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        La Petite femelle

        Julliard
        EAN : 9782260021360
        Façonnage normé : EPUB2
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        La Petite femelle

        Date de parution : 18/08/2015

        Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands,...

        Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n’a jamais voulu écouter ce qu’elle avait à dire, elle que les soubresauts de l’Histoire ont pourtant broyée sans pitié.
        Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d’un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, où l’on retrouve son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques.

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        EAN : 9782260021360
        Façonnage normé : EPUB2
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        Julliard
        9.99 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • michfred Posté le 10 Janvier 2018
          On ne gagne pas à tous les coups... La Serpe m'avait retournée comme une crêpe, instruisant à charge puis à décharge contre Georges Arnaud, et emportant très brillamment la mise: une réhabilitation sans faux-pli de son héros. Sulak vient de me conquérir sans la moindre résistance et je voudrais qu'on pût remonter le cours du temps et rectifier les terribles pas de côté de la scoumoune pour redonner à sa vie la trajectoire sans accroc de funambule au grand coeur qu'il aurait méritée, et lui éviter la fin funeste qui a été la sienne. Bref, voilà deux fois que Jaenada réussit haut la main dans deux romans-fleuves-enquêtes à me subjuguer par sa documentation, me convaincre par sa logique exigeante et m'embobeliner dans son ironie irrésistible, ses parenthèses poilantes dans lesquelles sa petite vie dérisoire et attachante emboîte le pas à celles, illustres, qu'il entreprend de débrouiller. . C'est dire si mes attentes étaient gigantesques en lisant, après tout le monde, La petite femelle , le livre qui l'a rendu célèbre auprès du public.. Je n'avais pas très envie de le lire, après l'excellent Je vous écris dans le noir , de Jean-Luc Seigle, qui portait sur le même sujet: la vie de... On ne gagne pas à tous les coups... La Serpe m'avait retournée comme une crêpe, instruisant à charge puis à décharge contre Georges Arnaud, et emportant très brillamment la mise: une réhabilitation sans faux-pli de son héros. Sulak vient de me conquérir sans la moindre résistance et je voudrais qu'on pût remonter le cours du temps et rectifier les terribles pas de côté de la scoumoune pour redonner à sa vie la trajectoire sans accroc de funambule au grand coeur qu'il aurait méritée, et lui éviter la fin funeste qui a été la sienne. Bref, voilà deux fois que Jaenada réussit haut la main dans deux romans-fleuves-enquêtes à me subjuguer par sa documentation, me convaincre par sa logique exigeante et m'embobeliner dans son ironie irrésistible, ses parenthèses poilantes dans lesquelles sa petite vie dérisoire et attachante emboîte le pas à celles, illustres, qu'il entreprend de débrouiller. . C'est dire si mes attentes étaient gigantesques en lisant, après tout le monde, La petite femelle , le livre qui l'a rendu célèbre auprès du public.. Je n'avais pas très envie de le lire, après l'excellent Je vous écris dans le noir , de Jean-Luc Seigle, qui portait sur le même sujet: la vie de Pauline Dubuisson, tondue à 20 ans, en 1945, condamnée en 1953 pour le meurtre -ou l'assassinat?- de son amant et morte par suicide en 1963, à 36 ans. Ce n'était pas le Jaenada de trop, rassurez-vous: j'aime toujours autant le bonhomme, le styliste inimitable qu'il est, j'aime toujours qu'il essaie sans désarmer de réhabiliter les maudits, les incompris, de faire comprendre les introvertis , les taiseux, de confondre les idées préconçues, de demonter les mauvais procès et de faire éclater au grand jour les erreurs judiciaires. Mais cette fois-ci, il ne m'a pas entièrement convaincue. Pourquoi? D'abord c'est trop long, trop appuyé, trop répétitif et même décentré telle la fin, avec ces biographies successives (et peu succinctes ) des co-détenues de Pauline, au moment le plus pathétique, celui où, pour la dernière fois, la jeune Pauline repart au combat, à sa sortie de prison et tente une nouvelle vie- une veritable faute de composition. Non que toutes les digressions soient inutiles: j'ai adoré toute la reconstitution de la vie à Dunkerque sous l'occupation, dont j'ignorais les particularités- à l'exception de l'éprouvante bataille qui vit l'embarquement tragique des Anglais- . Autant j'ai trouvé cette digression indispensable à la compréhension de l'intrigue et à celle des choix de la toute jeune Pauline dans cette "poche"funeste de Dunkerque - autant les longueurs et les interminables mises au point sur le procès de 1953 , certes inique et scandaleux, avec le trio infernal Floriot-Lindon-Jadin comme des Erinnyes vengeresses accrochées à leur proie, finissent par jouer à contre-emploi et à fatiguer la bienveillance du lecteur - par un étrange retour de balancier de ce qui s'est produit au procès, où tant d'acharnement a fini par paraître suspect... Troisième raison de mon bémol: Pauline elle-même, plus difficile à faire aimer que le pudique Georges Arnaud, ou le flamboyant Bruno Sulak, avec toutes ses ombres, tous ses silences, toutes ses ambiguïtés. Jean-Luc Seigle a, d'une certaine façon, tourné la difficulté de la défense de Pauline en lui donnant la parole et en se fiant à la fiction de ce point de vue interne où l'écrivain rêve son héroïne plus qu'il ne la connaît. Jaenada, lui, répugne à faire appel à la fiction : sa défense se veut objective, fondée sur les faits...mais ceux-ci semblent lui résister, tant l'héroïne a de facettes contradictoires-qui sont autant de titres de chapitres, jolie trouvaille, d'ailleurs, mais qui en dit long , je trouve, sur sa propre difficulté à cerner Pauline...- de ce fait on a l'impression qu'il piétine, qu'il ressasse, qu'il a du mal à être clair.... C'est ce que j'ai ressenti souvent, dans la partie consacrée au procès, où même les parenthèses amusantes sur les déboires sentimentaux ou la passion pour les saucisses de l'auteur m'ont paru non plus d'hilarants apartés entre lui et nous, mais de pesantes et épuisantes diversions... Reste un beau portrait de jeune fille, nuancé, et complexe- voyez les titres des chapitres en table des matières!- née trop tôt, dans la mauvaise famille et au mauvais moment, figure moderne et tragique d'une liberté de choix refusée aux femmes, fussent-elles de ravageuses petites femelles...
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        • Clytemnestre Posté le 11 Décembre 2017
          L'histoire de Pauline Dubuisson, criminelle par passion, est disséquée minutieusement par l'auteur pendant plus de 700 pages. Sa jeunesse en eaux troubles à Dunkerque, dans les années 40, la désigne de fait comme une femme sans vertu, immorale, voire dangereuse. Le reste, c'est-à-dire sa relation amoureuse et tortueuse avec Félix, la victime, ne viendrait que confirmer la personnalité trouble de Pauline et donc sa capacité à tuer de sang froid. L'auteur veut nous convaincre du contraire; il épluche les procès-verbaux, les articles de presse, les compte-rendus judiciaires, les lettres personnelles pour nous présenter une autre femme, perturbée par une éducation sans sentiment, rigide, dédiée à la réussite. Si elle n'est pas innocente, elle n'est pas non plus à accabler; il lui trouve nombre de circonstances atténuantes et cherche à réhabiliter sa mémoire. Si le début du roman/biographie passionne, la redondance des faits et de leur dissection fatigue un peu. Dommage.
        • Charybde2 Posté le 14 Novembre 2017
          La vie tragique de Pauline Dubuisson : une enquête en extrême profondeur menée de main de maître de l’humour noir incisif. Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2017/11/14/note-de-lecture-la-petite-femelle-philippe-jaenada/
        • melul38 Posté le 19 Septembre 2017
          très beau livre! L'histoire de pauline Dubuisson est decortiquée dans tous ses détails, narrée avec humour, mélangée avec l' histoire personnelle de l'auteur (aucun rapport). Du coup un livre atterrant et amusant! mélange hétéroclite et très séduisant!
        • MariePoone Posté le 16 Août 2017
          Un soir d'automne particulièrement pluvieux, devant une cheminée, une bonne bouteille disons de Crozes-Hermitage, on s'installe avec le pote Philippe qui va nous raconter une drôle d'histoire. Une histoire vraie, qui a défrayé la chronique. Pauline Dubuisson a été condamnée aux travaux forcés à perpétuité en 1953 pour avoir tué son ex-amant, Félix. Pauline a été dressée par son père à tout encaisser sans broncher, a couché très jeune avec des allemands sous l'Occupation, a fait de brillantes études pour devenir doctoresse, a toujours été libre mais, tragiquement (on pourrait penser à Phèdre mais on s'abstient parce que « Racine peut susciter la fatuité » – j'ai enfin réussi à caser cette splendide phrase de Nathalie Azoulai, ça m'aura pris près de deux ans), s'est convaincue être amoureuse de son amant Félix qui l'a quittée après s'être vu refuser trois propositions de mariage. Rejetée par ce dernier, elle déciderait de se suicider devant lui. La scène cafouille et voilà notre Félix, le gendre idéal – pour celles qui aiment les mollassons, raide mort juste avant son mariage avec la belle-fille idéale – pour ceux qui aiment les insipides, trois balles dans son buffet d'athlète. Notre pote donc nous raconte toute l'histoire, depuis... Un soir d'automne particulièrement pluvieux, devant une cheminée, une bonne bouteille disons de Crozes-Hermitage, on s'installe avec le pote Philippe qui va nous raconter une drôle d'histoire. Une histoire vraie, qui a défrayé la chronique. Pauline Dubuisson a été condamnée aux travaux forcés à perpétuité en 1953 pour avoir tué son ex-amant, Félix. Pauline a été dressée par son père à tout encaisser sans broncher, a couché très jeune avec des allemands sous l'Occupation, a fait de brillantes études pour devenir doctoresse, a toujours été libre mais, tragiquement (on pourrait penser à Phèdre mais on s'abstient parce que « Racine peut susciter la fatuité » – j'ai enfin réussi à caser cette splendide phrase de Nathalie Azoulai, ça m'aura pris près de deux ans), s'est convaincue être amoureuse de son amant Félix qui l'a quittée après s'être vu refuser trois propositions de mariage. Rejetée par ce dernier, elle déciderait de se suicider devant lui. La scène cafouille et voilà notre Félix, le gendre idéal – pour celles qui aiment les mollassons, raide mort juste avant son mariage avec la belle-fille idéale – pour ceux qui aiment les insipides, trois balles dans son buffet d'athlète. Notre pote donc nous raconte toute l'histoire, depuis l'ascendance de Pauline jusqu'à sa mort, tragique encore (c'est que Pauline pourrait être une héroïne d'Euripide (pas de Sophocle parce que j'ai appris récemment qu'on casait Sophocle pour illustrer les polars, ça ferait bien paraît-il)). Et autant vous dire qu'il la connaît sacrément bien cette histoire. Mieux que quiconque. Sauf Pauline bien entendu. Évidemment, parce qu'on picole, qu'on a le temps au chaud devant notre cheminée, la pluie peut bien battre les vitres, le pote digresse beaucoup, raconte quelques anecdotes savoureuses de sa propre vie, parle aussi beaucoup de la vie sous l'Occupation, de la société des années 50, de la Justice de ces années-là ("Paul Baudet [l'avocat de Pauline] est né à Bourges en 1907, et garde de mauvais souvenirs de son enfance (ce qu'il considère plutôt comme une bonne chose : selon lui, une enfance heureuse ne prédispose pas au métier d'avocat)", à force de fréquenter les avocats, forcément, la phrase me plaît), des autres stars meurtrières de ce temps-là, les Yvonne Chevallier (acquittée aux termes d'un procès improbable), Denise Labbé (la matricide maso), Sylvie Paul (« le lumineux mais cruel regard »)... L'indulgence dont le poto Philippe fait preuve envers ces femmes et envers Pauline surtout est parfois un tantinet cul-cul mais enfin, défendre envers et contre tout la liberté d'exister pour tout individu, quel que soit son sexe, et le droit fondamental d'une justice équitable est un message qui doit être répété et rester audible surtout ; la bienveillance imprègne chaque page de La Petite Femelle. Cette bienveillance nous réchauffe le cœur autant que le pinard (ou la tisane pour les sobres - dont je ne suis pas) qu'on peut déguster en lisant cette histoire, enfin en écoutant Philippe Jaenada qui est un conteur hors-pair.
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