Lisez! icon: Search engine
Perrin
EAN : 9782262095291
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Catherine II

Le courage triomphant

Collection : Biographies
Date de parution : 18/03/2021
La biographie référente de la plus grande souveraine de la Russie.
Princesse allemande d’Anhalt-Zerbst, née à Stettin en 1729, la future Catherine II est envoyée en Russie à l’âge de 16 ans dans l’éventualité d’un mariage avec le grand-duc Pierre, fils de la tsarine en titre, Elisabeth, elle-même fille de Pierre le Grand. Elle sait séduire cette dernière, entre dans l’Eglise... Princesse allemande d’Anhalt-Zerbst, née à Stettin en 1729, la future Catherine II est envoyée en Russie à l’âge de 16 ans dans l’éventualité d’un mariage avec le grand-duc Pierre, fils de la tsarine en titre, Elisabeth, elle-même fille de Pierre le Grand. Elle sait séduire cette dernière, entre dans l’Eglise orthodoxe en troquant son prénom de Sophie pour celui de Catherine et finit par épouser Pierre en 1745. Celui-ci est peu populaire car, né en Allemagne, il a toujours rejeté la culture de son pays d’adoption. À l’inverse de son époux, Allemand d'inclination, Catherine parle parfaitement le russe et sait donner des gages à la haute aristocratie. Devenu tsar au décès d’Elisabeth en janvier 1762, Pierre III a tôt fait de comprendre que sa femme intrigue contre lui, laquelle le prend de vitesse et le fait déposer en juillet. Emprisonné, il mourra peu après dans des conditions mal élucidées, et on suspectera longtemps Catherine de l’avoir fait assassiner.
De ce moment commence un règne de trente-quatre ans particulièrement brillant. D’une capacité de travail inépuisable, l’impératrice fait développer les voies fluviales et construire des canaux. Grâce à son époux morganatique, Grigori Potemkine, elle réussit à frayer un passage vers la mer Noire et ses Détroits, un rêve que chérissait déjà Pierre le Grand. Sous son long règne, le territoire de l’empire ne cesse de s’agrandir aux dépens de ses voisins, tandis que Catherine cherche à harmoniser l’administration selon des principes rationnels, puisés dans la philosophie occidentale, mais elle néglige les différences régionales, ethniques et religieuses. Elle développe le commerce avec l’étranger en multipliant les contrats économiques bilatéraux. Ses efforts pour créer une bourgeoisie urbaine se soldent par un échec et se révèlent profondément injustes envers les éternels laissés-pour-compte du régime : les serfs. S’en suivent d’incessantes révoltes paysannes, notamment celle de Pougatchev, et des insurrections des minorités sises en marge de l’empire. L’expansion vers le sud réussit grâce aux actions militaires ; les conquêtes, fixées par des traités, sont reconnues par la majorité des puissances occidentales. A l’ouest, les trois partages successifs de la Pologne profitent le mieux à la Russie. Au total – et ce n’est pas le moindre de ses paradoxes –, l’impératrice, portée aux nues par Voltaire, Diderot ou Grimm, avec lesquelles elle était en relations épistolaires suivies, aura marché sur les brisées de Pierre le Grand en mettant au plus haut le régime autocratique, régime en principe honni par les représentants des Lumières. À sa mort en 1796, celle qui fut très tôt appelée Catherine la Grande laissait un empire puissant et opulent comme jamais, qu’aucun pays, tant en Europe qu'en Asie, ne pouvait ignorer. Non sans de profondes fragilités toutefois, lesquelles se révéleront tout au long du XIXe siècle. Jusqu’à l’épilogue de la révolution d’Octobre.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782262095291
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LivreenTroc Posté le 22 Mai 2021
    Francine-Dominique Liechtenhan revient sur ce personnage haut en couleur et nous le raconte à coups d’anecdotes, d’éclats de voix et de détails glanés dans les archives. A côté de la femme d’une intelligence redoutable se dressait également un despote qui refusait toute sédition, qui brisait ses ennemis et qui, paradoxalement, prônait la tolérance en tutoyant les philosophes et les meilleurs écrivains de son époque, faisant de Moscou un phare qu’on regardait avec admiration depuis Paris. Elle entendait sa fonction comme un défi, avec de multiples terrains à défricher. L’auteur réinterprète donc son influence à la lumière de tous les éléments connus et en remettant dans son contexte chacun d’eux. On le sait, la Révolution bolchevique a farouchement veillé à ternir son portrait, vouant aux gémonies tout ce qui touchait de près à l’ancien régime.
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PERRIN
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…