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EAN : 9782350877594
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm
Je suis la maman du bourreau
Date de parution : 13/01/2022
Éditeurs :
Editions Héloïse D'Ormesson

Je suis la maman du bourreau

Date de parution : 13/01/2022
Prier Dieu, se vouer au Diable
Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire... Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions ». Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils. Son fils cadet, son... Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions ». Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils. Son fils cadet, son enfant préféré, le père Pierre-Marie, sa plus grande fierté. Gabrielle ne vacille pas, mais une fois la porte refermée, le monde s’écroule. Cet effondrement, pourtant, prend racine quelques semaines plus tôt, à la suite d’un article de presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans sa paroisse. Révoltée par cette calomnie, Gabrielle entreprend des recherches. Des recherches qui signeront sa perte. Ou sa résurrection.
 
Je suis la maman du bourreau raconte avec une subtilité et une justesse époustouflantes le calvaire d’une mère murée dans son chagrin. Un portrait dérangeant, qui touche au cœur, et rend un hommage vibrant à ceux qui osent dénoncer l’innommable.
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EAN : 9782350877594
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

"Fou d’art lyrique, David Lelait-Helo sait jouer des registres et des voix, campant le drame en occultant presque le monstre dont on perçoit celle qui l’a «inventé » - le privant de libre arbitre, donc de culpabilité - et celui qui l’a révélé.Un écho littéraire vertigineux au rapport Sauvé." 
Philippe-Jean Catinchi / Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DONZEL Posté le 14 Avril 2022
    Approche graduellement glaçante de vérités terribles, ignobles frappant au coeur.en termes frisant parfois l'emphase et certaine exagérations de style l'auteur nous met face aux réalités les plus crues Pour preuve et exemple du ton donné cette couverture : l'image d'une pomme qu'une main s'apprête à trancher.en soi-même la présentation du livre lui-même et de ce qu'il veut "faire passer"! Une maman son enfant et au demeurant la vie ce qu'elle en décidera de faire de leurs vies à eux deux Que décider devant l'adversité La mère face la mort l'enfant qu'elle voyait et l'enfant à l'image souillée qu'il lui faut alors regarder Même jusqu'à renier jusqu'à sa propre vie
  • Jardins_Secrets Posté le 9 Avril 2022
    Comment une mère pratiquante, chrétienne plus que convaincue, réagira-t-elle lorsqu’elle apprendra que son fils, celui qu’elle a adulé, prêtre respecté aux yeux de tous, a pendant des années, abusé et violé plusieurs dizaines de garçons qui lui étaient confiés, marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit ? Ce roman nous conte, cette relation très forte mère-fils, où une mère a placé tous ses rêves et tout son amour envers son fils qu'elle a élevé dans le respect de Dieu et de la religion, oubliant ses filles et son époux… Dans ce court roman, émouvant, très dense, tranchant et acéré, David Lelait-Helo fait écho au rapport rendu public, le 5 octobre 2021, par Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. En effet, après deux ans et demi de travaux, ce rapport révèle l’ampleur des violences perpétrées envers les enfants depuis les années quarante, par certains hommes de Dieu. Depuis, l’Église a enfin accepté d'ouvrir les yeux, et d'entendre les trop nombreuses victimes. C’est un sujet qui m’a toujours intéressé et qui me touche tout particulièrement… Alors oui, je me suis attaché à Hadrien, survivant de cette horreur, et je n’ai pu m’empêcher d’être meurtri à... Comment une mère pratiquante, chrétienne plus que convaincue, réagira-t-elle lorsqu’elle apprendra que son fils, celui qu’elle a adulé, prêtre respecté aux yeux de tous, a pendant des années, abusé et violé plusieurs dizaines de garçons qui lui étaient confiés, marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit ? Ce roman nous conte, cette relation très forte mère-fils, où une mère a placé tous ses rêves et tout son amour envers son fils qu'elle a élevé dans le respect de Dieu et de la religion, oubliant ses filles et son époux… Dans ce court roman, émouvant, très dense, tranchant et acéré, David Lelait-Helo fait écho au rapport rendu public, le 5 octobre 2021, par Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. En effet, après deux ans et demi de travaux, ce rapport révèle l’ampleur des violences perpétrées envers les enfants depuis les années quarante, par certains hommes de Dieu. Depuis, l’Église a enfin accepté d'ouvrir les yeux, et d'entendre les trop nombreuses victimes. C’est un sujet qui m’a toujours intéressé et qui me touche tout particulièrement… Alors oui, je me suis attaché à Hadrien, survivant de cette horreur, et je n’ai pu m’empêcher d’être meurtri à l'énoncé du calvaire qu’il a subi à son jeune âge, ayant moi-même, dans une autre vie, échappé au pire durant mes années “catéchismes”, sauvé au moment où je me croyais perdu. Comment peut-on vivre après ça ? Comment peut-on renaître et continuer à aller de l’avant ? L’auteur ne juge pas. Il énonce des faits. Soit, il ne nous épargne rien, ni l’indicible, ni une certaine folie et encore moins les larmes… Personnellement, je pense que c’est ce choix délibéré d’écriture directe et sans fioritures, qui déclenche les émotions, tout en restant un récit d’une sincère beauté, poignant et plus encore… Une construction mêlant le récit d'un narrateur et les écrits d’une mère, un roman intense tout en finesse et en justesse. Il est dès lors, très difficile pour moi, de dire que ce “sujet” est un nouveau coup de cœur. Mais il m’a tant remué, par sa force et par ses personnages poignants ! Alors, oui David, il y a des sujets qui ne doivent plus être tus, et sans vouloir automatiquement stigmatiser l’Église, car effectivement, ELLE n’est pas coupable. Ne sont coupables que les hommes, qui ayant un peu de “pouvoir” et par le fait, ayant de l’ascendance sur d’autres, quel que soit le milieu, développent leur coté “monstre”, qui existait sûrement déjà, malheureusement, dans un recoin de leur esprit malade. À découvrir absolument !
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  • Mangeur_de_livre Posté le 7 Avril 2022
    « Je suis la maman du bourreau » est un livre brillant, magnifiquement écrit. Voilà qui est dit ! Le portrait de cette mère est tout simplement saisissant. Elle qui apparait au début du livre totalement antipathique, conservatrice rigide et pétrie de certitudes, va voir son monde et ses certitudes voler en éclat. Contrairement à l’idée que le lecteur pourrait se faire, elle va se révéler finalement beaucoup plus ouverte d’esprit et capable de totalement remettre en question son univers mais aussi son schéma de pensée. L’alternance du récit et des extraits de son journal est très intéressante car elle donne à voir les ressentis profonds du personnage en même temps que les émotions qui vont l’assaillir et se mélanger : l’amour pour son fils, le dégoût devant l’étendue de sa monstruosité ainsi que la culpabilité devant ce qu’elle juge comme sa responsabilité personnelle. David Lelait-Helo dépasse le cadre du roman tiré d’un énième fait divers tant il parvient à captiver le lecteur par la qualité de son écriture et le travail sur les personnages et leurs émotions. Tout sonne juste, porteur d’une certaine dignité, sans pathos, malgré le fonds de l’histoire qui demeure particulièrement tragique et difficile. Je ne peux... « Je suis la maman du bourreau » est un livre brillant, magnifiquement écrit. Voilà qui est dit ! Le portrait de cette mère est tout simplement saisissant. Elle qui apparait au début du livre totalement antipathique, conservatrice rigide et pétrie de certitudes, va voir son monde et ses certitudes voler en éclat. Contrairement à l’idée que le lecteur pourrait se faire, elle va se révéler finalement beaucoup plus ouverte d’esprit et capable de totalement remettre en question son univers mais aussi son schéma de pensée. L’alternance du récit et des extraits de son journal est très intéressante car elle donne à voir les ressentis profonds du personnage en même temps que les émotions qui vont l’assaillir et se mélanger : l’amour pour son fils, le dégoût devant l’étendue de sa monstruosité ainsi que la culpabilité devant ce qu’elle juge comme sa responsabilité personnelle. David Lelait-Helo dépasse le cadre du roman tiré d’un énième fait divers tant il parvient à captiver le lecteur par la qualité de son écriture et le travail sur les personnages et leurs émotions. Tout sonne juste, porteur d’une certaine dignité, sans pathos, malgré le fonds de l’histoire qui demeure particulièrement tragique et difficile. Je ne peux que vous inciter à le découvrir vite !
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  • jg69 Posté le 6 Avril 2022
    " Je suis passée de Dieu à Diable." Gabrielle de Miremont, 91 ans, est une aristocrate fervente catholique, rigide et arrogante. Mère de trois enfants, elle a vécu en fusion totale avec son fils, son enfant préféré, "Je suis lui, il est moi. Nous n'avons toujours fait qu'un. Il prolonge celle que je suis." et le plus beau jour de sa vie aura été l'ordination de son fils. Pierre-Marie a suivi la voie que sa mère a tracé pour lui "Il était le prêtre qu'on avait voulu qu'il fût". Un matin, le monde de Gabrielle s'écroule lorsqu'un gendarme vient lui annoncer la mort de Pierre-Marie. Onze jours plus tôt, un article de presse a révélé une affaire de prêtres pédophiles dans le diocèse. Gabrielle de Miremont avait alors entrepris des recherches... Ce roman n'est pas centré sur le prêtre mais sur sa mère dont l'auteur brosse le portrait. Portrait d'une femme qui semblait inatteignable, analyse de sa chute et des sentiments qui la traversent en découvrant que son fils, prêtre modèle moderne et charismatique, sa plus grande fierté, est un prédateur sexuel depuis plus de trente ans. Toutes les certitudes qui vacillent, la honte, la culpabilité en repensant aux signes qui auraient dû... " Je suis passée de Dieu à Diable." Gabrielle de Miremont, 91 ans, est une aristocrate fervente catholique, rigide et arrogante. Mère de trois enfants, elle a vécu en fusion totale avec son fils, son enfant préféré, "Je suis lui, il est moi. Nous n'avons toujours fait qu'un. Il prolonge celle que je suis." et le plus beau jour de sa vie aura été l'ordination de son fils. Pierre-Marie a suivi la voie que sa mère a tracé pour lui "Il était le prêtre qu'on avait voulu qu'il fût". Un matin, le monde de Gabrielle s'écroule lorsqu'un gendarme vient lui annoncer la mort de Pierre-Marie. Onze jours plus tôt, un article de presse a révélé une affaire de prêtres pédophiles dans le diocèse. Gabrielle de Miremont avait alors entrepris des recherches... Ce roman n'est pas centré sur le prêtre mais sur sa mère dont l'auteur brosse le portrait. Portrait d'une femme qui semblait inatteignable, analyse de sa chute et des sentiments qui la traversent en découvrant que son fils, prêtre modèle moderne et charismatique, sa plus grande fierté, est un prédateur sexuel depuis plus de trente ans. Toutes les certitudes qui vacillent, la honte, la culpabilité en repensant aux signes qui auraient dû l'alerter "Il se peut que j'aie toujours su". On assiste au cheminement, à la remise en question d’une femme qui se penche sur tous les côtés sombres de l'église qu'elle s'était toujours refusée à voir, son fils tombé a emporté dans sa chute sa foi et son Eglise. Gabrielle qui a vécu "le cœur enfermé" dans un monde où "s'épancher n'était pas de mise" va se transformer sous nos yeux en une personne plus humaine "comme si quelque chose en elle avait lâché, s'était dénoué, assoupli, ouvert." Une femme face au bilan de sa vie, face à ses regrets "je n'ai été ni folle ni frivole. J'ai économisé mes jours si bien qu'il m'en reste trop." J'ai apprécié que ce roman ne soit pas un roman de plus à charge contre un prêtre, sujet déjà maintes fois traité. Il n'y a aucune démagogie ici, l'auteur se place simplement du côté de l'entourage, catholique de surcroît, du monstre. Le point de vue d'une des victimes nous fait toucher du doigt leur souffrance et le courage qu'il faut pour témoigner, la honte qui empoisonne à petit feu les victimes. Une victime à l'enfance massacrée qui porte la honte que le bourreau devrait endosser. Une plume élégante, une construction qui mêle le récit d'un narrateur extérieur et les écrits de Gabrielle dans son carnet pour un roman intense tout en finesse et justesse.
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  • MaminouG Posté le 23 Mars 2022
    "Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri", me fut offert par une amie. Elle voulait me faire partager sa passion pour l’ouvrage de David Lelait-Hélo. Elle n’avait pas de mots, ou plutôt elle en avait trop. Je l’avais aussi adoré. Même ressenti quatre ans plus tard pour son dernier roman "Je suis la maman du bourreau", tout simplement sublime. Sublime, il l’est en effet. Sublime par son écriture d’une élégance et d’une grande précision. Chaque mot semble pesé, posé là à l’endroit parfait, en écho aux précédents et aux suivants "…elle apparaît. En gloire. Pas bien grande, pas bien grosse, mais magistralement plantée, un sphinx au milieu du désert dont elle possèderait chaque grain de sable. Madame de Miremont." Sublime aussi par son sens de la nuance, de la retenue. Et de la nuance il en fallait pour traiter un sujet aussi grave, terrible, maintes fois repris. Il en fallait de la retenue pour conter l’histoire de Madame de Miremont, mère de trois enfants qui délaissa ses filles pour aimer, entourer, donner son fils à Dieu. Car Dieu est sa vie et son fils sera à lui, elle l’a décidé. Un amour passionnel, une vénération infinie pour Pierre-Marie, ce fils... "Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri", me fut offert par une amie. Elle voulait me faire partager sa passion pour l’ouvrage de David Lelait-Hélo. Elle n’avait pas de mots, ou plutôt elle en avait trop. Je l’avais aussi adoré. Même ressenti quatre ans plus tard pour son dernier roman "Je suis la maman du bourreau", tout simplement sublime. Sublime, il l’est en effet. Sublime par son écriture d’une élégance et d’une grande précision. Chaque mot semble pesé, posé là à l’endroit parfait, en écho aux précédents et aux suivants "…elle apparaît. En gloire. Pas bien grande, pas bien grosse, mais magistralement plantée, un sphinx au milieu du désert dont elle possèderait chaque grain de sable. Madame de Miremont." Sublime aussi par son sens de la nuance, de la retenue. Et de la nuance il en fallait pour traiter un sujet aussi grave, terrible, maintes fois repris. Il en fallait de la retenue pour conter l’histoire de Madame de Miremont, mère de trois enfants qui délaissa ses filles pour aimer, entourer, donner son fils à Dieu. Car Dieu est sa vie et son fils sera à lui, elle l’a décidé. Un amour passionnel, une vénération infinie pour Pierre-Marie, ce fils devenu prêtre, tel qu’elle le souhaitait. Et quand Pierre-Marie venait, chaque jour, lui rendre visite "C’est avec cérémonie qu’ils prenaient place dans les fauteuils du salon, lui attendant qu’elle fût assise et lui fît signe de le rejoindre." Et puis tout bascule sous la plume de Cédric Lautet, journaliste qui relate les faits monstrueux, et plus encore sous les mots d’Hadrien, abusé, violé, dans sa jeunesse par un prêtre… La construction est parfaite qui, entre description des faits et bribes du journal de Madame de Miremont, dresse le portrait d’une mère fière, hautaine, peu encline à l’humilité. Elle descend pourtant petit à petit de son piédestal, son château de cartes s’écroule. Elle se laisse aller à la culpabilité et s’émeut du malheur de ceux qui ont été maltraités. Difficile quand on est mère de reconnaître le monstre qui habite son fils, celui-là même qui a habité son sein, le bourreau qui a anéanti tant d’enfants. Un subtil portrait de femme détruite mais aussi un bel hommage empreint d’un profond respect, d’une immense empathie, à ceux qui osent parler, dénoncer, confondre. Une manière originale de traiter ce sujet difficile et douloureux vu du côté de la famille de l’accusé. "Je suis la maman du bourreau" est un roman magnifique, doté d’une fin impressionnante. Un nouveau coup de foudre.
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