Lisez! icon: Search engine
Sonatine
EAN : 9782355848056
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 432
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Jour où Kennedy n'est pas mort

Fabrice POINTEAU (Traducteur)
Date de parution : 04/06/2020
La vérité est plus forte que tout.
 
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch...
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean Boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.
 
Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782355848056
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 432
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

« Une des plus grandes plumes du roman noir actuel. »
Le Figaro Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MilleetunepagesLM Posté le 2 Septembre 2020
    Le commentaire de Lynda : COUP DE COEUR! J'ai dû chercher le mot uchronie, parce que je voulais savoir ce que ça voulait dire, et bien, tout s'explique : récit d'évènements fictifs à partir d'un point de départ historique et réel. R. J. Ellory a fait de sa spécialité, ses romans, thrillers sur des événements historiques et réels, mais en changeant le cours des choses. C'est ce qu'il fait encore une fois avec ce thriller. Le 22 novembre 1963, est une date que bien des personnes connaissent, c'est la journée où on a tiré et tué le président des États-Unis, John F. Kennedy. Mais R.J. Ellory change les choses, l'attentat contre le président est raté, celui-ci n'est pas mort, comme le veut la réalité. Commençons au tout début, Mitch Newman et Jean sont en couple, et pourtant Mitch va tout gâcher en partant pour une mission en Corée, alors que Jean s'y oppose, s'en est donc terminé pour leur relation. Alors qu'elle travaille sur des choses importantes concernant la politique, étant maintenant une journaliste accomplie, Jean se donne la mort, du moins c'est la version officielle qui est donnée. La mère de celle-ci, ne veut pas y croire et demande à Mitch de découvrir... Le commentaire de Lynda : COUP DE COEUR! J'ai dû chercher le mot uchronie, parce que je voulais savoir ce que ça voulait dire, et bien, tout s'explique : récit d'évènements fictifs à partir d'un point de départ historique et réel. R. J. Ellory a fait de sa spécialité, ses romans, thrillers sur des événements historiques et réels, mais en changeant le cours des choses. C'est ce qu'il fait encore une fois avec ce thriller. Le 22 novembre 1963, est une date que bien des personnes connaissent, c'est la journée où on a tiré et tué le président des États-Unis, John F. Kennedy. Mais R.J. Ellory change les choses, l'attentat contre le président est raté, celui-ci n'est pas mort, comme le veut la réalité. Commençons au tout début, Mitch Newman et Jean sont en couple, et pourtant Mitch va tout gâcher en partant pour une mission en Corée, alors que Jean s'y oppose, s'en est donc terminé pour leur relation. Alors qu'elle travaille sur des choses importantes concernant la politique, étant maintenant une journaliste accomplie, Jean se donne la mort, du moins c'est la version officielle qui est donnée. La mère de celle-ci, ne veut pas y croire et demande à Mitch de découvrir ce qui s'est passé. Mitch, mettra les pieds dans un engrenage où il devra affronter des obstacles de taille. La sécurité pour tout ce qui concerne JFK, est très serrée, on ne peut ni fouiller dans sa vie et encore moins l'approcher. Et si JFK n'était pas mort ce 22 novembre, aurait-il pu être ré-élu pour un autre mandat. Est-ce que le père Joseph, aurait continué à tirer les ficelles, et Bobby, le frère de JFK, où en serait-il aujourd'hui ? L'auteur nous offre un personnage bien différent de l'image public de cet homme célèbre, malgré qu'au fil des ans nous avons eu droit à toutes sortes d'histoires. R.J. Ellory pousse plus loin, il nous montre Kennedy avec ses problèmes matrimoniaux, ses problèmes majeurs de santé, son addiction à ses pilules, les femmes, ses liens avec la mafia, etc. Est-ce que Jean aurait mis le doigt sur quelque chose qu'elle ne devait pas savoir ni dévoiler, est-ce que quelqu'un pour protéger le président et ses magouilles aurait donné un petit coup de pouce pour ce supposé suicide. À plusieurs reprises, j'ai retenu mon souffle, Mitch effectue une superbe enquête qui parfois nous oblige à reprendre notre souffle, tout y passe, le sexe, la mafia, les magouilles. On fera aussi la rencontre de Jack Ruby et plus tard dans la lecture de Lee Oswald. Que puis-je vous dire, l'image de JFK n'est pas la même, et loin de là, de l'homme politique, sympathique, souriant, merveilleux père et mari. Un fond de vérité ? Oui peut-être. Une chose est certaine, c'est une lecture que vous ne pouvez pas mettre de côté, vous êtes vous-mêmes pris dans l'engrenage paranoïaque de tout ce qui entoure la vie, la mort et la non-mort du président des États-Unis, John F. Kennedy. Nul besoin de vous dire que cet auteur a un talent fou, sa réputation n'est plus à faire, et pour avoir lu quelques-uns de ses livres, je dois dire, que pour moi, c'est le meilleur de tous. Coup de cœur, oui, c'est certain et je ne peux que vous le recommander !
    Lire la suite
    En lire moins
  • liberliber Posté le 29 Août 2020
    Le 35ème président des Etats-Unis a donné lieu à une abondante littérature documentaire et fictionnelle. Je pense, parmi mes lectures romanesques les plus récentes, à « 22/11/63 » de Stephen King et à « Ils vont tuer Robert Kennedy » de Marc Dugain. R. J. Ellory a fait le choix de l'uchronie. Même si un attentat contre John Fitzgerald Kennedy était bien programmé le 22 novembre 1963 à Dallas, il a échoué. Et c'est à ce fiasco que l'auteur va s'intéresser par la voix de Mitch Newman. Ce photojournaliste trentenaire et célibataire apprend le suicide de Jean Boyd, son ex-fiancée qui l'a quitté lorsqu'il a décidé de partir pour « couvrir » la guerre de Corée dont il reviendra quatre mois plus tard avec des images terribles dans la tête. Treize ans après, l'annonce de cette mort énigmatique va le bouleverser et réveiller la culpabilité qui le mine depuis leur séparation, depuis qu'il a fait le choix de partir à l'aventure plutôt que de rester auprès de la femme de sa vie devenue une journaliste d'investigation accrocheuse enquêtant sur les fraudes électorales des Kennedy en 1960 et sur les disparitions mystérieuses de femmes. L'homme de peu d'ambition, alcoolique et à la limite de la dépression va, malgré... Le 35ème président des Etats-Unis a donné lieu à une abondante littérature documentaire et fictionnelle. Je pense, parmi mes lectures romanesques les plus récentes, à « 22/11/63 » de Stephen King et à « Ils vont tuer Robert Kennedy » de Marc Dugain. R. J. Ellory a fait le choix de l'uchronie. Même si un attentat contre John Fitzgerald Kennedy était bien programmé le 22 novembre 1963 à Dallas, il a échoué. Et c'est à ce fiasco que l'auteur va s'intéresser par la voix de Mitch Newman. Ce photojournaliste trentenaire et célibataire apprend le suicide de Jean Boyd, son ex-fiancée qui l'a quitté lorsqu'il a décidé de partir pour « couvrir » la guerre de Corée dont il reviendra quatre mois plus tard avec des images terribles dans la tête. Treize ans après, l'annonce de cette mort énigmatique va le bouleverser et réveiller la culpabilité qui le mine depuis leur séparation, depuis qu'il a fait le choix de partir à l'aventure plutôt que de rester auprès de la femme de sa vie devenue une journaliste d'investigation accrocheuse enquêtant sur les fraudes électorales des Kennedy en 1960 et sur les disparitions mystérieuses de femmes. L'homme de peu d'ambition, alcoolique et à la limite de la dépression va, malgré quelques bâtons dans les roues, poursuivre les recherches de Jean. Une manière de donner une ultime marque d'amour et de se racheter de son erreur passée. Il se rend alors compte que le charismatique JFK n'a rien d'un enfant de choeur. Il serait non seulement un tricheur et un menteur mais aussi époux volage (c'est un euphémisme !). A ce tableau peu glorieux s'ajoutent de graves problèmes de santé soignés à coups de médicaments et de drogues. Et côté politique, le bilan est loin d'être brillant. Si le combat pour les droits civiques des Noirs est à porter à son crédit, le bide de la baie des Cochons, la construction du mur de Berlin en 1961 et l'engagement perdu d'avance au Vietnam sont les points noirs de son action ou de son inaction. Si le récit qui mêle personnages réels et de fiction, grande histoire et narration intime, est bien mené, j'ai trouvé, pour une fois, que R. J. Ellory tournait en rond et que le personnage principal, Mitch Newman était peu attachant avec son obsession et sa culpabilité envahissantes.
    Lire la suite
    En lire moins
  • LudivineBon Posté le 28 Août 2020
    Lorsqu'il apprend que son ex-fiancée Jean Boyd s'est suicidée chez elle, Mitchell Newman (Mitch) est anéanti. Ils ont rompu il y a près de 15 ans, suite à sa décision unilatérale de partir en Corée, peu après avoir demandé Jean en mariage. Toutefois, il sait que Jean est la seule femme qu'il a jamais aimé. Aussi profondément qu'il aime son métier de photojournaliste qui l'a poussé à partir en Corée 15 ans plus tôt et pour lequel il est resté très marqué. Ce qu'il sait aussi c'est qu'il n'y a aucune chance pour qu'elle se soit suicidée. Il en est certain. Et il pense que c'est son rôle d'enquêter sur son suicide et les raisons qui l'ont poussé à en venir à ce prétendu geste. Nous sommes en 1964 ET Kennedy n'est pas mort. Le 23 Novembre 1963 a bien eu lieu mais pas comme celui qu'on connaît. La fin n'a pas été tragique. Cette uchronie proposée par Ellory propose un nouvel aperçu de la politique de Jack Kennedy. Loin de faire l'éloge de la politique du président le plus connu du monde, l'auteur met plutôt en évidence les dysfonctionnements de l'administration Kennedy et des démocrates. Les trucages de l'élection de... Lorsqu'il apprend que son ex-fiancée Jean Boyd s'est suicidée chez elle, Mitchell Newman (Mitch) est anéanti. Ils ont rompu il y a près de 15 ans, suite à sa décision unilatérale de partir en Corée, peu après avoir demandé Jean en mariage. Toutefois, il sait que Jean est la seule femme qu'il a jamais aimé. Aussi profondément qu'il aime son métier de photojournaliste qui l'a poussé à partir en Corée 15 ans plus tôt et pour lequel il est resté très marqué. Ce qu'il sait aussi c'est qu'il n'y a aucune chance pour qu'elle se soit suicidée. Il en est certain. Et il pense que c'est son rôle d'enquêter sur son suicide et les raisons qui l'ont poussé à en venir à ce prétendu geste. Nous sommes en 1964 ET Kennedy n'est pas mort. Le 23 Novembre 1963 a bien eu lieu mais pas comme celui qu'on connaît. La fin n'a pas été tragique. Cette uchronie proposée par Ellory propose un nouvel aperçu de la politique de Jack Kennedy. Loin de faire l'éloge de la politique du président le plus connu du monde, l'auteur met plutôt en évidence les dysfonctionnements de l'administration Kennedy et des démocrates. Les trucages de l'élection de 1960, les erreurs dans la gestion des conflits et la gestion de Kennedy lui-même. On est loin du long fleuve tranquille, et en tant que journaliste acharnée, c'était du pain béni pour Jean Boyd. A-t-elle enquêté sur les Kennedy et leurs secrets ? Cela sera l'affaire de Mitch Newman qui devra à la fois enquêter sur le suicide de son amie et surtout essayer de découvrir ce qui a pu causer sa mort. De la politique en voilà, du beau et du moins beau aussi. Ellory nous avait habitué à des thrillers durs et prenants. Ici, comme dans son précédent roman, Le Chant de l'Assassin, le héros n'est pas un policier, ce qui donne encore plus de mordant à l'histoire. Un type ordinaire, au milieu d'un imbroglio politique troublant. Bref, le lecteur se projette et c'est réussi. On est très loin de l'oeuvre de Stephen King sur ce même sujet. Là où King essayait de changer l'Histoire, Ellory a pris le postulat de la changer. Kennedy est là et le lecteur verra ce qu'il trafique, manigance et propose à l'Amérique. Le récit est prenant et l'histoire se veut simple sur ce sujet épineux et tellement raconté. Un très bon moment passé avec Mitch sur les chemins chaotiques de la politique américaine des années 60. Une fin très surprenante !
    Lire la suite
    En lire moins
  • frgi Posté le 24 Août 2020
    "Le jour où Kennedy n'est pas mort" est seulement le deuxième roman de R. J. Ellory que je lis. Honte sur moi ! Autant j'avais aimé ma première lecture, autant j'ai adoré, et je pèse mes mots, celle-ci. Pourquoi? Je ne sais pas, je crois que ça ne s'explique pas. L'histoire de ce président m'a toujours intéressée, la faute à qui? La faute à quoi? Plus que probablement à cet excellent film d'Oliver Stone sorti en 1991. Mais celui-ci reste somme toute assez classique dans son analyse de la situation. Ce qui n'est absolument pas le cas dans ce roman uchronique. J'adore le parti pris de l'auteur partant du postulat suivant : Que se serait-il passé si Kennedy n'était pas mort ce novembre ? En effet, ce président qui est devenu une légende serait-il toujours considéré comme l'un des meilleurs présidents des Etats Unis s'il n'était pas mort? Difficile à dire car il faut dire qu'il traînait pas mal de casseroles derrière lui ... Pas certain qu'il ait rempilé pour un second mandat. Ce qui aurait fait de lui un des rares présidents démocrates à ne pas être réélu (espérons qu'en novembre prochain, un certain président, républicain lui, ne le soit... "Le jour où Kennedy n'est pas mort" est seulement le deuxième roman de R. J. Ellory que je lis. Honte sur moi ! Autant j'avais aimé ma première lecture, autant j'ai adoré, et je pèse mes mots, celle-ci. Pourquoi? Je ne sais pas, je crois que ça ne s'explique pas. L'histoire de ce président m'a toujours intéressée, la faute à qui? La faute à quoi? Plus que probablement à cet excellent film d'Oliver Stone sorti en 1991. Mais celui-ci reste somme toute assez classique dans son analyse de la situation. Ce qui n'est absolument pas le cas dans ce roman uchronique. J'adore le parti pris de l'auteur partant du postulat suivant : Que se serait-il passé si Kennedy n'était pas mort ce novembre ? En effet, ce président qui est devenu une légende serait-il toujours considéré comme l'un des meilleurs présidents des Etats Unis s'il n'était pas mort? Difficile à dire car il faut dire qu'il traînait pas mal de casseroles derrière lui ... Pas certain qu'il ait rempilé pour un second mandat. Ce qui aurait fait de lui un des rares présidents démocrates à ne pas être réélu (espérons qu'en novembre prochain, un certain président, républicain lui, ne le soit pas !). Que vous vous intéressiez à l'histoire de JFK ou pas, cette uchronie est pour vous car bourrée d'informations intéressantes et pourtant d'une simplicité à lire déconcertante. Je ne peux que vous la conseiller ! Cette fois, je ne resterai pas aussi longtemps avant de lire mon prochain R. J. Ellory ... mais j'ai tellement de livres à lire et tellement peu de temps pour le faire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Ticafouillou Posté le 23 Août 2020
    Et si... Et si KENNEDY n'était pas mort, ce 22 novembre 1963 à DALLAS? Il ne s'est rien passé ce jour-là. Du coup, la journaliste Jean BOYD a pu continuer à enquêter sur le Président, et lorsqu'elle est retrouvée morte, dans des conditions qui veulent faire penser à tous qu'elle s'est suicidée, Mitch NEWMAN décide faire toute la lumière sur ce qui a réellement pu se passer. Jean est son amour de jeunesse, son seul amour en fait, et faute d'avoir réussi sa vie avec elle, il décide de réussir sa mort. Décidément, on est jamais déçu avec R. J. ELLORY. Il en faut du courage pour s'attaquer à un monstre sacré comme KENNEDY, et pour refaire l'histoire, quitte à égratigner sérieusement le mythe. A un moment où on a l'impression qu'il vaudrait mieux n'importe qui plutôt que TRUMP, imaginer que KENNEDY a continué a régner sur l'AMERIQUE est osé, surtout qu'ELLORY a fait le choix de confronter l'image fantasmée, idéalisée qu'il est si facile de se faire d'un mort à la dure réalité de l'exercice au long cours du pouvoir, et de la manière dont il peut abîmer chacun. Rien n'est préservé, ELLORY a choisi de tout détruire. L'image du couple... Et si... Et si KENNEDY n'était pas mort, ce 22 novembre 1963 à DALLAS? Il ne s'est rien passé ce jour-là. Du coup, la journaliste Jean BOYD a pu continuer à enquêter sur le Président, et lorsqu'elle est retrouvée morte, dans des conditions qui veulent faire penser à tous qu'elle s'est suicidée, Mitch NEWMAN décide faire toute la lumière sur ce qui a réellement pu se passer. Jean est son amour de jeunesse, son seul amour en fait, et faute d'avoir réussi sa vie avec elle, il décide de réussir sa mort. Décidément, on est jamais déçu avec R. J. ELLORY. Il en faut du courage pour s'attaquer à un monstre sacré comme KENNEDY, et pour refaire l'histoire, quitte à égratigner sérieusement le mythe. A un moment où on a l'impression qu'il vaudrait mieux n'importe qui plutôt que TRUMP, imaginer que KENNEDY a continué a régner sur l'AMERIQUE est osé, surtout qu'ELLORY a fait le choix de confronter l'image fantasmée, idéalisée qu'il est si facile de se faire d'un mort à la dure réalité de l'exercice au long cours du pouvoir, et de la manière dont il peut abîmer chacun. Rien n'est préservé, ELLORY a choisi de tout détruire. L'image du couple modèle, celle de l'homme sain, rien ne résiste au rouleau compresseur des arcanes du pouvoir. Et finalement, KENNEDY est comme les autres : il ment, il trompe, il fait prévaloir son intérêt sur celui des autres, il est impliqué ou à tout le moins soupconné dans des magouilles, des manipulations, des gens sont payés pour réparer ses erreurs et faire disparaître ses traces, peu importe ce qu'il faut faire pour ça. ELLORY démystifie l'enfant chéri de l'AMERIQUE et foule aux pieds nos illusions d'autant plus entretenues que KENNEDY n'a pas eu le temps d'être gâché par l'exercice du pouvoir. Mais attention, le talent de R. J. ELLORY ne se limite pas à imaginer ce que serait devenu le mandat de KENNEDY. A l'intérieur de cette atmosphère qu'il a su créer de toutes pièces, l'auteur place une intrigue passionnante comme il en a le secret, avec Mitch, un homme brisé farouchement décidé à réparer ce qui peut l'être, à être à la hauteur de la mort de Jean BOYD puisqu'il n'a pas su l'être lorsqu'il en était encore temps. En poursuivant l'enquête de son amour de jeunesse, Mitch nous ouvre les yeux sur ce qu'est devenu, dans l'imaginaire d'ELLORY, le mandat présidentiel de KENNEDY et ce qui se trame en coulisses pour assurer sa réelection. A son habitude, ELLORY sait parfaitement mêler intrigue et sentiments humains. Humain, avec tout ce que cela peut vouloir dire de faiblesses et de noirceurs, c'est bien comme ça que l'auteur a décidé de prolonger la vie de KENNEDY. Soyez prêts à voir fondre l'image de cire dans laquelle vivait éternellement le fameux sourire de JFK... jusqu'à ce que ELLORY approche sa flamme.
    Lire la suite
    En lire moins
Ne manquez aucune sortie de Sonatine Éditions
Abonnez-vous à notre newsletter et recevez nos actualités les plus noires !

Lisez maintenant, tout de suite !