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            J'étais médecin dans les tranchées

            Robert Laffont
            EAN : 9782221120378
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            J'étais médecin dans les tranchées
            2 août 1914 - 14 juillet 1919

            Martine VEILLET (Présentation), Marc FERRO (Préface)
            Date de parution : 02/10/2014

            Août 1914. Louis Maufrais, étudiant en médecine, pense présenter l'internat quand la guerre éclate. Le jeune homme rejoint le front, découvre les tranchées. Il va y rester quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il côtoie la mort les pieds dans la boue et les mains dans le sang, jour et...

            Août 1914. Louis Maufrais, étudiant en médecine, pense présenter l'internat quand la guerre éclate. Le jeune homme rejoint le front, découvre les tranchées. Il va y rester quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il côtoie la mort les pieds dans la boue et les mains dans le sang, jour et nuit enterré au fond de postes de secours secoués par le souffle des obus. Quand il a un moment de repos, il prend des notes, photographie, pour raconter la souffrance, celle de ses camarades, la sienne, mais aussi l'amitié, le burlesque, l'absurde...

            «Voici un texte hallucinant. Oeuvre d'un médecin, qui a fait toute la Grande Guerre dans les tranchées, il est à ce jour inédit, publié pour la première fois en ce 90e anniversaire de l'Armistice.
            «Maufrais a été partout : d'abord en Argonne et en Champagne en 1915, à Verdun et sur la Somme en 1916, à nouveau à Verdun en 1917, enfin chirurgien dans une ambulance d'avril 1918 à janvier 1919. Non seulement il a été sur tous les fronts de la guerre, en France, mais au feu quatre années sur quatre. En cela, son témoignage est unique. Il l'est aussi en ce que son activité de médecin auxiliaire l'amenait à prendre des notes pour le suivi de ses blessés.
            «Ce sont ses carnets et ses photographies, sauvegardés, qui lui ont permis, soixante ans plus tard, de dicter des fragments d'une précision inégalée : des informations et souvenirs intacts, comme congelés.»
            Marc Ferro

            De l'Argonne au Chemin des Dames en passant par Verdun et la Somme, la Grande Guerre racontée au jour le jour, illustrée - fait rarissime - de photos prises par l'auteur du texte.

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            EAN : 9782221120378
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Robert Laffont
            9.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Bretzel Posté le 20 Juillet 2019
              Le journal de bord d'un étudiant en médecine appelé au front en 1914. Histoire vraie puisque issue de la transcription par sa petite fille de cassettes audio enregistrée par le médecin Louis Maufrais. On est totalement immergé dans ces descriptions de l'enfer qu'a pu être cette guerre de tranchées, il n'y a pas ou peu de redit et de rébarbatif en lien avec les énumérations des grades militaires, des lieux de position comme on peut le voir parfois dans ces témoignages. Instructif quant aux dates, au vécu des poilus, aux maigres techniques médicales du terrain...et aussi bien-sur des types d'armements.... Souvent émouvant car Louis perdra bon nombre des camarades qu'il croisera , il est véritablement un miraculé de cette putain de guerre!
            • JeanPierreV Posté le 12 Janvier 2019
              Rares sont les documents écrits par les médecins sur cette grande guerre. La médiathèque qui m'approvisionne mit en évidence cet ouvrage et d'autres, dans le cadre du centenaire de la fin de cette guerre. Une chance ! On apprend dès les premières pages que plus de 6000 médecins furent engagés, seulement une vingtaine d'entre eux prirent la peine d'écrire afin de partager...Il avait tout noté sur ses carnets, et à la veille de sa mort, soixante ans plus tard, alors qu'il était presque aveugle, il pris la peine d'enregistrer sur magnétophone son témoignage extrait de ses carnets. Sa petite fille en fit ce livre. Jeune externe en médecine, pas encore médecin diplômé donc, il est affecté dans le personnel soignant dès les premiers jours de la guerre, en août 1914. Il fit toutes les campagnes de France, fut affecté sur tous les fronts, l'Argonne, la Somme, Verdun...d'abord comme médecin auxiliaire, puis termina la guerre en qualité d'officier, responsable. Et fut démobilisé en 1919. Son témoignage écrit est illustré de photos qu'il prit ou que d'autres prirent avec son appareil, photos qu'il développa dans une chambre noire qu'il conçut, photos de groupe, où on l'aperçoit parfois, et photos de tranchées, des photos toutes... Rares sont les documents écrits par les médecins sur cette grande guerre. La médiathèque qui m'approvisionne mit en évidence cet ouvrage et d'autres, dans le cadre du centenaire de la fin de cette guerre. Une chance ! On apprend dès les premières pages que plus de 6000 médecins furent engagés, seulement une vingtaine d'entre eux prirent la peine d'écrire afin de partager...Il avait tout noté sur ses carnets, et à la veille de sa mort, soixante ans plus tard, alors qu'il était presque aveugle, il pris la peine d'enregistrer sur magnétophone son témoignage extrait de ses carnets. Sa petite fille en fit ce livre. Jeune externe en médecine, pas encore médecin diplômé donc, il est affecté dans le personnel soignant dès les premiers jours de la guerre, en août 1914. Il fit toutes les campagnes de France, fut affecté sur tous les fronts, l'Argonne, la Somme, Verdun...d'abord comme médecin auxiliaire, puis termina la guerre en qualité d'officier, responsable. Et fut démobilisé en 1919. Son témoignage écrit est illustré de photos qu'il prit ou que d'autres prirent avec son appareil, photos qu'il développa dans une chambre noire qu'il conçut, photos de groupe, où on l'aperçoit parfois, et photos de tranchées, des photos toutes de très grande qualité historiques et photographiques. Certaines sont difficilement soutenables et illustrent les propos du médecin, qui voyait disparaître, corps et âme des sections entières de jeunes hommes de son âge dans le souffle d'un obus, des hommes dont on ne trouvait qu'une main, des mains portant une alliance ou une chevalière permettant d'identifier le soldat. Des obus qui déshabillaient des hommes par leur souffle ou les coupaient deux. Terribles photos ! Ces obus ou ces mines accompagnaient ces attaques pour quelques mètres de terrain, qu'on perdrait le lendemain. Des attaques déjà lues et relues dans tous les témoignages des poilus qui prirent la peine de les écrire. Impossible de faire dans l'originalité. Des milliers d'hommes, français ou allemands passèrent entre ses mains. Sa fonction de médecin, lui imposait, en effet, une stricte neutralité. Il les soignait dans la boue, les pieds dans l'eau, faisait le tri entre ceux qui devaient être rapatriés vers l'arrière car ils avaient une petite chance de s'en sortir, et ceux qui, sans espoir, n'en avaient que pour quelques heures. Et il nous en apprend beaucoup sur ces soldats, courageux, dont on ne parle jamais, ces brancardiers qui sous les balles et les obus allaient chercher ces blessés. Et y laissaient aussi la vie. Son témoignage donne offre un point de vue intéressant quant à cette guerre. Il n’était pas combattant, il peut donc porter sur ces soldats qu'il voyait courir vers les lignes ennemies sous les balles et les obus, un regard différent de ceux précédemment lus, sans être ni juge ni partie. Bien que rare, son témoignage est d'une page à l'autre, répétitif.... obus, boue, sang, blessures soignables ou mortelles....On change de campagne, on change d'année, les pages se ressemblent, il prend des galons, la technique de soin s'améliore... c'est l'un des "bienfaits" des guerres...améliorer les compétences du corps médical, arriver à sauver des hommes qui quelques années auparavant étaient condamnés. Rares sont ceux qui mobilisés en 14 connurent l'armistice, y compris dans le personnel non combattant...Il ne faut pas oublier que ces médecins n'étaient pas des planqués de l'arrière. Ils étaient sur les champs de batailles, certes sans fusils, et nombre d'entre eux furent tués, sous les yeux de Louis Maufrais parfois. Il nous en apprend beaucoup sur les états d'âme et l'abnégation et le courage des poilus, et nous fait aussi sourire lorsqu'il nous raconte, ce que je n'avais lu auparavant, que les soldats urinaient parfois dans des boites de conserve, qu'il jetaient dans les tranchées allemandes distantes de quelques mètres parfois. Un témoignage qui m'a personnellement touché ...il fait référence notamment aux combats du Mort-Homme, proche de Verdun, combat que fit mon grand-père, où il fut blessé et dont il me parlait en quelques mots...des paroles rares pour me parler de l'horreur, de ses blessures...les larmes aux yeux. Ils se sont peut-être rencontrés, Louis a peut-être sauvé Antonin. Merci à Louis pour son livre, qui couvre toute la période de guerre, du 3 août 1914 jusqu'au 14 juillet 1919, un livre d'un grand intérêt, tant pour la qualité des observations précises et du texte, que pour la qualité de ses photos. Il dût être hanté toute sa vie par cette expériences. Aussi il termine son livre par cette phrase : « J’ai la chance de survivre, mais aujourd’hui, je me sens seul » Il fut l'un des rares pour lesquels la guerre dura depuis le tocsin jusqu'aux trompettes de la victoire !
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            • Sfn Posté le 18 Octobre 2017
              Ce récit est très bien écrit, détaillé, et plein d’humanité. Il nous met face aux horreurs de la guerre, et aux conditions pitoyables de survie. Malgré des conditions atroces, Louis fait preuve d’un courage remarquable et n’hésite pas à risquer sa vie pour sauver celle de ses camarades. En conclusion, un livre remarquable d'une personne remarquable !
            • Eroblin Posté le 8 Mai 2017
              J'ai lu de nombreux de nombreux ouvrages sur la Première Guerre mondiale mais jusqu'ici c'étaient toujours sur les combats, sur le sort des Poilus au front. Mais jamais de témoignages sur les médecins. Cet ouvrage est exceptionnel dans la mesure où celui qui s'exprime était un jeune étudiant en médecine au moment où la guerre a éclaté. Il a passé quatre ans sur le front, se rend en Argonne et en Champagne en 1915, se retrouve à Verdun en 1916, etc, tentant à chaque fois de sauver comme il le peut, avec les moyens du bord, des soldats. Comme il est au plus près des combats, il a risqué de nombreuses fois sa vie car les obus n'épargnaient personne et certainement pas des médecins installés dans des abris précaires. Quand il s'est retrouvé à Verdun, il y a même eu un moment où il est piégé dans une redoute en compagnie de soldats et la violence du feu est telle que chacun redoute d'être écrasé sous les bombes. Il évoque aussi le dilemme posé par les nombreux blessés qui leur arrivaient: parfois les blessures étaient tellement graves que se posaient la question de leur opération. Ne devait-on pas les... J'ai lu de nombreux de nombreux ouvrages sur la Première Guerre mondiale mais jusqu'ici c'étaient toujours sur les combats, sur le sort des Poilus au front. Mais jamais de témoignages sur les médecins. Cet ouvrage est exceptionnel dans la mesure où celui qui s'exprime était un jeune étudiant en médecine au moment où la guerre a éclaté. Il a passé quatre ans sur le front, se rend en Argonne et en Champagne en 1915, se retrouve à Verdun en 1916, etc, tentant à chaque fois de sauver comme il le peut, avec les moyens du bord, des soldats. Comme il est au plus près des combats, il a risqué de nombreuses fois sa vie car les obus n'épargnaient personne et certainement pas des médecins installés dans des abris précaires. Quand il s'est retrouvé à Verdun, il y a même eu un moment où il est piégé dans une redoute en compagnie de soldats et la violence du feu est telle que chacun redoute d'être écrasé sous les bombes. Il évoque aussi le dilemme posé par les nombreux blessés qui leur arrivaient: parfois les blessures étaient tellement graves que se posaient la question de leur opération. Ne devait-on pas les laisser de côté et de s'occuper d'abord de ceux qui avaient plus de chances d'être sauvés? L'ouvrage est accompagné de photos prises par Louis Maufrais lui-même, des photos inédites parce que personnelles montrant le quotidien des soldats, le champ de bataille ou encore une photo incongrue sur laquelle on voit un jeune soldat au sourire doux montrant à la caméra, sur un couvercle de boîte, une main portant une chevalière, main ayant manifestement appartenu à un officier allemand! C'est un témoignage remarquable, je vous le conseille vivement.
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            • oran Posté le 13 Mars 2017
              Un récit authentique et pour cause, il s'agit des Carnets de Louis Maufrais, ceux qu'il tint de 1914 à 1918 alors qu'il était médecin dans les tranchées, sur tous les fronts de France : Argonne, Marne , Champagne, Verdun, Somme, et sans discontinuité , pendant les quatre années de la Grande Guerre. Le narrateur n'eut pas le temps de retranscrire ses notes au propre avant d'être atteint par la cécité. Avec l'aide de son épouse Madeleine, il les enregistra sur cassettes. Bien des années plus tard, c'est une de ses petites-filles, Martine Veillet, journaliste free-lance qui allait consacrer de nombreuses années à « décrypter la voix, identifier les témoins et vérifier les faits et anecdotes racontés. » Cela a permis la publication d'un livre fort émouvant, qui dit, une fois de plus, l'horreur de cette guerre. Mais Louis Maufrais prit le parti de raconter aussi bien les monstruosités de la guerre que les anecdotes, les petits faits burlesques, cocasses, émouvantes, les liens intangibles de camaraderie. Parce que tout cela faisait partie de leur quotidien, de leur environnement, parce que tout cela était leur terrible réalité. A chaque fois que je lis un ouvrage consacré aux atrocités commises durant ce conflit, je... Un récit authentique et pour cause, il s'agit des Carnets de Louis Maufrais, ceux qu'il tint de 1914 à 1918 alors qu'il était médecin dans les tranchées, sur tous les fronts de France : Argonne, Marne , Champagne, Verdun, Somme, et sans discontinuité , pendant les quatre années de la Grande Guerre. Le narrateur n'eut pas le temps de retranscrire ses notes au propre avant d'être atteint par la cécité. Avec l'aide de son épouse Madeleine, il les enregistra sur cassettes. Bien des années plus tard, c'est une de ses petites-filles, Martine Veillet, journaliste free-lance qui allait consacrer de nombreuses années à « décrypter la voix, identifier les témoins et vérifier les faits et anecdotes racontés. » Cela a permis la publication d'un livre fort émouvant, qui dit, une fois de plus, l'horreur de cette guerre. Mais Louis Maufrais prit le parti de raconter aussi bien les monstruosités de la guerre que les anecdotes, les petits faits burlesques, cocasses, émouvantes, les liens intangibles de camaraderie. Parce que tout cela faisait partie de leur quotidien, de leur environnement, parce que tout cela était leur terrible réalité. A chaque fois que je lis un ouvrage consacré aux atrocités commises durant ce conflit, je suis accablée par ce que vécurent ces hommes. On dénombre presque 10 millions de soldats tués. Après la lecture de ce récit, je reste interloquée. Ce bilan exorbitant aurait pu être démultiplié : dans la plupart des cas, les blessés qui survécurent ne purent être soignés, dans un premier temps, que dans des conditions très précaires, dans un cadre hostile, avec très peu de moyens - (teinture d'iode comme antiseptique à défaut de stérilisant). Il fallut donc beaucoup de témérité, de dévouement, d'obstination, de rage, de la part du corps médical (médecins, infirmiers, brancardiers, ambulanciers) pour tenter de sauver ces hommes , certains, beaucoup, horriblement mutilés , il fallut, aussi, de la part des victimes, énormément de courage, de volonté, d'inconscience pour survivre. Un témoignage exceptionnel assorti de photographies prises par Louis Maufrais malgré les règlements militaires qui interdisaient cela, de nombreux combattants prirent des clichés pour garder une mémoire visuelle de ces tragiques événements.
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