Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221138304
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Moi, Charlotte Simmons

Bernard COHEN (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 11/06/2015

Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite,...

Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite, elle découvre avec désarroi que ce temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l'alcool et des ambitions mesquines. Candide et pleine d'illusions, la petite provinciale n'en maîtrise guère les règles. Le tourbillon de sa première année va se charger de la déniaiser. Charlotte Simmons apprend vite : elle n'est pas tout à fait la blanche colombe qu'elle croyait être...
Avec cette satire cinglante qui est aussi un magnifique roman d'apprentissage, Tom Wolfe nous offre ses Illusions perdues et le grand roman de la vie étudiante made in America.
«Foisonnant, intelligent, passionnant et jubilatoire.» Time

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221138304
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bougnadour Posté le 15 Août 2021
    Après avoir réglé leur compte aux traders dans Le bûcher des vanités, Tom Wolfe décoche cette fois ses flèches sur l’Université Américaine. Wolfe est un moralisateur, derrière la fluidité d’un récit impeccablement construit, aux personnages balzaciens il ironise sur la déliquescence du monde de la connaissance et de l’intelligence aux USA. On ne s’y distingue plus par sa soif d’étudier et de savoir mais par sa « coolitude » et la liste de ses conquêtes. Ce qui compte c’est de briller dans les beuveries et les coucheries. La méritante et prude Charlotte Simmons arrivée là par ses seuls mérites scolaires n’est pas de taille à lutter, bien que très sûre d’elle les paillettes vont l’éblouir et la perdre. Wolfe lâche ses coups tous en prennent pour leur grade, les dilettantes gosses de riches, les sportifs qui mettent un point d’honneur à ne pas étudier, les profs méprisants qui gaspillent leur savoir, les étudiants pauvres devenus aigris. L’Université est aussi le reflet de la société américaine, les inégalités sont abyssales, l’argent écrase la culture et l’apparence l’emporte sur l’intelligence, et déjà en 2004 Wolfe pointait la montée de l’esprit woke : blacks contre blancs, féminisme exacerbé, glorification des gays, contestation des savoirs. Si... Après avoir réglé leur compte aux traders dans Le bûcher des vanités, Tom Wolfe décoche cette fois ses flèches sur l’Université Américaine. Wolfe est un moralisateur, derrière la fluidité d’un récit impeccablement construit, aux personnages balzaciens il ironise sur la déliquescence du monde de la connaissance et de l’intelligence aux USA. On ne s’y distingue plus par sa soif d’étudier et de savoir mais par sa « coolitude » et la liste de ses conquêtes. Ce qui compte c’est de briller dans les beuveries et les coucheries. La méritante et prude Charlotte Simmons arrivée là par ses seuls mérites scolaires n’est pas de taille à lutter, bien que très sûre d’elle les paillettes vont l’éblouir et la perdre. Wolfe lâche ses coups tous en prennent pour leur grade, les dilettantes gosses de riches, les sportifs qui mettent un point d’honneur à ne pas étudier, les profs méprisants qui gaspillent leur savoir, les étudiants pauvres devenus aigris. L’Université est aussi le reflet de la société américaine, les inégalités sont abyssales, l’argent écrase la culture et l’apparence l’emporte sur l’intelligence, et déjà en 2004 Wolfe pointait la montée de l’esprit woke : blacks contre blancs, féminisme exacerbé, glorification des gays, contestation des savoirs. Si on peut lui reprocher une fin un peu trop ouverte, le roman est un régal. Wolfe, en plus de son talent de sociologue, a un remarquable sens des situations et des dialogues à l’humour percutant, le lecteur idéalement placé peut ricaner sans pitié, l’auteur est avec lui.
    Lire la suite
    En lire moins
  • TristanR Posté le 3 Juin 2021
    Tom Wolfe aborde avec gourmandise l'université américaine. Républicain convaincu, figure du néo-journalisme, fin psychologue de la vie politique américaine, Wolfe dépeint avec "Moi, Charlotte Simmons" le nivellement de l'université. L'université est devenu une sorte de parc d'attraction, ou d'île aux plaisirs ( Pinocchio ) auquel les étudiants n'ont que pour ambition boire, fumer, faire de la muscu, se regarder dans la glace, et baiser. " Moi, Charlotte Simons" traite d'une jeune étudiante rurale et naïve, accepté dans l'université prestigieuse de Dupont. Le choc avec ses collègues et les nouvelles matières enseignées au sein de l'établissement la déconcertera et la dégoutera dans un premier temps, mais finira bel et bien à rejoindre le troupeau. L'interêt d'être accepté sera primordiale. L'ascension ne ne sera pas sur le plan intellectuel mais des connivences. C'est la chute de l'exigence pour la représentation narcissique. Si certains professeurs ont encore des idéaux, ils sont vite dépasser par les nouveaux concepts woke de leurs confrères et de leur puissance d'attaque dans le milieu universitaire. Avec un tel constat, il est clair qu'aucun protagoniste ne ressortira victorieux de cette histoire. Wolfe peint un tableau déconcertant, mais surtout révélateur de la jeunesse pourri gâté américaine, dont les conséquences pourront se... Tom Wolfe aborde avec gourmandise l'université américaine. Républicain convaincu, figure du néo-journalisme, fin psychologue de la vie politique américaine, Wolfe dépeint avec "Moi, Charlotte Simmons" le nivellement de l'université. L'université est devenu une sorte de parc d'attraction, ou d'île aux plaisirs ( Pinocchio ) auquel les étudiants n'ont que pour ambition boire, fumer, faire de la muscu, se regarder dans la glace, et baiser. " Moi, Charlotte Simons" traite d'une jeune étudiante rurale et naïve, accepté dans l'université prestigieuse de Dupont. Le choc avec ses collègues et les nouvelles matières enseignées au sein de l'établissement la déconcertera et la dégoutera dans un premier temps, mais finira bel et bien à rejoindre le troupeau. L'interêt d'être accepté sera primordiale. L'ascension ne ne sera pas sur le plan intellectuel mais des connivences. C'est la chute de l'exigence pour la représentation narcissique. Si certains professeurs ont encore des idéaux, ils sont vite dépasser par les nouveaux concepts woke de leurs confrères et de leur puissance d'attaque dans le milieu universitaire. Avec un tel constat, il est clair qu'aucun protagoniste ne ressortira victorieux de cette histoire. Wolfe peint un tableau déconcertant, mais surtout révélateur de la jeunesse pourri gâté américaine, dont les conséquences pourront se voir en 2017 avec le conflit Evergreen. Il amène avec un style brillant les nouvelles idées issus de la sociologie contemporaine relativiste : la racisme, le genre, le narcissisme, le pouvoir, l'appareil idéologique...Tout y passe avec une certaine aisance destructrice. La raison permettant de découvrir la vérité est devenu un ressenti imposé aux autres. Il critique finalement la personnification des idées au lieu et place de la construction de ces dernières. Cet ouvrage attentif accuse les nouvelles idéologies et surtout de la nouvelle génération issus des grandes formations. Wolfe fut clairement en avance sur son temps. En un mot : la grande classe !
    Lire la suite
    En lire moins
  • GeorgesSmiley Posté le 2 Avril 2020
    Tom Wolfe revisite, à sa façon, le mythe de Cendrillon, non sans, au passage, attaquer au lance-flammes les grandes universités américaines, leurs équipes sportives antichambres des ligues professionnelles, et les élites qu’elles sont censées former à grands coups de dollars. Les personnages sont, comme d’habitude, légèrement caricaturaux ce qui ne les rend que plus attrayants. Commençons par Cendrillon-Charlotte, brillante étudiante issue d’un milieu très modeste et d’une contrée rurale perdue, soudainement propulsée dans une université branchée et renommée. On l’imagine instantanément comme une variante d’Audrey Hepburn projetée chez les beaufs et les poufs. Vous voyez le décalage, le choc des cultures ! Pour les beaufs, il y a Jojo, un des basketteurs vedettes de l’université auréolés de leur titre de champion universitaire l’an passé. Jojo, comme ses coéquipiers, met un point d’honneur à bien montrer à tout le monde que les cours et les études, il n’en a rien à battre (pour rester dans un niveau de langage compatible avec le sien). Toujours dans cette catégorie fournie, il y a Thorpe, le beau gosse friqué dont l’univers est borné par l’alcool, le sexe et le narcissisme. Lui aussi est une vedette, genre playboy « trop cool », les filles en sont folles.... Tom Wolfe revisite, à sa façon, le mythe de Cendrillon, non sans, au passage, attaquer au lance-flammes les grandes universités américaines, leurs équipes sportives antichambres des ligues professionnelles, et les élites qu’elles sont censées former à grands coups de dollars. Les personnages sont, comme d’habitude, légèrement caricaturaux ce qui ne les rend que plus attrayants. Commençons par Cendrillon-Charlotte, brillante étudiante issue d’un milieu très modeste et d’une contrée rurale perdue, soudainement propulsée dans une université branchée et renommée. On l’imagine instantanément comme une variante d’Audrey Hepburn projetée chez les beaufs et les poufs. Vous voyez le décalage, le choc des cultures ! Pour les beaufs, il y a Jojo, un des basketteurs vedettes de l’université auréolés de leur titre de champion universitaire l’an passé. Jojo, comme ses coéquipiers, met un point d’honneur à bien montrer à tout le monde que les cours et les études, il n’en a rien à battre (pour rester dans un niveau de langage compatible avec le sien). Toujours dans cette catégorie fournie, il y a Thorpe, le beau gosse friqué dont l’univers est borné par l’alcool, le sexe et le narcissisme. Lui aussi est une vedette, genre playboy « trop cool », les filles en sont folles. Fils à papa, il n’est guère préoccupé par les études, assuré qu’il est de décrocher sans se fatiguer un salaire à six chiffres. Il enfile les « bons coups » sans perte inutile de temps ce qui lui a valu le surnom envié de « M. sept minutes ». Ne croyez pas que ces deux-là soient des cas isolés, non, pas du tout, c’est juste le haut du panier. Ce sont deux des fleurons de l’élite de Dupont University, deux phares, deus stars que chacun rêve d’imiter et chacune d’approcher d’un peu plus près si vous voyez ce que je veux dire. Et puis, en bas de la hiérarchie, très loin des grands singes dominants précédemment cités, il y a les besogneux comme Adam. Pas d’argent, intelligent, travailleur mais toujours puceau. Pas cool, quoi ! Pour survivre, il livre des pizzas et sert de répétiteur à un sportif vedette, cette année c’est Jojo. Dans répétiteur, comprenez souffre-douleur, larbin, esclave, convoqué à minuit et sommé de rédiger le devoir en lieu et place de sa majesté pour le lendemain huit heures. Côté poufs, on a l’embarras du choix. Commençons par Beverly, la « camarade » de chambre de Charlotte, une pétasse friquée arrogante, méchante et snob que l’on finirait par plaindre tant l’auteur décharge son fiel (une de ses qualités essentielles) sur ce triste personnage, détestable mais indispensable faire-valoir, chez Wolfe comme chez Disney. Après, la galerie est bien remplie, de Gloria, Nicole, Crissy, Lucy, Samantha ou Marilyn qui finit par avouer pendant un court moment de lucidité post-coïtal du géant Jojo qui s’interroge (soudain subjugué par Charlotte, il s’est inscrit à un cours sur Socrate): « Je vois que tu es une fille bien, alors…pourquoi tu fais ça ? Tu ne me connais même pas. _ Tu es sérieux, là ? _ Mais ouais… Pourquoi ? _ Tu es une star. _ Et donc ? _ N’importe quelle fille veut… baiser… une star – Comme tout le reste, elle avait énoncé cela avec gentillesse, douceur et sincérité – N’importe quelle fille qui prétend le contraire est une menteuse. » Rajoutez le sénateur de Californie surpris sur le campus en galante compagnie (je surveille mon niveau de langage) que Tom Wolfe (qui ne censure pas celui de ses personnages) traduit par « la nuit de la turlute », le coach de l’équipe de basket, l’homme le mieux payé du campus, un professeur gauchiste intraitable avec les compromissions, des copines jalouses, une bande d’intellos qui se voient devenir les éminences grises du siècle nouveau et vous obtenez le cocktail jubilatoire du dynamiteur de la société américaine qu’était Tom Wolfe, nous offrant, comme à l’accoutumée, un excellent moment de lecture en suivant les aventures de Charlotte que je me garderai bien ici de déflorer (je parle bien sûr des aventures. Pour Charlotte, les candidats ne manquent pas). Un excellent Tom Wolfe, incisif, amusant, et qui donne à réfléchir.
    Lire la suite
    En lire moins
  • BruC Posté le 20 Mars 2020
    Charlotte Simmons, brillante lycéenne d'origine modeste, obtient une bourse pour étudier dans la prestigieuse (et imaginaire) université Dupont. Elle croit entrer dans le sein des seins de l'excellence américaine ; mais ce que découvre cette première année naïve et prude est une société étudiante qui, moins brillante qu'elle ne le laisse croire, est dominée par l'alcool, le sexe, les fêtes, le sport omniprésent, les petites ambitions et les grandes jalousies. Dans ce roman passionnant, cocasse, féroce et instructif, Charlotte Simmons est touchante et merveilleuse. Les personnages secondaires sont tout autant criants de vérité : le basketteur Jojo à la recherche d'une révélation grâce aux études, Adam rongé par l'ambition et les frustrations, le pervers Hoyt assis sur une popularité dont il ne mesure pas la fragilité ou bien encore l'adolescente décérébrée Beverly (ma préférée !) dont la rencontre avec les parents de Charlotte Simmons est un grand moment de littérature. On a beaucoup dit que Tom Wolfe, brillant analyste de l'Amérique contemporaine (je vous recommande à ce sujet un autre livre de cet auteur, le Bûché des Vanités) s'en prenait à la jeunesse dorée de son pays ; ne serait-ce pas plus encore une charge contre la jeunesse occidentale en... Charlotte Simmons, brillante lycéenne d'origine modeste, obtient une bourse pour étudier dans la prestigieuse (et imaginaire) université Dupont. Elle croit entrer dans le sein des seins de l'excellence américaine ; mais ce que découvre cette première année naïve et prude est une société étudiante qui, moins brillante qu'elle ne le laisse croire, est dominée par l'alcool, le sexe, les fêtes, le sport omniprésent, les petites ambitions et les grandes jalousies. Dans ce roman passionnant, cocasse, féroce et instructif, Charlotte Simmons est touchante et merveilleuse. Les personnages secondaires sont tout autant criants de vérité : le basketteur Jojo à la recherche d'une révélation grâce aux études, Adam rongé par l'ambition et les frustrations, le pervers Hoyt assis sur une popularité dont il ne mesure pas la fragilité ou bien encore l'adolescente décérébrée Beverly (ma préférée !) dont la rencontre avec les parents de Charlotte Simmons est un grand moment de littérature. On a beaucoup dit que Tom Wolfe, brillant analyste de l'Amérique contemporaine (je vous recommande à ce sujet un autre livre de cet auteur, le Bûché des Vanités) s'en prenait à la jeunesse dorée de son pays ; ne serait-ce pas plus encore une charge contre la jeunesse occidentale en général ? UN TRES GRAND LIVRE.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Celinewau Posté le 9 Janvier 2020
    J'ai mis du temps à le lire, mais j'ai adoré découvrir la vie étudiante dans les universités américaines.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.