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        Celui qui dénombrait les hommes

        Fleuve éditions
        EAN : 9782265117198
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 192
        Format : 140 x 210 mm
        Celui qui dénombrait les hommes

        Nathalie MEGE (Traducteur)
        Collection : Outre Fleuve
        Date de parution : 12/10/2017
        Comme suspendue dans les airs, la ville est à cheval entre deux montagnes, coupée par un gouffre, réunie par un pont. Un pont dont les orphelins livrés à eux-mêmes ont fait leur royaume.
        Plus haut dans la montagne, à l’écart de l’agitation de la cité peuplée de marchands, de marginaux et...
        Comme suspendue dans les airs, la ville est à cheval entre deux montagnes, coupée par un gouffre, réunie par un pont. Un pont dont les orphelins livrés à eux-mêmes ont fait leur royaume.
        Plus haut dans la montagne, à l’écart de l’agitation de la cité peuplée de marchands, de marginaux et de magiciens, vit le faiseur de clés, avec sa femme et leur enfant. Un jour, son fils déboule dans les rues, comme s’il avait le diable à ses trousses. Son père a tué sa mère, et l’a jetée dans un trou si profond que l’on n’en voit pas le fond, affirme-t-il.
        Mais faute de preuve, on préfère ne pas le croire. Alors c’est auprès des enfants du pont que le petit garçon va se réfugier. Jusqu’à ce que son père le retrouve.
        Heureusement, bientôt, arrive en ville un recenseur, celui qui dénombrait les hommes…
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        EAN : 9782265117198
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 192
        Format : 140 x 210 mm
        Fleuve éditions
        17.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Le_chien_critique Posté le 1 Mars 2018
          Qu'attendez vous d'un livre une fois fini ? Qu'il clôt toutes les pistes et donne toutes les clés ? Ou qu'il laisse votre imagination combler les trous ? Selon votre réponse, vous êtes devant un bouquin raté, ou brillant. Celui qui dénombrait les hommes, c'est l'histoire d'un adulte qui raconte un événement de son enfance. Ou plutôt un enfant qui conte ce qu'il a compris de l'événement. Ou l'histoire d'un traumatisme enfantin, avec ses floues une fois narrée par l'adulte qu'il est devenu. Celui qui dénombrait les hommes est tout ceci à la fois : le garçon est je, il mais aussi l'autre. Ses parents sont ils mais aussi je. Si vous ne comprenez pas, c'est normal. Même une fois le livre fermé, milles interprétations restent possible, toutes les clés de compréhension sont possibles. D'ailleurs, le père du garçon fabrique des clés. Des clés étranges, faites de métal, mais dont l’élément essentiel est autre. Sa mère s’occupe du potager dont elle revend le fruit à la ville lors de longues et mystérieuses déambulations. Difficile toutefois de parler de Mère et de Père tant le lien qui les unis semble distendu, inexistant mais ne ressemble à aucun lien filial. Un monde esquissé à grands traits, est ce de... Qu'attendez vous d'un livre une fois fini ? Qu'il clôt toutes les pistes et donne toutes les clés ? Ou qu'il laisse votre imagination combler les trous ? Selon votre réponse, vous êtes devant un bouquin raté, ou brillant. Celui qui dénombrait les hommes, c'est l'histoire d'un adulte qui raconte un événement de son enfance. Ou plutôt un enfant qui conte ce qu'il a compris de l'événement. Ou l'histoire d'un traumatisme enfantin, avec ses floues une fois narrée par l'adulte qu'il est devenu. Celui qui dénombrait les hommes est tout ceci à la fois : le garçon est je, il mais aussi l'autre. Ses parents sont ils mais aussi je. Si vous ne comprenez pas, c'est normal. Même une fois le livre fermé, milles interprétations restent possible, toutes les clés de compréhension sont possibles. D'ailleurs, le père du garçon fabrique des clés. Des clés étranges, faites de métal, mais dont l’élément essentiel est autre. Sa mère s’occupe du potager dont elle revend le fruit à la ville lors de longues et mystérieuses déambulations. Difficile toutefois de parler de Mère et de Père tant le lien qui les unis semble distendu, inexistant mais ne ressemble à aucun lien filial. Un monde esquissé à grands traits, est ce de l'anticipation, une contrée imaginaire, l'histoire future de quelques romans de Miéville ? Des liens ressortent avec Légationville et The City and the City de par la situation géographique : une ville divisée par un pont qui s'étale sur les versants de deux collines. Mais cela pourrait être aussi le futur d'une ville de Bas Lag de par certaines allusions glissées dans le texte. Malgré le peu d'éléments que nous donne l'auteur, j'ai trouvé les non-dits plus riches dans la création de l'univers que bien d'autres livres descriptifs. La poésie est toujours présente, comme avec les pécheurs de chauve souris. Sans oublier ce titre magnifique, ouvrant la porte à de nombreuses interprétations. Mais revenons à notre histoire, ce qui est sûr, c'est qu'un garçon dégringole la montagne pour hurler que sa mère a été tué son père. Enfin, pas tout à fait car quelques instants plus tard, il dira que c'est sa mère qui a tué son père. A moins que ce ne soit juste une personne qui en a tué une autre ? Reste donc l'histoire de cet homme qui dénombrait les hommes, un conte, un récit de vie, un rapport cryptique. J'ai hésité longuement avant de me plonger dans cette novella : des retours ambiguës, un prix élevé au vue du nombre des pages. Mais cela reste un Miéville, et je finis toujours par me le procurer. Alors 13 euros l'epub, c'est cher, très cher, mais assez peu au final quand le livre contient aussi les 500 pages que vous imaginerez pour écrire l'histoire de l'histoire. Miéville ne nous avait pas habitué à publier des livres courts, ne vous fiez pas aux apparences, celui ci est un pavé caché. Il existait les livres dont vous êtes le héros, China Miéville invente le livre dont vous faites l'histoire. Le livre contient quelques illustrations qui donnent à mon avis la clé de lecture du livre : elles ressemblent à de vieilles photos floues, pleines de griffures du temps qui a passé. Illustrations qui n'ont pas été créditées dans la version numérique.
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        • AnyoneAndNobody Posté le 21 Février 2018
          China Miéville a réellement une perspective unique, une façon bien à lui d'aborder une histoire, et il ne fait aucun doute pour moi que ce n'est ni poussé ni forcé. Cela fait partie de lui et ses romans ne doivent en être que meilleur puisqu'en plus de ça, il sait faire oublier l'auteur au profit de l'histoire. Contrairement à certaines autrices et certains auteurs qui s’évertuent à employer un style, un langage, une originalité qui ne sont pas les leurs et que ça transpire bien trop du récit pour finir par devenir une réelle gêne aux yeux de la lectrice, du lecteur. Alors certes, il n'est pas évident de trouver des points d'accroche de prime abord tellement tout parait étrange, alambiqué, mais il m'a suffit de me laisser entrainer sans lutter pour profiter et me réjouir. Je n'ai sans doute pas tout saisi mais qu'est-ce que je m'y suis senti bien.
        • LaGeekosophe Posté le 30 Janvier 2018
          Après avoir reçu le livre, j'ai vu à sa taille que ce n'allait pas être ce à quoi nous avait habitué China Miéville. Arrivée au bout, c'est en effet un voyage déconcertant que nous offre l'écrivain anglais. Ici, oubliez les mondes fouillés et travaillés. Si on entrevoit un univers très riche avec de la magie et de la géopolitique, nous n'en aurons qu'un aperçu à travers les yeux d'un jeune garçon pauvre alors que sa vie va être bouleversée. De la même façon, il n'y a pas vraiment de scénario structuré comme dans beaucoup de romans fantasy plus conventionnels. En un sens, cette lecture m'a rappelé des livres comme Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq, un univers où nous sommes laissés dans l'expectative le long du récit. En revanche, j'ai été pleinement séduite par la plume de China Miéville qui atteint des sommets de délicatesse onirique admirables. Chaque phrase est travaillée, ciselée, pour éveiller en nous quelque chose de vrai, et parvient à nous captiver avec si peu d'éléments de contexte que la prouesse doit être saluée. C'est donc une lecture étrange, inhabituelle, qui nous transporte dans un univers inconnu qui gardera ses secrets jusqu'au bout. C'est un bon choix... Après avoir reçu le livre, j'ai vu à sa taille que ce n'allait pas être ce à quoi nous avait habitué China Miéville. Arrivée au bout, c'est en effet un voyage déconcertant que nous offre l'écrivain anglais. Ici, oubliez les mondes fouillés et travaillés. Si on entrevoit un univers très riche avec de la magie et de la géopolitique, nous n'en aurons qu'un aperçu à travers les yeux d'un jeune garçon pauvre alors que sa vie va être bouleversée. De la même façon, il n'y a pas vraiment de scénario structuré comme dans beaucoup de romans fantasy plus conventionnels. En un sens, cette lecture m'a rappelé des livres comme Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq, un univers où nous sommes laissés dans l'expectative le long du récit. En revanche, j'ai été pleinement séduite par la plume de China Miéville qui atteint des sommets de délicatesse onirique admirables. Chaque phrase est travaillée, ciselée, pour éveiller en nous quelque chose de vrai, et parvient à nous captiver avec si peu d'éléments de contexte que la prouesse doit être saluée. C'est donc une lecture étrange, inhabituelle, qui nous transporte dans un univers inconnu qui gardera ses secrets jusqu'au bout. C'est un bon choix pour ceux qui cherchent un livre assez court et qui changent vraiment des romans plus communs.
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        • Nausicaah Posté le 20 Octobre 2017
          Ce roman est assez étrange (même pour Miéville), car il n'a pas réellement d'histoire ou de scénario, la fin est très intrigante et l'univers de Miéville n'y est pas tant retranscrit. L'écriture est cependant très fluide et agréable, il plonge le lecteur dans un monde de brouillard, qui même si tout n'est pas compréhensible, reste très agréable. Ayant lu tous ses autres livres, je pense qu'il est nécessaire de relire celui-ci posément afin de, peut être, comprendre le sens à a seconde lecture. Malgré tout il s'agit d'un roman très intéressant et rapide à lire, qui permet d'appréhender un univers qui change de la fantasy classique!

        Ils en parlent

        « Le merveilleux, nous apprend ce merveilleux et étrange petit livre, n’est pas une question de sujet. C’est une question d’optique, d’angle de vue, de lentille spéciale appliquée au monde qui, à travers elle, saigne et se révèle comme il ne l’aurait jamais fait autrement. »
        Francis Spufford, The Guardian
        « L’écriture est aussi précise qu’une gravure sculptée par un monumental maçon, et pourtant ciselée dans une reproduction réaliste de brouillard. C’est étrange, et solide. »
        Andrew McKie, The Telegraph
        « Brève et onirique… Une histoire faussement simple dont l’intrigue peut être perçue comme une représentation symbolique d’un aspect de l’humanité aussi grand que toute une société et aussi petit qu’une seule âme. »
        Kirkus Reviews 
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