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Robert Laffont
EAN : 9782221131558
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le pays des marées

Christiane BESSE (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 05/07/2012

Un roman multiple et fascinant dans lequel Amitav Ghosh donne la pleine mesure de son exceptionnel talent de conteur.

C'est dans l'archipel des Sundarbans, ce pays des marées peuplé de crocodiles, de serpents et de tigres mangeurs d'hommes, que Kanai, un homme d'affaires sophistiqué, originaire de Calcutta, fait la connaissance de Piya, une cétologue américaine d'origine indienne. À la recherche d'une espèce unique de dauphins d'eau douce, cette dernière...

C'est dans l'archipel des Sundarbans, ce pays des marées peuplé de crocodiles, de serpents et de tigres mangeurs d'hommes, que Kanai, un homme d'affaires sophistiqué, originaire de Calcutta, fait la connaissance de Piya, une cétologue américaine d'origine indienne. À la recherche d'une espèce unique de dauphins d'eau douce, cette dernière explore la faune et la flore locales avec l'aide de Fokir, un pêcheur illettré possédant un savoir unique sur la région. Tous trois se lancent dans une singulière expédition qui, au gré des tempêtes, leur fera rencontrer l'amour, la souffrance, et les changera à jamais.
Après avoir exploré le réalisme magique dans Les Feux du Bengale, la saga familiale dans Le Palais des miroirs et le polar dans Le Chromosome de Calcutta, Amitav Ghosh se penche sur les mythes qui nourrissent la culture indienne. Avec une fascination d'anthropologue, il nous livre ici une fresque envoûtante et maîtrisée, véritable hommage aux mots, à la littérature et à son pays.

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EAN : 9782221131558
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ogusta Posté le 14 Septembre 2020
    Acheté suite à une critique sur Babelio. Lecture en juillet 2020. Ce grand roman commence comme une histoire d'amour, mais il s'agit de bien autre chose. On y découvre tout un pays et une civilisation, entre l'Inde et le Bangladesch, au coeur des Sundarbans, parmi les mangroves, le Bramahpoutre, le Gange et l'océan indien. Je crois que je retiendrais surtout cette ambiance étrange, parfois inquiétante, mais si profonde que l'on si perd, un peu à l'image de Piya, étudiante américaine et cétologue (elle étudie et protège les cétacés, plus particulièrement les dauphins d'eau douce) venue découvrir et protéger un dauphin mythique. Pour moi, il s'agit finalement bien d'une histoire d'amour, cependant elle concerne davantage l'humain et la Terre que deux personnages... Chacun trouve dans une histoire une part de sa personnalité, pas de doute, j'ai trouvé ici ma part sauvage et son ambiguité. C'est beau, bien écrit et documenté. On s'embarque vraiment pour ce lieu à la fois attachant et hostile. Tout se révèle en nuances, depuis la beauté tragique de ce milieu soumis aux dérèglements climatiques, quasi condamné, jusqu'aux personnages et aux causes défendues. Faut-il protéger la nature à tout prix ? Et surtout qui paye ce prix ? Je suis sortie bouleversée de... Acheté suite à une critique sur Babelio. Lecture en juillet 2020. Ce grand roman commence comme une histoire d'amour, mais il s'agit de bien autre chose. On y découvre tout un pays et une civilisation, entre l'Inde et le Bangladesch, au coeur des Sundarbans, parmi les mangroves, le Bramahpoutre, le Gange et l'océan indien. Je crois que je retiendrais surtout cette ambiance étrange, parfois inquiétante, mais si profonde que l'on si perd, un peu à l'image de Piya, étudiante américaine et cétologue (elle étudie et protège les cétacés, plus particulièrement les dauphins d'eau douce) venue découvrir et protéger un dauphin mythique. Pour moi, il s'agit finalement bien d'une histoire d'amour, cependant elle concerne davantage l'humain et la Terre que deux personnages... Chacun trouve dans une histoire une part de sa personnalité, pas de doute, j'ai trouvé ici ma part sauvage et son ambiguité. C'est beau, bien écrit et documenté. On s'embarque vraiment pour ce lieu à la fois attachant et hostile. Tout se révèle en nuances, depuis la beauté tragique de ce milieu soumis aux dérèglements climatiques, quasi condamné, jusqu'aux personnages et aux causes défendues. Faut-il protéger la nature à tout prix ? Et surtout qui paye ce prix ? Je suis sortie bouleversée de cette histoire. Je vous laisse y plonger, je ne peux que vous conseiller, à mon tour, le voyage. Il vaut le détour.
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  • Edouard22 Posté le 26 Juin 2020
    Avouons que nous, lecteurs européens, devons faire un certain effort pour situer et mémoriser les noms indiens, si exotiques pour nous, de personnes et de lieux évoqués dans le roman, et pour naviguer dans les allers et retours entre présent et passé auxquels nous convie l'auteur. Mais ceci étant fait nous progressons dans une histoire qui se tisse progressivement de façon crescendo et atteint une grande intensité, et même une grande émotion, à la fin du livre. Il s'agit d'une histoire d'amour à trois, très chaste et très noble racontée avec beaucoup de sensibilité dans un environnement (l'embouchure du Gange) dominé par une nature luxuriante et toute puissante. Cette puissance se démontre de plus en plus intensivement au fil de récit, et le lecteur peut y voir une allégorie de l'intensité des sentiments, décrits de façon très pudique par l'auteur, des protagonistes. Cette analogie est très réussie et les deux registres se croisent et se percutent magistralement lors de la scène presque finale du cyclone frappant l'héroïne et l'un des personnages masculins. En toile de fond nous avons aussi un aperçu sur le monde de l'esprit des humains, et sur le monde mystérieux et sous-marin des dauphins aperçus de temps à autre. Un auteur et... Avouons que nous, lecteurs européens, devons faire un certain effort pour situer et mémoriser les noms indiens, si exotiques pour nous, de personnes et de lieux évoqués dans le roman, et pour naviguer dans les allers et retours entre présent et passé auxquels nous convie l'auteur. Mais ceci étant fait nous progressons dans une histoire qui se tisse progressivement de façon crescendo et atteint une grande intensité, et même une grande émotion, à la fin du livre. Il s'agit d'une histoire d'amour à trois, très chaste et très noble racontée avec beaucoup de sensibilité dans un environnement (l'embouchure du Gange) dominé par une nature luxuriante et toute puissante. Cette puissance se démontre de plus en plus intensivement au fil de récit, et le lecteur peut y voir une allégorie de l'intensité des sentiments, décrits de façon très pudique par l'auteur, des protagonistes. Cette analogie est très réussie et les deux registres se croisent et se percutent magistralement lors de la scène presque finale du cyclone frappant l'héroïne et l'un des personnages masculins. En toile de fond nous avons aussi un aperçu sur le monde de l'esprit des humains, et sur le monde mystérieux et sous-marin des dauphins aperçus de temps à autre. Un auteur et un monde à découvrir impérativement pour le dépaysement bien sûr, mais surtout pour le talent d'Amitav Ghosh. Parution en 2004 et traduction de Christiane Besse
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  • Christophe_bj Posté le 20 Novembre 2019
    Ce roman est intéressant parce qu’on y apprend des tas de choses sur les Sundarbans, une région sauvage du delta du Gange entre Inde et Bangladesh, mais l’intrigue est plutôt poussive et on s’y ennuie pas mal. On est loin du romanesque échevelé de la somptueuse Trilogie de l’Ibis (surtout le dernier tome), le chef-d’œuvre que l’auteur publia entre 2008 et 2015 (traduit en français de 2010 à 2017).
  • dom_bizet Posté le 4 Mai 2019
    Belle découverte de la littérature Indienne, auteur recommandé par une amie Indienne presque homonyme d'un des personnages principaux :) après une première partie dépaysante et assez descriptive, je me suis attaché a ces personnages à la personnalité et conviction très marquée, en aucun cas qui vont lacher leur but à atteindre et en même temps qui sont à la conquête d'eux mêmes en ce pays des marées. Roman à la fois très sincère et pudique.
  • Sachenka Posté le 24 Juillet 2017
    Deux personnages, deux trames. Kanai, un traducteur de Calcutta, se rend chez sa vieille tante dans les Sundarbans, cette région marécageuse à la frontière de l’Inde et du Bangladesh, où le Gange et le Brahmapoute rencontrent l’océan Indien et ses tempêtes. C’est un endroit quasi magique, où des iles apparaissent et disparaissent au gré des marées, avec des forêts de mangroves, une végétation luxuriante et des animaux sauvages… Complètement dépaysant ! C’est Le pays des marées. En cours de route, il croise Piya, une cétologue américaine d’origine indienne qui effectue des recherches sur les comportements des dauphins d’eau douce. Ceux du Gange sont-ils réellement éteints ? Elle n’en voit aucune trace, jusqu’à ce qu’elle se fasse aider de Fokir, un pêcheur illetré (quoique que sa culture orale est remplie de légendes fascinantes) qui se fie davantage à la déesse protectrice des eaux qu’à autre chose. Ces deux destinées se croisent dès le début dans le train, s’éloignent puis se croisent à nouveau, fort intéressant. D’un côté, un travail scientifique prenant, un mystère de la nature à percer, rempli d’obstacles (les autorités indiennes peu collaboratives, voire obstructives, les caprices de la météo…). De l’autre, la découverte de son passé, de soi-même,... Deux personnages, deux trames. Kanai, un traducteur de Calcutta, se rend chez sa vieille tante dans les Sundarbans, cette région marécageuse à la frontière de l’Inde et du Bangladesh, où le Gange et le Brahmapoute rencontrent l’océan Indien et ses tempêtes. C’est un endroit quasi magique, où des iles apparaissent et disparaissent au gré des marées, avec des forêts de mangroves, une végétation luxuriante et des animaux sauvages… Complètement dépaysant ! C’est Le pays des marées. En cours de route, il croise Piya, une cétologue américaine d’origine indienne qui effectue des recherches sur les comportements des dauphins d’eau douce. Ceux du Gange sont-ils réellement éteints ? Elle n’en voit aucune trace, jusqu’à ce qu’elle se fasse aider de Fokir, un pêcheur illetré (quoique que sa culture orale est remplie de légendes fascinantes) qui se fie davantage à la déesse protectrice des eaux qu’à autre chose. Ces deux destinées se croisent dès le début dans le train, s’éloignent puis se croisent à nouveau, fort intéressant. D’un côté, un travail scientifique prenant, un mystère de la nature à percer, rempli d’obstacles (les autorités indiennes peu collaboratives, voire obstructives, les caprices de la météo…). De l’autre, la découverte de son passé, de soi-même, de ses espoirs et de ses rêves. Ces deux trames finiront dans une quête quasi mystique. J’aime bien cette dimension spirituelle à l’œuvre. Après avoir peu aimé le dernier roman d’Amitav Ghosh, mon opinion s’améliore un peu. J’ai bien aimé ce voyage exotique. Ceci dit, si l’intrigue est intéressante, elle est un peu longue. D’autant plus qu’il n’y a pas de grandes surprises, on sent venir les coups. Vers le milieu du bouquin, j’avais hâte d’arriver à quelque chose d’un peu plus concret. C’est que Kanai se met à lire les papiers de son défunt oncle, une sorte de testament spirituel. Ils relatent entre autres une série d’événements datant de quelques décennies, de migrants bengalis, de lutte contre les autorités qui souhaitaient préserver des espaces naturels pour les animaux. C’est qu’il était révolutionnaire, le vieil oncle. Cette trame supplémentaire complexifie inutilement et rallonge le livre. À ce point, je veux savoir si Piya réussira à localiser ses dauphins et je veux que Kanai la retrouve, pas qu’il passe son temps à lire l’histoire de sa famille ! Le récit du vieil oncle permet de lier davantage Fokir à l’histoire de Kanai et Piya (même si ce n’était pas absolument nécessaire) et, surtout, de soulever d’excellentes questions. Qu’est-ce qui est mieux ? Soumettre la nature aux besoins des humains ou préserver l’environnement ? Quel est le prix des vies humaines ? La disparition des dauphins ? Et après, celle des tigres du Bengale ? L’auteur ne donne pas de réponse à vous d’y réfléchir. Ceci dit, il aurait pu l’aborder d’une autre façon que ce long détour. Dans tous les cas, on retourne éventuellement à l’intrigue principale. Kanai retrouve Piya et décide de l’accompagner dans ses recherches. Mon intérêt a décuplé d’un coup ! J’imaginais une romance prendre son envol, des péripéties à droite et à gauche, un brin de mystère. Dès le début de ce nouveau segment, on assiste à une scène étrange : sur la rive, des villageois émeutés allument des torches et mettent à mort un tigre. La scientifique d’une droiture remarquable doit se rappeler qu’elle n’est pas aux États-Unis. Le groupe retrouve les criques et canaux où on avait aperçu les dauphins, le paysage a changé avec les marées, un nouvel ilot, il l’explore. Kanai y fait une expérience spirituelle puis une tempête violente se déclare… Le pays des marées, c’est de l’aventure, un brin d’amour, de suspense et de mysticisme, quelques occasions de réfléchir à l’environnement et aux conséquences de l’activité humaine mais, surtout, une chance de découvrir une parcelle de ce grand pays qu’est l’Inde. À lire absolument !
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