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La Découverte
EAN : 9782707188694
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Intoxication

Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : une bataille d'influence contre la santé

Collection : Cahiers libres
Date de parution : 06/10/2015
Omniprésents, les perturbateurs endocriniens se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes ... et dans l'organisme. Suspectés de participer à l’augmentation de maladies comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. Enquête saisissante sur la puissance des lobbies.
C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces... C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.
Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.
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EAN : 9782707188694
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. A Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires. La journaliste Stéphane Horel nous propose cette enquête en forme de thriller qui raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.
 
Science et santé
Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel. Et voilà que face à cette catastrophe annoncée, il ne se passe rien. Un livre, Intoxication, écrit par Stéphane Horel, sort ce jeudi. Et revient sur un épisode récent (entre 2010 et fin 2013) et largement occulté, qui explique en grande partie l’immobilisme actuel : la guerre qui a eu lieu au sein des directions de la Commission européenne et qui a abouti à un enterrement du dossier. Ou plus exactement, dans le jargon, à lancer une «étude d’impact» qui a permis de repousser les échéances. Une histoire qui révèle les terribles batailles d’influence autour de la santé à Bruxelles. Stéphane Horel est unique. Les lobbys, c’est son domaine. Journaliste de formation, elle ne se lasse pas de farfouiller, dénicher et accumuler des milliers de pages autour de cesdits perturbateurs endocriniens.
Eric Favereau / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • wellibus2 Posté le 3 Décembre 2015
    "Intoxication", c'est le titre du livre choc publié par la journaliste Stéphane Horel qui sort ce jeudi. Elle explique qu’à Bruxelles, au sein de la Commission européenne, les lobbys de l'industrie chimique ont réussi à torpiller la limitation des perturbateurs endocriniens. Intoxication, l'enquête de la journaliste Stéphane Horel dénonce l’action des lobbys pour empêcher toute réglementation des perturbateurs endocriniens pourtant reconnus comme dangereux pour la santé publique. Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques (diéthylthiophosphates, pentachlorophénols, hexachlorocyclohexanes…) présentes dans les objets de consommation courante : les plastiques, les résidus de pesticides sur les fruits et légumes, les cosmétiques, les lunettes, les semelles de chaussures, les chemises… et qui interagissent avec le système hormonal des êtres vivants. Ils sont à l’origine de l’augmentation de certains cancers, des troubles de la reproduction, des problèmes de comportement chez les enfants, de l’obésité, du diabète de type 2... "Les scientifiques sonnent le système d’alarme depuis un sacré moment, sur un certain nombre de maladies. L’an dernier, une étude a estimé à 150 milliards d’euros par an le coût de ces maladies pour l’Union européenne", explique la journaliste Stéphane Horel. "Le déficit démocratique européen" Malgré les nombreuses alertes lancées par les scientifiques, la Commission de Bruxelles n’a pas l’air... "Intoxication", c'est le titre du livre choc publié par la journaliste Stéphane Horel qui sort ce jeudi. Elle explique qu’à Bruxelles, au sein de la Commission européenne, les lobbys de l'industrie chimique ont réussi à torpiller la limitation des perturbateurs endocriniens. Intoxication, l'enquête de la journaliste Stéphane Horel dénonce l’action des lobbys pour empêcher toute réglementation des perturbateurs endocriniens pourtant reconnus comme dangereux pour la santé publique. Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques (diéthylthiophosphates, pentachlorophénols, hexachlorocyclohexanes…) présentes dans les objets de consommation courante : les plastiques, les résidus de pesticides sur les fruits et légumes, les cosmétiques, les lunettes, les semelles de chaussures, les chemises… et qui interagissent avec le système hormonal des êtres vivants. Ils sont à l’origine de l’augmentation de certains cancers, des troubles de la reproduction, des problèmes de comportement chez les enfants, de l’obésité, du diabète de type 2... "Les scientifiques sonnent le système d’alarme depuis un sacré moment, sur un certain nombre de maladies. L’an dernier, une étude a estimé à 150 milliards d’euros par an le coût de ces maladies pour l’Union européenne", explique la journaliste Stéphane Horel. "Le déficit démocratique européen" Malgré les nombreuses alertes lancées par les scientifiques, la Commission de Bruxelles n’a pas l’air de trouver urgent d’agir. "Au premier chef c’est le lobby de la chimie. Bayer, Syngenta, BASF, ce sont particulièrement démarqués dans le lobbying contre cette réglementation," explique Stéphane Horel. "A Bruxelles, il y a peu près un lobbyiste par fonctionnaire, entre 25.000 et 30.000. Les groupes d’experts qui écrivent les brouillons de la loi européenne sont des représentants de l’industrie." La décision finale ne sera pas prise avant 2017. Stéphanie Horel constate que "la Commission européenne accorde plus d’importance à ce que dit le fabricant de liquides de frein que la société civile. C’est ce que l’on appelle le déficit démocratique européen." http://www.franceinfo.fr
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