qui compte, les mots, je travaille à les réunir et les faire résonner entre eux. Quand ma plume vibre, je me dis que, peut-être, sa musique rejoindra les lecteurs.

Le temps de l'enfance
Antoine ne veut rien perdre du temps de l’enfance et des chemins creux de Château- Fromage. C’est son socle. Tout part de là. Sa mémé Lise le prenait par la main et lui ouvrait les yeux au monde. Il pédalait sur son vélo et éprouvait ses premiers émois auprès de Cocotte, la garde-barrière. Son horizon tutoyait l’infini.
Et les voix, les gestes, les bonheurs et les souffrances de ceux qui l’ont aidé à grandir sont autant de diamants de la mémoire. Olympe qui aimait les hommes, Irma qu’on a mal aimée, Marcellin que l’amour a fui, Henri qui est allé le chercher de l’autre côté de la terre.
 
C’est le regard du mémorialiste des vies ordinaires qu’Yves Viollier pose avec douceur sur ses personnages.

 

 

Presses de la Cité

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