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Par Lisez, publié le 24/10/2022

5 classiques de la littérature d'épouvante à (re)lire absolument !

Les fêtes d’Halloween arrivent à grands pas. Il est temps de lire pour se faire peur ! Les romans d’épouvante ont, depuis la nuit des temps, rencontré un franc succès. Certains sont devenus des classiques de la littérature. À lire ou à relire absolument.

 

Dracula et autres chefs-d’œuvre de Bram Stocker

L’Irlandais Bram Stocker n’est pas l’auteur d’un seul roman. Même si son conte Dracula est devenu mythique - qui ne connaît pas le célèbre vampire qui, en son château de Transylvanie, se régale de sang humain – il a aussi effrayé ses lecteurs avec des monstres et des momies. Âmes sensibles s’abstenir.

Dracula et autres chefs-d'oeuvre
 

Des romans, nouvelles et textes inédits qui éclairent l'oeuvre d'un premier grand maître de la littérature fantastique. Les légendes celtiques qui ont bercé son enfance, les bouleversements apportés par la Révolution industrielle et les découvertes scientifiques, la vogue en cette fin du XIXe du spiritisme et des interrogations sur le psychisme humain, tout ce matériau nourrit l'imagination féconde de Bram Stoker, mise au service d'un formidable talent de paysagiste et de conteur. 

 RomansDracula (1897) est un chef-d'œuvre dont chacun connaîtla trame. Avec ce roman, Stoker a donné naissance à un mythe moderne qui dépassera son auteur.
Le Repaire du ver blanc (1911, Christian Bourgois, 1970 puis NéO, 1986) voit resurgir un monstre antédiluvien, un grand serpent souterrain.
Le Joyau des sept étoiles (1903, NéO, 1982), où il est question de la résurrection d'une reine antique, appartient à la tradition de fantastique populaire égyptien dont She, de H. Rider Haggard (1887) est un des fleurons.
La Dame au linceul (1909, Actes Sud, 1996), bâti comme Dracula sous forme de lettres et de journaux intimes, montre un Anglais, installé dans un pays d'Europe centrale, tombant amoureux d'une apparition dont il ne sait s'il s'agit d'un vampire ou d'une jeune femme.

28 Contes et nouvelles : Outre Au-delà du crépuscule (1882), recueil de contes merveilleux et fantastiques écrit pour son fils (José Corti, 1998), cette édition propose des nouvelles parues çà et là en France, ainsi que des inédits, une filmographie et une bibliographie.

 

Frankenstein de Mary W. Shelley

Rappelons une bonne fois pour toute que le célèbre Frankenstein n’est pas le monstre mais le créateur du monstre ! En concevant cet être surhumain et difforme, l’inventeur n’avait pas imaginé que sa créature deviendrait un terrible assassin. Mary Shelley a 20 ans quand elle écrit ce roman, considéré aujourd’hui comme la première œuvre de science-fiction au monde.  

Frankenstein
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

16 juin 1816. L'orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s'ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d'horribles histoires, selon la mode du temps. On décide même d'en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary – elle n'a pas encore 19 ans – ne peut dormir : elle rêve d'un hideux fantasme d'homme. Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature. Récit d'une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l'écran. Devenu si mythique que, dans l'esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 

Entretien avec un vampire d’Anne Rice

Premier tome d’une série qui en comptera dix, Anne Rice est devenue une autrice culte. 80 ans après Dracula, la romancière se risque à créer des vampires très différents de celui de Stocker, plus sympathiques pour certains, plus angoissés, plus ambigus aussi. On est mordu !

Entretien avec un vampire

À La Nouvelle-Orléans, dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel, un jeune homme est le dépositaire d’un étrange et fascinant récit.
Deux siècles plus tôt, en Louisiane, riche propriétaire terrien, Louis n’a plus goût à rien. Dépressif, lassé de vivre, il n’aspire qu’au repos éternel. Lestat, jouisseur amoral, assoiffé de vie et de plaisirs, croise sa route et scelle son destin.
En le faisant vampire, il devient le guide de son âme damnée et torturée dans le monde de la nuit.

 

L’Exorciste de William P. Blatty

On oublie trop souvent que le film L’Exorciste, chef-d’œuvre d’épouvante, est d’abord un roman. Et quel roman ! Violent, parfois même insoutenable, l’auteur réussit son pari : faire trembler ses lecteurs et lui glacer les os ! Un conseil pourtant, évitez de le lire seul, un soir d’orage !

L'Exorciste - Édition collector

C’est en s’inspirant d’un fait divers survenu dans le Maryland en 1949 que William Peter Blatty s’est lancé dans l’écriture de ce qui allait être l’un des plus grands succès de librairie de la seconde moitié du XXe siècle : depuis sa parution en 1971, L’Exorciste s’est vendu à plus de treize millions d’exemplaires dans les seuls États- Unis et a été traduit dans le monde entier. Succès encore amplifié par son adaptation au cinéma par William Friedkin deux ans plus tard et qui deviendra l’un des plus célèbres films d’horreur.
De quoi s’agissait-il ? Du comportement très étrange d’une gamine de douze ans, Regan, fille d’une actrice célèbre. Des bruits mystérieux, des meubles qui se déplacent dans la nuit… Autant de phénomènes de plus en plus effrayants devant lesquels les médecins restent impuissants. Lorsque la situation empire (on retrouve sous la fenêtre de la jeune fille le cadavre du meilleur ami de sa mère), il ne reste plus qu’à tenter l’exorcisme. À partir de cette trame, William Peter Blatty a bâti dans un style unique l’un des récits d’épouvante les plus célèbres de la littérature. On en jugera en le lisant portes et fenêtres hermétiquement closes !

« Blatty sait raconter une histoire et c’est exactement ce qu’est L’Exorciste : une histoire bien racontée. Il aurait très bien pu être un catholique en dévotion, espérant avoir écrit un roman qui pousserait les gens à comprendre de façon positive l’existence de Dieu, ce qu’il allait finir par appeler un “travail apostolique”, mais je pense qu’il a accompli une chose beaucoup plus rare encore : il a écrit tout simplement un roman très lisible qu’il est presque impossible de lâcher une fois qu’on l’a commencé. De nombreux écrivains ne savent pas comment s’y prendre pour faire ça. » Bret Easton Ellis

 

Romans terrifiants

Des romans d’épouvante du XVIIIe et du XIXe siècle réunis en un volume, un bon moyen de connaître des auteurs gothiques un peu oubliés mais qui ont pourtant largement influencé les plus grands romanciers, de Victor Hugo à Charles Dickens. Des œuvres tout aussi effrayantes que celles de leurs héritiers !

Romans terrifiants

Surgi de l’au-delà, un casque géant tombe dans la cour d’honneur du Château d’Otrante et tue le fils du prince. Des guerriers de marbre descendent de leur socle et saignent du nez. Viendra d’Angleterre à leur suite, dans un concert de gémissements et d’enlèvements, de viols et d’assassinats et dans des décors de cachots, caveaux, confessionnaux, cimetières, châteaux et monastères baignés par la lune ou assaillis par l’orage, un cortège de nonnes sanglantes, de spectres bruyants, de moines impudiques, d’inquisiteurs masqués et d’orphelines ravies à leur couvent ou à leur fiancé…
De cette masse de prodiges et méfaits entretenus par le fol engouement du public émerge l’inspiration de quatre maîtres incontestés. D’abord Horace Walpole, initiateur du genre avec Le Château d’Otrante (1764), puis Ann Radcliffe, spécialiste du surnaturel expliqué et dont Le Confessionnal des Pénitents noirs (1797) montre le triomphe de l’amour sur l’Inquisition et ses chambres de torture. Avec Le Moine (1795) de Matthew Gregory Lewis, l’intervention directe du diable porte le surnaturel à l’incandescence et l’amour jusqu’au blasphème. Le roman de la terreur a cédé la place au roman du Mal. Un Mal qui, dans Melmoth ou l’Homme errant (1820) de C.R. Maturin, va quitter les lieux de l’inspiration gothique pour écraser des hommes sous leur destin aux quatre coins du monde.
Parmi les nombreux écrivains que le roman noir terrifiant a fascinés à l’aube du romantisme, de Balzac à Baudelaire en passant par Charles Nodier, Victor Hugo et George Sand, on retiendra l’auteur des célèbres Contes. Les Élixirs du diable (1816) d’Hoffmann constituent l’hommage du romantisme à un genre qu’on jugera frénétique et mal famé.
Francis Lacassin

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