Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782707192196
Code sériel : 455
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 125 x 190 mm
Chez soi
Une odyssée de l'espace domestique
Date de parution : 13/10/2016
Éditeurs :
La Découverte
En savoir plus

Chez soi

Une odyssée de l'espace domestique

Date de parution : 13/10/2016
La maison, le chez-soi : de ce sujet, on a souvent l’impression qu’il n’y a rien à dire. Pourtant, la maison est aussi une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs, résister à l’éparpillement et à la dissolution. Un bel essai, intelligent et sensible, par l’auteure de Beauté fatale.
 
Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière... Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se... Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se blottir chez soi ou à rêver de l’habitation idéale s’exprime ce qu’il nous reste de vitalité, de foi en l’avenir.
Ce livre voudrait dire la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l’on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l’état de « famine temporelle » qui nous caractérise. Ramifications passionnantes de la simple question « Qui fait le ménage ? », persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l’on rencontre des modes de vie bien plus inventifs…
Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d’y voir plus clair, et de se sentir mieux.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707192196
Code sériel : 455
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 125 x 190 mm
La Découverte
En savoir plus

Ils en parlent

Dotée d’un solide bagage théorique et d’un évident sens de la punchline (…) l’essayiste publie (…) un voyage sociologique, politique et intime dans nos intérieurs. (…) Eclectique et pop, cet ouvrage nous fait considérer autrement le « chez-soi » : qu’on se le dise, notre table basse est, elle aussi, politique.
Johanna Luyssen / Libération supplément

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Muguf Posté le 14 Avril 2022
    Excellent essai, qui ouvre des portes sur une dimension supplémentaire à chaque chapitre et qui annonce la thématique des sorcières... Il m'a beaucoup parlé, alors que j'aménage petit à petit la maison dans laquelle j'ai emménagé il y a trois mois. Je découvre la joie d'avoir un bureau (qui sert aussi de chambre d'amis, mais un bureau tout de même) distinct de ma chambre, dont j'ai fait un nid cosy et dépouillé à la fois. Bref... comme après chaque livre de Mona Chollet, j'ai noté un million de références 😊 Intéressant de réfléchir à comment nous, citadins et plus généralement habitants de pays industrialisés, sommes logés dans des habitations sur lesquelles nous avons si peu de prise, alors que l'habitat a une si grande incidence sur nos vies ! Détail amusant, j'ai commencé en même temps "Ma vie sur la route", de Gloria Steinem, qui se présente comme une nomade, à l'opposé de Mona Chollet 🙄
  • Calathea Posté le 14 Février 2022
    Mona Chollet est particulièrement connue et appréciée pour ses écrits féministes, traitant de la condition de la femme, de la place qu'on lui donne dans la société, des canons de beauté, etc. Si j'ai encore Beauté Fatale et Réinventer l'amour j'ai déjà lu Sorcières et même si c'est le livre qui l'a fait connaitre il ne m'a pas autant touché que Chez Soi. Cet essai est une ode aux casaniers, une manière de penser l'espace dans lequel on vit, nos manières de l'habiter ou de le consommer. Elle traite aussi bien de la nécessité d'avoir un toit que d'architecture ou de modes de vie davantage communautaires. Difficile de tout résumer mais j'ai adoré cette lecture. J'ai moi-même un rapport très intime à mon chez-moi que je considère comme mon refuge et j'ai trouvé cet essai très bien écrit, complet et extrêmement intéressant.
  • JehanneDD Posté le 9 Février 2022
    Encore un essai très agréable à lire de la part de Mona Chollet. C'est cette fois à notre domicile qu'elle s'intéresse. Elle multiplie les points de vue : architectural, social, politique ... Elle nous fait découvrir d'autres perspectives, nous fait réfléchir, et ne néglige pas de nous divertir avec des exemples tirés de la littérature (elle connaît apparemment son Harry Potter sur le bout des doigts !) ou du divertissement télévisuel. Bref, un livre à lire pour passer un moment agréable et instructif à la fois, et qui débouchera peut-être sur quelques changements dans vos habitudes!
  • mumuboc Posté le 11 Novembre 2021
    Dès que j'ai eu connaissance de cet essai je savais que je le lirai car je suis une casanière, j'aime être chez moi, dans mon nid et dès que je le quitte je me sens un peu orpheline, en manque et n'ai qu'une envie le retrouver surtout depuis que je vis dans une maison dans le bocage entourée de nature et où le silence n'est rompu que par le chant des oiseaux. J'en avais rêvée, je l'avais construite dans mon imaginaire et même si elle n'a pas tous les critères espérés, je me sens chez moi. Difficile de résumer un essai mais j'ai trouvé que Mona Chollet abordait le thème du foyer de façon très complète, avec ses différentes ramifications, évoquant tout ce qui est lié au "Chez soi" que ce soit en tant que choix de vie (en solitaire ou pas), espace, lieu de vie (ville ou campagne), isolement ou pas, confort, fonctionnement (répartition des tâches ménagères et du couple, chambre commune ou pas), façon d'y vivre avec en autre l'apport des nouvelles technologies type internet, mais aussi l'architecture etc.... Elle y inclut quelques évocations sur sa propre façon de vivre, ses propres choix et déculpabilise les lecteurs des leurs... Dès que j'ai eu connaissance de cet essai je savais que je le lirai car je suis une casanière, j'aime être chez moi, dans mon nid et dès que je le quitte je me sens un peu orpheline, en manque et n'ai qu'une envie le retrouver surtout depuis que je vis dans une maison dans le bocage entourée de nature et où le silence n'est rompu que par le chant des oiseaux. J'en avais rêvée, je l'avais construite dans mon imaginaire et même si elle n'a pas tous les critères espérés, je me sens chez moi. Difficile de résumer un essai mais j'ai trouvé que Mona Chollet abordait le thème du foyer de façon très complète, avec ses différentes ramifications, évoquant tout ce qui est lié au "Chez soi" que ce soit en tant que choix de vie (en solitaire ou pas), espace, lieu de vie (ville ou campagne), isolement ou pas, confort, fonctionnement (répartition des tâches ménagères et du couple, chambre commune ou pas), façon d'y vivre avec en autre l'apport des nouvelles technologies type internet, mais aussi l'architecture etc.... Elle y inclut quelques évocations sur sa propre façon de vivre, ses propres choix et déculpabilise les lecteurs des leurs car chacun cherche à trouver son lieu idéal, en accord avec sa vie, ses loisirs et ses aspirations personnelles.  Je m'y suis retrouvée, je m'y suis sentie chez moi, j'ai souri parfois dans les descriptions ou cas évoqués , elle me rassurait également sur la validité de mes choix (même si je n'avais pas besoin de cela pour savoir que j'avais fait, pour moi, les bons choix) mais qui me font parfois me poser des questions surtout à travers le regard des autres. Il est truffé de références littéraires (en particulier H.D.Thoreau avec Walden mais également Virginia Woolf avec son essai Une chambre à soi (ou un lieu à soi suivant la traduction) cette dernière évoquant si bien l'importance du lieu de vie, mais aussi d'études et enquêtes scientifiques pour appuyer ses propos. Elle évoque également les nouveaux modes d'habitation (en particulier les tiny houses dont c'était le début : première édition en 2016) mais sans les changements, bien sûr, qu'a opéré dans nos comportements la récente crise sanitaire, confortant ou pas les choix de certains. En féministe affirmée qu'elle est, elle ne peut éviter de défendre la place de la femme au sein du foyer, son rôle primordial et toujours majoritaire au bon fonctionnement de celui-ci. C'est une lecture passionnante et instructive pour qui s'intéresse à son lieu de vie, à son évolution avec des pistes sur les nouveaux comportements plus écologiques, plus communautaires ou intergénérationnels mais également source de réflexions sur ce que représente notre rapport à notre maison, à notre nid, à notre refuge et sur ce que cela révèle parfois de nous. Cela se lit grâce au ton presque comme un roman celui de la recherche, parfois ardue, de concilier lieu, prix, espace surtout quand le marché de l'immobilier s'enflamme, rend la quête impossible ou oblige à se contenter de ce qui entre dans les possibilités mais aussi comme l'histoire de nos quotidiens, de nos vies. Je le recommande bien sûr à ceux qui aiment leur "chez soi" ou qui rêvent de le trouver, qu'ils en rêvent ou en ont le projet, celui qui correspondra exactement à leurs aspirations, à leur façon de vivre, n'ayant pas besoin d'être grand, ni beau mais seulement être le "nid" confortable auquel ils aspirent. J'ai beaucoup aimé.
    Lire la suite
    En lire moins
  • nanouche Posté le 24 Juin 2021
    Mona Chollet est journaliste -au Monde diplomatique- un métier pour lequel on considère généralement qu'il faut aller sur le terrain pour faire du travail de valeur. Or Mona Chollet est casanière et entreprend avec Chez soi de réhabiliter le casanier et d'étudier son cadre de vie. En fait tout cela ne sera qu'un prétexte pour aborder de nombreux sujets. Aujourd'hui le monde entier envahit notre espace privé par le moyen d'internet. Donc pas besoin de sortir, on peut faire du très bon travail en compilant et digérant des sources diverses. Elle nous présente sa pratique des réseaux sociaux et je dois dire que ça ne m'intéresse pas vraiment. C'est le premier reproche que j'ai à faire à cet ouvrage: Mona Chollet parle beaucoup d'elle et pas toujours de façon pertinente, il me semble. L'ouvrage aborde ensuite tout ce qui nous empêche de jouir à loisir de notre foyer. Il est question des SDF et des mal logés. J'apprends qu'"au début des années 1980, les foyers consacraient 25 % de leurs revenus à l'alimentation et 13 % au logement ; trente ans plus tard, le rapport s'est inversé". Il y a une critique du travail qui ne laisse pas suffisamment de temps pour... Mona Chollet est journaliste -au Monde diplomatique- un métier pour lequel on considère généralement qu'il faut aller sur le terrain pour faire du travail de valeur. Or Mona Chollet est casanière et entreprend avec Chez soi de réhabiliter le casanier et d'étudier son cadre de vie. En fait tout cela ne sera qu'un prétexte pour aborder de nombreux sujets. Aujourd'hui le monde entier envahit notre espace privé par le moyen d'internet. Donc pas besoin de sortir, on peut faire du très bon travail en compilant et digérant des sources diverses. Elle nous présente sa pratique des réseaux sociaux et je dois dire que ça ne m'intéresse pas vraiment. C'est le premier reproche que j'ai à faire à cet ouvrage: Mona Chollet parle beaucoup d'elle et pas toujours de façon pertinente, il me semble. L'ouvrage aborde ensuite tout ce qui nous empêche de jouir à loisir de notre foyer. Il est question des SDF et des mal logés. J'apprends qu'"au début des années 1980, les foyers consacraient 25 % de leurs revenus à l'alimentation et 13 % au logement ; trente ans plus tard, le rapport s'est inversé". Il y a une critique du travail qui ne laisse pas suffisamment de temps pour profiter de son chez soi ou qui n'en laisse pas la force quand il épuise, de toute façon qui aliène quand on en vient à considérer comme glorieux de n'avoir "pas une minute à soi". La solution, pour l'autrice, c'est le revenu de base. Je suis intéressée aussi par les passages qui traitent des tâches ménagères et de celles et ceux qui les font: domestiques d'hier et d'aujourd'hui, femmes au foyer – avec un historique de l'invention de cette figure-, répartition des corvées à l'intérieur du couple. "En 1973, au Royaume-Uni, le travail ménager était devenu un châtiment possible pour certains criminels. Un tribunal avait condamné l'un d'eux à nettoyer un foyer pour personnes âgées. Une journaliste avait alors porté à l'attention des juges le fait qu'à travers le pays des milliers de femmes étaient déjà "internées pour des durées plus ou moins longues" et exécutaient "cette nouvelle peine hautement dissuasive baptisée "ménage". Nombre d'entre elles "éprouvaient des difficultés croissantes à se rappeler de quel forfait elles s'étaient rendues coupables, au juste". Mona Chollet pense qu'il n'est pas acceptable de payer des gens pour faire le ménage. Ils sont mal payés et trop souvent méprisés. Aussi chacun devrait faire son propre ménage, au travail ou à la maison. Cela entraînerait la disparition des maisons trop grandes ou des surfaces trop salissantes. Je ne sais pas si c'est vraiment possible dans tous les milieux de travail mais je trouve ses arguments convaincants. Il est de nouveau question du revenu de base. Elle propose aussi de se tourner vers de nouvelles façons d'habiter: habitat groupé ou colocation. Il est finalement question d'architectes et d'architecture, un chapitre dont le contenu m'agace pour plusieurs raisons. D'abord parce que Mona Chollet n'est pas toujours objective. Par exemple, elle critique l'architecture post-moderne dont certains représentants se flattent de mettre les usagers mal à l'aise. Ainsi Peter Eisenma qui a placé dans une salle à manger une colonne destinée à frustrer la conversation autour de la table du dîner. Au contraire elle porte aux nues l'architecture traditionnelle japonaise et cite Terunobu Fujimori qui a construit une table découpée au ciseau à bois : "Lorsque vous posez une tasse dessus, elle ne tient pas, ce qui est entièrement de votre faute". Sur ce point précis, je ne vois pas bien la différence pour l'usager. Ensuite je trouve dommage qu'elle aille chercher de nombreux exemples hors de France : Japon, Etats-Unis. Certes, Mona Chollet est Suisse mais elle vit en France et édite en France. Quand elle traite du mouvement des squats à Zurich, c'est pertinent, mais à propos d'habitat auto-construit, on pouvait aussi évoquer Notre-Dames-des Landes ou la jungle de Calais. Enfin Mona Chollet professe des positions anticapitalistes radicales -sur lesquelles je ne la suis pas à tous les coups- et quand elle traite d'écologie, c'est un peu faible. Elle évoque l'imaginaire écologiste mais sa référence c'est Bambois ou la vie verte en 1973. Ca commence à dater. C'est donc un livre qui m'a intéressée, qui m'a appris des choses, qui m'a donné à réfléchir mais qui m'a aussi parfois agacée. J'y ai trouvé des faiblesses mais aussi des envies d'autres lectures pour approfondir le propos.
    Lire la suite
    En lire moins
Abonnez-vous à la lettre d'information de la Découverte
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !

Lisez maintenant, tout de suite !

  • News
    Lisez

    Nos auteurs et éditeurs se mobilisent pour vous aider à mieux supporter le confinement

    Restez chez vous. Face à l'épidémie de coronavirus et au confinement, nos éditeurs et nos auteurs s'organisent pour vous proposer de nombreux contenus et rendre cette période plus supportable. Livres en accès gratuit, défis sportifs, recettes de cuisine, rendez-vous sur les réseaux sociaux... Découvrez toutes les initiatives qui vous attendent en ligne.

    Lire l'article
  • Sélection
    Lisez

    Du roman au bien-être, 22 livres pour garder le moral et confiner serein

    Alors voilà, comme la majorité des Français vous êtes enfermé chez vous et vous comptez les jours en regardant par la fenêtre, l'oeil humide. Si le confinement vous met au supplice (ce qui peut se comprendre, personne ne vous jugera ici), si tout vous semble morne et pesant, peut-être est-il temps de vous plonger dans une lecture légère, joyeuse, ou pensée pour vous apporter la sérénité. Nous n'avons pas la solution à tout, mais nous avons des livres. Et en ces temps incertains, force est de constater que ce n'est déjà pas si mal.

    Lire l'article